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  • Le Taillan-Médoc : une politique culturelle de proximité qui fait de la rencontre son moteur

    Le Taillan-Médoc : une politique culturelle de proximité qui fait de la rencontre son moteur

    Une culture conçue comme un service public du quotidien.

    Au Taillan-Médoc, la culture n’est ni un supplément d’âme ni un simple programme de spectacles. Elle constitue un axe structurant de la politique municipale.

    Pour l’adjointe à la culture, Céline Le Gac, l’objectif est clair : faire de la culture un espace de rassemblement. La municipalité revendique une approche fédératrice, où la complémentarité entre acteurs et équipements prime sur la logique événementielle.

    Cette orientation se traduit par une organisation fortement collaborative entre élus, services municipaux et partenaires locaux. La culture irrigue ainsi l’ensemble des politiques publiques, en lien avec l’enfance, la jeunesse, le scolaire ou encore l’action sociale.

    « Plus on est nombreux, plus on construit des projets qui parlent à tous », résume l’élue, illustrant une vision collective de l’action culturelle.

    Le Pôle culturel et artistique : un écosystème intégré.

    Au cœur du dispositif se trouve le Pôle culturel et artistique (Polca), véritable colonne vertébrale de la vie culturelle locale.

    Ce lieu regroupe trois entités complémentaires :

    • l’école municipale de musique, ouverte à une grande diversité d’instruments
    • la ludomédiathèque, espace hybride mêlant lecture, jeux et médiation
    • un auditorium d’environ 120 places, dédié aux spectacles, conférences et rencontres

    À ces équipements s’ajoute un espace central polyvalent, conçu comme un lieu de convivialité pouvant accueillir associations, temps festifs ou rencontres informelles.

    Pour Romain Tacciari, responsable du service culturel et vie locale, cette configuration favorise une programmation décloisonnée, où les projets sont pensés collectivement et au plus près des usages des habitants.

    La transversalité comme méthode.

    La singularité de la politique culturelle taillanaise réside dans sa logique de transversalité. Les projets associent régulièrement plusieurs services municipaux, qu’il s’agisse des écoles, du périscolaire ou du CCAS.

    Cette approche permet d’intégrer la culture dans des domaines variés : soutien à la parentalité, médiation numérique, éducation artistique ou encore bien-être.

    La ludomédiathèque illustre particulièrement cette philosophie. Conçue comme un lieu de vie intergénérationnel, elle propose aussi bien des espaces de jeu pour les tout-petits que des actions de lecture ou de médiation pour les familles.

    Pour la directrice culture, vie associative et sport Marianne Carayon, le jeu constitue une forme à part entière de culture populaire, capable de toucher des publics qui ne fréquentent pas spontanément les équipements culturels.

    Une culture accessible et décomplexée.

    La municipalité assume une conception élargie et inclusive de la culture. L’enjeu consiste à lever les barrières symboliques qui peuvent éloigner certains publics.

    En multipliant les formats (cabaret engagé, médiation artistique, événements participatifs ou rencontres conviviales), la commune cherche à démontrer que la culture peut être vécue sans prérequis.

    Cette démarche s’accompagne d’un choix fort : la gratuité de la saison culturelle municipale. Un levier d’accessibilité qui permet d’élargir les publics et d’encourager la curiosité.

    La commune accueille également des artistes en résidence, contribuant ainsi à la création et à l’accompagnement de projets émergents.

    Une programmation participative et ancrée dans le territoire.

    Parmi les initiatives emblématiques figure le Projet Optimiste Partagé (POP), dispositif participatif lancé en 2018.

    Chaque édition associe artistes et habitants autour d’ateliers, de rencontres et de créations collectives. L’objectif : faire de la culture un espace d’expression citoyenne et de co-construction.

    La restitution finale, prévue au printemps, symbolise ce travail de longue haleine, mêlant médiation artistique, éducation culturelle et participation locale.

    Au-delà du POP, la programmation s’appuie sur une diversité d’événements : carnaval, festival musical, fête du court-métrage, actions numériques ou rencontres intergénérationnelles. Autant de rendez-vous qui structurent le calendrier culturel de la commune.

    S’ouvrir au territoire métropolitain.

    Consciente des limites liées à la taille de ses équipements, la municipalité a mis en place un dispositif original : la « chouette navette ».

    Ce service permet aux habitants d’assister à des spectacles dans la métropole bordelaise, avec transport pris en charge par la ville et tarifs négociés.

    Une manière d’élargir l’offre culturelle sans renoncer à l’ancrage local, tout en favorisant la découverte de lieux et d’esthétiques variés.

    Fédérer plutôt que programmer.

    Interrogées sur la dimension politique de leur démarche, les responsables culturelles revendiquent avant tout une ambition de cohésion sociale.

    La culture est envisagée comme un outil de rencontre et de dialogue, plus que comme une vitrine artistique. Une philosophie qui privilégie la proximité, la participation et la convivialité.

    La saison se clôt notamment par des propositions mêlant spectacle vivant et temps festifs, à l’image d’événements en plein air ou de veillées musicales participatives.

    Une identité culturelle singulière.

    Au Taillan-Médoc, la culture se construit moins autour de grandes affiches que d’une dynamique collective et quotidienne.

    Cette stratégie, assumée, repose sur trois piliers :

    • accessibilité
    • participation
    • diversité des pratiques

    Elle dessine une identité culturelle locale où l’expérimentation et la convivialité tiennent une place centrale, et où la culture se vit comme un bien commun.

    À travers cette politique culturelle de proximité, la commune affirme une conviction : la culture n’est pas seulement un spectacle à regarder, mais une expérience à partager.

  • Aurélien Alberge, l’architecte de l’émotion scénique, présente un spectacle total à Martignas-sur-Jalle

    Aurélien Alberge, l’architecte de l’émotion scénique, présente un spectacle total à Martignas-sur-Jalle

    Un parcours façonné par la vocation précoce.

    Chez Aurélien Alberge, la danse n’est pas un choix tardif mais une évidence. Il découvre la scène à seulement cinq ans, lors d’un spectacle auquel participe sa sœur, future danseuse professionnelle. « En sortant, j’ai dit à mes parents que je voulais faire ça toute ma vie », confie-t-il. Quelques mois plus tard, il commence les cours, enchaîne les concours dès l’âge de sept ans et se fait rapidement remarquer.

    À huit ans, il réussit l’audition de l’Opéra de Paris, où il effectue l’intégralité de sa formation. Une expérience exigeante, marquée par la discipline et la rigueur, mais qu’il considère aujourd’hui comme fondatrice : « C’était difficile, mais ça m’a ouvert énormément de portes. » La passion de la scène et l’admiration pour les danseurs étoiles l’aident à surmonter la pression physique et mentale.

    Des grandes compagnies à la consécration internationale.

    À la sortie de l’école, le danseur choisit d’élargir son horizon artistique vers le néo-classique et le contemporain. Après un passage en Espagne, il intègre le Ballet Biarritz, où il reste trois ans, avant de rejoindre les Ballets de Monte-Carlo.

    Ces cinq années à Monaco constituent, selon lui, « la plus belle expérience ». Sous la direction du chorégraphe Jean-Christophe Maillot, il devient soliste, participe à de nombreuses créations et part en tournée à travers le monde. Cette période renforce sa maturité artistique et sa capacité d’interprétation.

    Le virage du cabaret : retrouver le plaisir de la scène.

    Après les grandes compagnies, Aurélien Alberge fait un choix surprenant : rejoindre le Lido de Paris. Loin d’y voir une régression, il y trouve un nouveau souffle. Le rythme y est intense (jusqu’à douze spectacles par semaine) mais la répétition du même show lui permet de retrouver un plaisir immédiat et plus instinctif.

    Cette immersion dans l’univers du cabaret nourrit aussi un projet plus personnel : créer un lieu artistique à son image. Dès 2015, alors qu’il est encore à Monaco, il signe sa première création de cabaret en tant que directeur artistique. L’idée d’une structure indépendante commence alors à s’imposer.

    L’aventure entrepreneuriale de « L’Exception ».

    En 2020, il concrétise ce rêve en ouvrant son cabaret à Saint-Médard-en-Jalles. Pensé comme un lieu hybride, l’établissement mêle spectacles, piano-bar, comédie-club et soirées festives. L’objectif : dépoussiérer l’image du cabaret et attirer un public de particuliers, souvent éloigné de ce type de spectacle.

    Aurélien Alberge y revendique une esthétique mêlant technique classique, modernité visuelle et influences contemporaines, avec des costumes qu’il dessine lui-même. L’expérience rencontre le succès, jusqu’à l’arrêt contraint de l’activité en raison du non-renouvellement du bail. « C’était mon bébé », confie-t-il, évoquant une période « très dure » mais aussi formatrice.

    « Minuit ou l’innocence du jour » : un spectacle sensoriel.

    Aujourd’hui, l’artiste se consacre pleinement à la création avec sa structure Exception Productions. Sa nouvelle œuvre, présentée le 7 mars à Martignas-sur-Jalle, explore l’univers du sommeil et de l’inconscient.

    Composé d’une quinzaine de tableaux interprétés par cinq artistes : danseurs, chanteur et circassiens,  le spectacle aborde insomnie, rêves, cauchemars ou encore fantasmes nocturnes. Sur scène, danse contemporaine et classique se mêlent aux codes du cabaret, entre plumes, univers visuel travaillé et musiques actuelles.

    Aurélien Alberge revendique une approche accessible : « Je veux que chacun y trouve son compte, même sans connaître les codes de la danse. » Une feuille présentant les grands thèmes est parfois proposée, mais le chorégraphe préfère laisser place à l’interprétation personnelle du public.

    Une signature artistique : l’émotion et le partage.

    Au cœur de son travail, une conviction : l’émotion naît du partage. L’artiste cherche à valoriser la personnalité de chaque interprète plutôt que l’uniformité, héritée selon lui de la rigueur des grandes compagnies. « Le plus important, c’est ce que quelqu’un dégage et partage », explique-t-il.

    Cette philosophie se prolonge après la représentation : à Martignas, le spectacle se conclura par un DJ set et un moment de rencontre avec les artistes, fidèle à l’esprit festif du cabaret.

    Un créateur en mouvement permanent.

    À 36 ans, Aurélien Alberge ne cache pas réfléchir à l’ouverture d’un nouveau lieu, peut-être en centre-ville bordelais, même si le projet reste pour l’instant à l’état d’idée. Une constante demeure : la volonté de créer des expériences artistiques totales, où danse, musique et scénographie dialoguent.

    Avec Minuit ou l’innocence du jour, il poursuit ainsi un parcours singulier, entre exigence technique et liberté créative, fidèle à son ambition : faire du spectacle vivant un espace d’émotions partagées, où chaque spectateur peut, le temps d’une soirée, devenir acteur de son propre imaginaire.

  • Crues en Gironde : décrue lente mais vigilance maintenue face aux conditions défavorables

    Crues en Gironde : décrue lente mais vigilance maintenue face aux conditions défavorables

    La Gironde reste sous haute surveillance ce mardi 17 février 2026, alors que les crues amorcent une décrue lente sur l’ensemble des tronçons du département. Dans un point de situation publié ce matin à 10h30, la préfecture rappelle que plusieurs facteurs défavorables pourraient compliquer l’évolution hydrologique dans les prochaines heures, notamment des vents forts prévus cette nuit jusqu’à 110 km/h sur le littoral, le retour de pluies dès jeudi et des coefficients de marée élevés susceptibles de ralentir l’écoulement des eaux.

    Vigilances et niveaux d’eau.

    Les vigilances restent différenciées selon les bassins :

    • Estuaire de la Gironde : vigilance jaune depuis 10h, avec des débordements possibles aux prochaines pleines mers, notamment sur Pauillac.
    • Garonne girondine : vigilance rouge. Les secteurs de La Réole et de Cadillac-sur-Garonne connaissent des débordements importants. La décrue amorcée depuis hier se poursuit lentement, mais un rebond des niveaux n’est pas exclu.
    • Isle aval et Dronne aval : vigilance orange. Les niveaux planchers ont été atteints, et après une légère décrue, ils restent stables.
    • Confluence Garonne-Dordogne : vigilance orange, avec des débordements toujours significatifs sur le secteur du Libournais.
    • Dordogne aval : vigilance jaune, avec une décrue amorcée mais une remontée des eaux encore observée.

    Réseaux et services impactés.

    Les infrastructures restent partiellement perturbées :

    • Téléphonie mobile : 24 000 personnes toujours sans réseau
    • Téléphonie fixe : 10 000 personnes impactées
    • Électricité : 9 500 foyers restent privés de courant, toutes les communes étant désormais alimentées à plus de 50 %
    • Eau potable : des problèmes persistent sur l’arrondissement de Langon, notamment dans les communes desservies par le syndicat SOGEDO (Sainte-Croix-du-Mont, Gabarnac, Loupiac, Monprimblanc, Saint-Maixant, Semens, Verdelais) ainsi que à Langon, Saint-Macaire et Caudrot. Une distribution de bouteilles d’eau est organisée par l’exploitant en coordination avec les mairies.

    Circulation et mise à l’abri

    La circulation reste fortement perturbée :

    • 96 routes départementales sont fermées et 38 soumises à restrictions, principalement à cause d’inondations ou de chutes d’arbres
    • Le pont de Langon (D1113) reste interdit à la circulation
    • Une déviation via la rocade bordelaise au niveau de l’échangeur 24 est mise en place pour les véhicules légers et poids lourds en direction du Réolais

    Aucune nouvelle mise à l’abri n’a été signalée cette nuit. Les habitants souhaitant bénéficier d’un hébergement temporaire sont invités à se signaler auprès de leur mairie ou à contacter les services de secours au 18.

    Appel à la prudence

    Le préfet de la Gironde, Étienne Guyot, insiste sur la prudence maximale et rappelle les consignes essentielles :

    • Installer impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des habitations
    • Ne pas s’engager sur des routes inondées ou barrées
    • Ne pas s’approcher des fils électriques tombés au sol
    • Se tenir informé via les canaux officiels (www.gironde.gouv.fr) et les médias
    • Suivre strictement les consignes des autorités

    Mobilisation des services de l’État

    La gestion de la situation mobilise pleinement les forces de sécurité et de secours : gendarmes, sapeurs-pompiers et militaires, ainsi que les collectivités territoriales et les opérateurs publics et privés. La préfecture rappelle que la sécurité des habitants demeure la priorité absolue.

  • Laurent Perron « Ce qu’on qualifie aujourd’hui d’exceptionnel sera la norme en 2100. »

    Laurent Perron « Ce qu’on qualifie aujourd’hui d’exceptionnel sera la norme en 2100. »

    Une pluviométrie record et des phénomènes météo hors norme

    Le sud-ouest de la France traverse une période météorologique particulièrement exceptionnelle. Invité sur C6 Radio, Laurent Perron, directeur interrégional de Météo France, a dressé un état des lieux précis de la situation. Selon lui, janvier a été “remarquable” avec des précipitations 1,5 fois supérieures à la normale, tandis que février dépasse déjà trois à quatre fois les valeurs habituelles. Certaines pluies ont même battu des records historiques datant de 1877 à 1920, soulignant l’ampleur de l’épisode.

    Installé à Mérignac, sur le domaine de l’aéroport, Laurent Perron supervise l’inter-région couvrant la Nouvelle-Aquitaine et l’ex-région Midi-Pyrénées. Il rappelle que l’aviation, historiquement premier utilisateur des données météorologiques, bénéficie directement de ces prévisions pour la sécurité et l’optimisation des vols.

    La science derrière la prévision

    Pour expliquer la complexité des prévisions, le directeur souligne que l’atmosphère est un système dynamique, composé de gaz et d’eau sous différentes formes. “Ce n’est pas aussi simple que de prévoir le déplacement d’une boule de billard”, précise-t-il. Les équations de la mécanique des fluides, formulées par Claude-Louis Navier en 1785, restent fondamentales pour la modélisation, même si leur résolution exacte est impossible. Grâce aux supercalculateurs Belenos et Taranis, Météo France peut approcher des résultats fiables, avec 21 milliards d’opérations par seconde, et prévoit un renforcement de ces capacités d’ici 2027 pour multiplier par six la puissance de calcul, ce qui pourrait générer 1,4 milliard d’euros d’économies grâce à la prévention des dégâts.

    Les prévisions sont désormais possibles jusqu’à 15 jours, mais leur fiabilité varie selon l’échéance : “À 24 heures, on peut anticiper la neige ou les orages ; à 15 jours, on a une bonne idée des températures,” explique Laurent Perron. Les radars Doppler permettent également des prévisions ultra-courtes, comme pour les matches de Roland-Garros, où l’on peut anticiper une averse à quelques minutes près.

    Une vigilance renforcée face aux phénomènes extrêmes.

    Météo France est régulièrement critiquée pour ses prévisions, mais Laurent Perron insiste sur le rôle vital des alertes météorologiques : “On ne peut pas crier au loup tout le temps, sinon nos vigilances perdraient en crédibilité. Chaque vigilance, jaune ou orange, a sa raison d’être.” Depuis la création des systèmes d’alerte, la palette s’est étendue des tempêtes et orages aux canicules et grands froids, reflétant une fréquence croissante de phénomènes remarquables.

    Réchauffement climatique et adaptation.

    Interrogé sur le lien entre les événements récents et le réchauffement climatique, Laurent Perron se montre prudent : “On ne peut pas tout attribuer au climat, mais ce qui est clair, c’est qu’il y a un réchauffement accéléré qui n’est pas naturel.” Les gaz à effet de serre produits depuis l’ère industrielle expliquent l’accélération actuelle, tandis que les épisodes de pluie ou d’inondations sont cohérents avec les projections pour les décennies à venir : hivers plus humides, étés plus secs et canicules plus fréquentes.

    Face à ces défis, il existe déjà des efforts d’adaptation : urbanisme vert, dé-bétonnage, lutte contre les îlots de chaleur, gestion des risques littoraux et des niveaux de mer en hausse. Selon Laurent Perron, les températures moyennes estivales pourraient passer de 20 à 24 °C d’ici 2100, avec des pics pouvant atteindre 48 à 50 °C à Bordeaux. “On peut s’y adapter, mais il faut renouveler nos infrastructures dès maintenant.”

    Météo, prévention et économie.

    Au-delà de la science, Laurent Perron rappelle l’impact économique et social des prévisions : agriculture, aviation, transport routier ou sécurité civile dépendent quotidiennement de ces informations. Chaque euro investi dans la météorologie génère 5 à 10 fois sa valeur en dommages évités, grâce à la prévention. L’amélioration continue des supercalculateurs et des modèles permet une meilleure anticipation des tempêtes, cyclones et événements extrêmes, essentielle dans un contexte climatique de plus en plus instable.

    Pour Laurent Perron, la météorologie est bien plus qu’un indicateur du temps à venir : elle est un outil stratégique de prévention et d’adaptation aux changements climatiques. Alors que le sud-ouest enregistre des records pluviométriques et que le climat global continue de se réchauffer, Météo France joue un rôle crucial pour sécuriser la population, protéger l’économie et préparer l’avenir.

  • Le rugby féminin du Saint Médard Rugby Club : un pôle en pleine expansion qui redessine les lignes

    Le rugby féminin du Saint Médard Rugby Club : un pôle en pleine expansion qui redessine les lignes

    D’une idée simple à une dynamique structurante.

    L’histoire commence presque par hasard. Au départ, l’objectif était de faire descendre les mamans du bord du terrain pour qu’elles passent « de l’autre côté de la barrière ».

    En 2023, quelques séances d’essai sont organisées. Le succès dépasse rapidement les attentes :

    • 25 licenciées à la création,
    • près de 120 aujourd’hui.

    « On voulait partager la passion de nos enfants et faire du sport ensemble », expliquent les dirigeantes. Très vite, le projet dépasse le cercle des parents pour attirer des femmes de tous horizons, de 15 à 70 ans.

    Une offre sportive complète, du loisir à la compétition.

    La force du pôle féminin réside dans la diversité des pratiques proposées, permettant à chacune de trouver sa place.

    Les cadettes : l’avenir du club

    Créée cette saison, l’équipe des 15-18 ans évolue en rugby à XV plaqué. Pour une première année, les résultats sont déjà prometteurs, avec une 4e place sur 9, signe d’un potentiel réel.

    Les Jalloises : l’entente et la progression

    L’équipe senior à X, montée en entente avec le club de Martignas-sur-Jalle, illustre la structuration progressive du projet. Après une première saison sans forfait (un indicateur clé de stabilité), les joueuses enregistrent leurs premières victoires et travaillent désormais sur la préparation physique pour limiter les blessures.

    Les Salamandres : le rugby accessible

    En rugby à 5 « touch », sans plaquage, la pratique se veut plus accessible mais tout aussi exigeante physiquement. L’équipe participe régulièrement aux tournois et parvient à aligner deux formations, preuve d’un vivier solide.

    Une transformation culturelle au sein du club.

    Au-delà du terrain, l’impact du pôle féminin se mesure aussi dans la vie quotidienne du club.

    Le co-président Hervé Dubès souligne son rôle structurant : le groupe attire du public, renforce le bénévolat et participe activement au fonctionnement : boutique, buvette, encadrement des jeunes ou soins.

    En quelques saisons, les joueuses sont passées d’un « petit groupe de mamans » à un acteur pleinement intégré. Les repas communs, les entraînements partagés et la convivialité ont progressivement fait tomber les barrières entre sections masculines et féminines.

    Bienveillance, sororité et dépassement de soi.

    Le discours des trois dirigeantes converge : la réussite repose autant sur l’état d’esprit que sur les résultats.

    Le pôle féminin se veut un espace où l’on vient autant pour progresser sportivement que pour trouver un collectif.

    Le mot revient souvent : sororité.

    Créer du lien, accueillir sans jugement, donner confiance à celles qui n’osaient pas franchir le pas, y compris des femmes se disant « non sportives » constitue le cœur du projet.

    Certaines commencent par le « touch » avant de passer au plaqué ; d’autres découvrent simplement le plaisir de l’effort collectif. Toutes évoquent la même satisfaction : se dépasser « pour la copine d’à côté ».

    Des ambitions réalistes mais affirmées.

    Si les dirigeantes ne prétendent pas rivaliser immédiatement avec les grandes places fortes du rugby féminin, elles affichent des objectifs clairs :

    • stabiliser les effectifs,
    • poursuivre la progression sportive,
    • inscrire durablement le club parmi les références locales.

    La progression est déjà tangible : montée en compétences, structuration des entraînements, développement de la préparation physique et résultats encourageants chez les jeunes.

    Un projet sportif… et humain.

    Le pôle féminin du SMRC s’inscrit dans une vision plus large du sport : un outil d’émancipation, de santé et de lien social.

    Voyages pour assister à des compétitions internationales, week-ends d’intégration, supporters fidèles : la pratique dépasse largement le cadre du match.

    La philosophie est simple : laisser à chacune le choix.

    Faire du rugby, ou non, mais ne jamais se sentir empêchée.

    Plus qu’une section, un symbole d’évolution.

    En quatre ans, le rugby féminin du SMRC est passé d’une initiative conviviale à un projet structuré, capable d’attirer, de former et de fidéliser.

    Il témoigne aussi d’une évolution plus large : celle d’un sport qui s’ouvre, se diversifie et se nourrit de nouvelles énergies.

    Au bord du terrain, les encouragements ont changé de visage.

    Derrière la balustrade, certaines regardent encore.

    Mais de plus en plus nombreuses sont celles qui ont choisi de passer de l’autre côté.

  • Transporter Ma Voiture : la start-up bordelaise qui veut simplifier la logistique automobile à l’échelle européenne

    Transporter Ma Voiture : la start-up bordelaise qui veut simplifier la logistique automobile à l’échelle européenne

    Une plateforme numérique pour un besoin universel

    Créée en 2025, Transporter Ma Voiture (souvent abrégée TMV) se positionne comme une plateforme digitale de mise en relation dédiée au déplacement de véhicules partout en Europe.

    Le principe : permettre à un utilisateur d’organiser un transport automobile depuis son smartphone, avec un suivi, un devis transparent et une gestion centralisée.

    L’idée est née d’un constat simple : jusqu’ici, déplacer un véhicule impliquait de contacter plusieurs transporteurs, sans visibilité claire sur les coûts ou les délais. TMV ambitionne de rendre ce processus aussi fluide qu’une réservation en ligne.

    Une aventure entrepreneuriale née de l’expérience terrain

    Avant de lancer leur structure, les fondateurs travaillaient déjà ensemble dans le secteur du transport.

    Cette expérience commune leur a permis d’identifier les failles du marché et d’imaginer une solution plus efficace.

    Autour de Nicolas Derouet, l’équipe réunit notamment :

    • Romain, en charge du développement technique de l’application
    • Yoann, responsable commercial et communication
    • Romain, un alternant marketing dédié à la stratégie digitale

    Malgré un écart d’âge et d’expérience, tous partagent un objectif commun : faire émerger une solution capable de s’imposer sur un marché européen.

    Le parcours du combattant du financement

    Comme pour de nombreuses start-up, la transformation de l’idée en projet concret a nécessité plusieurs étapes structurantes :

    • élaboration d’un business plan
    • construction d’un prévisionnel financier
    • recherche de partenaires bancaires

    Le projet, très digital et sans actifs physiques, a d’abord suscité des réticences.

    Après plusieurs refus, un accompagnement par un réseau d’experts et un prêt d’honneur ont permis de déclencher le financement bancaire et de lancer le développement de la plateforme.

    Les débuts : prospection intensive et premiers clients

    Installée dans un bureau de 27 m² à Blanquefort en mars 2025, l’équipe a démarré avec une réalité classique des jeunes entreprises :

    téléphone silencieux, prospection massive et incertitudes.

    Plus de 500 emails ont été envoyés la première semaine pour un seul retour.

    Le premier client : une société spécialisée dans les quads électriques a marqué le véritable point de départ, avant un effet boule de neige porté par le réseau professionnel et le bouche-à-oreille.

    Aujourd’hui, TMV réalise entre 150 et 300 transports par mois, un volume qui confirme un démarrage solide.

    Une approche technologique du transport

    Contrairement aux transporteurs traditionnels, TMV ne possède pas de flotte.

    La société fonctionne comme une plateforme technologique qui référence et contrôle des partenaires transporteurs.

    Chaque prestataire est validé via un système de scoring et la centralisation des documents réglementaires (assurances, licences, obligations sociales).

    Un outil d’intelligence artificielle permet également de vérifier l’état des véhicules avant et après transport en cas de litige.

    Entre liberté et pression : la réalité de l’entrepreneuriat

    Durant l’entretien, Nicolas Derouet a insisté sur la dimension humaine de l’aventure.

    Passer du salariat à l’entrepreneuriat a impliqué une perte de stabilité financière et une prise de risque importante.

    Il évoque sans détour les débuts sans rémunération et la nécessité d’accepter l’incertitude, tout en soulignant que la motivation principale reste la liberté de construire son projet.

    Une ambition clairement européenne

    Pour 2026, la priorité affichée est l’expansion géographique.

    La plateforme reçoit déjà des demandes depuis plusieurs pays :Espagne, Italie, Allemagne ou Royaume-Uni et vise un déploiement progressif à l’international, avec des perspectives jusqu’au Moyen-Orient.

    L’objectif à trois ans est assumé : devenir une référence européenne du transport de véhicules, aussi naturelle pour les utilisateurs que les grandes plateformes de petites annonces pour l’achat automobile.

    Une stratégie de croissance maîtrisée

    Fait notable dans l’écosystème start-up, TMV ne prévoit pas de levée de fonds à court terme.

    Les fondateurs souhaitent conserver le contrôle de leur développement et privilégier une croissance organique, en s’appuyant sur la montée en puissance du service.

    Une vision long terme portée par la passion

    Au-delà de la technologie, le projet s’inscrit dans une logique durable.

    La société ne vise pas une revente rapide mais la construction d’un acteur pérenne, né de la passion commune pour l’automobile et la logistique.

    Une jeune entreprise déjà bien lancée

    En quelques mois d’activité, Transporter Ma Voiture illustre les dynamiques actuelles de l’économie numérique :

    • digitalisation d’un secteur traditionnel
    • modèle plateforme
    • croissance progressive fondée sur l’usage

    L’histoire reste à écrire, mais la trajectoire est claire : transformer un service complexe en solution simple et accessible.

    Comme l’a résumé Nicolas Derouet au micro de C6 Radio, l’entrepreneuriat est avant tout « une exécution faite de décisions imparfaites, d’ajustements permanents et de détermination ».

    Une définition qui reflète parfaitement l’état d’esprit d’une start-up encore jeune, mais déjà tournée vers l’Europe.

  • Stade Robert‑Brettes : Mérignac Rugby confirme ses ambitions malgré des conditions difficiles

    Stade Robert‑Brettes : Mérignac Rugby confirme ses ambitions malgré des conditions difficiles

    Un départ idéal pour les Mérignacais

    La rencontre débute parfaitement pour les locaux. Dès la 3ᵉ minute, Théo Bordier ouvre la marque avec un essai qui récompense une entame ambitieuse, bien que la transformation ne passe pas.

    À la 20ᵉ minute, Mérignac accentue son emprise grâce à Pierre‑André Bonnefont, qui inscrit un deuxième essai. Les Landais réagissent brièvement par une pénalité de Destouesse (24ᵉ), ramenant le score à 10-3.

    Mais la fin de première période est de nouveau à l’avantage de l’ASMR : Bonnefont signe un doublé à la 32ᵉ minute, cette fois transformé par Hugo Cantet, permettant à Mérignac de virer en tête à la pause (17-3).

    Une seconde période maîtrisée

    Au retour des vestiaires, Mérignac poursuit sur sa lancée. À la 51ᵉ minute, Bassekou Diaby franchit la ligne pour le quatrième essai, transformé par Cantet (24-3), scellant pratiquement le sort de la rencontre.

    Mugron sauve l’honneur quelques minutes plus tard avec un essai de pénalité (55ᵉ), sans parvenir à renverser la dynamique. Le match se conclut sur un succès logique des Mérignacais, auteurs de quatre essais, dont deux transformés, contre un essai de pénalité et une pénalité pour leurs adversaires, également sanctionnés d’un carton jaune.

    Une dynamique positive, mais la prudence reste de mise

    Avec cette victoire, la troisième consécutive, Mérignac Rugby poursuit sa montée en puissance et se positionne idéalement dans la lutte pour le podium de la poule 7. L’objectif affiché: la qualification pour les phases finales et l’accession en Fédérale 1 demeure plus que jamais d’actualité.

    Pour autant, la saison est encore longue et le championnat reste dense. Les Mérignacais devront maintenir ce niveau d’exigence et de constance pour sécuriser leur place parmi les prétendants.

    Mérignac peut y croire

    Solides dans l’engagement, efficaces dans les moments clés et portés par une dynamique collective, les joueurs mérignacais confirment qu’ils possèdent les atouts pour viser haut. Cette victoire renforce la confiance du groupe et du club, tout en rappelant qu’aucun relâchement n’est permis.

    La route vers la Fédérale 1 est tracée, mais elle passe encore par plusieurs rendez-vous décisifs. Si Mérignac continue sur cette voie, les phases finales ne seront plus seulement un objectif, mais une véritable ambition à portée de main.

  • Duel au sommet au stade du Jard : le SAM chute mais garde espoir

    Duel au sommet au stade du Jard : le SAM chute mais garde espoir

    Une première période engagée et équilibrée

    Sur la pelouse synthétique, rendue nécessaire par les intempéries, le SAM entame la rencontre avec autorité. Durant le premier quart d’heure, les locaux imposent leur rythme et monopolisent le ballon, ne laissant qu’une timide opportunité aux visiteurs.

    À la 20ᵉ minute, Lucas Albert déclenche une frappe repoussée par le portier adverse, avant que Baidy Dia ne tente sa chance dans la continuité, sans trouver le cadre.

    L’ASMUR réagit à la 29ᵉ minute : sur un long ballon côté droit, André Lagui se met en position de tir, mais bute sur le gardien samiste Adrien Delrieux.

    La fin de première période voit les débats s’équilibrer. À la 36ᵉ minute, Albert déborde et frappe, mais le gardien Mathieu Iribarnegaray détourne la tentative.

    La pause intervient logiquement sur un score nul et vierge (0-0), laissant planer l’incertitude sur l’issue de ce duel au sommet.

    Quatre minutes qui font basculer le match

    Sous une pluie redoublant d’intensité, la seconde période devient plus hachée, les conditions rendant les transmissions délicates. Le match se décide finalement en l’espace de quatre minutes.

    À la 58ᵉ minute, sur coup de pied arrêté, Lucas Esponde place une tête victorieuse et refroidit le stade. La réaction du SAM est immédiate : une minute plus tard, Albert égalise et relance totalement la rencontre, déclenchant l’enthousiasme des supporters.

    Mais à la 62ᵉ minute, Lagui surgit de nouveau pour redonner l’avantage aux visiteurs. Malgré une fin de match disputée et plusieurs tentatives samistes, le score ne bougera plus.

    Un coup d’arrêt, mais pas un renoncement

    Cette défaite constitue un revers pour les hommes de Clément Tapy, qui abandonnent des points précieux dans la course à la montée. Au classement, le SAM cède la première place à l’ASMUR et voit revenir derrière lui Mérignac Arlac et Aviron Bayonnais, toujours en embuscade avec des matchs en moins.

    Pour autant, rien n’est joué. La saison reste longue et le SAM a démontré, même dans l’adversité, sa capacité à imposer son jeu et à réagir. L’état d’esprit affiché après l’égalisation éclair illustre un groupe soudé et compétitif, capable de rebondir rapidement.

    Garder le cap

    Dans un championnat aussi serré, chaque rencontre peut redistribuer les cartes. Le SAM possède toujours les ressources techniques et mentales pour repartir de l’avant. Avec de la constance et la même détermination, la lutte pour la montée reste pleinement ouverte.

    Le message est clair : la défaite du jour est un rappel, pas une fin. Le SAM a encore toutes les cartes en main pour écrire la suite de sa saison et pourquoi pas, retrouver très vite le fauteuil de leader.

  • Un derby épique et des Poudriers à la hauteur : Saint-Médard tombe avec les honneurs après deux prolongations

    Un derby épique et des Poudriers à la hauteur : Saint-Médard tombe avec les honneurs après deux prolongations

    Un départ canon pour Saint-Médard

    Avec les 7 points d’avance réglementaires liés à l’écart de division (NM3 contre NM2), les locaux ont immédiatement imposé leur rythme. Intenses en défense, inspirés en attaque, les Poudriers ont livré un premier quart-temps de grande qualité, ponctué par des séquences collectives abouties.

    Au terme des dix premières minutes, l’écart est déjà significatif : 32-19.

    Un deuxième quart entre envol et frayeurs

    Le début du deuxième acte confirme la domination saint-médardaise. Le tableau affiche même 42-24, laissant entrevoir une soirée maîtrisée. Mais une série d’imprécisions relance les Bordelais, plus agressifs et opportunistes.

    Progressivement, les JSA grignotent leur retard pour revenir à 48-42 à la pause, relançant totalement le suspense.

    Le tournant d’un troisième quart incandescent

    La reprise est brutale pour les locaux. Un tir primé d’Antoine Bibollet Ruche ramène immédiatement les JSA à trois longueurs. La pression monte encore quand, à quatre minutes du terme, le capitaine bordelais Clément Desmonts égalise à 57-57 sur un tir à trois points.

    Dans une ambiance bouillante, les visiteurs passent même devant pour la première fois (57-60). Mais Saint-Médard ne cède pas et reste au contact : 62-64 à la fin du troisième quart.

    Un mano à mano irrespirable

    Le dernier quart-temps est à l’image de la soirée : intense, spectaculaire, indécis. Le capitaine saint-médardais Maxime Ballade prend ses responsabilités, alternant lancers francs précieux et actions décisives.

    Les deux équipes se rendent coup pour coup jusqu’au buzzer : 80-80, direction la prolongation.

    Deux prolongations pour un verdict cruel

    La première prolongation reste indécise. Saint-Médard croit faire la différence avec un +3 à 2’30 de la fin, mais les JSA reviennent une nouvelle fois. À une minute du terme, l’égalité persiste et impose une seconde période supplémentaire.

    Dans un COSEC Maysonnave debout, devant près de 500 spectateurs, la fatigue se fait sentir. Les fautes se multiplient, les paniers deviennent plus rares. À trois minutes de la fin, le SMB mène encore 91-90, avant que Bordeaux ne fasse parler son expérience pour passer devant définitivement.

    Score final : 95-102.

    Une défaite porteuse d’avenir

    La déception est réelle pour les joueurs de Ludovic Besse (SMB), tandis que ceux de Thomas Vincent (JSA) savourent leur qualification. Mais au-delà du résultat, le sentiment dominant reste celui d’une performance fondatrice.

    Leader de NM3, Saint-Médard a démontré qu’il pouvait rivaliser avec une formation de niveau supérieur, grâce à son jeu collectif, son caractère et son engagement.

    Ce soir, les Poudriers quittent la Coupe, certes, mais avec bien plus qu’un score : la conviction d’avoir franchi un palier et d’avoir posé les bases d’un avenir ambitieux.

  • Derby girondin en Coupe : un huitième de finale sous haute intensité ce soir à Saint-Médard-en-Jalles

    Derby girondin en Coupe : un huitième de finale sous haute intensité ce soir à Saint-Médard-en-Jalles

    Un derby fraternel mais un enjeu bien réel

    Sur le papier, une division sépare les deux formations: Nationale 3 pour Saint-Médard, Nationale 2 pour les JSA. Mais dans les discours comme dans les intentions, l’écart s’efface derrière la dimension locale et l’envie commune de poursuivre l’aventure.

    Les deux dirigeants, Laurent Chiboust et Mathieu Gibaud, l’ont rappelé : ce type de confrontation est avant tout une fête du basket girondin, même si l’enjeu sportif reste considérable. Une qualification offrirait un précieux bonus comptable en championnat, un détail qui peut peser lourd dans des saisons serrées.

    Saint-Médard, une dynamique historique

    Pour le club saint-médardais, ce parcours en Coupe marque déjà une étape importante. Jamais auparavant la formation n’avait atteint ce niveau de la compétition.

    Portée par un collectif renouvelé, une salle de plus en plus garnie et un jeu spectaculaire, l’équipe vit une saison charnière. L’objectif à moyen terme: accéder à la Nationale 2 s’inscrit dans un projet structuré qui mise autant sur la performance que sur la formation.

    Les JSA, l’expérience et la maîtrise

    Côté bordelais, l’approche se veut pragmatique. Habitués aux joutes relevées, les JSA avancent avec ambition mais sans excès de confiance. Leur parcours en Coupe a déjà démontré leur capacité à gérer la pression, notamment lors de victoires arrachées dans les derniers instants.

    Si la compétition est un objectif, la priorité reste la régularité en championnat. Une vision lucide qui n’enlève rien à l’envie de s’imposer ce soir.

    Le public et l’ambiance, clés de la soirée

    Dans un COSEC Maysonnave qui s’annonce animé, le soutien des supporters pourrait jouer un rôle déterminant. Entre le « mini-cop » local et les étudiants venus encourager les JSA, l’ambiance promet d’être chaleureuse, fidèle à l’esprit convivial revendiqué par les deux clubs.

    Les présidents ont d’ailleurs insisté sur l’importance du respect et de l’esprit sportif, rappelant que la grande majorité des acteurs de ces rencontres :bénévoles, officiels, organisateurs œuvrent dans l’ombre.

    Plus qu’un match, un symbole pour le basket girondin

    Au-delà du résultat, ce huitième de finale incarne la vitalité du basket sur le territoire :

    • des clubs structurés,
    • une formation reconnue,
    • un engagement bénévole fort,
    • et un public fidèle.

    Avec l’animation assurée par C6 Radio pour accompagner la soirée, tout est réuni pour faire de cette rencontre un moment de sport et de partage.

    À 20h, le ballon s’élèvera dans les airs.

    Et avec lui, l’espoir de voir un club girondin poursuivre l’aventure nationale.