Catégorie : Sport

  • Derby girondin en Coupe : un huitième de finale sous haute intensité ce soir à Saint-Médard-en-Jalles

    Derby girondin en Coupe : un huitième de finale sous haute intensité ce soir à Saint-Médard-en-Jalles

    Un derby fraternel mais un enjeu bien réel

    Sur le papier, une division sépare les deux formations: Nationale 3 pour Saint-Médard, Nationale 2 pour les JSA. Mais dans les discours comme dans les intentions, l’écart s’efface derrière la dimension locale et l’envie commune de poursuivre l’aventure.

    Les deux dirigeants, Laurent Chiboust et Mathieu Gibaud, l’ont rappelé : ce type de confrontation est avant tout une fête du basket girondin, même si l’enjeu sportif reste considérable. Une qualification offrirait un précieux bonus comptable en championnat, un détail qui peut peser lourd dans des saisons serrées.

    Saint-Médard, une dynamique historique

    Pour le club saint-médardais, ce parcours en Coupe marque déjà une étape importante. Jamais auparavant la formation n’avait atteint ce niveau de la compétition.

    Portée par un collectif renouvelé, une salle de plus en plus garnie et un jeu spectaculaire, l’équipe vit une saison charnière. L’objectif à moyen terme: accéder à la Nationale 2 s’inscrit dans un projet structuré qui mise autant sur la performance que sur la formation.

    Les JSA, l’expérience et la maîtrise

    Côté bordelais, l’approche se veut pragmatique. Habitués aux joutes relevées, les JSA avancent avec ambition mais sans excès de confiance. Leur parcours en Coupe a déjà démontré leur capacité à gérer la pression, notamment lors de victoires arrachées dans les derniers instants.

    Si la compétition est un objectif, la priorité reste la régularité en championnat. Une vision lucide qui n’enlève rien à l’envie de s’imposer ce soir.

    Le public et l’ambiance, clés de la soirée

    Dans un COSEC Maysonnave qui s’annonce animé, le soutien des supporters pourrait jouer un rôle déterminant. Entre le « mini-cop » local et les étudiants venus encourager les JSA, l’ambiance promet d’être chaleureuse, fidèle à l’esprit convivial revendiqué par les deux clubs.

    Les présidents ont d’ailleurs insisté sur l’importance du respect et de l’esprit sportif, rappelant que la grande majorité des acteurs de ces rencontres :bénévoles, officiels, organisateurs œuvrent dans l’ombre.

    Plus qu’un match, un symbole pour le basket girondin

    Au-delà du résultat, ce huitième de finale incarne la vitalité du basket sur le territoire :

    • des clubs structurés,
    • une formation reconnue,
    • un engagement bénévole fort,
    • et un public fidèle.

    Avec l’animation assurée par C6 Radio pour accompagner la soirée, tout est réuni pour faire de cette rencontre un moment de sport et de partage.

    À 20h, le ballon s’élèvera dans les airs.

    Et avec lui, l’espoir de voir un club girondin poursuivre l’aventure nationale.

  • « Les Mat’Gazelles », un duo girondin lancé dans l’aventure du Rallye Aïcha des Gazelles 2026

    « Les Mat’Gazelles », un duo girondin lancé dans l’aventure du Rallye Aïcha des Gazelles 2026

    Une rencontre professionnelle devenue aventure humaine.

    Julia Peigné, conductrice de porte-chars, et Magalie Koenig, assistante de gestion, se rencontrent dans leur entreprise, Service Matériel Aquitaine. D’abord collègues, elles apprennent à se connaître au fil des pauses déjeuner et des moments partagés au travail.

    L’idée du rallye vient de Julia, passionnée depuis l’enfance par les courses d’aventure. Pendant plus de vingt ans, elle rêve de participer à cette compétition. La rencontre avec Magalie agit comme un déclic : la coéquipière idéale est trouvée presque par évidence.

    Depuis, leur relation s’est transformée en véritable partenariat. Organisation, recherche de financements, entraînements : tout se construit à deux, dans une dynamique qu’elles décrivent comme « équilibrée, déjantée et joyeuse ».

    Un défi sportif hors du commun.

    Le Rallye Aïcha des Gazelles est une compétition 100 % féminine fondée sur la navigation à l’ancienne :

    • pas de GPS,
    • orientation à la carte et à la boussole,
    • objectif de parcourir le moins de kilomètres possible entre des balises.

    Pendant neuf jours et environ 1 500 kilomètres en hors-piste, les participantes évoluent dans le désert marocain. L’enjeu n’est pas la vitesse, mais la stratégie, la précision et la gestion de l’effort.

    Dans l’équipage, Julia prendra majoritairement le volant tandis que Magalie assurera la navigation, même si elles comptent échanger les rôles pour vivre pleinement l’expérience. Leur priorité reste claire : aller au bout sans casser le véhicule et profiter de chaque instant.

    Une préparation technique et mentale exigeante.

    Pour affronter le désert, les deux coéquipières suivent un programme complet :

    • stage de navigation à la boussole,
    • formation au pilotage et à la mécanique,
    • entraînements sur dunes avec des professionnels.

    Au-delà de la technique, elles insistent sur la préparation psychologique. Fatigue, isolement, gestion des émotions : autant de paramètres déterminants dans une aventure où deux nuits se dérouleront en autonomie totale, sans confort.

    Une aventure portée par la solidarité.

    Le projet des Mat’Gazelles s’inscrit aussi dans une démarche humanitaire. L’équipage soutient l’association La Vie s’allume, qui œuvre à Arusha, en Tanzanie, pour améliorer les conditions de vie d’enfants d’orphelinat et favoriser leur accès à l’éducation.

    Tous les fonds récoltés au-delà du budget de participation seront reversés à cette structure. Pour Julia et Magalie, cette dimension solidaire donne un sens supplémentaire à leur engagement : « c’est en donnant qu’on reçoit », résument-elles.

    Un budget conséquent, un projet collectif.

    Participer au rallye représente un investissement d’environ 29 000 euros, dont :

    • près de 15 000 € d’inscription,
    • environ 5 000 € pour la location du 4×4,
    • 2 000 € d’assurances,
    • plusieurs milliers d’euros de logistique et déplacements.

    Pour financer l’aventure, l’association a multiplié les initiatives : démarchage d’entreprises, partenariats, tombola, vente de produits dérivés. « Les petites rivières font les grands fleuves », rappellent-elles, soulignant l’importance de chaque contribution.

    Un message d’audace et de dépassement.

    Au-delà du défi sportif, Julia Peigné et Magalie Koenig veulent transmettre un message clair : oser. Oser se lancer, oser croire en ses rêves, oser sortir de sa zone de confort.

    Leur participation au Rallye Aïcha des Gazelles symbolise cette philosophie : une aventure féminine, humaine et engagée, où la réussite ne se mesure pas seulement au classement, mais au chemin parcouru.

    Une arrivée comme ligne d’horizon.

    Le 11 avril 2026, franchir la ligne d’arrivée représentera bien plus qu’une fin de course. Ce sera l’aboutissement d’un projet collectif, la concrétisation d’un rêve de longue date et la preuve qu’avec détermination et solidarité, l’aventure devient possible.

    Et déjà, les deux coéquipières l’avouent : quelle que soit l’issue, l’envie de repartir pourrait bien naître avant même d’avoir rangé la boussole.

    Pour soutenir les Mat’Gazelles.

    Faire un don – Helloasso

  • Derby en Coupe de France : Saint-Médard et les JSA, un huitième qui rassemble tout le basket girondin

    Derby en Coupe de France : Saint-Médard et les JSA, un huitième qui rassemble tout le basket girondin

    Un choc fraternel au COSEC Maisonnave, samedi 14 février

    Ce samedi 14 février 2026 à 20h, le COSEC Maisonnave de Saint-Médard-en-Jalles sera le théâtre d’un rendez-vous rare : un huitième de finale de Coupe de France entre deux clubs girondins qui se connaissent parfaitement, le Saint Médard Basket (Nationale 3) et les JSA Bordeaux (Nationale 2).

    Un écart d’une division sur le papier, mais aucun écart dans l’envie.

    Un tirage idéal… pour tout le monde

    Quand le tirage est tombé, la réaction a été immédiate : satisfaction des deux côtés.

    Non pas parce que le match s’annonce facile, bien au contraire, mais parce qu’il s’agit d’un derby local, évitant des déplacements coûteux à l’autre bout de la France.

    « C’est un vrai plaisir », confie Mathieu Gibaud. Entre Calais, Marseille ou l’Alsace encore en lice, l’organisation aurait été autrement plus complexe.

    Pour Laurent Chiboust, le bonheur est double :

    « On ne pouvait pas rêver mieux. Déjà, on reçoit. Et recevoir les JSA, c’est le mieux qu’on pouvait espérer. »

    Les deux clubs entretiennent d’excellentes relations, en jeunes comme en seniors. Il y a trois ans, ils évoluaient d’ailleurs ensemble en Nationale 2.

    Ce sera un derby. Mais un derby convivial.

    Un enjeu sportif majeur : le point qui peut tout changer

    Derrière l’ambiance bon enfant, l’enjeu est immense.

    En Coupe de France, atteindre les quarts de finale offre un point supplémentaire en championnat. En cas de finale, ce sont même deux points.

    Or, dans des championnats serrés où une victoire rapporte deux points et une défaite un, ce bonus peut peser lourd.

    • Saint-Médard occupe la tête de sa poule de Nationale 3.
    • Les JSA sont à trois points du leader en Nationale 2.

    « Ce point n’est pas neutre. C’est un vrai match bascule », souligne Mathieu Gibaud.

    Au-delà du prestige, c’est donc une véritable opération comptable.

    Saint-Médard, l’élan d’un club en pleine dynamique

    Pour le club présidé depuis près de dix ans par Laurent Chiboust, ce parcours a une dimension historique.

    Fondé en 1933, le club n’avait jamais atteint un tel stade de la compétition.

    Mais plus encore que l’histoire, c’est la dynamique actuelle qui impressionne :

    • Une équipe renouvelée
    • Un jeu plus spectaculaire
    • Une ambiance retrouvée
    • Une salle qui se remplit davantage

    « Cette année, on a un basket beaucoup plus chatoyant », résume le président.

    Le match référence ? Une incroyable remontée face à Garonne, effaçant 20 points de retard à cinq minutes du terme. Une « remontada » qui restera gravée dans les mémoires.

    L’objectif reste clair : monter en Nationale 2 dans les trois ans, sans sacrifier la formation.

    Les JSA, la rigueur d’un projet structuré

    Du côté bordelais, le discours est tout aussi mesuré.

    Pas de statut à défendre, pas d’ego mal placé.

    « Pour moi, c’est du cinquante-cinquante », assure Mathieu Gibaud.

    Les JSA ont elles aussi frôlé l’élimination en Coupe, notamment face à Castelnau, gagnant d’un point au buzzer après avoir été menés de 14 unités.

    La Coupe de France est un objectif assumé. Mais l’obsession reste le championnat.

    « Si on gagne ici et qu’on perd derrière en championnat, ça ne sert à rien. »

    Un pragmatisme assumé.

    Respect mutuel et vision girondine

    Rarement derby aura autant respiré le respect.

    Laurent Chiboust admire « la stabilité » et « le travail sur les jeunes » des JSA. Il regrette même que la Gironde ne dispose pas d’un club au plus haut niveau professionnel :

    « Il nous manque un club qui puisse aller vraiment en Betclic ou en Ligue 2. »

    Mathieu Gibaud renvoie le compliment en saluant « le sérieux du projet » saint-médardais :

    « C’est un des rares clubs dont je n’ai jamais entendu parler de problème. Ça veut dire que le travail est bien fait. »

    Des propos qui en disent long sur l’état d’esprit.

    Le public, acteur essentiel

    À domicile, Saint-Médard espère une ambiance à la hauteur de l’événement.

    Malgré les vacances scolaires, le club compte sur son « mini-cop » pour pousser l’équipe.

    Les JSA viendront avec une quinzaine de supporters étudiants, connus pour leur humour et leur ambiance bon enfant.

    « Encourager positivement les joueurs et laisser arbitres et bénévoles tranquilles », insiste Laurent Chiboust.

    Car derrière l’événement, il y a une réalité souvent oubliée : 90 % des acteurs sont bénévoles.

    Un match qui se gagnera dans la tête… et sur le parquet

    Les deux présidents sont unanimes : ce sera une affaire de concentration.

    Quarante minutes pleines. Pas 35.

    « On a besoin de guerriers », affirme Laurent Chiboust.

    « Il faudra être intelligent », complète Mathieu Gibaud.

    Respect des plans de jeu, gestion des fautes, adaptation à l’arbitrage, maîtrise émotionnelle : le détail pourrait tout faire basculer.

    Une sous-médiatisation assumée… mais frustrante

    Le basket est le troisième sport français en nombre de licenciés. Pourtant, l’exposition médiatique reste limitée.

    Les deux dirigeants regrettent une certaine discrétion régionale autour d’un événement qui réunit pourtant deux clubs parmi les 16 derniers en France.

    « C’est quand même super d’avoir deux équipes girondines en huitième », rappelle Mathieu Gibaud.

    Peut-être que ce derby contribuera à faire évoluer les regards.

    Samedi, plus qu’un match

    Au-delà du résultat, ce huitième de finale incarne quelque chose de plus large :

    • La vitalité du basket girondin
    • La force du bénévolat
    • Le sérieux de projets construits patiemment
    • L’envie de faire vibrer un territoire

    Rendez-vous samedi 14 février à 20h au COSEC Maisonnave.

    Saint-Valentin ou pas, il y aura de la passion.

    Et quoi qu’il arrive, la Gironde aura une équipe en quart de finale.

  • Gambardella : le rendez-vous est fixé face à l’Olympique Lyonnais

    Gambardella : le rendez-vous est fixé face à l’Olympique Lyonnais

    Le SAM Football connaît désormais tous les détails de son huitième de finale de Coupe Gambardella. Les U18 mérignacais recevront l’Olympique Lyonnais samedi 28 février 2026 à 18h30, au stade Robert Brettes de Mérignac.

    Une affiche prestigieuse pour le club, face à l’un des plus grands centres de formation français, qui viendra récompenser le parcours exceptionnel des jeunes du SAM, seuls représentants du niveau régional encore en lice dans la compétition.

    Après l’exploit réalisé contre Dunkerque, les joueurs de Lucas Serra auront l’occasion de vivre un nouveau moment fort devant leur public. L’engouement s’annonce important autour de cette rencontre, qui promet une ambiance des grands soirs au stade Robert Brettes.

    Tout un club, toute une ville se préparent désormais à soutenir les jeunes Mérignacais dans ce défi de taille face à l’Olympique Lyonnais.

  • Corentin Penc’Hoat, du rêve professionnel au projet collectif du Saint-Médard Rugby Club

    Corentin Penc’Hoat, du rêve professionnel au projet collectif du Saint-Médard Rugby Club

    Des racines bretonnes et une vocation précoce.

    Originaire de Bretagne, Corentin Penc’Hoat découvre le rugby très jeune, sous l’influence de son père. Très tôt, le ballon ovale s’impose comme une évidence. Installé en Gironde durant son enfance, il débute à l’ASPTT Bordeaux, avant d’intégrer le CABBG (Club Athlétique Bordeaux-Bègles), où il évolue pendant cinq saisons.

    Mais le parcours n’est pas linéaire. Non conservé à l’issue de cette période, il connaît une première désillusion. Une étape difficile, mais déjà formatrice, qui forge chez lui une conviction : ne jamais renoncer.

    Saint-Médard, premier repère humain fort.

    C’est à ce moment-là que Corentin découvre pour la première fois le Saint-Médard Rugby Club. Une expérience marquante sur le plan humain.

    « À Saint-Médard, je me suis toujours senti bien », confie-t-il. Un club où il retrouve des valeurs essentielles, souvent mises à mal dans les structures plus élitistes : camaraderie, bienveillance et sentiment d’appartenance.

    Le pari assumé du haut niveau : Bayonne et Biarritz.

    À la fin du lycée, Corentin fait un choix fort : partir dans le Pays basque pour poursuivre ses études tout en tentant sa chance dans le rugby de haut niveau. Il rejoint Bayonne pendant deux saisons, puis Biarritz, où il termine sa licence universitaire avant d’intégrer le centre de formation du Biarritz Olympique.

    Il signe alors son premier contrat. Un aboutissement, mais aussi une nouvelle épreuve. Non conservé à l’issue de cette période, il doit, une nouvelle fois, se réinventer.

    Blagnac, la confrontation avec le rugby des “grands”.

    Direction Blagnac, en Nationale. Corentin découvre alors un championnat exigeant, face à des clubs professionnels, dans une structure semi-professionnelle.

    Une saison marquante, conclue par une demi-finale de Nationale face à Dax, futur promu en Pro D2. « Jouer dans de grands stades, devant du public, c’est un rêve », raconte-t-il.

    Nice, la Pro D2 et l’ouverture vers le très haut niveau.

    La suite de son parcours l’emmène à Nice, où il signe son premier véritable contrat professionnel. Cette période marque un tournant. Corentin découvre la Pro D2, ses exigences physiques, sa vitesse de jeu et la pression du résultat. Il s’ouvre également au rugby à 7, discipline dans laquelle il s’épanouit pleinement.

    Champion du Super Sevens avec les Barbarians, intégré à France 7 Développement, il participe à des stages avec France 7 et dispute des compétitions internationales, notamment à Dubaï.

    « Le rugby à 7 m’a permis de toucher du doigt le très haut niveau », souligne-t-il.

    La deuxième saison en Pro D2 est plus difficile collectivement. Nice, promu, lutte en bas de tableau. Une expérience rude, mais profondément formatrice.

    Le choix du retour : équilibre de vie et plaisir retrouvé.

    À l’issue de son master, Corentin prend une décision lucide : revenir au Saint-Médard Rugby Club. Un choix guidé par la volonté de retrouver un équilibre entre rugby, vie professionnelle et épanouissement personnel.

    Aujourd’hui, il travaille chez EY à Bordeaux, dans l’audit financier, tout en poursuivant sa carrière rugbystique. Une double vie exigeante, rendue possible grâce à l’accompagnement de son employeur.

    Un rôle affirmé au sein du collectif du SMRC.

    De retour à Saint-Médard, Corentin retrouve une équipe ambitieuse, leader de Fédérale 1. Passé du poste de demi de mêlée à celui d’arrière, il s’épanouit dans un rôle qui lui offre liberté et responsabilités.

    Sans chercher à s’imposer comme leader, il apporte son expérience du haut niveau, notamment dans la gestion des temps forts, le jeu au pied et les relances.

    « J’essaie d’apporter ce que je peux, sans prendre trop de place », explique-t-il.

    Un club en pleine structuration.

    Corentin souligne l’évolution structurelle du SMRC : nouvelles infrastructures, staff renforcé et arrivée d’un manager à plein temps. Des éléments qui traduisent, selon lui, la montée en puissance du club.

    « La conquête est solide, le staff fait un énorme travail », insiste-t-il, conscient que la performance collective repose avant tout sur des bases solides.

    Floirac, un revers révélateur de l’état d’esprit.

    La défaite à Floirac (37-21) n’entame pas la dynamique. Malgré un scénario compliqué, marqué par des cartons rouges, le SMRC fait preuve de caractère.

    « On s’est battus jusqu’au bout », résume Corentin, déjà tourné vers le déplacement crucial au bassin d’Arcachon, dans une poule extrêmement serrée.

    Ambition mesurée, compétitivité assumée.

    Si le club ne fait pas de la montée une obligation affichée, l’envie est bien là.

    « On est compétiteurs. Forcément, on a envie d’aller le plus loin possible », assume Corentin, conscient que le SMRC se structure depuis plusieurs saisons pour jouer les premiers rôles.

    Transmission, valeurs et regard sur le rugby amateur

    Attaché aux valeurs du rugby, Corentin insiste sur l’importance de la transmission auprès des jeunes du club. Montrer que les échecs font partie du chemin, et que la persévérance peut payer.

    « Même si tu n’es pas pris, il ne faut pas abandonner », martèle-t-il.

    Une passion réaffirmée

    Aujourd’hui, le rugby est redevenu pour Corentin Penc’Hoat une passion avant tout, vécue au sein d’un collectif soudé et ambitieux.

    À Saint-Médard, l’arrière breton a trouvé un projet, une équipe et un équilibre. Avec un objectif clair : avancer ensemble et aller le plus loin possible.

  • Saint-Médard-en-Jalles : un samedi sportif intense entre regrets et espoirs

    Saint-Médard-en-Jalles : un samedi sportif intense entre regrets et espoirs

    Rugby : le SMRC tombe à Floirac mais reste leader

    Leader de Fédérale 1 avant le coup d’envoi, le Saint-Médard Rugby Club se déplaçait chez son dauphin Floirac pour un derby très attendu. Dans une rencontre engagée et souvent hachée, les Jaunes et Noirs se sont inclinés 37 à 21, sans jamais parvenir à prendre l’avantage au score.

    Dès l’entame, les Floiracais frappent fort en inscrivant deux essais dans le premier quart d’heure. Le tournant du match intervient rapidement avec un carton rouge infligé au SMRC dès la 14e minute, compliquant sérieusement la tâche des Poudriers. Malgré un carton rouge également concédé par Floirac juste avant la pause, Saint-Médard rentre aux vestiaires mené 12 à 0.

    Au retour des vestiaires, les intentions sont meilleures. Le SMRC se relance grâce à un essai à la 49e minute, mais concède coup sur coup deux essais aux 56e et 59e minutes. Fidèles à leur caractère, les Saint-Médardais réagissent encore en inscrivant deux essais à la 68e et 74e minutes, ravivant l’espoir d’un retour. Mais un essai de pénalité concédé à la 80e minute scelle définitivement le sort de la rencontre.

    Malgré cette défaite, le SMRC conserve la première place du championnat de Fédérale 1, même si Floirac revient désormais à un petit point au classement, relançant pleinement la course en tête.

    Basket : le SMB s’impose et se projette vers l’histoire

    Du côté du parquet, la soirée fut nettement plus joyeuse. Le Saint-Médard Basket, engagé en Nationale Masculine 3, recevait Coteaux du Luy samedi soir au Cosec Maysonnave. Devant un public nombreux et survolté, les deux équipes se sont livré un mano à mano intense durant trois quarts-temps.

    Tout s’est joué dans les sept dernières minutes du dernier acte, où les Saint-Médardais ont fait parler leur maîtrise et leur sang-froid pour prendre l’ascendant sur une valeureuse équipe visiteuse. Score final : 90 à 82, dans une ambiance digne des grandes soirées.

    Une victoire ô combien importante, qui vient soulager le président du club, Laurent Chiboust, à l’aube d’une semaine particulièrement chargée. Le SMB se prépare en effet à disputer un huitième de finale historique de Coupe de France, le samedi 14 février, toujours au Cosec de Saint-Médard-en-Jalles, face au JSA Basket. Un derby prometteur et une rencontre déjà entrée dans l’histoire du club.

    À noter que les deux présidents des clubs concernés seront à l’antenne de C6 Radio cette semaine afin d’évoquer cet événement exceptionnel.

  • Hors Circo: Match Bordeaux–Châteaubriant : autorités et supporters réunis pour prévenir tout débordement

    Bordeaux.

    Le préfet de la Gironde Étienne Guyot et le procureur de la République Renaud Gaudeul ont reçu, ce jeudi 6 février, les représentants des associations de supporters Ultramarines Bordeaux 1987 et North Gate Bordeaux, en présence du vice-président du FC Girondins de Bordeaux.

    Objectif de cette réunion : rappeler le cadre fixé par le « pacte de non-agression » signé le 14 décembre 2024 sous l’égide du club, après plusieurs affrontements entre groupes de supporters. Dans un contexte marqué par des tensions récentes, les représentants de l’État ont demandé aux deux associations de revenir au strict respect de cet engagement, en renonçant clairement aux provocations et à toute forme de violence, à l’intérieur comme à l’extérieur des enceintes sportives.

    Sécurité renforcée autour de la rencontre

    Cette rencontre préparatoire s’inscrit dans le cadre de la sécurisation de la 17ᵉ journée du championnat de National 2. Le préfet et le procureur ont réaffirmé leur détermination à lutter contre toutes les formes de violence dans le sport et à garantir la sécurité du public. Ils préviennent que tout comportement violent, toute intimidation ou provocation donnera lieu à des mesures administratives et à des poursuites judiciaires.

    Le Football Club des Girondins de Bordeaux est également appelé à renforcer ses dispositifs internes, notamment par l’application de sanctions commerciales adaptées et par la mise en place de modalités d’accueil spécifiques des supporters (arrivées décalées, éventuels contingentements, voire huis clos à l’initiative du club si la situation l’exige).

    Pyrotechnie et produits dangereux interdits le jour du match

    Afin de prévenir tout incident, plusieurs interdictions préfectorales entreront en vigueur sur la commune de Bordeaux le jour de la rencontre. Sont notamment prohibés :

    • l’utilisation de fumigènes et de tout article pyrotechnique à l’intérieur du stade ;
    • l’achat, la vente, le port, le transport et l’usage d’artifices de divertissement et d’articles pyrotechniques sur la voie publique ;
    • le transport et la détention, dans l’espace public, de carburants, d’acides et de produits inflammables ou chimiques.

    Les forces de sécurité intérieure seront pleinement mobilisées pour assurer le maintien de l’ordre avant, pendant et après le match. Les autorités préviennent qu’en cas d’incident, les conditions d’organisation des prochaines rencontres à domicile pourraient être immédiatement réévaluées.

    Source : Préfecture de la Gironde / Parquet de Bordeaux

  • Coupe Gambardella : le SAM Football accueillera l’Olympique Lyonnais pour un huitième de finale de prestige

    Coupe Gambardella : le SAM Football accueillera l’Olympique Lyonnais pour un huitième de finale de prestige

    Seule formation de niveau régional encore en lice dans la compétition, le SAM Foot (R1) poursuit son incroyable parcours. Le tirage au sort, effectué jeudi midi, a réservé aux Girondins un défi XXL face à l’OL, référence nationale en matière de formation. En tant que club évoluant à un niveau inférieur, Mérignac recevra cette rencontre historique. Le lieu exact reste toutefois à déterminer, la municipalité et le club travaillant actuellement sur la meilleure option pour accueillir le public attendu en nombre.

    Un nouveau défi après l’exploit contre Dunkerque

    Cette qualification pour les huitièmes de finale fait suite à un succès mémorable contre l’USL Dunkerque (2-1), acquis dans les dernières secondes sur un penalty d’Ethan Escure, auteur d’un doublé. Une victoire symbole de l’état d’esprit de ce groupe, capable de renverser une équipe de niveau national grâce à sa solidarité et sa détermination.

    Face à Lyon, le contexte sera encore différent. Les jeunes Mérignacais s’apprêtent à affronter une formation issue d’un centre professionnel réputé, habitué aux joutes de haut niveau et aux grands rendez-vous de la Gambardella.

    Le petit poucet face à un géant

    Avec ce tirage, le SAM Football endosse pleinement son costume de petit poucet. Aux côtés de clubs comme le PSG, Rennes, Nantes, Reims ou Strasbourg, Mérignac représente à lui seul le football régional à ce stade de la compétition.

    Un engouement grandissant autour du club

    Après l’affluence record observée lors du match contre Dunkerque, l’arrivée de l’Olympique Lyonnais promet une nouvelle fois un stade plein. Dirigeants, bénévoles, familles et supporters se mobilisent déjà pour faire de cet événement une grande fête du football local.

    Cette affiche prestigieuse s’inscrit dans une dynamique globale très positive pour le SAM Football, porté par ses résultats sportifs et par un projet basé sur la formation interne. Pour Jean-Bernard Toulouse et Christophe Lassalle, co-présidents du club, cette aventure en Gambardella est avant tout une récompense du travail accompli par les éducateurs et les joueurs.

    Rendez-vous donc le 28 février ou le 1er mars pour un moment qui s’annonce déjà historique pour le SAM Football. Face à l’Olympique Lyonnais, les jeunes Mérignacais tenteront de prolonger encore un peu plus leur rêve… avec, une nouvelle fois, tout un club derrière eux.

  • Jean-Christophe Séverin, courir contre l’invisible « Ce que l’on ne voit pas, il faut le rendre visible »

    Jean-Christophe Séverin, courir contre l’invisible « Ce que l’on ne voit pas, il faut le rendre visible »

    Mis à l’honneur le 30 novembre dernier lors des Trophées des sportifs méritants de Saint-Jean-d’Illac, Jean-Christophe Séverin incarne aujourd’hui un message d’espoir pour toutes celles et ceux qui traversent l’épreuve.

    2008, l’année où tout bascule

    Avant l’accident, Jean-Christophe est manutentionnaire chez Saga Végétal, à Cestas, dans une entreprise de production de légumes. Il travaille en horaires décalés, souvent de nuit, avec des journées à rallonge.

    Un matin de 2008, épuisé par plusieurs heures de travail, il accepte d’effectuer une tâche qu’il juge pourtant dangereuse. Sous la pression hiérarchique, il monte sur une plateforme remplie d’eau, masquant des trous qu’il connaît pourtant. La fatigue, le stress et la colère prennent le dessus.

    Aux commandes d’un Manitou chargé de plus de deux tonnes de sable mouillé, ses roues avant s’enfoncent dans l’un de ces trous. L’engin menace de se renverser. Dans un réflexe salvateur, Jean-Christophe abaisse le godet pour faire contrepoids. Le choc est violent : les roues frappent le sol à plusieurs reprises.

    Le verdict médical tombe rapidement : vertèbres tassées, disque écrasé, lourds traumatismes du dos.

    « Il y a eu pas mal de dégâts sur cet accident-là », résume-t-il sobrement.

    Quatre opérations et une colonne vertébrale immobilisée

    S’ensuit un long parcours médical. Pendant quatre ans, Jean-Christophe subit une opération chaque année. Les chirurgiens interviennent par le dos et par l’abdomen. Des cages en titane sont posées, des tiges vissées dans sa colonne vertébrale.

    Aujourd’hui, plus de la moitié de son rachis est immobilisée, de S1 à T4.

    À un moment, les médecins lui annoncent même qu’il pourrait finir en fauteuil roulant.

    Commence alors une succession de séjours en centres de rééducation : Les Grands Chênes, puis La Tour de Gassies , loin de son foyer, avec un quotidien rythmé par les soins, les corsets, l’impossibilité de se chausser seul, la dépendance pour les gestes les plus simples.

    « On vivait dans un cocon médical… et quand on rentrait à la maison, on prenait une claque. »

    Sur le plan personnel, la période est extrêmement éprouvante. Jean-Christophe prend du poids, frôle les 100 kilos, ne se reconnaît plus dans le miroir. Le couple traverse des turbulences. Lui-même doute de sa place, se sent inutile, incapable d’assumer les tâches du quotidien.

    « Je disais à ma femme : qu’est-ce que tu fais avec moi ? Va avec quelqu’un d’autre… »

    Le déclic : se relever par le sport

    Puis un matin, tout change.

    Face à son reflet, Jean-Christophe refuse de continuer ainsi. Il décide de bouger. D’abord timidement : une sortie, puis deux, puis trois. Contre toute attente, courir ne lui fait pas plus mal que rester sur le canapé.

    Le sport devient progressivement son moteur.

    Il commence par le running, s’aligne sur des 10 km, avant de ressentir une certaine lassitude. Un ami de Brive-la-Gaillarde l’entraîne alors sur un premier trail de 26 kilomètres.

    Ce sera une révélation.

    Jean-Christophe découvre une autre mentalité : l’entraide, le partage, les paysages, les pauses, l’esprit collectif. Très vite, il bascule vers le trail, puis l’ultra-trail, ces épreuves de très longue distance avec un fort dénivelé positif.

    « Dans le trail, on ne fait pas que courir. On marche, on s’entraide, on vit quelque chose ensemble. »

    L’ultra-trail malgré le handicap

    Comment courir avec une colonne vertébrale en partie immobilisée ? Jean-Christophe lui-même peine à l’expliquer. Les douleurs sont présentes, permanentes. Mais la volonté prend le dessus.

    Il enchaîne des courses exigeantes :

    – les Templiers (80 km, à deux reprises),

    – le Grand Raid des Pyrénées,

    – le 4×1800 dans le Cantal,

    – de multiples trails longue distance.

    Jusqu’à l’an dernier, où il connaît son premier abandon, au Grand Raid des Pyrénées, après plus de 50 kilomètres et 4 500 D+ . Trop de douleurs, trop de fatigue.

    « J’avais encore plus de 30 kilomètres. Là, j’ai dit stop. »

    Un abandon vécu avec lucidité, entouré de son épouse, présente à chaque course comme assistante.

    Car derrière chaque défi, il y a aussi le stress : nuits blanches avant le départ, perte d’appétit, doutes constants.

    « La semaine avant, je me demande toujours pourquoi je me suis lancé dans ce défi. Puis quand on franchit la ligne, c’est l’adrénaline. »

    Une famille pilier de sa reconstruction

    Dans ce parcours, Jean-Christophe n’est pas seul. Son épouse, restée à ses côtés malgré les épreuves, ses deux filles, aujourd’hui adultes, et ses trois petits-enfants constituent son socle.

    Il évoque aussi Selfie, sa chienne berger allemand malinois de quatre ans, devenue une véritable compagne de route. Elle court avec lui, partage son quotidien, l’apaise après les journées difficiles. Ensemble, ils ont même participé à une course de canicross, terminée à la deuxième place masculine.

    « Avec elle, c’est fusionnel. Elle est toujours là pour te faire la fête. »

    Mais le handicap a aussi révélé une autre réalité : certains amis se sont éloignés.

    « Quand tout va bien, les gens sont là. Quand ça va mal, beaucoup tournent le dos. Le handicap fait peur. »

    Porter la voix du handicap invisible

    Aujourd’hui agent chez TBM, Jean-Christophe se bat surtout pour faire reconnaître le handicap invisible. Car extérieurement, rien ne trahit ses lourdes séquelles.

    Et pourtant, il subit régulièrement les regards ou remarques lorsqu’il se gare sur une place réservée, malgré sa carte officielle.

    « Parce qu’on marche, on nous dit qu’on n’est pas handicapé. Même au travail, certains me disent : tu cours des ultras, donc tu n’es pas handicapé. »

    Il rappelle que le handicap invisible recouvre de nombreuses réalités : cancers, maladies chroniques, sclérose en plaques, troubles psychiques, autisme…

    Son combat est simple : expliquer, dialoguer, faire comprendre.

    « Ce n’est pas parce qu’on est debout sur ses deux pieds qu’on n’a pas un handicap. »

    Courir pour les autres

    Jean-Christophe ne court pas seulement pour lui. Il est ambassadeur de plusieurs associations qu’il représente lors de ses courses, en portant leurs couleurs.

    Chaque saison, il soutient trois à quatre structures engagées contre le handicap ou la maladie : lutte contre la sclérose en plaques, contre le cancer, ou encore d’autres causes qui le touchent personnellement.

    Son engagement est nourri par des drames intimes : son père adoptif, sa belle-sœur, son frère adoptif et son meilleur ami Lucas sont tous décédés d’un cancer.

    « Dans une course, quand on veut abandonner, il y a aussi cette motivation-là. Est-ce que ça vaut le coup de souffrir pour une cause ? Moi, j’ai ma réponse. »

    Une reconnaissance municipale forte

    Le 30 novembre dernier, la Ville de Saint-Jean-d’Illac l’a mis à l’honneur lors des Trophées des sportifs méritants, aux côtés des pompiers engagés pour le Téléthon.

    Prévenu à l’avance, Jean-Christophe n’en a pas moins ressenti une immense émotion en montant sur scène devant des centaines de personnes.

    « De la fierté… et de la peur. C’était la première fois qu’une ville me mettait à l’honneur. »

    Cette reconnaissance publique vient saluer à la fois ses performances sportives et son combat pour le handicap visible et invisible.

    « Je suis handicapé, et fier de l’être »

    Jean-Christophe assume pleinement son parcours.

    « Oui, je suis handicapé, et fier de l’être. Je le vis bien. Quand je termine un semi-marathon de Bordeaux compliqué, je ne suis pas le dernier. »

    Son message à ceux qui traversent une épreuve invisible est clair :

    Ne perdez pas courage. Ne perdez pas la force. Croyez en vous. Ce n’est pas parce que vous êtes handicapé que vous êtes fini.

    Il invite aussi chacun à regarder au-delà des apparences :

    « C’est plus facile de juger que de comprendre. Regardez ce que les gens ont dans le cœur. Ils ont peut-être vécu tellement de combats qu’ils peuvent vous faire avancer. »

    Et demain ?

    Aucune course n’est programmée pour le moment. Mais Jean-Christophe prépare déjà un projet qui lui tient particulièrement à cœur : participer au Pays basque à une action solidaire consistant à tracter une personne en situation de handicap, afin de lui faire vivre une expérience sportive qu’elle ne pourrait pas réaliser seule.

    Une nouvelle manière de transmettre.

    Quand on lui demande de compléter cette phrase  Je continue à avancer parce que…  sa réponse résume tout :

    « Parce que la vie est belle, parce que ça vaut le coup, et parce que dans un combat, il y a toujours une victoire. Ce que l’on ne voit pas, il faut le rendre visible. »

  • Coupe Gambardella : Mérignac crée l’exploit face à Dunkerque et rêve plus grand

    Coupe Gambardella : Mérignac crée l’exploit face à Dunkerque et rêve plus grand

    Dimanche, le stade du Jard avait des allures de grand soir. Devant un public venu en nombre, les jeunes du SAM Football ont renversé l’USL Dunkerque (2-1), formation évoluant au niveau national, validant ainsi leur billet pour les huitièmes de finale de la Coupe Gambardella. Une victoire acquise dans les toutes dernières minutes, symbole de la détermination et de l’état d’esprit d’un groupe qui ne cesse de surprendre.

    Une préparation millimétrée, sans bouleverser les habitudes

    Dès le matin du match, Lucas Serra, entraîneur des U18, avait un objectif clair : faire de cette journée « un beau souvenir pour les joueurs et pour le club ». Malgré l’événement, le staff a tenu à conserver un cadre familier. Les joueurs se sont retrouvés deux heures avant le coup d’envoi pour une causerie d’abord technico-tactique, puis motivationnelle, afin de faire monter la pression progressivement.

    Une semaine particulière avait précédé la rencontre, Lucas Serra se trouvant en formation… aux côtés même du coach dunkerquois. L’occasion d’échanger autour du match à venir, tout en restant concentré sur son propre groupe. Informé du long déplacement des Nordistes, onze heures de bus le staff mérignacais savait aussi que l’adversaire arriverait prêt.

    Sur le plan mental, le groupe a impressionné. Malgré le stress inhérent à un seizième de finale, les joueurs sont restés soudés, multipliant les échanges dans le vestiaire. Plusieurs cadres ont pris la parole, pour fédérer l’équipe.

    Menés, mais jamais résignés

    La rencontre démarre difficilement pour les Girondins, bousculés d’entrée par une formation dunkerquoise très agressive. Reculés dans leur camp durant le premier quart d’heure, les Mérignacais concèdent l’ouverture du score à la 23e minute.

    Mais fidèle à ce qu’il observe depuis le début de saison, Lucas Serra voit ses joueurs refuser de céder. « Ils n’ont rien lâché », souligne-t-il, saluant leur maturité. Peu à peu, le SAM rééquilibre les débats, se crée plusieurs situations et envoie ses premiers signaux.

    Juste avant la pause, Ethan Escure remet les deux équipes à égalité, récompensant les efforts collectifs.

    À la mi-temps, le discours est simple : regarder les joueurs droit dans les yeux et rappeler que face à une structure professionnelle, le meilleur atout d’un club amateur reste le dépassement de soi. « Avec ce petit truc en plus, on peut bouger n’importe quel adversaire », martèle le coach, tout en insistant sur l’humilité.

    Une deuxième période engagée, un scénario cruel pour Dunkerque

    La seconde mi-temps reste équilibrée. Dunkerque affiche davantage de maîtrise collective, logique au vu de son niveau, mais Mérignac répond présent dans l’engagement et l’état d’esprit. Les occasions s’enchaînent de part et d’autre, laissant présager une séance de tirs au but.

    Puis vient la 90e minute.

    Sur une ultime action, Ethan Escure provoque dans la surface et obtient un penalty incontestable. Une décision courageuse de l’arbitre dans un contexte brûlant, saluée par les deux camps.

    Escure prend ses responsabilités. Le gardien touche le ballon, mais celui-ci termine sa course au fond des filets. 2-1 pour Mérignac.

    Le stade explose.

    « Toutes les cases étaient cochées pour que ce moment soit réussi », confie Lucas Serra. Le jeune attaquant, déjà buteur avant la pause, s’offre un doublé décisif après avoir changé de côté au dernier moment sur son penalty.

    Une explosion d’émotions

    Au coup de sifflet final, l’émotion submerge joueurs, staff et dirigeants. L’entraîneur se souvient du premier joueur venu se jeter dans ses bras, avant une vague collective de joie. Certains membres du staff, les larmes aux yeux, savourent ce moment rare.

    En tribune, Jean-Bernard Toulouse, co-président du SAM Football, vit la rencontre avec passion. « C’est magique », résume-t-il. Lui qui préfère laisser le vestiaire au staff reconnaît avoir été happé par le scénario. Menés, puis revenus au score, ses joueurs ont su faire jeu égal avec une équipe nationale.

    Le président souligne également la cruauté du sort pour le gardien adverse, effondré après le match, rappelant combien ce poste peut être impitoyable lors des grandes échéances.

    Christophe Lassalle, co-président du SAM Football, était également présent et a partagé l’émotion collective, tout comme de nombreux membres du club, les familles et les supporters.

    Une dynamique globale pour le club

    Cette qualification s’inscrit dans une saison déjà remarquable pour le SAM Football. L’équipe première a récemment battu les Girondins de Bordeaux (3-1) et occupe la tête du championnat de Régional 1, avec une montée en ligne de mire.

    Pour Jean-Bernard Toulouse, cette réussite repose sur un choix assumé : faire confiance aux éducateurs formés au club. « On n’est pas allés chercher ailleurs. On a de très bons éducateurs chez nous », explique-t-il, saluant l’émulation interne et le travail de formation.

    Chez les U18, cette génération prometteuse pourrait alimenter à terme l’équipe senior. Une projection essentielle pour l’avenir du club.

    Mérignac parmi les grandes villes du football français

    Avec cette qualification, Mérignac se retrouve désormais aux côtés de clubs prestigieux comme le Paris Saint-Germain, Lyon, Nice, Toulouse, Reims, Nantes, Rennes ou Strasbourg. Le SAM est même la seule formation de niveau régional encore en lice, endossant le rôle de petit poucet.

    Le tirage au sort des huitièmes de finale aura lieu jeudi midi. Une chose est sûre : quel que soit l’adversaire, l’affluence promet d’être importante. La question du lieu de la rencontre est désormais à l’étude avec la municipalité, tant l’engouement populaire grandit.

    Le maire était d’ailleurs présent dimanche au stade du Jard, preuve du soutien institutionnel autour du projet sportif.

    Garder le cap sur le championnat

    Si la Coupe Gambardella fait rêver, Lucas Serra insiste : la priorité reste le championnat. Plusieurs rencontres attendent encore les U18, et le défi du staff sera de maintenir les joueurs concentrés, malgré l’excitation liée à la Coupe.

    Heureusement, l’encadrement peut s’appuyer sur un collectif solide, des matchs filmés grâce à des partenariats techniques, et une organisation bien huilée.

    « Le SAM Football, c’est une grande famille »

    Dimanche, ils étaient nombreux autour du terrain : parents, proches, bénévoles, dirigeants. Une atmosphère que Jean-Bernard Toulouse résume simplement : « Le SAM Football, c’est une grande famille. »

    Un esprit qui transparaît dans chaque mot des dirigeants comme du staff, et qui semble porter cette équipe U18 vers des sommets inattendus.

    Rendez-vous désormais après le tirage au sort, avec un objectif partagé par tous : poursuivre l’aventure, sans rien changer à ce qui fait la force du groupe.