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  • Immobilier: 2026, une bonne année pour acheter ou vendre

    Immobilier: 2026, une bonne année pour acheter ou vendre

    Les volumes de transactions sont revenus à la hausse en 2025 (+18% en Gironde) portés par « la volonté d’achat qui est revenue liée aux taux bancaires qui ont baissé », aujourd’hui « entre trois, 3,2% 3,3%, 3,4 % en fonction des dossiers », ce qui « a permis de solvabiliser une bonne partie des acquéreurs », explique Benoît Rempenault.

    Contrairement à l’idée reçue d’un réflexe d’épargne et d’attentisme, il affirme : « Ce n’est pas vrai. Non, au contraire, il y a une vraie volonté de revenir à la propriété ». Sur la 6e circonscription, il décrit un territoire « dynamique », et une demande stable : « une vraie volonté d’acheter sa résidence principale, qui plus est une maison pour la famille ».

    Sur les prix, le diagnostic est posé : « Les prix stagnent », avec une « stagnation des prix sur l’année 2025 qui sont similaires à ceux de fin 2024 ». Pour lui, c’est une bonne nouvelle côté acheteurs : « ils ont gagné en solvabilité avec la baisse des taux d’intérêt et des prix qui n’ont pas connu de flambée cette année ».

    Dans son secteur, il cite des repères chiffrés : « Nos données internes » placent « le prix moyen à un peu plus de 350 000 € », quand « on était à 430 000 € de prix moyen en 2021 ». Il parle d’« une belle baisse (…) de l’ordre de 20 % » et d’un marché qui « revient (…) au prix du marché », « à un équilibre », rappelant que 2021 « est une anomalie » portée notamment par des taux « inférieurs à 1 % ».

    Côté recherches, il constate un profil très familial : « la maison trois chambres avec un jardin » reste la cible principale, avec « l’autre typologie classique » : « la quatre chambres ».

    Mais cette demande se heurte à une contrainte de fond : « il y a une pénurie de logements », qu’il relie au « manque de construction sur les dernières années » et à « l’explosion des familles monoparentales », avec une conséquence directe : « on se retrouve face à une pénurie de logements ».

    Pour ceux qui vendent, Benoît Rempenault insiste sur la question du positionnement : un bien qui reste longtemps, dit-il, cache souvent le même problème — « le lézard il a un nom, c’est le prix ». Il évoque « le temps de faire (…) le deuil » et rappelle qu’à l’inverse, les biens « au prix du marché (…) partent et (…) passent pas la semaine ».

    Sur le financement, il estime que l’accompagnement est devenu quasi incontournable : « aujourd’hui, pour être accompagné dans un projet d’acquisition, il faut avoir un bon courtier », et même, sans détour : « il faut passer par un courtier. C’est indispensable », notamment parce que « les banques ont des politiques (…) qui changent constamment ». T

    Pour 2026, Benoît Rempenault anticipe une dynamique qui peut rester favorable tant que la combinaison prix/taux reste alignée. Il lance : « en 2026, il faut acheter, il faut vendre », et juge que c’est « un très bon moment pour acheter en 2026. Les taux sont bons. La convergence entre le prix actuel et les taux font que c’est un très bon moment pour acheter ».

    Il introduit cependant une incertitude : « on n’est plus dans un contexte franco français. On est lié à l’international ». En rappelant que la hausse de 2023 était « mondial[e] », il prévient : « bien malin qui peut dire ce qui va se passer sur les mois à venir au niveau international ». Dans cette lecture, le risque principal est explicite : « si les taux venaient à remonter, le prix continuerait à baisser ». Il faut donc « emprunter tant que les taux sont corrects à 3 % », qu’il qualifie de « très bons taux » quand on élargit la perspective historique.

    Il évoque aussi l’effet “attentisme” lié au contexte politique : « les années d’élection ont toujours été compliquées », avec « un attentisme » pour savoir « quelle loi fiscale allait passer », alimentant l’idée d’un marché parfois « atone » par séquences. Pour autant, il maintient sa conclusion sur 2026 : « oui, un très bon moment ».

    Dans le neuf, en revanche, le problème est majeur, avec « un nombre de constructions (…) ridiculement bas » et des « permis de construire qui ne sortent pas », ce qui donne « une vision déjà sur les trois ou quatre prochaines années, avec une pénurie qui va s’accentuer ». Il en déduit un déplacement de la demande : les ménages qui visaient « acheter un terrain, faire construire » se font plus rares et « se reportent dans l’ancien », ce qui entretient l’activité sur le parc existant.

  • Le SAM ne doit pas commettre les mêmes erreurs que l’an dernier en Championnat!

    Le SAM ne doit pas commettre les mêmes erreurs que l’an dernier en Championnat!

    Axel Vindex a tenté de remettre les choses à l’endroit. « On essaye de relativiser, même si on repense un peu aux actions, toutes les actions de but qu’on a eues. Mais sinon, on essaie d’aller de l’avant », souffle Axel Vindex.

    Sur le terrain, le scénario a longtemps basculé d’un côté puis de l’autre. L’arrière reconnaît une entame délicate face à une équipe d’Istres « qui se trouvait très bien entre les lignes » : « On a eu beaucoup de mal à régler le tir et donc ils ont eu pas mal d’occasions en début de match… Franchement, ça jouait très très bien. » Avant que le SAM ne reprenne la main, porté par sa capacité à s’ajuster collectivement. « Se dire les choses sur le terrain, c’est plus facile… on est plutôt un groupe intelligent, si je peux me permettre. Et donc forcément, lorsqu’on dit quelque chose une fois, généralement c’est compris », insiste Axel Vindex.

    L’élimination s’est jouée à la loterie des tirs au but, avec ce sentiment d’être « très très proches d’aller en 16e ». Dans la séance, un déclic a pourtant traversé le groupe lorsque le gardien Adrien Delrieu a sorti une tentative istréenne : « On se dit que ça a tournée… on sait que Adri, il en sort toujours un ou deux », raconte Axel Vindex. Mais après le premier tir manqué en début de séance, la pression était immense : « C’est dur parce qu’on a l’épée de Damoclès sur la tête. » Et malgré l’espoir né de l’arrêt, Istres est resté « assez lucide » et a mieux fini.

    Au-delà du résultat, Axel Vindex insiste sur l’état d’esprit du vestiaire, notamment après le penalty raté côté SAM. « On ne peut pas le blâmer à lui tout seul… on a eu d’autres occasions pour marquer. Si on va dans ce sens, tout le monde a eu quasiment son action pour nous faire gagner », martèle Axel Vindex. Et de résumer l’émotion de l’après-match : « Toute l’adrénaline qui retombe après élimination… forcément, c’était dur, c’était très très dur. »

    L’autre image forte de cette soirée reste l’enceinte de Robert-Brettes avec 3152 spectateurs. Axel Vindex décrit une affluence construite sur une mobilisation progressive. « Ils ont mis en place un kop, il y a eu beaucoup de communication sur les réseaux… et même nous de notre côté, on disait à tous nos proches de venir… Petit à petit, ça s’est fait », raconte Axel Vindex, évoquant aussi l’implication des jeunes du club qui « préparaient les pancartes » et « les chants ».

    Axel Vindex, qui entame sa sixième saison au SAM, a aussi raconté son parcours : débuts à Saint-Médard, puis plusieurs années chez les Girondins de Bordeaux, « de U9 jusqu’à U16 », avant de ne pas être conservé en 2020. « Honnêtement, ça a été un choc… ça a été dur à accepter », confie-t-il, se souvenant d’une période où son « premier objectif, c’était d’être professionnel ». Et Axel Vindex résume le réflexe qui suit ce type de coup dur : « On veut leur montrer qu’ils ont tort. »

    Désormais, la page Coupe de France doit se tourner vite, avec un piège bien identifié : l’après-fêtes. Axel Vindex se souvient très précisément du précédent. « L’an dernier, au même stade, juste avant les vacances de Noël, on se fait éliminer… et le retour à la compétition en championnat, il a été plus compliqué… on s’est incliné… 6-1…face à Cestas et au final , ça nous coûte la montée », insiste Axel Vindex, rappelant aussi la fin de saison à égalité de points et la montée perdue « au goal average direct ». Message limpide avant le prochain rendez-vous : « Va falloir s’en souvenir et il va falloir tirer les leçons », d’autant que le prochain match de championnat est annoncé comme un choc « face à Bayonne », concurrent direct « et qui sont premier ».

    Malgré la déception, Axel Vindex veut retenir une certitude : la force mentale du groupe. « Pour nous, rien n’est impossible… à aucun moment on s’est dit : ils sont au-dessus, on a aucune chance », convaincu que l’équipe maîtrise son destin : « Si tout le monde est à son niveau, si tout le monde se donne à fond, c’est nous qui décidons de l’issue du match. »

    Enfin, Axel Vindex a salué l’amélioration de la pelouse de Robert-Brettes, très scrutée ces dernières semaines. « Quand on fait le comparatif entre les deux matchs Pau et Istres, il y avait une belle différence… la mairie a fait un énorme taf . On ne va pas dire que c’était un billard exceptionnel, mais il était plus que praticable… c’était convenable pour jouer. »

    Et l’aventure Coupe de France n’est pas totalement terminée pour le club. Les jeunes du SAM jouent eux aussi un 32ème de finale de coupe Gambardella, le 10 Janvier.

  • Mapping à Mérignac: « Notre métier, c’est d’émerveiller! « 

    Mapping à Mérignac: « Notre métier, c’est d’émerveiller! « 

    Depuis plus de vingt-cinq ans, Christian Gimat conçoit et produit des spectacles visuels monumentaux. « Il y a la création, on va dire pure, et l’entrepreneuriat, c’est pour faire de la production de spectacle », rappelle-t-il. Pour Mérignac, cette double compétence a été particulièrement sollicitée.

    Habituellement, un mapping vidéo est conçu pour un format relativement court. « En règle générale, un mapping fait entre huit et dix minutes », explique le directeur artistique. À Mérignac, le public pourra découvrir un spectacle bien plus long. « Là, il va y avoir deux créations de vingt minutes », souligne Christian Gimat, « c’est quand même assez exceptionnel ». Au total, ce sont près de quarante minutes de projection qui seront proposées, un format rare pour ce type de création en extérieur.

    Cette durée exceptionnelle est directement liée au caractère anniversaire de l’événement. Pour célébrer les dix ans du mapping à Mérignac, Adlib Créations a imaginé un véritable « best of » enrichi de nouvelles séquences. « On va faire une sélection d’animations que nous avons créées depuis 2016, en y ajoutant quelques nouveautés », précise Christian Gimat. Un choix artistique qui a nécessité un important travail de remaniement et d’adaptation des animations existantes.

    Le spectacle se décline en deux propositions distinctes. Sur la façade de l’église, le public découvrira une rétrospective à dominante contemporaine, mêlant créations personnelles, effets 3D et transformations visuelles de l’architecture. « Sur l’église, on appelle ça rétrospective », explique Christian Gimat, évoquant « quelque chose d’assez technique, technologique même ». Sur la médiathèque, place à un scénario narratif destiné avant tout aux enfants, avec le Père Noël et ses lutins, personnages récurrents du Noël mérignacais.

    Concevoir un spectacle d’une telle durée implique un temps de préparation conséquent. « Ça peut varier entre deux mois et dix jours », indique le directeur artistique pour un mapping, selon la complexité des projets. À Mérignac, l’allongement du format a renforcé les exigences artistiques et techniques, de l’écriture scénaristique aux réglages sur site. « C’est très précis, au centimètre près », rappelle Christian Gimat, soulignant l’importance de chaque détail pour maintenir la qualité visuelle sur une durée inhabituelle.

    Gratuit et en plein air, ce spectacle long format s’adresse à l’ensemble de la métropole. Par sa durée exceptionnelle, il marque une étape particulière dans l’histoire des illuminations de Mérignac et illustre le savoir-faire d’Adlib Créations, pour qui, comme le résume Christian Gimat, « notre métier, c’est d’émerveiller ».

  • Jean-Bernard Toulouse (Président du SAM Football) : « Je fais confiance à nos garçons. J’y crois! »

    Jean-Bernard Toulouse (Président du SAM Football) : « Je fais confiance à nos garçons. J’y crois! »

    La Gironde sera particulièrement bien représentée lors des 32ᵉ de finale de la Coupe de France avec trois clubs encore en lice : le SAM Football, les Girondins de Bordeaux et le FC Bassin d’Arcachon. Une situation rare que salue Alexandre Gougnard, président du district de la Gironde et membre du Comex de la Fédération française de football.

    « Ça démontre la vitalité du football girondin, le sérieux de nos clubs et le travail de fond qui est réalisé sur le territoire. »

    À Mérignac, ce 32ᵉ de finale face à Istres constitue un moment fort, sans pour autant générer de pression excessive du côté de la direction du club. Jean-Bernard Toulouse, président du SAM Football, se veut clair : « Je n’ai pas de pression particulière. Le plus compliqué, c’est surtout toute l’organisation autour du match. »

    Sur le plan sportif, le dirigeant aborde l’échéance avec sérénité. « Les joueurs sont concentrés, détendus, sans pression. Ils savent qu’il faut simplement jouer notre football. »

    La perspective d’un 16ᵉ de finale n’est pas taboue pour autant. « Être en 32ᵉ, c’est déjà entrer dans l’histoire du club. Mais il y a un seizième derrière, et moi j’y crois. » Et si la qualification venait à se produire, l’émotion serait au rendez-vous. « Je ne sais même pas si je rentrerai chez moi », confie-t-il, rappelant les larmes laissées après la qualification face à Pau. « C’est tout le travail des éducateurs, des bénévoles, du bureau. Des années d’investissement qui ressortent d’un coup. »

    Ce parcours met aussi en lumière l’identité du SAM, largement fondée sur la formation. « Cette équipe est composée en grande partie d’enfants du club, avec six à sept joueurs passés par les U17 Nationaux. C’est la meilleure illustration de ce que peut produire la formation », souligne Alexandre Gougnard.

    Football amateur : dérives financières et pression des parents

    L’entretien a permis d’élargir le débat à la situation du football amateur. Alexandre Gougnard tire la sonnette d’alarme sur l’argent qui circule à des niveaux de plus en plus bas. « Quand j’entends parler aujourd’hui de sommes dès les divisions départementales, ça me fait très peur. »

    Ancien président de club pendant vingt ans, il reconnaît une responsabilité collective : « On a tous contribué à creuser un trou qui, si on ne réagit pas, finira par nous enterrer. »

    Le président du district pointe également la pression exercée très tôt autour des jeunes joueurs. « Il y a aujourd’hui des parents qui veulent faire des Mbappé dans la cuisine toute la semaine. » Un constat sans détour. « On fait croire à beaucoup de joueurs qu’ils pourront vivre du football, mais on ne vit pas du football à notre niveau. Le football amateur doit rester un plaisir, un jeu, une école de la vie. »

    Un rappel essentiel accompagne ce constat : « Mbappé n’existerait pas sans le football amateur, sans les clubs, sans les éducateurs, sans le travail mené dès les U6. »

    Jean-Bernard Toulouse partage cette vision et l’applique au SAM. « Nous sommes opposés aux fixes pour les joueurs. Tant que je serai là, il n’y en aura pas. » Les joueurs perçoivent uniquement des primes de résultat. « Tant qu’on ne sera pas en National, on ne paiera pas les joueurs. »

    Présidents de clubs : « la position la plus dure du football »

    Alexandre Gougnard insiste sur la difficulté de la fonction de dirigeant. « La vérité du football, elle est au niveau du club. » Après avoir connu tous les échelons, son constat est sans appel : « Président de club aujourd’hui, c’est la position la plus dure du football. »

    Il souligne l’engagement quotidien des dirigeants bénévoles. « Rien ne leur appartient, mais ils donnent tous les jours, avec leur bureau, leurs bénévoles, sur le terrain comme en dehors. » Et d’ajouter : « Si je pouvais finir ma carrière dans un club, je le ferais. C’est là qu’il y a le plus d’adrénaline. »

    Girondins de Bordeaux : une locomotive toujours nécessaire

    La chute des Girondins de Bordeaux a également été évoquée. « Quand un club phare disparaît de l’élite, il y a forcément moins de liens avec les clubs amateurs. Sans locomotive, le football est en difficulté », observe Alexandre Gougnard.

    Il reconnaît qu’un éloignement s’était installé, avant de souligner un rapprochement récent. « Depuis leur chute, nous avons réussi à recréer des liens avec le football amateur girondin. »

    Des actions concrètes ont été relancées, notamment des visites d’écoles de football avec des joueurs professionnels. « Bordeaux reste Bordeaux. Le nom scintille encore dans les yeux des gamins », rappelle-t-il, alors que le club attire près de 12 000 spectateurs en moyenne en National 2. « Un grand club ne meurt jamais. »

    Collectivités en retrait, partenaires devenus indispensables

    Autre réalité mise en avant : le désengagement progressif des collectivités locales. « Les collectivités territoriales ont de plus en plus de difficultés financières et se désengagent », constate Alexandre Gougnard. Une évolution qui renforce le rôle des partenaires privés.

    « Sans les entreprises qui s’impliquent dans le football local, beaucoup de clubs auraient déjà mis la clé sous la porte. »

    Jean-Bernard Toulouse insiste sur la nature de ces relations. « Les partenaires ne sont pas là seulement pour apporter de l’argent. C’est une aventure humaine. » Un discours qui fait écho à l’engagement des bénévoles, pilier discret mais essentiel du football amateur.

    Coupe de France : un levier majeur pour la FFF et de nouvelles aides à venir

    Enfin, Alexandre Gougnard rappelle l’importance stratégique de la Coupe de France pour la Fédération française de football. « C’est l’épreuve majeure de la Fédération, celle qui parle le plus aux Français. »

    La compétition représente également un enjeu économique à travers les droits de retransmission télévisée, actuellement en négociation.

    À partir de la saison prochaine, la FFF prévoit de renforcer les aides aux clubs amateurs performants. « Tous les clubs amateurs qui battront une équipe avec au moins deux divisions d’écart bénéficieront de dotations importantes, notamment en matériel. » Ces aides seront cumulables et inscrites dans une enveloppe globale dédiée au football amateur.

    Une fin ouverte, sans certitudes mais avec conviction

    Interrogé sur un éventuel scénario du match face à Istres, Jean-Bernard Toulouse se garde bien de toute projection excessive. « On va attendre la 90ᵉ minute pour marquer », glisse-t-il avec un sourire, avant de préciser : « Plus sérieusement, on va jouer notre football, et puis il arrivera ce qui arrivera. »

    Le président du SAM n’exclut aucun scénario. « Si on doit aller aux tirs au but, je prends aussi. Un match de football n’est jamais gagné d’avance. Je fais confiance à nos garçons. »

  • Manager du SAM Football:  » Nous sommes le Petit Poucet ! »

    Manager du SAM Football:  » Nous sommes le Petit Poucet ! »

    À quelques jours du 32ᵉ de finale de Coupe de France, le SAM Football s’apprête à vivre un nouveau moment fort de son histoire. Ce samedi, les Mérignacais recevront Istres, pensionnaire de National 2, avec l’ambition de prolonger leur parcours après l’exploit réalisé face à Pau. Un rendez-vous majeur que le club aborde avec lucidité mais aussi avec l’envie de « faire quelque chose de grand », comme l’explique Jonathan Morlighem, manager du SAM Football, invité ce matin sur C6 Radio .

    Face à Istres, le SAM sait qu’il part en position d’outsider. « On est une équipe de R1 face à une équipe de N2 », rappelle Jonathan Morlighem. L’adversaire est clairement identifié comme favori. « C’est une équipe plutôt bien classée dans un championnat très relevé. La logique veut qu’Istres l’emporte », reconnaît-il, tout en soulignant la solidité de cette formation istréenne, « joueuse, avec de bonnes individualités, notamment devant, et beaucoup de vitesse ». Une équipe habituée à un niveau supérieur et qui ne « lâche rien ».

    Côté mérignacais, le message est limpide : ne surtout pas s’enflammer après la qualification face à Pau. « Le piège, ce serait de se dire qu’après avoir battu une Ligue 2, une N2 sera plus facile. Au contraire », insiste le manager. Le SAM assume son statut d’outsider et entend jouer sa carte « avec ambition, détermination et envie ».

    La victoire face à Pau reste néanmoins un match référence. « J’ai trouvé énormément de calme, de maturité et de sérénité », souligne Jonathan Morlighem, évoquant une équipe et un staff capables de gérer l’événement avec une grande maîtrise. Des ingrédients qu’il faudra remettre pour espérer rivaliser face à Istres, même si « ce ne sera pas forcément le même match ».

    Ce parcours met aussi en lumière l’ADN du SAM Football : un club profondément tourné vers la formation. L’équipe première s’appuie sur de nombreux joueurs formés au club, certains présents depuis les catégories les plus jeunes, d’autres revenus après un passage ailleurs. « Notre force, c’est qu’on forme des joueurs qui sont encore aujourd’hui en équipe première et qui sont imprégnés de la philosophie du club », explique le manager. Cette continuité nourrit l’attachement au maillot et rejaillit sur les performances actuelles.

    L’importance accordée à la formation se ressent également dans la relation avec les jeunes licenciés. Lors du match face à Pau, ils étaient nombreux en tribunes, pleinement investis dans le parcours de leurs aînés. « Voir les jeunes s’identifier à l’équipe première, c’est fantastique », confie Jonathan Morlighem, rappelant que la Coupe de France permet de fédérer tout un club, des éducateurs aux bénévoles.

    Au-delà de la Coupe de France, le championnat reste un axe central du projet sportif. Le SAM affiche une ambition claire de montée en division supérieure. « Quand on change de division, on change de braquet : organisation, exigences, structure », explique le manager. Si le club n’est pas encore totalement prêt, « la saison sert justement à se préparer », avec la conviction de disposer « du groupe, du staff et du vivier de joueurs » pour franchir un cap.

    Cette ambition implique toutefois des besoins supplémentaires. « Le nerf de la guerre, c’est le financier », rappelle Jonathan Morlighem, évoquant la recherche de partenaires pour accompagner une éventuelle montée. Les infrastructures font aussi partie des enjeux, avec notamment le besoin « d’une tribune couverte » pour améliorer l’accueil du public et des partenaires.

    Pour conclure, le manager mesure pleinement la portée historique de ce 32ᵉ de finale. « Je ne suis pas sûr qu’un club de R1 soit déjà allé en 16ᵉ de finale de Coupe de France », confie-t-il. En cas de qualification face à Istres, le SAM Football deviendrait l’un des premiers club de Régional 1 à atteindre ce stade de la compétition. Un objectif exceptionnel, symbole d’un projet sportif construit sur la durée, où performance, formation et identité de club avancent de concert.

  • Pullman d’Aquitaine :  » On va vivre ce match comme un enfant du club! »

    Pullman d’Aquitaine :  » On va vivre ce match comme un enfant du club! »

    « Je pense que ça fait plus de 40 ans qu’on est partenaire du club. Mon grand-père a sponsorisé et transporté les équipes du SAM, mon père a joué avec le président actuel, et aujourd’hui on continue naturellement. » Plus qu’un simple partenariat économique, il s’agit selon lui « d’un partenariat de cœur ».

    Cet attachement s’explique aussi par son propre parcours. Formé aux Girondins de Bordeaux, Adrien Dellas a évolué au niveau professionnel avant que sa carrière ne soit freinée par de graves blessures au genou. Passé par Châteauroux, alors en Ligue 2, il a connu le monde du football pro, une expérience qui nourrit aujourd’hui son regard sur le parcours des joueurs mérignacais. « Ce que vivent les joueurs aujourd’hui, c’est l’exploit d’une vie. Tous ne vivent pas du football, ils ont un métier à côté, et pourtant ils arrivent à faire vibrer toute une ville. »

    Sur l’équipe actuelle du SAM, le constat est sans détour : « Honnêtement, je n’ai jamais vu une équipe du SAM aussi forte sur les dix dernières années. Il y a de la qualité à chaque poste, pour du niveau R1, c’est du solide. » Concernant la victoire face à Pau, il nuance les analyses extérieures : « Tout le monde dit qu’ils se sont fait dominer, mais pour moi c’était du 50-50. Pau n’était pas venu en touriste. » À l’approche du match face à Istres, il appelle les joueurs à savourer l’instant : « Le message, c’est de kiffer au maximum, mais pas de jouer en spectateurs. Il faut prendre du plaisir tout en restant sérieux. » Conscient du niveau de l’adversaire, il rappelle qu’Istres reste « une institution du football français », avec des joueurs qui s’entraînent à plein temps, mais estime que le SAM est prêt pour relever ce nouveau défi.

    Adrien Dellas est aussi revenu sur l’évolution des Pullman d’Aquitaine, entreprise familiale fondée dans les années 1960 et implantée à Mérignac depuis 1970. La société compte aujourd’hui « une quarantaine de véhicules et autant de salariés », avec deux activités principales : le transport scolaire et périscolaire sur la ville de Mérignac, et le tourisme réceptif. « On transporte tous types de clients, des enfants aux seniors, essentiellement en local et dans la région », précise-t-il.

    L’entreprise poursuit désormais sa diversification avec le développement d’une activité d’agence de voyages, complémentaire au transport. « On fait tout : le transport, l’hébergement, les visites. Et surtout, on fait du sur-mesure, c’est ce qui fait la différence aujourd’hui », explique Adrien Dellas. Cette stratégie se concrétisera par l’ouverture, en janvier, d’une nouvelle agence de voyages à Mérignac Capeyron, destinée aussi bien aux voyages individuels qu’aux groupes. « Avoir une agence physique avec un interlocuteur en face, c’est plus rassurant », souligne-t-il, notamment pour une clientèle senior ou pour des projets de voyages lointains.

    Samedi, Adrien Dellas sera bien présent au stade Robert-Brettes pour vivre ce 32ᵉ de finale de Coupe de France face à Istres. Il y assistera à la fois comme partenaire du club, mais surtout comme un enfant du SAM. « Je vais le vivre comme contre Pau, avec beaucoup de stress et beaucoup d’émotion.  » confie-t-il. Aux côtés de son père, également très impliqué dans la vie du club, il profitera aussi de l’événement pour inviter des clients et partenaires. « Aujourd’hui, on vibre comme un enfant du club et comme un partenaire qui a envie que son équipe réussisse », résume Adrien Dellas, partagé entre passion, fierté et l’espoir de voir le SAM continuer à écrire l’une des plus belles pages de son histoire.

  • Clément Tapy:  » Il en faudra plus que face à Pau pour se qualifier en 16èmes de finale! »

    Clément Tapy:  » Il en faudra plus que face à Pau pour se qualifier en 16èmes de finale! »

    Clément Tapy ne minimise pas l’obstacle. « Istres reste dans tous les cas un club supérieur à nous. Deux niveaux en foot, c’est quelque chose », rappelle-t-il, évoquant un adversaire composé de joueurs « qui vivent de ça et ne font que du foot ». Il insiste aussi sur le contexte du championnat adverse. « Le National 2, c’est un championnat très relevé, et Istres est dans une poule très difficile », souligne Clément Tapy, rappelant que le club istréen parvient à « tirer son épingle du jeu dans une poule où il y a beaucoup de prétendants ».

    Cette réalité impose au SAM de viser encore plus haut que lors du tour précédent. « Il ne faudra pas moins, justement parce que c’est deux niveaux au-dessus », insiste l’entraîneur, avant de poser clairement l’exigence : « Il en faudra encore plus que face à Pau ». Une qualification resterait, selon lui, « un exploit, pas une norme ».

    Clément Tapy revient longuement sur le comportement de ses joueurs lors de l’exploit face à Pau, qui sert aujourd’hui de référence. « Ce qui m’a le plus marqué, c’est la sérénité », confie-t-il. Face à une équipe professionnelle, le SAM a montré « une maîtrise des émotions » et « une capacité à ne pas se laisser marcher sur les pieds, mais à le faire sportivement ». Une prestation collective forte. « Ils m’ont étonné », reconnaît le coach, évoquant « beaucoup de caractère dans le bon sens du terme ».

    Sur le plan tactique, l’entraîneur assume un football pragmatique. « On avait envie de jouer notre jeu habituel, mais il faut aussi être pragmatique à ce niveau de compétition ». Comme lors du tour précédent, l’adaptation sera déterminante. « Tactiquement, on peut préparer tout ce qu’on veut, mais après, c’est la capacité des joueurs à s’adapter sur le moment qui fera la différence ».

    Au-delà du terrain, Clément Tapy insiste sur la mobilisation de tout un club derrière son équipe. « La Coupe de France, c’est vraiment tout le club qui la joue ». Une énergie palpable au quotidien. « On a un club de plus de 800 licenciés, donc pour le coup, on la sent vraiment ». Le soutien est constant. « Il y a toujours un petit mot d’encouragement, que ce soit les coachs, les parents ou les joueurs ».

    L’entraîneur tient également à souligner les relations très positives avec le club de rugby de Mérignac, co-résident du stade Robert-Brettes. « Il n’y a pas de guerre contre le rugby ou contre la mairie, bien au contraire ». Clément Tapy salue l’attitude des rugbymen. « Ils ont joué le jeu », rappelant qu’« il n’y a pas eu besoin d’insister » pour libérer le terrain. « Je sais même qu’il y en a certains qui viennent nous soutenir », précise-t-il, confirmant que plusieurs joueurs de rugby seront présents en tribunes ce samedi à Brettes. « C’est le côté solidarité du sport ».

    La pelouse du stade Robert-Brettes reste enfin un paramètre central de cette rencontre. « On est tributaire des conditions, du terrain, de la météo », rappelle Clément Tapy. L’entraîneur sait toutefois que tout est mis en œuvre pour offrir les meilleures conditions possibles. « Je sais que les services font de leur mieux », souligne-t-il, conscient du travail engagé pour améliorer l’état du terrain. Si les contraintes liées à la pratique du rugby demeurent, le coach se montre plutôt confiant. « Ce qui nous avait surtout gênés contre Pau, c’était la dureté de la terre », explique-t-il, avant d’ajouter que « ça semble s’être amélioré ». Une évolution qui laisse espérer « un terrain a priori moins dur que face à Pau », même si l’adaptation restera indispensable. « Quand la terre est très dure, les rebonds sont complètement différents », rappelle-t-il, d’où la nécessité, parfois, de privilégier le jeu long. « Quand le ballon est en l’air, on n’a pas le problème du rebond ».

    Enfin, Clément Tapy conclut en rappelant l’importance particulière de cette semaine pour ses joueurs et pour l’ensemble du club. « Ce sont des semaines exceptionnelles à vivre pour un joueur amateur », mais aussi « pour le staff et pour tout le club ». Au-delà du résultat de samedi, ces jours resteront marquants. « On va en profiter tous ensemble », confie-t-il, conscient que ces moments partagés incarnent pleinement la magie de la Coupe de France et l’identité du SAM Football.

  • « On vise le meilleur terrain possible » : Robert Brettes sous pression avant la Coupe de France

    « On vise le meilleur terrain possible » : Robert Brettes sous pression avant la Coupe de France

    À l’approche de ce rendez-vous national, le stade Robert Brettes concentre une grande partie des préoccupations municipales. Son état, et plus particulièrement celui de la pelouse, mobilise fortement les équipes de la direction des sports. « Entretenir un terrain qui fonctionne habituellement comme un terrain d’entraînement et un terrain d’honneur, c’est un sacré enjeu », explique Nicolas Dauba. Le site accueille à la fois le rugby, le football et l’athlétisme, une intensité d’utilisation qui impose des arbitrages permanents.

    « L’enjeu aujourd’hui, c’est de retrouver une certaine planimétrie », détaille-t-il. Les agents municipaux sont à pied d’œuvre avec des opérations de « sablage, de décompactage, de retrait d’une partie du gazon, de placage pendant plusieurs jours, avec de la fertilisation ». L’objectif est clairement affiché : « avoir les meilleures conditions possibles pour samedi ».

    Le directeur des sports assume néanmoins les limites structurelles du stade. « On ne peut pas comparer le terrain d’honneur du Jard, qui n’accueille que du foot, et Robert Brettes ». La ligne suivie par la ville est pragmatique : « On ne vise pas la perfection, on vise le meilleur terrain possible ».

    La préservation de la pelouse passe également par des choix sportifs parfois délicats. « Rugby et foot sont très liés en ce moment, ils partagent le même terrain », rappelle Nicolas Dauba. À l’approche des tours décisifs de Coupe de France, « on a demandé de délocaliser tous les entraînements du rugby pour préserver le terrain ».

    Une décision lourde sur le plan sportif, mais comprise par les clubs concernés. « Ce n’est pas simple à accepter quand on joue le haut de tableau de Fédérale 2, mais ça a été presque évident ». Il insiste sur l’état d’esprit général : « Le sport, c’est aussi avant tout la solidarité, et là ce n’est pas un vain mot ».

    Sur le moyen terme, l’avenir du stade Robert Brettes est clairement identifié. « Le stade Robert Brettes est un équipement structurant », reconnaît Nicolas Dauba, tout en ajoutant qu’« il a besoin d’être rénové ». La piste d’athlétisme est également concernée. « Ça fait partie d’un plan pluriannuel d’investissement. Ce sont des travaux importants, identifiés, mais qui vont prendre encore un peu de temps ». À plus court terme, certaines améliorations sont envisageables, notamment sur la sonorisation, « typiquement le genre de choses sur lesquelles on peut investir plus rapidement ».

    Ces enjeux s’inscrivent dans une politique sportive municipale plus large. « Une direction des sports, c’est une direction au service des usagers », rappelle Nicolas Dauba, qu’il s’agisse « du public scolaire, des associations, des clubs ou du tout public ».

    La Ville de Mérignac s’appuie sur une organisation conséquente. « À la direction des sports, on est 85 ». Le territoire compte « environ 130 équipements sportifs », du city-stade de proximité à l’Aqua Stadium, ainsi que « 130 associations sportives », dont « 70 qui fréquentent quotidiennement les installations municipales ». La pratique sportive est particulièrement développée avec « 16 300 licenciés sport à Mérignac », un chiffre en progression puisque « plus de 2 000 licenciés ont rejoint les clubs ces dernières années ».

    La politique sportive de la ville repose sur « trois piliers ». Le premier est « le sport pour tous », avec la volonté « d’inclure tout le monde, quelles que soient ses capacités ou ses envies », à l’école, en club ou sur des équipements en libre accès. Le deuxième est « le sport de compétition », « du niveau amateur jusqu’au niveau élite ». Le troisième pilier est celui du « sport santé », destiné « aux personnes éloignées de la pratique sportive, parfois atteintes de maladies graves ou engagées dans des protocoles de soins », avec l’objectif de « les remettre au sport, parfois en complément d’un traitement ».

    Cette stratégie municipale se traduit aussi par des résultats sportifs concrets. « On a des clubs qui performent très bien », souligne Nicolas Dauba. En gymnastique artistique, le SAM Gymnastique illustre cette dynamique. « Quand il y a une pépite comme Maïana Prat, c’est une fierté pour le club et bien au-delà, pour la ville ». Il rappelle toutefois le rôle de la collectivité : « Notre travail, c’est avant tout de les mettre dans les meilleures conditions ».

    D’autres disciplines confirment le dynamisme sportif local. « La boxe française fonctionne très très bien depuis plusieurs années, avec des champions de niveau national et international ». Le rink hockey est également cité, « une section qui fonctionne très bien et qui est de retour en Coupe d’Europe cette année ».

    Le rugby et le football complètent ce panorama. « Le rugby mérite de monter par ses résultats », tandis que le SAM Football s’apprête à vivre un nouveau moment fort avec ce 32ᵉ de finale de Coupe de France, dans un contexte sportif et logistique exigeant. Nicolas Dauba insiste enfin sur l’envers du décor. « Quand on célèbre les sportifs, on célèbre aussi le travail des entraîneurs et des bénévoles », rappelant que « le renouvellement du bénévolat est aujourd’hui une vraie problématique ».

  • Budget participatif de Mérignac : 350 000 Euros pour les 16 lauréats 2025. Des projets riches et variés à découvrir.

    Budget participatif de Mérignac : 350 000 Euros pour les 16 lauréats 2025. Des projets riches et variés à découvrir.

    Au terme de cette phase de votes, voici les projets lauréats de 2025 : 

    1. Un parc de quartier pour tous à Arlac – Jérémie Chassain et Guillaume Rebejac: 50 000 euros
    2. Renforcer la sécurité des piétons en ville avec des plots solaires – Patrick Gronier et Marie-France Aniotsbehere: 30 000 euros
    3. Rafraîchissement de la cour d’école Rosa Bonheur – Association des parents d’élèves indépendante de Chemin-Long: 15 000 euros
    4. Le Jardin qui murmure, jardin sensoriel et poétique pour écouter la voix de la nature et des quartiers – Olivier Caley: 20 000 euros
    5. Collectif bricolage et aide à domicile – Sylvain Puissacq: 5 000 euros
    6. Fresque murale avec l’artiste A-MO – Guillaume Bastard de Crisnay: 10 000 euros
    7. Ombrager et rafraîchir des aires de jeux – Joris Sansen: 10 000 euros
    8. Partageons ensemble autour du jeu à Jean Jaurès – Romain Barret et l’équipe pédagogique des établissements de Jean Jaurès: 30 000 euros
    9. Station de gonflage pour vélos – Najat Nounou: 10 000 euros
    10. Des tables de ping-pong en ville – Kémil Allart et Stéphanie Viéville: 15 000 euros
    11. Fabrication de cabanes à hérisson – Pierre Trollé: 5 000 euros
    12. Plantation d’arbres Castelnau-Chut – Jean-Marc Delfosse: 50 000 euros
    13. Aménageons le parvis de la Maison des Habitants de la Glacière – Amicale Laïque de la Glacière: 25 000 euros
    14. Brumisation de l’espace public – Patrick Gronier et Aude Daniaud: 15 000 euros
    15. Installer des bancs dans les rues- quartierr Capeuron – Jacques Ferveur: 10 000 euros
    16. Jardin de Paradis du Burck – Marie-Neiges Lafon et l’association Tournesol: 30 000 euros

    Retrouvez le détail de chaque projet à la page qui lui est dédiée sur le site internet du Budget Participatif

  • Laëtitia Franquet sur C6 :  » Le stand-up, c’est mieux qu’une thèse de sociologie! »

    Laëtitia Franquet sur C6 :  » Le stand-up, c’est mieux qu’une thèse de sociologie! »

    « Moi à la base, j’ai un doctorat de sociologie ». Sa thèse portait sur « une analyse comparative des violences faites aux femmes en France et en Espagne », un sujet qu’elle qualifie elle-même de grave. Elle souligne que le modèle espagnol, réformé dès 2004, a démontré son efficacité : « Quand on met en place une politique progressiste et de l’argent, parce qu’il y a aussi des financements qui vont avec, ça fait baisser le nombre de féminicides. »

    Très vite, Laetitia Franquet prend cependant conscience des limites de la diffusion académique. « Je me suis dit qu’un stand-up, c’était peut-être plus utile qu’une thèse, puisque peu de personnes liront 520 pages », confie-t-elle. C’est à la suite de son divorce qu’elle se lance réellement sur scène. Un événement personnel devenu matière artistique, mais aussi un outil de reconstruction. « Maintenant, je ne parle plus tellement du divorce, c’est fait, j’ai fait mon deuil », explique-t-elle, ajoutant que « le stand-up, c’est pas mal aussi pour faire son deuil ». Son premier spectacle s’inspirait directement de cette période, avant d’élargir le propos à des constats plus larges, chiffres à l’appui : « Une femme qui divorce perd 30 % de ses revenus la première année, contre 7 % pour les hommes. »

    Son engagement féministe s’enracine dans son histoire personnelle. Élevée principalement par son père, avec « une grande liberté » et « une grande autonomie », elle raconte avoir très tôt perçu l’écart avec le vécu d’autres jeunes filles. « Quand j’observais autour de moi que ce n’était pas le cas des autres, ça a fait naître en moi l’envie de faire changer les choses », explique-t-elle. Ses recherches lui ont ensuite confirmé « de vraies inégalités dans le monde du travail, dans le monde des médias ».

    Sur scène comme sur C6 Radio, Laetitia Franquet revendique un humour engagé. « C’est de l’humour satirique, de l’humour engagé, mais je pense qu’on peut rire aussi de choses difficiles », affirme-t-elle. Ses chroniques ne se limitent pas au féminisme et peuvent aborder la santé mentale des jeunes, le football ou d’autres sujets de société. « Aujourd’hui, il y a beaucoup de sujets qui me révoltent », reconnaît-elle, évoquant notamment l’état de plus en plus préoccupant de la jeunesse.

    Le stand-up lui a aussi appris à gérer le stress et l’échec. Monter sur scène avec dix minutes pour convaincre un public parfois imprévisible implique une forte pression. « Parfois ça ne marche pas », admet-elle. Mais loin de la décourager, ces moments l’aident à relativiser : « Ça apprend à relativiser ses erreurs et à rebondir. Dire : ce n’est pas grave, peut-être que la prochaine fois ça fonctionnera. » Elle réécrit régulièrement ses vannes, s’adapte, et assume que tout dépend aussi du public et du contexte.

    Son processus de création reste très instinctif. « Je ne prépare pas mes sketches une semaine à l’avance, c’est vraiment la cuisson du lendemain », explique-t-elle. L’inspiration vient de l’actualité, mais aussi de moments plus inattendus : « Les idées me viennent souvent sous la douche, quand je marche, ou juste au moment de m’endormir. » Dans ces moments-là, elle note immédiatement des mots-clés sur son téléphone, avant de se poser pour écrire. En moyenne, une chronique de dix minutes lui demande environ une heure de travail.

    Contrairement à d’autres humoristes, Laetitia Franquet refuse de se moquer de son public. « Je déteste me moquer du public », affirme-t-elle clairement. Elle préfère l’autodérision et assure vouloir un espace où chacun se sente à l’aise : les spectateurs peuvent s’asseoir au premier rang, se lever si nécessaire, « sans avoir peur d’être humiliés ». Le public peut devenir une source d’inspiration, mais jamais une cible.

    Dans un univers du stand-up qu’elle décrit comme « très concurrentiel », Laetitia Franquet assume sa singularité : « Je pense que je suis la seule docteure en sociologie. » Une particularité qui lui permet d’utiliser les outils de la recherche pour faire rire tout en sensibilisant.

    Elle prépare actuellement un one woman show d’une heure, prévu pour le mois de mars, notamment à Cognac et à Saint-Émilion, dans le cadre de la Quinzaine de l’égalité. Une reconnaissance qui renforce son sentiment d’utilité : « Utiliser l’humour, la scène, prendre la parole et rendre ça accessible, ça a encore plus d’impact pour sensibiliser et faire de la prévention. »