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  • Le SMRC veut être le second club de rugby de l’agglomération derrière l’UBB

    Le SMRC veut être le second club de rugby de l’agglomération derrière l’UBB

    Leader de Fédérale 1 à mi-saison, le Saint-Médard Rugby Club poursuit son ascension. Invité de C6 Radio ce jeudi matin, Antoine Poussin, responsable de l’organisation générale du SMRC, a confirmé l’excellente dynamique sportive du club ainsi que l’ambition clairement assumée pour la suite de la saison. Le SMRC connaît une croissance continue : après 500 licenciés il y a encore quelques années, le club devrait franchir les 800 cette saison. « On cartonne encore », résume Antoine Poussin, qui attribue cet engouement au niveau de performance de l’équipe première mais aussi à la structuration de la formation, renforcée par les classes rugby du collège François-Mauriac, du lycée Sud-Médoc et par le centre de formation labellisé (CVL) qui accueille une quinzaine de jeunes en entraînement quotidien.

    Le club s’affirme désormais comme l’un des acteurs majeurs de la métropole bordelaise. Dans une poule très girondine, Antoine Poussin assume l’objectif d’installer le SMRC juste derrière l’UBB dans la hiérarchie locale. L’effet UBB et la dynamique de l’équipe de France jouent un rôle moteur, poussant davantage de jeunes vers le rugby. Plusieurs joueurs formés au club et partis vers d’autres horizons ont même choisi de revenir, signe de l’attachement au projet saint-médardais. La structure interne se renforce elle aussi : un manager sportif salarié, une dizaine de collaborateurs permanents et quatre entraînements hebdomadaires ont permis de hisser l’équipe première au rang de leader à la fin de la phase aller, avec 40 points devant Arcachon et Floirac.

    Les ambitions pour cette saison sont claires. L’objectif prioritaire est d’atteindre les phases finales, de préférence en terminant dans les deux premiers pour éviter un tour de barrage. Mais Antoine Poussin ne cache pas que la perspective d’une montée en Nationale 2 fait désormais partie des scénarios envisagés. Le projet « Choisir de grandir », lancé en 2023, se prolonge jusqu’en 2027 puis 2030, avec la volonté de consolider le modèle actuel et de préparer progressivement le passage vers l’échelon supérieur. Le club avance toutefois avec lucidité : « Tant qu’on n’a pas testé la Nationale 2, on ne peut pas savoir si on est vraiment prêts », précise-t-il, tout en reconnaissant que cette progression est une ambition naturelle pour une structure dont la trajectoire est ascendante.

    La phase retour s’ouvre ce week-end avec un derby attendu à Gujan. Un rendez-vous toujours particulier et suivi, à l’image de la fréquentation à domicile qui oscille désormais entre 1 000 et 1 500 spectateurs, témoignant de l’engouement croissant autour du SMRC.

    Carrière personnelle d’Antoine Poussin : Originaire de Bretagne, il débute le rugby à Saint-Malo avant de poursuivre son parcours à Dinan, Rennes, Paris puis au Canada. Après son arrivée à Bordeaux post-Covid, il intègre rapidement le SMRC, tout en menant un master en management du sport et en participant au programme Campus 2023 lié à la Coupe du monde. Passionné de rugby à sept, il a été champion de France universitaire avec Rennes, sélectionné en équipe de France universitaire, acteur du projet UBB Sevens et il a créé un média entièrement consacré au rugby à 7, Sevens Rugby. Désormais salarié du SMRC après y avoir porté le maillot, il met son expérience, son énergie et sa passion au service du développement du club.

  • Tram et bus : » On peut encore optimiser l’existant! »

    Tram et bus : » On peut encore optimiser l’existant! »

    La mise en service des nouvelles lignes de tramway E et F marque un tournant majeur pour les transports bordelais. Invité de C6 Radio, Aurélien Braud, directeur commercial, marketing et intermodalité de Keolis, explique que « ça s’est bien passé, c’est le fruit de longues années d’études et de préparation », soulignant notamment l’importance de la ligne F, désormais directe entre la gare de Bègles et l’aéroport, pensée pour limiter les correspondances, car « faire une correspondance, c’est un frein ». Cette refonte vise aussi à rendre le réseau plus lisible en supprimant des branches devenues confuses : « c’est plus simple de leur donner un nom spécifique, ça crée moins de confusion ».

    Elle s’accompagne d’un renforcement des fréquences puisque « l’on passe à deux minutes trente au lieu de trois minutes vingt » sur les tronçons les plus chargés. Le développement des bus express constitue l’autre pilier de cette mutation. La ligne G, entre Saint-Aubin, Saint-Médard-en-Jalles, Le Haillan, Mérignac Soleil, Mérignac Centre, les boulevards et la gare Saint-Jean, dépasse déjà « 32 000 voyageurs par jour ». Ce succès repose sur de longs sites propres permettant d’être « plus rapide en bus qu’en voiture », avec des stations aménagées « pour ne pas donner l’impression d’être déclassé quand on prend le bus ». La ligne H, lancée sur les boulevards rive gauche et rive droite, adopte les mêmes standards de vitesse et de confort, avec un objectif clair : renforcer l’attractivité du transport collectif dans les zones les plus congestionnées. La fréquentation globale augmente fortement, avec « 7 % de hausse en 2024 », ce qui nécessite une adaptation constante du réseau, comme le retour de la Liane 1 à la gare et sa prolongation sur la rive droite « depuis samedi ». Interrogé sur les marges d’amélioration, Aurélien Braud estime que la priorité n’est pas forcément la création de nouvelles lignes mais l’optimisation de l’existant, d’abord en améliorant la vitesse commerciale : multiplication des sites propres, meilleure gestion des priorités aux feux, réduction des conflits tram/voiture. « Ce n’est pas forcément des nouvelles lignes, mais l’amélioration par la vitesse commerciale », dit-il.

    Il insiste également sur la densification de l’offre, en augmentant les fréquences sur les lignes pénétrantes et les axes les plus sollicités, car « augmenter la fréquence, c’est aussi une amélioration ». Il cite aussi l’importance d’améliorer la qualité des stations et des services : « aménager des stations, mettre des services dans les stations », ce qui renforce la visibilité et la notoriété des lignes, comme on le constate déjà sur la G. L’amplitude horaire constitue un autre levier, permettant de mieux répondre aux besoins des travailleurs à horaires décalés et des usagers du soir. Le réseau doit également s’adapter en permanence aux évolutions du territoire, à partir de l’observation des usages : « le territoire bouge, il faut faire l’équilibre entre les branches, les meilleurs côtés où il faut aller ». La fiabilité reste une priorité, notamment sur la ligne B souffrant de l’alimentation par le sol : « les boîtiers peuvent être défaillants, on travaille avec Alstom pour les remplacer ».

    La plupart des perturbations proviennent toutefois d’événements extérieurs comme « des manifestations, des événements sur la voie publique ou de l’accidentologie ». Sur la sécurité, Aurélien Braud reconnaît « une légère augmentation des faits d’incivilité », souvent liés à « la musique forte, le téléphone ou les pieds sur le siège », sans qu’il s’agisse de faits graves. Pour y répondre, Keolis s’appuie sur une équipe renforcée : « on a une équipe de sécurité, de lutte contre la fraude d’environ 100 personnes », avec un volume de contrôles important et « 84 000 PV dressés depuis début 2025 ». Le taux de fraude reste stable à « 11 % », représentant « 6 millions d’euros de pertes de recettes ». Keolis doit aussi soutenir ses ambitions en recrutant en continu : « on en recrute toujours en permanence », notamment dans la conduite et la maintenance.

    Enfin, le réseau évoluera forcément dans un contexte de forte croissance démographique, puisque « la métropole croit encore, environ 0,5 % par an », ce qui impose une adaptation continue du système de transport, que ce soit par la montée en puissance du tramway, le développement des bus express, l’amélioration des stations, la densification des fréquences ou l’élargissement de l’amplitude horaire.

  • Astronomie:  » La terre dans l’univers, c’est comme un grain de semoule dans l’océan! »

    Astronomie:  » La terre dans l’univers, c’est comme un grain de semoule dans l’océan! »

    Depuis l’enfance, Arnaud Fougeu lève les yeux vers le ciel. Faute de ressources accessibles à l’époque, il a longtemps appris seul. Aujourd’hui, il transmet ce qu’il aurait aimé recevoir adolescent : de la pédagogie, des explications simples et un accompagnement pour débuter en astronomie.

    « Je me suis aperçu que j’arrivais à partager ma passion. Alors j’ai tenté l’aventure professionnelle », explique-t-il.

    Albireoo : ateliers, soirées d’observation et vulgarisation

    Son activité couvre un large éventail d’animations :

    – stages pour les jeunes,

    – interventions en camping,

    – soirées privées pour particuliers,

    – séances d’observation pour entreprises ou collectivités.

    Il se déplace avec un ensemble d’instruments adaptés :

    • un télescope pour les planètes et les objets lumineux,

    • un autre pour les objets très faibles,

    • des jumelles spécialisées pour l’observation du ciel profond.

    Arnaud rappelle d’ailleurs qu’il est possible d’observer beaucoup d’objets à l’œil nu, notamment les planètes, à condition de savoir où regarder.

    Émerveillement garanti

    Les réactions du public nourrissent sa motivation.

    « À chaque fois, c’est comme si je voyais les astres pour la première fois », confie-t-il.

    Il se souvient d’un jeune garçon descendu en pleurs d’émotion après avoir observé pour la première fois une galaxie.

    Car l’astronomie, c’est aussi cela : une expérience sensorielle. « Voir Jupiter le matin en sortant de la voiture… C’est juste beau. »

    L’immensité du cosmos et la place de l’être humain

    L’observation du ciel, c’est aussi la prise de conscience de notre petitesse.

    Arnaud utilise souvent une image : « Imaginez un grain de semoule dans l’océan Atlantique. C’est nous. »

    Cette échelle donne aussi une responsabilité : pour lui, les astronomes sont les premiers écologistes, car ils savent ce que deviennent les planètes lorsque le climat se dérègle.

    Vie extraterrestre : une question complexe

    Interrogé sur la possibilité d’une autre vie dans l’univers, il reste prudent.

    D’un côté, le nombre d’étoiles et de planètes rend cette hypothèse plausible.

    De l’autre, l’apparition de la vie sur Terre a nécessité une succession de conditions presque impossibles : « C’est comme gagner trois fois de suite au loto. »

    Les défis actuels : satellites, pollution lumineuse et science participative

    Arnaud observe de plus en plus de pollutions lumineuses et radio, ainsi que la multiplication des satellites qui strient les photos astronomiques.

    Le phénomène va s’accentuer : de 10 000 satellites actuellement, on pourrait atteindre 40 000 à 50 000 dans une quinzaine d’années.

    Mais l’astronomie évolue aussi positivement grâce à la science participative : chacun peut contribuer à des observations, par exemple lors d’occultations d’étoiles par des astéroïdes, ce qui permet de déterminer leur forme et leur taille.

    James Webb : un télescope qui bouscule tout

    Le télescope spatial James Webb, malgré son coût colossal, est pour lui une révolution scientifique :

    « Chaque semaine, il rebattait les cartes. On découvre des galaxies qui ne devraient pas exister selon ce qu’on pensait savoir. »

    La magie des histoires et des mythologies

    Pour Arnaud, regarder le ciel, c’est aussi se relier aux mythes anciens.

    Il évoque notamment les légendes amérindiennes et la manière dont les civilisations ont construit leurs récits autour des constellations.

    Offrir un télescope à Noël ? Oui, mais…

    Selon lui, c’est une excellente idée, à condition d’éviter les pièges commerciaux :

    Ne jamais choisir un instrument sur le seul critère du grossissement.

    – Se renseigner auprès de clubs ou de passionnés.

    – Et privilégier un télescope de type Dobson, idéal pour débuter.

    « Et n’oubliez pas de rêver »

    C’est sa devise, qu’il affiche partout.

    Parce que l’astronomie est d’abord une invitation à la curiosité, au partage et à l’humilité.

    Une porte d’entrée vers l’infini, mais aussi vers une meilleure compréhension de nous-mêmes.

  • Carole Merlo: sa nouvelle vie merveilleuse de romancière !

    Carole Merlo: sa nouvelle vie merveilleuse de romancière !

    Jeune, Carole Merlo écrit pour elle, par besoin intime, mais sans jamais imaginer écrire un roman. Le tournant survient en 2021, lorsqu’une maladie l’oblige à rester immobilisée chez elle. Cette pause forcée agit comme un déclencheur. Elle parle d’un besoin de résilience, d’un élan intérieur qui s’impose.

    C’est là que naît l’idée de Insondable Yolanda,son premier roman.

    Elle commence à écrire, construit un plan, s’astreint à un rythme. Et contre toute attente, elle va au bout. Ce geste, initié dans la fragilité, ouvre pour elle une trajectoire totalement nouvelle.

    La publication d’Insondable Yolanda en 2023 marque le début d’une métamorphose. Le succès du livre, les retours enthousiastes des lecteurs, les rencontres en salons… tout cela contribue à rendre tangible cette seconde vie qu’elle n’avait jamais envisagée.

    Elle le dit sans détour :

    « Je vis une nouvelle vie merveilleuse… Je vis un rêve. »

    Cette reconnaissance, cette légitimité nouvelle, elle la savoure pleinement — sans regret envers sa première carrière, mais avec la conviction profonde d’avoir trouvé sa place.

    Carole Merlo est romancière mais aussi un peu historienne.

    L’importance de la documentation historique est centrale dans son travail. Lorsqu’elle découvre, en écrivant son premier roman, l’effervescence politique du Maroc en 1955 — attentats, tensions pré-indépendance — elle comprend à quel point une époque réelle peut donner de l’ampleur à une fiction.

    Depuis, elle travaille systématiquement ainsi :

    • recherches plusieurs mois avant l’écriture,

    • exploration minutieuse des archives, des récits et des témoignages,

    • immersion dans les mentalités, les peurs, les enjeux sociaux,

    • construction d’un cadre rigoureux dans lequel les personnages peuvent évoluer librement.

    Cette méthode explique la précision de Héritage entrelacés, son nouveau roman, qui couvre les années 1904 à 1934. Grâce à cette documentation méticuleuse, le lecteur voyage à travers le temps et le petit séminaire, l’école normale de Saint-André-de-Cubzac, les ateliers de couture nantais, le Bordeaux d’avant sa transformation urbaine, les réalités agricoles et l’éveil des mouvements des suffragettes.

    Sans cette recherche, dit-elle, l’histoire ne tiendrait pas.

    Dans ce premier tome d’Héritages entrelacés, Carole Merlo raconte les parcours de Gustave et Valentine, deux jeunes qui cherchent à s’émanciper d’un milieu qui les limite. Leur évolution, leurs combats, leurs prises de conscience se déploient dans un cadre historique d’une grande fidélité.

    Le tome 2 est déjà en cours d’écriture et approfondira l’intrigue psychologique et les secrets de famille, un motif que Carole Merlo considère comme un « terreau exceptionnel d’écriture ».

    .Aujourd’hui, à Saint-Aubin-de-Médoc, elle écrit chaque jour, rencontre ses lecteurs, prépare la suite de son œuvre. Et répète, avec une émotion intacte :

    « Je vis un rêve. »

  • Téléthon à Martignas : « Il faut se renouveler chaque année! »

    Téléthon à Martignas : « Il faut se renouveler chaque année! »

    Cette année, Martignas lance l’opération 3637 photophores.. comme le 3637 pour faire les dons. Monique Becavin a rappelé l’ampleur du travail réalisé : « Il a fallu récupérer des petits pots… on a décoré plus de 3000 pots avec nos petites mains ». Elle a également évoqué le casse-tête logistique : « Il fallait aussi trouver comment stocker tout ça ».

    Depuis 2018, l’association prépare chaque édition pendant plusieurs mois. Monique Becavin a décrit ce fonctionnement collectif : « On réfléchit, on se retrouve, on fait venir d’autres personnes… » ; « Moins on est nombreux, moins il y a d’idées et moins on peut mettre en place ». Elle souligne une solidarité locale essentielle : « C’est quand même le fruit d’une belle solidarité… des assos, des commerçants, des officines, même des auto-entrepreneuses ». Malgré la fatigue et le manque de bénévoles réguliers, la mobilisation du public redonne chaque année l’envie de continuer. La présidente l’exprime clairement : « À la fin, on en a un peu marre… mais quand on voit comment ça se passe et tout ce qu’on peut donner à l’AFM, on se dit : allez, je repars pour l’an prochain ». Après 5 800 € lors de la première édition organisée par l’association et 9 100 € l’an dernier, elle fixe un objectif ambitieux : « Dépasser les 10 000 €, ce serait formidable ». Le programme du jour reflète cette énergie : installation et vente des photophores sur le parvis de l’église, conférence pédagogique, défilé de mode,vente de bijoux artisanaux, animation musicale menée par l’association Dancing Show, puis soirée festive à la salle Gérard-Philipe avec danse, claquettes et chant choral. Monique Becavin participe également à ces moments : « Je chante… c’est une chorale avec mise en scène ».

    Le rôle du Téléthon : financer l’espoir et la recherche génétique

    L’entretien a rappelé pourquoi le Téléthon occupe une place particulière dans la mobilisation citoyenne. Monique Becavin l’a exprimé ainsi : « Le Téléthon, c’est vous, c’est moi… tout le monde peut se retrouver dans la situation où quelqu’un de la famille a une maladie génétique ». Elle explique aussi la volonté fondatrice de l’AFM : « Ils ne voulaient plus entendre le mot incurable ». Les besoins restent immenses : « Il reste encore 7000 maladies rares et davantage encore de programmes à financer ».

    Le Téléthon permet de soutenir la thérapie génique, d’ouvrir des essais cliniques, d’équiper des laboratoires et d’accompagner les familles, un rôle vital pour des pathologies encore dépourvues de traitements.

    Samedi 6 décembre, chaque photophore, chaque lumière et chaque geste de solidarité contribuera directement à faire avancer la recherche et à soutenir les malades et leurs familles. Les dons sont possibles via le 36 37 et sur place tout au long de la journée.

  • Hockey sur glace : les Ice Queens ont besoin d’un coup de main pour réaliser leur rêve

    Hockey sur glace : les Ice Queens ont besoin d’un coup de main pour réaliser leur rêve

    Invitées de C6 RAdio, ce mercredi,, Aélia, LeÏna et Aurore DaureL, présidente de l’association Ice Queens, sont venues raconter ce projet exceptionnel.

    Une équipe 100 % féminine réunie à l’échelle nationale.Les Ice Queens ont été créées pour relever un défi inédit : monter une équipe féminine complète dans une catégorie où les effectifs sont très dispersés.Aurore Daurel l’explique : « On a regroupé des filles de toute la France parce qu’elles ne sont pas assez nombreuses dans chaque club pour monter une équipe à leur âge. » .Aujourd’hui, 18 jeunes joueuses venues de tout le pays évolueront sous l’identité du club de Tours, qui les a inscrites au tournoi de Laval, près de Montréal.

    Le hockey féminin : passion précoce, persévérance et respect gagné

    Les deux jeunes joueuses ont découvert le hockey très tôt, souvent grâce à un membre de leur famille.Aélia raconte : « Mes parents m’ont amenée voir un match… j’ai adoré. »Leïna : « Mon frère faisait du hockey… je l’ai vu patiner, j’ai voulu faire pareil. »

    Leur parcours s’est construit dans des équipes mixtes, où il faut prouver sa place :« Une fille doit avoir au moins le niveau d’un garçon… sinon c’est mort », dit l’une d’elles.

    Elles jouent un sport rapide, intense, physique :« Je me suis pris une grosse charge… j’ai déjà eu une commotion, ça fait mal ». Mais cela ne les freine pas.

    Au contraire :« Quand on rentre sur la glace, on veut tout casser, tout gagner. »

    Montréal : un double défi, sportif et humain

    Du 14 au 22 février, les Ice Queens se rendront à Laval pour affronter les meilleures équipes féminines U15 du monde.Elles joueront un match par jour, auxquels s’ajouteront des rencontres amicales.Aurore Daurel souligne le caractère inédit du projet : « Elles vont se découvrir là-bas… c’est un véritable challenge de jouer ensemble pour la première fois. » Malgré cela, les joueuses n’appréhendent pas le niveau adverse :« On joue déjà avec des garçons bien plus forts que nous. Donc pas de peur. »

    Une aventure à financer : 25 000 € nécessaires

    Pour réaliser ce voyage, l’association doit réunir 25 000 €, dont seulement 4 000 € ont été récoltés pour le moment. Les Ice Queens mènent des actions multiples : Ventes de gâteaux, marchés de noê dans plusieurs villes de France. Au-delà du voyage, il y a les maillots, le textile, les repas, les activités… », rappelle la présidente. Les dons peuvent se faire via HelloAsso (Ice Queens), avec défiscalisation. Deux jeunes filles avec une ambition claire : intégrer l’équipe de France.Aélia et Lenna ne s’en cachent pas : leur rêve est celui des plus grands sportifs.

    « Atteindre l’équipe de France », affirment-elles sans hésiter.Elles savent que cela demande rigueur, intensité et persévérance : « Toujours à fond, même à l’entraînement… comme si c’était un match. » Le tournoi de Montréal sera une première occasion de se faire repérer… et surtout de prendre du plaisir.

    Une aventure pionnière pour développer le hockey féminin

    Le hockey féminin reste peu visible en France, ce que déplore Leïna :

    « On n’en parle pas assez… ça montre que le hockey féminin n’est pas assez développé. »

    Mais les choses avancent : une équipe senior féminine vient de se créer aux Boxers de Bordeaux, et des créneaux d’entraînement 100 % féminins se mettent en place.

    Comment les soutenir ?

    ➡️ HelloAsso : Ice Queens

    ➡️ Dons défiscalisés

    ➡️ Objectif total : 25 000 €

  • Le Pin Galant en pleine mutation

    Le Pin Galant en pleine mutation

    Philippe Prost rappelle une donnée clé : le Pin Galant se porte très bien depuis deux ans, retrouvant son niveau d’activité d’avant la pandémie. La crise sanitaire reste toutefois un marqueur : le Covid a été la seule période en 36 ans où l’établissement a perdu de l’argent, un déficit jamais enregistré auparavant. Mais le public est revenu rapidement, les salles se remplissent de nouveau et l’activité artistique est revenue à 100 %. « On est reparti de plus belle », résume Philippe Prost. Ce rebond local contraste avec la situation nationale. Le monde culturel français demeure fortement sous pression. « On aurait perdu l’année dernière 1 200 représentations en France », alerte le directeur, en raison d’un ralentissement des financements publics, en particulier au niveau communal — « les plus grands pourvoyeurs de fonds pour la culture ». Résultat : moins de spectacles, moins d’intermittents mobilisés, moins d’activité sur l’ensemble du territoire. À cette contraction budgétaire s’ajoute une inflation généralisée : transports, hôtels, restauration, matériel, droits techniques. Organiser un spectacle coûte bien plus cher qu’il y a quelques années. « C’est un vrai Rubik’s Cube », dit-il, rappelant que le Pin Galant doit gérer un budget artistique de 3 millions d’euros pour 85 spectacles et plus de 110 représentations.

    Un des cinq plus grands théâtres de France

    Dans ce contexte difficile, le Pin Galant conserve une stature forte : il fait partie des cinq plus grands théâtres français. Les propositions affluent et Philippe Prost visionne environ 200 spectacles par an pour maintenir une programmation plurielle : théâtre, danse — sa spécialité historique — cirque contemporain, jeune public, magie, concerts ou opéra.

    Certaines créations nécessitent des moyens considérables, comme la venue de Benjamin Millepied pour Roméo et Juliette, avec six jours de montage. « Le résultat était magnifique. »

    Un changement de gestion qui rebat les cartes

    Cet été, la salle a changé de main : après 36 ans sous Mérignac Gestion Équipement, elle est désormais gérée par S-PASS (Fimalac). Philippe Prost précise que des bénéfices étaient déjà réalisés avant S-PASS, partagés pour moitié avec la ville et pour moitié réinvestis. Désormais, les bénéfices remontent intégralement vers la société mère.

    Côté public, la programmation ne change pas. Mais une évolution tarifaire arrive : fin des tarifs uniques, création de catégories selon les zones de la salle, avec des places plus accessibles en haut et plus élevées dans le cœur de salle. Le basculement génère en interne une charge de travail considérable : fermeture comptable de l’ancienne structure, nouveaux outils, nouveaux process, double gestion temporaire. « Une surcharge extrêmement importante », admet le directeur, évoquant un « problème de transition ».

    Investissements et modernisation

    S-PASS a prévu 1,5 million d’euros d’investissements : nouvelle façade acoustique (430 000 €), conversion LED du parc lumière, modernisation numérique, billetterie revue. Le tout concentré dès la première année pour un impact immédiat.

    Un virage renforcé vers le jeune public

    Le Pin Galant accentue enfin sa politique de médiation culturelle. Un nouveau festival destiné aux enfants, aux scolaires et aux centres sociaux se tiendra autour des vacances d’avril, avec ateliers, bords de scène et rencontres artistiques. Un musée virtuel est également en préparation pour ouvrir plus largement le lieu au-delà des spectacles.

  • Artisans : « Certains ne vont pas tenir ! »

    Artisans : « Certains ne vont pas tenir ! »

    Cette reconnaissance arrive pourtant dans une situation économique qu’il juge extrêmement préoccupante. « Mon père est dans la société depuis plus de 42 ans. Il m’a dit que c’est la première fois où c’est autant », confie-t-il, décrivant une crise d’une intensité inédite.

    L’activité chez les particuliers, qui représente l’essentiel des chantiers de Yako Peinture, s’est effondrée : « On travaille à 90 % chez des particuliers… et quand on voit le coût de la vie, les gens font de moins en moins appel à nous. On le sent. » Pour Usseyni Arabaci, le marché est désormais « mou », avec une stagnation qui s’installe. À cela s’ajoute une absence totale de visibilité : « On n’a pas de visu pour les mois, les années à venir. » Le recrutement devient impossible. « Les charges sont lourdes, très lourdes. Si on baissait les charges, nos entreprises seraient à la hausse. »

    Cette conjoncture alimente une inquiétude qu’il partage avec de nombreux artisans du secteur : « Il y en a certains qui ne vont pas tenir. » L’artisan dénonce également une perte de reconnaissance du travail manuel : « L’artisanat, on le perd. Tout est mécanisé maintenant. Mais un pistolet ne remplacera jamais un travail fait à la main. » Il évoque aussi la réalité économique quotidienne : « On travaille douze, quatorze heures par jour, parfois le samedi et le dimanche… et si vous faites le prorata, vous êtes moins payés qu’un SMIC. »

    Face aux débats nationaux sur les très grandes fortunes, l’amertume est palpable : « Nous, on est tout en bas. On n’est pas valorisés. » Malgré tout, il refuse de céder au découragement : « Je ne lâcherai pas », assure-t-il. La transmission reste un pilier central de son engagement : « Une fois qu’on arrive à bien canaliser un jeune et à lui apprendre avec amour, n’importe quel apprenti peut s’investir. »

    Alors qu’il s’apprête à recevoir le label de Maître Artisan, Usseyni Arabaci y voit une fierté, mais reconnaît que cette distinction intervient « dans un moment où tout est compliqué ». Sur l’avenir, il se veut lucide mais combatif : « C’est une passe. Comme toute crise, il y a toujours le beau temps qui revient. Il faut juste patienter et avoir les reins solides. »

  • Le SAM en 32ᵉ de finale de Coupe de France – « Quand on veut, on peut ! »

    Le SAM en 32ᵉ de finale de Coupe de France – « Quand on veut, on peut ! »

    Le stade Robert-Brettes a vibré comme rarement. Le SAM Football a signé un exploit majeur en éliminant un club professionnel et en s’offrant une deuxième qualification consécutive pour les 32ᵉ de finale de la Coupe de France. Une performance rendue possible par un état d’esprit exceptionnel : un groupe solidaire qui n’aime pas perdre et qui joue chaque match pour gagner.

    Le but décisif est marqué par Salif Sané, ancien joueur des Girondins, de Nancy, d’Hanovre et de Schalke 04. À la 50ᵉ minute, sur corner, il place une tête qui déclenche l’explosion du stade.

    Il précise que ce type d’action n’est pas une combinaison travaillée, mais le fruit d’une équipe patiente, disciplinée et très forte sur coups de pied arrêtés.

    Pour Christophe Lassalle, coprésident du SAM, cet exploit offre une exposition rare au club : sollicitations médiatiques, mobilisation des partenaires, reconnaissance générale du travail accompli. Plus d’une cinquantaine de bénévoles ont été essentiels au bon déroulement de ce match.

    Il a également tenu à souligner le geste très fair-play du club palois, qui, malgré la frustration liée à l’élimination, a décidé de laisser l’intégralité de la recette du match au SAM. Un acte apprécié par l’ensemble du club.

    Autre point important abordé : l’envahissement de la pelouse par les supporters.

    Selon Christophe Lassalle, il s’agissait d’un envahissement festif, maîtrisé, non violent, qui n’a pas mis en danger les arbitres ni les joueurs. Le coprésident estime donc qu’il n’y aura probablement pas de sanction, le contexte ayant été parfaitement encadré.

    L’identité du SAM est fortement marquée : une bande de potes compétiteurs, soudée sur et en dehors du terrain, avec une aversion claire pour la défaite.

    Les affinités sont profondes, les joueurs se connaissent depuis longtemps, et cette cohésion se ressent dans leur capacité à se sublimer.

    Salif Sané insiste : chaque joueur veut gagner, peu importe l’adversaire ou le contexte.

    La formation est un élément clé : plus de la moitié de l’effectif est issue des équipes jeunes de Mérignac.

    Pour Christophe Lassalle, c’est un marqueur fort de l’identité du club.

    Le staff, emmené par Clément Tapy, joue un rôle fondamental : rigueur, pédagogie, proximité avec les joueurs.

    Selon Salif Sané, l’encadrement quotidien rivalise avec celui de certaines structures professionnelles.

    Pour la suite de la compétition, dirigeants et joueurs espèrent tirer une équipe du top 5 de Ligue 1. Plusieurs stades sont envisageables : Chaban-Delmas, le Stade Atlantique, Sainte-Germaine, ou Libourne, selon les contraintes de sécurité et de capacité.

    Malgré l’euphorie, retour immédiat au réel : le championnat et le déplacement à Marmande.

    Le SAM sait aussi qu’il porte désormais un statut nouveau : celui d’un club amateur capable de faire tomber une Ligue 2.

    Christophe Lassalle regrette que Mérignac ne se mobilise pas encore entièrement autour du club, même si un tirage prestigieux pourrait être un déclencheur.

    Le mot de la fin est revenu à Salif Sané, qui résume parfaitement l’esprit de cette équipe :

    « C’est normal, c’est le foot. Personne n’aime perdre, mais dans la Coupe, tout est possible. Personne n’est petit, tout le monde est grand, et quand on veut, on peut. »

  • SAM Football : « On veut faire rêver la ville ! »

    SAM Football : « On veut faire rêver la ville ! »

    Le SAM a renversé Pau au stade Robert-Brettes, porté par un groupe soudé et une génération de joueurs qui se côtoient depuis leurs années de formation. Dès l’entame, les Mérignacais doivent s’adapter à une blessure précoce et à l’intensité paloise, mais ils restent solides : « Ils se créaient peu d’occasions », note Paul Clément, convaincu dès la pause que le match est prenable.

    Le tournant survient sur un corner préparé la veille : une tête plongeante, Robert-Brettes qui explose, et un groupe transcendé. La seconde période devient un combat où la solidarité prime : duels gagnés, intensité, anciens qui encouragent sur le bord du terrain, jeunes du club qui poussent depuis la tribune.

    Sur la pelouse, le président Jean-Bernard Toulouse laisse éclater son émotion : « Incroyable… On mérite cette victoire. »

    Cette qualification reflète l’identité profonde du club : treize joueurs formés au SAM sur la feuille de match, un collectif qui se connaît par cœur, un mélange assumé d’anciens et de jeunes. Dans les studios, les joueurs résument leur force en une phrase simple : « On est une bande de potes. » Une proximité qui se ressent partout, du vestiaire aux moments de tension sur le terrain.

    L’un des cadres, passé par les Girondins, la Ligue des champions et la Coupe du monde, savourait d’ailleurs intensément : « On joue pour ces moments-là. Avec les petits d’ici, c’est encore plus kiffant. »

    Les joueurs rappellent aussi la philosophie qui les guide : prendre du plaisir, oui, mais pour gagner. « C’est que du kiff, mais on ne joue jamais pour participer. On joue pour gagner », martèlent-ils. À l’entraînement comme en match, la grinta reste la norme : « Dès qu’une équipe perd, tout le monde fait la gueule. On ne veut pas perdre. »

    Ils décrivent une aventure vécue sans pression, avec un vestiaire rythmé par les musiques, les rituels et la joie de se retrouver : « On a zéro pression. C’est juste du kiff. »

    Dans les têtes, un seul souhait pour le tirage : « On ne veut pas un petit. On veut un gros. PSG, Marseille… On veut un stade plein et faire rêver la ville. »