Catégorie : Sport

  • Les espoirs du SMRC: « on a un groupe qui n’a pas de limites »

    Les espoirs du SMRC: « on a un groupe qui n’a pas de limites »

    Portés par une dynamique sportive solide et une identité de jeu affirmée, les Espoirs du Saint‑Médard Rugby Club s’imposent comme un maillon essentiel du projet sportif du club girondin. Entre ambition de qualification, passerelle permanente avec l’équipe première et exigence de formation, le groupe incarne un modèle où performance et développement des joueurs avancent de concert.

    Une dynamique sportive qui confirme les ambitions

    La victoire maîtrisée face à Barbezieux (27-8), concurrent direct au classement, a confirmé la montée en puissance des Espoirs fédéraux du club. Avec une série de six succès consécutifs, l’équipe s’installe durablement dans le haut du tableau et occupe désormais la troisième place, à portée des deux premières positions synonymes de qualification directe pour les phases finales.

    L’objectif fixé en début de saison (décrocher la qualification) reste la priorité. Mais au fil des semaines, le discours s’est affiné : le groupe veut désormais éviter le barrage et viser un accès direct aux huitièmes de finale.
    La fin de saison, marquée par des confrontations face à des adversaires majeurs comme Limoges ou Issoire, pourrait s’avérer décisive dans la hiérarchie finale.


    Une identité de jeu tournée vers le mouvement

    Sous la houlette de Pierre Blonsard, entraîneur des avants, et d’Alexis Larquemin, en charge des arrières, l’équipe revendique une philosophie claire : un rugby offensif, basé sur la continuité du jeu et la recherche permanente d’avancée.

    Le pack, solide et dominant dans les phases de conquête, constitue la base du système. Mêlée et touche offrent des plateformes stables qui permettent ensuite aux lignes arrière de déployer un jeu de mouvement, fait de vitesse, de circulation du ballon et de prises d’initiatives.

    Cette cohérence tactique s’inscrit dans une logique plus large : celle d’une identité commune à l’ensemble du club, du pôle jeune à l’équipe première, afin de faciliter la progression des joueurs et leur adaptation aux exigences du niveau supérieur.


    La formation, pilier stratégique du projet SMRC

    Au-delà des résultats, le rôle des Espoirs est d’abord formatif. Le groupe constitue l’étape charnière entre le rugby de formation et l’exigence de la compétition senior.

    Près d’une cinquantaine de joueurs ont évolué avec l’équipe cette saison, preuve d’un réservoir large et d’une volonté d’offrir du temps de jeu pour accompagner la progression individuelle. Plusieurs jeunes ont déjà intégré ponctuellement le groupe de Fédérale 1, matérialisant la passerelle entre les deux niveaux.

    La structure du club renforce cette logique :

    • une école de rugby labellisée trois étoiles,
    • des équipes jeunes évoluant au niveau national,
    • un centre d’entraînement dédié aux 15-19 ans.

    Cette organisation vise un objectif clair : alimenter durablement l’équipe première tout en maintenant un haut niveau de formation.


    Un lien permanent avec l’équipe première

    La proximité entre les Espoirs et le groupe senior constitue l’une des forces du club. De nombreux joueurs s’entraînent régulièrement avec la Fédérale 1, et des séances communes favorisent l’émulation et l’alignement des exigences.

    Cette immersion progressive prépare les jeunes aux réalités du haut niveau amateur : intensité physique accrue, pression du résultat et rigueur tactique.
    Elle nourrit aussi une motivation forte, chaque joueur percevant concrètement la possibilité d’intégrer, à terme, l’équipe première.


    Le quotidien du staff : précision, répétition et adaptation

    Le travail des entraîneurs s’organise autour d’une répartition claire des responsabilités.
    Pierre Blonsard supervise la conquête et la défense, secteurs où l’engagement et la rigueur technique sont déterminants. Alexis Larquemin pilote l’animation offensive, le jeu de ligne et les aspects techniques liés à la vitesse et à la prise de décision.

    Les séances hebdomadaires reposent sur la répétition des situations de match : organisation défensive, choix tactiques, gestion des surnombres ou précision technique.
    L’encadrement s’appuie également sur des outils modernes — analyse vidéo, suivi statistique et accompagnement physique — permettant d’objectiver la performance et d’identifier les axes de progression.

    La présence régulière d’un arbitre à l’entraînement illustre cette recherche de précision, en intégrant la dimension réglementaire dans le processus d’apprentissage.


    Un groupe jeune, ambitieux et en progression

    L’effectif se distingue par sa jeunesse et sa marge de progression. Les entraîneurs soulignent un état d’esprit marqué par l’engagement, la cohésion et l’envie de se confronter au plus haut niveau possible.

    La dynamique actuelle dépasse la simple série de victoires : elle s’accompagne d’une maturité croissante dans le discours et l’approche de la compétition. Les joueurs affichent clairement leur ambition d’aller loin en phase finale, convaincus du potentiel collectif.


    Un club formateur reconnu et attractif

    La réputation du club en matière de formation ne cesse de se renforcer. Le SMRC attire un nombre croissant de jeunes joueurs et entretient des relations avec des structures de niveau supérieur, permettant à certains éléments d’être repérés et de poursuivre leur progression.

    Cette capacité à former puis à voir ses joueurs évoluer plus haut est vécue comme une reconnaissance du travail accompli, tout en restant fidèle à une philosophie d’accueil : beaucoup reviennent porter le maillot du club, preuve de l’attachement à son environnement sportif et humain.


    Une fin de saison décisive

    Le calendrier à venir s’annonce dense, avec un bloc de rencontres déterminantes avant l’entrée dans les phases finales. L’objectif reste clair : terminer dans les deux premières places pour aborder la suite dans les meilleures conditions.

    Mais au-delà du classement, l’enjeu est aussi de poursuivre la progression du groupe et de consolider les bases d’un projet qui dépasse la saison en cours.


    Les Espoirs, miroir de l’avenir du club

    À Saint-Médard, l’équipe Espoir n’est pas seulement une antichambre de l’équipe première : elle en est le prolongement naturel et le révélateur. Elle incarne la capacité du club à conjuguer ambition sportive et développement des joueurs, performance immédiate et vision à long terme.

    Dans un paysage rugbystique où la structuration des filières devient déterminante, le SMRC confirme ainsi son statut de club formateur solide, capable de bâtir sur sa jeunesse pour nourrir ses ambitions futures.

  • Eryne Dewez, l’ombre devenue visage : portrait d’une communicante au cœur d’un moment historique pour le SAM Football

    Eryne Dewez, l’ombre devenue visage : portrait d’une communicante au cœur d’un moment historique pour le SAM Football

    À la veille d’un rendez-vous majeur pour le football amateur girondin, le huitième de finale de Coupe Gambardella opposant le SAM Football à l’Olympique Lyonnais au stade Robert-Brettes, un nom revient inlassablement sur les écrans des supporters sans jamais occuper la lumière : celui d’Eryne Dewez.
    Alternante responsable communication du club, la jeune professionnelle de 22 ans incarne aujourd’hui l’un des rouages essentiels de la visibilité et de la structuration médiatique du SAM. Derrière chaque publication, chaque story, chaque vidéo, se dessine un parcours singulier, à la fois discret et déterminé, qui témoigne de l’évolution des métiers du sport et de l’importance stratégique de la communication dans le football amateur.


    Un parcours construit entre intuition, formation et spécialisation sportive

    Avant d’être la voix digitale du club, Eryne Dewez est d’abord une étudiante qui a progressivement façonné son orientation.
    Issue d’un baccalauréat STMG, filière qui lui permettait d’explorer des enseignements concrets, elle se dirige naturellement vers la communication, attirée par la diversité des débouchés qu’offre ce domaine transversal.

    Après un bachelor en communication globale, elle choisit d’affiner son projet professionnel en intégrant un master en événementiel sportif à Win Sport School. Ce virage vers le sport ne relève pas du hasard : il traduit une volonté claire de s’inscrire dans un univers passionnel, où la communication dépasse la simple diffusion d’informations pour devenir un levier d’émotion et d’engagement.

    Son arrivée au SAM Football, au début de la saison, marque sa première immersion professionnelle dans un club structuré. Elle y découvre un environnement dense (près de 800 licenciés) et un rythme soutenu, caractéristique des structures sportives en pleine activité.

    Derrière une personnalité qu’elle décrit elle-même comme « faussement timide », la jeune communicante révèle rapidement une capacité d’adaptation essentielle. Dans un milieu majoritairement masculin, elle trouve sa place grâce à un accueil qu’elle qualifie de familial, mais aussi par sa rigueur et sa constance dans le travail.


    L’architecture invisible de la communication d’un club amateur

    Le rôle d’Eryne Dewez dépasse largement la simple publication sur les réseaux sociaux.
    Planification éditoriale hebdomadaire, création de contenus, analyse des statistiques, coordination avec les éducateurs, gestion de l’information en temps réel : la communication du SAM repose sur un travail de veille et d’anticipation permanent.

    Les jours de match, son activité prend une dimension particulière. Positionnée au bord du terrain, elle capture images et vidéos, alimente les stories en direct, documente les moments clés et produit les contenus immersifs « inside », véritables coulisses numériques de la vie du club.
    Elle participe également à l’organisation logistique, notamment à la signalétique et à l’accueil, illustrant la polyvalence indispensable dans les structures amateurs.

    Cette responsabilité s’accompagne d’une exigence : maintenir une identité éditoriale cohérente tout en adaptant le ton selon les contextes: victoire, défaite, annonce institutionnelle ou événement festif.
    Pour elle, la réussite d’une publication ne se mesure pas uniquement aux « likes », mais à l’ensemble des indicateurs d’engagement et de visibilité, révélateurs de l’impact réel auprès du public.


    Une saison charnière pour le SAM, entre visibilité accrue et dynamique collective

    Depuis son arrivée, Eryne Dewez a été témoin de plusieurs moments forts, à commencer par la victoire marquante face à Pau en Coupe de France, qui a généré un afflux immédiat de nouveaux abonnés et renforcé la notoriété du club.

    Mais l’événement qui cristallise aujourd’hui toutes les attentions dépasse encore cette dimension : la réception de l’Olympique Lyonnais en Coupe Gambardella.


    La venue de l’Olympique Lyonnais : un rendez-vous historique au stade Robert-Brettes

    Le samedi 28 février 2026 à 18h30, le stade Robert-Brettes s’apprête à vivre l’une des affiches les plus marquantes de son histoire récente.
    Affronter l’Olympique Lyonnais, référence nationale en matière de formation, constitue un symbole fort pour le SAM Football, dernier représentant régional encore en lice dans la compétition.

    Au-delà de l’enjeu sportif, cette rencontre représente un moment de visibilité exceptionnelle pour le club. Elle attire l’attention des médias, mobilise les supporters et renforce l’image d’une structure capable de rivaliser, le temps d’un match, avec les grandes académies du football français.

    Pour la communication, l’événement constitue également un défi logistique et éditorial : montée en puissance des publications, couverture en temps réel, production de contenus immersifs et coordination avec les équipes techniques.
    Eryne Dewez sera au cœur de ce dispositif, suivant les joueurs depuis leur arrivée jusqu’au coup de sifflet final, captant l’atmosphère et l’intensité d’une journée appelée à marquer les mémoires.

    Qu’il s’agisse d’une victoire ou d’une défaite, la portée symbolique de cette affiche restera considérable. Elle participe à inscrire le club dans une dynamique de reconnaissance et à renforcer le sentiment d’appartenance autour du projet sportif.


    L’affirmation progressive d’une professionnelle du sport

    Au fil de son alternance, Eryne Dewez évoque une évolution personnelle notable : apprendre à se faire confiance.
    Cette progression, souvent invisible mais déterminante, illustre l’apprentissage du métier dans sa dimension humaine autant que technique.

    Dans cinq ans, elle se projette toujours dans l’univers sportif, convaincue d’avoir trouvé un secteur en adéquation avec ses aspirations. Une trajectoire cohérente pour celle dont le travail consiste précisément à raconter les histoires des autres, tout en construisant progressivement la sienne.


    Derrière les publications, un visage et une génération

    À l’heure où la communication digitale devient un pilier du développement des clubs, le parcours d’Eryne Dewez incarne une nouvelle génération de professionnels capables de conjuguer maîtrise technique, sens du récit et compréhension fine des dynamiques sportives.

    Son portrait rappelle que derrière chaque image, chaque résultat partagé et chaque moment viral, se cache un travail minutieux, souvent discret, mais essentiel à la vie d’un club.

    Et ce samedi 28 février 2026, alors que les regards seront tournés vers la pelouse du stade Robert-Brettes pour la venue de l’Olympique Lyonnais, c’est aussi le travail de l’ombre qui participera à faire de cette soirée un moment d’histoire pour le SAM Football.

  • Coupe Gambardella : le SAM Football face au défi de sa génération

    Coupe Gambardella : le SAM Football face au défi de sa génération

    Un exploit déjà historique pour un club amateur

    Atteindre les huitièmes de finale de la Coupe Gambardella constitue en soi une performance majeure. Pour le SAM Football, elle prend une dimension encore plus forte: le club est aujourd’hui le dernier représentant amateur encore engagé dans la compétition.

    Cette présence à ce niveau illustre avant tout la solidité du projet sportif. Pour les dirigeants, il ne s’agit pas d’un coup d’éclat isolé mais de l’aboutissement d’années de structuration de la formation.

    « La preuve du travail de fond », résume la direction, qui voit dans ce parcours la validation d’une politique construite dans la durée.

    L’exploit est d’autant plus marquant que les jeunes Mérignacais ont déjà éliminé une formation issue du monde professionnel lors du tour précédent, démontrant leur capacité à rivaliser avec des structures plus puissantes.

    Recevoir l’Olympique Lyonnais : un événement exceptionnel

    La venue de l’Olympique Lyonnais donne à cette affiche une dimension rarissime. Le club rhodanien est reconnu comme l’un des meilleurs centres de formation en France et en Europe, référence absolue pour le développement des jeunes joueurs.

    Pour les U18 du SAM, l’enjeu dépasse le résultat : affronter un tel adversaire constitue une expérience unique, une confrontation directe avec l’excellence du football de formation.

    Certains joueurs lyonnais évoluent déjà dans l’environnement du groupe professionnel, preuve du niveau attendu pour cette rencontre.

    Au-delà du terrain, l’événement représente aussi une vitrine exceptionnelle pour le club et pour le football amateur régional, appelé à accueillir un match de très haut niveau rarement accessible à cette échelle.

    Une génération portée par un collectif et un état d’esprit

    Si le parcours impressionne, il repose avant tout sur une identité forte : celle d’un groupe soudé, où le collectif prime sur les individualités. Les responsables du club insistent sur ce point, convaincus que la force du SAM réside dans sa capacité à jouer ensemble, à faire bloc dans les moments clés.

    Cette cohésion s’est illustrée lors des tours précédents, notamment dans la capacité à revenir au score et à renverser des situations compliquées. L’équipe mêle joueurs U18 et éléments plus jeunes surclassés, preuve d’une profondeur de formation et d’une confiance accordée aux talents émergents.

    L’attachement au club, marque de fabrique du SAM

    Au-delà du sportif, le SAM Football cultive une dimension humaine revendiquée. Le club se distingue par la fidélité de ses joueurs, nombreux à y avoir été formés et à s’y inscrire dans la durée. Certains poursuivent ailleurs avant de revenir, signe d’un attachement profond à l’institution.

    Cette culture repose sur un projet global, qui vise autant à former des footballeurs qu’à accompagner des jeunes dans leur construction personnelle : respect, esprit collectif, responsabilité et engagement constituent des piliers assumés.

    La présence importante de joueurs formés au club jusque dans les équipes seniors témoigne de la cohérence de cette philosophie.

    Le travail du staff, clé de la réussite sportive

    Derrière la performance sportive, les dirigeants tiennent à mettre en lumière le rôle déterminant du staff. À sa tête, Lucas Serra incarne un encadrement engagé, épaulé par une équipe technique structurée et investie.

    Leur réussite repose sur plusieurs leviers :

    • la création d’un groupe cohérent à partir de profils variés,
    • un travail tactique et mental approfondi,
    • une continuité avec les éducateurs des catégories précédentes.

    Ce travail collectif, mené sur plusieurs saisons, explique en grande partie la maturité affichée par l’équipe dans les moments décisifs.

    Une identité de jeu affirmée

    Le SAM revendique une philosophie claire : un football tourné vers l’initiative, la possession et la volonté de poser des problèmes à l’adversaire. Cette identité traverse toutes les catégories et constitue un repère pour les joueurs tout au long de leur formation.

    Face à l’Olympique Lyonnais, l’approche devrait rester fidèle à ces principes, même si la rencontre s’annonce exigeante. L’objectif sera d’exploiter chaque opportunité tout en conservant l’ADN collectif qui a permis au groupe d’atteindre ce niveau.

    Une fête du football et un rendez-vous populaire

    Au-delà de l’enjeu sportif, cette affiche s’annonce comme un moment de rassemblement pour tout un club et, plus largement, pour le public local. L’événement symbolise la vitalité du football amateur et sa capacité à créer des moments d’exception.

    Dirigeants, éducateurs et joueurs lancent un appel clair : venir nombreux soutenir cette génération qui porte les couleurs du club dans une compétition nationale prestigieuse. L’atmosphère attendue s’annonce à la hauteur de l’événement, entre passion, fierté et espoir d’un nouvel exploit.

    Un match qui dépasse le résultat

    Quel que soit le verdict du terrain, cette rencontre restera comme une étape marquante dans l’histoire récente du SAM Football. Elle confirme la pertinence d’un modèle basé sur la formation, la stabilité et l’engagement humain.

    Mais dans l’immédiat, l’histoire reste à écrire. Et pour ce groupe, déjà entré dans une dimension exceptionnelle, l’ambition est claire : prolonger le rêve et prouver que l’exploit peut encore grandir.

  • L’Abeille Girondine : Une Semaine Déterminante et une Formation d’Excellence à Saint-Jean-d’Illac

    L’Abeille Girondine : Une Semaine Déterminante et une Formation d’Excellence à Saint-Jean-d’Illac

    Martigues et le Grand Nancy : Deux Défis Capitaux.

    Ce mardi, Saint-Jean-d’Illac reçoit Martigues, deuxième de Ligue B avec 46 points, pour un match en retard qui s’annonce intense. “C’est une équipe très expérimentée, avec une base solide depuis l’an dernier et des joueurs ayant déjà évolué en Ligue A. Ils ont un fond de jeu très complet et ne donnent pas grand-chose à l’adversaire,” explique Romain Sellier.

    L’entraîneur de l’équipe mise sur la jeunesse et l’athlétisme de son groupe pour renverser la situation. “Nous devons utiliser notre fougue et notre solidité collective, tout en emmenant le public avec nous. La pression sera davantage sur Martigues, qui cherche à reprendre la première place, tandis que nous jouerons en position de chasseur,” précise-t-il.

    Samedi, le Grand Nancy, cinquième, sera le second rendez-vous de cette semaine décisive. “Ils possèdent des joueurs très athlétiques et puissants, mais leur structure tactique et technique est légèrement moins solide que celle de Martigues. Nous devrons exploiter cette dimension pour tenter un bon résultat,” analyse Romain Sellier. Avec ces deux rencontres à La Ruche, les Abeilles ont l’opportunité de rejoindre le top 4 et de dynamiser la fin de saison.

    Une Équipe Jeune au Potentiel Illimité.

    L’Abeille Girondine se distingue par sa jeunesse : la moyenne d’âge de l’équipe tourne autour de 24-25 ans. “Notre potentiel est énorme, mais nous devons encore travailler notre régularité. Parfois, nous réalisons des performances exceptionnelles, parfois nous avons des passages à vide,” reconnaît Romain Sellier.

    Malgré cela, les Abeilles viennent de réaliser deux victoires consécutives à l’extérieur, démontrant leur capacité à se dépasser dans les moments cruciaux. Ces succès offrent une base solide pour aborder les deux matchs à domicile de cette semaine déterminante.

    Le Centre de Formation : L’ADN du Club.

    Le club de Saint-Jean-d’Illac se distingue par son centre de formation, véritable cœur du projet sportif. Romain Sellier insiste sur son rôle stratégique : “Le centre nous permet de former des joueurs professionnels, de leur donner leurs premières expériences dans le monde du haut niveau et d’alimenter l’équipe première. C’est notre ADN et notre avenir.”

    Le centre de formation a déjà révélé plusieurs talents de haut niveau, comme Trévor Clévenot et Théo Faure, actuellement dans l’équipe de France, Romain Devèze à Saint-Nazaire et Corentin Fellu, évoluant à Montpellier en Ligue des Champions. “Ces joueurs ont leurs racines ici, à Saint-Jean-d’Illac. Cela prouve la qualité de notre travail et le sérieux de notre formation,” précise l’entraîneur.

    Malgré la concurrence financière des clubs plus riches, l’Abeille Girondine réussit à fidéliser certains joueurs grâce à son projet sportif ambitieux et à un cadre familial et humain, où les jeunes talents peuvent se développer et s’épanouir.

    Un Club Stratégique pour l’Agglomération Bordelaise.

    L’Abeille Girondine n’est pas seulement un club ambitieux sur le plan sportif : c’est le quatrième club professionnel de l’agglomération bordelaise, aux côtés des Girondins de Bordeaux, de l’Union Bordeaux-Bègles en rugby et des Boxers de Bordeaux en hockey sur glace. Ce rôle confère au club une place stratégique dans le paysage sportif régional.

    Romain Sellier insiste : “Nous avons la plus petite masse salariale de Ligue B, mais cela ne nous empêche pas de performer. Cela montre que notre projet sportif et notre centre de formation sont solides et que nous pouvons rivaliser avec des clubs mieux dotés financièrement.”

    Ambitions et Perspectives.

    L’objectif immédiat est clair : performer en Ligue B tout en continuant à développer les jeunes talents. “Tant que notre budget reste celui actuel, nous devons maximiser le potentiel du centre de formation et continuer à lancer des jeunes joueurs. Si nous parvenons à accroître nos ressources, nous pourrons viser la Ligue A,” explique Romain Sellier.

    Le club mise également sur le côté familial et l’attachement sentimental des joueurs expérimentés pour constituer une équipe soudée et motivée. Chaque saison est l’occasion de progresser, tant sportivement que structurellement et financièrement, avec pour horizon une consolidation du club dans les premières places de Ligue B et, à terme, un projet plus ambitieux.

    Une Semaine à ne Pas Manquer.

    Cette semaine, les Abeilles de Saint-Jean-d’Illac jouent leur destin. Deux matchs à domicile, face à Martigues mardi et au Grand Nancy samedi, qui pourraient changer la physionomie de la saison et rapprocher le club des premières places. Les supporters sont appelés à venir nombreux à La Ruche pour soutenir cette équipe jeune, talentueuse et ambitieuse, qui symbolise l’excellence de la formation et l’avenir du volleyball girondin.

  • Emission SMRC: Romain et Sandrine « Il n’y a jamais rien qui se passe sans les bénévoles »

    Emission SMRC: Romain et Sandrine « Il n’y a jamais rien qui se passe sans les bénévoles »

    Une organisation essentielle au fonctionnement du club.

    Au rugby, l’image de la buvette fait partie du décor. Mais derrière ce symbole de convivialité se cache une véritable organisation. Au SMRC, trois points de service: la Grinche, la buvette de la tribune et la buvette à Lolo structurent l’accueil du public, auxquels s’ajoute une buvette mobile utilisée lors d’événements extérieurs.

    Le rôle des bénévoles dépasse largement le service les jours de match. Achats, logistique, gestion des stocks, installation, rangement : la semaine est rythmée par une série de tâches indispensables au bon déroulement des rencontres.

    « On n’est pas là que pour tirer des bières, on s’occupe de tout de A à Z », résume l’équipe.

    Un engagement né de la passion et du lien humain.

    Comme souvent dans les clubs amateurs structurés, l’engagement bénévole naît d’une histoire personnelle.

    Sandrine Olivier s’est impliquée en tant que mère de joueur, après plus d’une décennie passée au bord des terrains. Une trajectoire classique mais révélatrice : au SMRC, la base du bénévolat repose largement sur les familles.

    Romain Grenier, lui, a découvert le club par son environnement professionnel et s’est rapidement laissé happer par l’ambiance. En trois ans, il est passé de bénévole à vice-président, preuve de la place centrale donnée à l’implication humaine dans la gouvernance associative.

    Tous deux décrivent un attachement fort, presque affectif : le club est perçu comme « une deuxième famille », où le plaisir de se retrouver et de partager l’emporte sur la contrainte du temps donné.

    La buvette, cœur social du stade.

    Au-delà de sa fonction économique (générer des recettes pour soutenir le fonctionnement du club) la buvette joue un rôle social majeur. C’est un lieu de rencontre entre joueurs, supporters, anciens et nouveaux membres.

    La Grinche, notamment, est présentée comme une véritable institution, héritée des générations précédentes. On y retrouve l’histoire vivante du club, ses traditions et son esprit.

    Ces espaces incarnent la culture rugby : convivialité, échange, mémoire collective.

    Des bénévoles au cœur du modèle associatif.

    Avec plusieurs centaines de fûts servis sur une saison et des milliers de spectateurs accueillis, l’activité témoigne de l’ampleur de la mobilisation. Mais l’essentiel n’est pas là.

    Pour les invités, le bénévolat constitue avant tout un moteur humain :

    • il crée du lien social,
    • il renforce l’identité du club,
    • il permet de soutenir les ambitions sportives.

    L’émission rappelle une réalité partagée par l’ensemble du monde associatif : sans ce réseau de volontaires, aucune structure sportive ne pourrait fonctionner durablement.

    Un rôle stratégique dans l’avenir du club.

    Alors que le SMRC nourrit des ambitions sportives à moyen terme, la question du bénévolat apparaît comme un enjeu structurant.

    Plus le club se développe, plus la nécessité d’un socle humain solide devient évidente.

    Les invités lancent d’ailleurs un appel clair : le club recherche en permanence de nouvelles forces vives, qu’il s’agisse de logistique, d’organisation ou d’animation.

    Le bénévolat, ADN du rugby local.

    Au fil de l’entretien, une idée s’impose : au-delà des résultats et de la compétition, ce sont les bénévoles qui donnent une âme au club. Leur engagement, souvent discret, façonne l’expérience des joueurs comme celle du public.

    En mettant en lumière ces acteurs de l’ombre, l’émission rappelle que le rugby est aussi (et peut-être surtout) une aventure collective, portée par celles et ceux qui donnent de leur temps pour faire vivre un projet commun.

  • Le rugby féminin du Saint Médard Rugby Club : un pôle en pleine expansion qui redessine les lignes

    Le rugby féminin du Saint Médard Rugby Club : un pôle en pleine expansion qui redessine les lignes

    D’une idée simple à une dynamique structurante.

    L’histoire commence presque par hasard. Au départ, l’objectif était de faire descendre les mamans du bord du terrain pour qu’elles passent « de l’autre côté de la barrière ».

    En 2023, quelques séances d’essai sont organisées. Le succès dépasse rapidement les attentes :

    • 25 licenciées à la création,
    • près de 120 aujourd’hui.

    « On voulait partager la passion de nos enfants et faire du sport ensemble », expliquent les dirigeantes. Très vite, le projet dépasse le cercle des parents pour attirer des femmes de tous horizons, de 15 à 70 ans.

    Une offre sportive complète, du loisir à la compétition.

    La force du pôle féminin réside dans la diversité des pratiques proposées, permettant à chacune de trouver sa place.

    Les cadettes : l’avenir du club

    Créée cette saison, l’équipe des 15-18 ans évolue en rugby à XV plaqué. Pour une première année, les résultats sont déjà prometteurs, avec une 4e place sur 9, signe d’un potentiel réel.

    Les Jalloises : l’entente et la progression

    L’équipe senior à X, montée en entente avec le club de Martignas-sur-Jalle, illustre la structuration progressive du projet. Après une première saison sans forfait (un indicateur clé de stabilité), les joueuses enregistrent leurs premières victoires et travaillent désormais sur la préparation physique pour limiter les blessures.

    Les Salamandres : le rugby accessible

    En rugby à 5 « touch », sans plaquage, la pratique se veut plus accessible mais tout aussi exigeante physiquement. L’équipe participe régulièrement aux tournois et parvient à aligner deux formations, preuve d’un vivier solide.

    Une transformation culturelle au sein du club.

    Au-delà du terrain, l’impact du pôle féminin se mesure aussi dans la vie quotidienne du club.

    Le co-président Hervé Dubès souligne son rôle structurant : le groupe attire du public, renforce le bénévolat et participe activement au fonctionnement : boutique, buvette, encadrement des jeunes ou soins.

    En quelques saisons, les joueuses sont passées d’un « petit groupe de mamans » à un acteur pleinement intégré. Les repas communs, les entraînements partagés et la convivialité ont progressivement fait tomber les barrières entre sections masculines et féminines.

    Bienveillance, sororité et dépassement de soi.

    Le discours des trois dirigeantes converge : la réussite repose autant sur l’état d’esprit que sur les résultats.

    Le pôle féminin se veut un espace où l’on vient autant pour progresser sportivement que pour trouver un collectif.

    Le mot revient souvent : sororité.

    Créer du lien, accueillir sans jugement, donner confiance à celles qui n’osaient pas franchir le pas, y compris des femmes se disant « non sportives » constitue le cœur du projet.

    Certaines commencent par le « touch » avant de passer au plaqué ; d’autres découvrent simplement le plaisir de l’effort collectif. Toutes évoquent la même satisfaction : se dépasser « pour la copine d’à côté ».

    Des ambitions réalistes mais affirmées.

    Si les dirigeantes ne prétendent pas rivaliser immédiatement avec les grandes places fortes du rugby féminin, elles affichent des objectifs clairs :

    • stabiliser les effectifs,
    • poursuivre la progression sportive,
    • inscrire durablement le club parmi les références locales.

    La progression est déjà tangible : montée en compétences, structuration des entraînements, développement de la préparation physique et résultats encourageants chez les jeunes.

    Un projet sportif… et humain.

    Le pôle féminin du SMRC s’inscrit dans une vision plus large du sport : un outil d’émancipation, de santé et de lien social.

    Voyages pour assister à des compétitions internationales, week-ends d’intégration, supporters fidèles : la pratique dépasse largement le cadre du match.

    La philosophie est simple : laisser à chacune le choix.

    Faire du rugby, ou non, mais ne jamais se sentir empêchée.

    Plus qu’une section, un symbole d’évolution.

    En quatre ans, le rugby féminin du SMRC est passé d’une initiative conviviale à un projet structuré, capable d’attirer, de former et de fidéliser.

    Il témoigne aussi d’une évolution plus large : celle d’un sport qui s’ouvre, se diversifie et se nourrit de nouvelles énergies.

    Au bord du terrain, les encouragements ont changé de visage.

    Derrière la balustrade, certaines regardent encore.

    Mais de plus en plus nombreuses sont celles qui ont choisi de passer de l’autre côté.

  • Stade Robert‑Brettes : Mérignac Rugby confirme ses ambitions malgré des conditions difficiles

    Stade Robert‑Brettes : Mérignac Rugby confirme ses ambitions malgré des conditions difficiles

    Un départ idéal pour les Mérignacais

    La rencontre débute parfaitement pour les locaux. Dès la 3ᵉ minute, Théo Bordier ouvre la marque avec un essai qui récompense une entame ambitieuse, bien que la transformation ne passe pas.

    À la 20ᵉ minute, Mérignac accentue son emprise grâce à Pierre‑André Bonnefont, qui inscrit un deuxième essai. Les Landais réagissent brièvement par une pénalité de Destouesse (24ᵉ), ramenant le score à 10-3.

    Mais la fin de première période est de nouveau à l’avantage de l’ASMR : Bonnefont signe un doublé à la 32ᵉ minute, cette fois transformé par Hugo Cantet, permettant à Mérignac de virer en tête à la pause (17-3).

    Une seconde période maîtrisée

    Au retour des vestiaires, Mérignac poursuit sur sa lancée. À la 51ᵉ minute, Bassekou Diaby franchit la ligne pour le quatrième essai, transformé par Cantet (24-3), scellant pratiquement le sort de la rencontre.

    Mugron sauve l’honneur quelques minutes plus tard avec un essai de pénalité (55ᵉ), sans parvenir à renverser la dynamique. Le match se conclut sur un succès logique des Mérignacais, auteurs de quatre essais, dont deux transformés, contre un essai de pénalité et une pénalité pour leurs adversaires, également sanctionnés d’un carton jaune.

    Une dynamique positive, mais la prudence reste de mise

    Avec cette victoire, la troisième consécutive, Mérignac Rugby poursuit sa montée en puissance et se positionne idéalement dans la lutte pour le podium de la poule 7. L’objectif affiché: la qualification pour les phases finales et l’accession en Fédérale 1 demeure plus que jamais d’actualité.

    Pour autant, la saison est encore longue et le championnat reste dense. Les Mérignacais devront maintenir ce niveau d’exigence et de constance pour sécuriser leur place parmi les prétendants.

    Mérignac peut y croire

    Solides dans l’engagement, efficaces dans les moments clés et portés par une dynamique collective, les joueurs mérignacais confirment qu’ils possèdent les atouts pour viser haut. Cette victoire renforce la confiance du groupe et du club, tout en rappelant qu’aucun relâchement n’est permis.

    La route vers la Fédérale 1 est tracée, mais elle passe encore par plusieurs rendez-vous décisifs. Si Mérignac continue sur cette voie, les phases finales ne seront plus seulement un objectif, mais une véritable ambition à portée de main.

  • Duel au sommet au stade du Jard : le SAM chute mais garde espoir

    Duel au sommet au stade du Jard : le SAM chute mais garde espoir

    Une première période engagée et équilibrée

    Sur la pelouse synthétique, rendue nécessaire par les intempéries, le SAM entame la rencontre avec autorité. Durant le premier quart d’heure, les locaux imposent leur rythme et monopolisent le ballon, ne laissant qu’une timide opportunité aux visiteurs.

    À la 20ᵉ minute, Lucas Albert déclenche une frappe repoussée par le portier adverse, avant que Baidy Dia ne tente sa chance dans la continuité, sans trouver le cadre.

    L’ASMUR réagit à la 29ᵉ minute : sur un long ballon côté droit, André Lagui se met en position de tir, mais bute sur le gardien samiste Adrien Delrieux.

    La fin de première période voit les débats s’équilibrer. À la 36ᵉ minute, Albert déborde et frappe, mais le gardien Mathieu Iribarnegaray détourne la tentative.

    La pause intervient logiquement sur un score nul et vierge (0-0), laissant planer l’incertitude sur l’issue de ce duel au sommet.

    Quatre minutes qui font basculer le match

    Sous une pluie redoublant d’intensité, la seconde période devient plus hachée, les conditions rendant les transmissions délicates. Le match se décide finalement en l’espace de quatre minutes.

    À la 58ᵉ minute, sur coup de pied arrêté, Lucas Esponde place une tête victorieuse et refroidit le stade. La réaction du SAM est immédiate : une minute plus tard, Albert égalise et relance totalement la rencontre, déclenchant l’enthousiasme des supporters.

    Mais à la 62ᵉ minute, Lagui surgit de nouveau pour redonner l’avantage aux visiteurs. Malgré une fin de match disputée et plusieurs tentatives samistes, le score ne bougera plus.

    Un coup d’arrêt, mais pas un renoncement

    Cette défaite constitue un revers pour les hommes de Clément Tapy, qui abandonnent des points précieux dans la course à la montée. Au classement, le SAM cède la première place à l’ASMUR et voit revenir derrière lui Mérignac Arlac et Aviron Bayonnais, toujours en embuscade avec des matchs en moins.

    Pour autant, rien n’est joué. La saison reste longue et le SAM a démontré, même dans l’adversité, sa capacité à imposer son jeu et à réagir. L’état d’esprit affiché après l’égalisation éclair illustre un groupe soudé et compétitif, capable de rebondir rapidement.

    Garder le cap

    Dans un championnat aussi serré, chaque rencontre peut redistribuer les cartes. Le SAM possède toujours les ressources techniques et mentales pour repartir de l’avant. Avec de la constance et la même détermination, la lutte pour la montée reste pleinement ouverte.

    Le message est clair : la défaite du jour est un rappel, pas une fin. Le SAM a encore toutes les cartes en main pour écrire la suite de sa saison et pourquoi pas, retrouver très vite le fauteuil de leader.

  • Un derby épique et des Poudriers à la hauteur : Saint-Médard tombe avec les honneurs après deux prolongations

    Un derby épique et des Poudriers à la hauteur : Saint-Médard tombe avec les honneurs après deux prolongations

    Un départ canon pour Saint-Médard

    Avec les 7 points d’avance réglementaires liés à l’écart de division (NM3 contre NM2), les locaux ont immédiatement imposé leur rythme. Intenses en défense, inspirés en attaque, les Poudriers ont livré un premier quart-temps de grande qualité, ponctué par des séquences collectives abouties.

    Au terme des dix premières minutes, l’écart est déjà significatif : 32-19.

    Un deuxième quart entre envol et frayeurs

    Le début du deuxième acte confirme la domination saint-médardaise. Le tableau affiche même 42-24, laissant entrevoir une soirée maîtrisée. Mais une série d’imprécisions relance les Bordelais, plus agressifs et opportunistes.

    Progressivement, les JSA grignotent leur retard pour revenir à 48-42 à la pause, relançant totalement le suspense.

    Le tournant d’un troisième quart incandescent

    La reprise est brutale pour les locaux. Un tir primé d’Antoine Bibollet Ruche ramène immédiatement les JSA à trois longueurs. La pression monte encore quand, à quatre minutes du terme, le capitaine bordelais Clément Desmonts égalise à 57-57 sur un tir à trois points.

    Dans une ambiance bouillante, les visiteurs passent même devant pour la première fois (57-60). Mais Saint-Médard ne cède pas et reste au contact : 62-64 à la fin du troisième quart.

    Un mano à mano irrespirable

    Le dernier quart-temps est à l’image de la soirée : intense, spectaculaire, indécis. Le capitaine saint-médardais Maxime Ballade prend ses responsabilités, alternant lancers francs précieux et actions décisives.

    Les deux équipes se rendent coup pour coup jusqu’au buzzer : 80-80, direction la prolongation.

    Deux prolongations pour un verdict cruel

    La première prolongation reste indécise. Saint-Médard croit faire la différence avec un +3 à 2’30 de la fin, mais les JSA reviennent une nouvelle fois. À une minute du terme, l’égalité persiste et impose une seconde période supplémentaire.

    Dans un COSEC Maysonnave debout, devant près de 500 spectateurs, la fatigue se fait sentir. Les fautes se multiplient, les paniers deviennent plus rares. À trois minutes de la fin, le SMB mène encore 91-90, avant que Bordeaux ne fasse parler son expérience pour passer devant définitivement.

    Score final : 95-102.

    Une défaite porteuse d’avenir

    La déception est réelle pour les joueurs de Ludovic Besse (SMB), tandis que ceux de Thomas Vincent (JSA) savourent leur qualification. Mais au-delà du résultat, le sentiment dominant reste celui d’une performance fondatrice.

    Leader de NM3, Saint-Médard a démontré qu’il pouvait rivaliser avec une formation de niveau supérieur, grâce à son jeu collectif, son caractère et son engagement.

    Ce soir, les Poudriers quittent la Coupe, certes, mais avec bien plus qu’un score : la conviction d’avoir franchi un palier et d’avoir posé les bases d’un avenir ambitieux.

  • Derby girondin en Coupe : un huitième de finale sous haute intensité ce soir à Saint-Médard-en-Jalles

    Derby girondin en Coupe : un huitième de finale sous haute intensité ce soir à Saint-Médard-en-Jalles

    Un derby fraternel mais un enjeu bien réel

    Sur le papier, une division sépare les deux formations: Nationale 3 pour Saint-Médard, Nationale 2 pour les JSA. Mais dans les discours comme dans les intentions, l’écart s’efface derrière la dimension locale et l’envie commune de poursuivre l’aventure.

    Les deux dirigeants, Laurent Chiboust et Mathieu Gibaud, l’ont rappelé : ce type de confrontation est avant tout une fête du basket girondin, même si l’enjeu sportif reste considérable. Une qualification offrirait un précieux bonus comptable en championnat, un détail qui peut peser lourd dans des saisons serrées.

    Saint-Médard, une dynamique historique

    Pour le club saint-médardais, ce parcours en Coupe marque déjà une étape importante. Jamais auparavant la formation n’avait atteint ce niveau de la compétition.

    Portée par un collectif renouvelé, une salle de plus en plus garnie et un jeu spectaculaire, l’équipe vit une saison charnière. L’objectif à moyen terme: accéder à la Nationale 2 s’inscrit dans un projet structuré qui mise autant sur la performance que sur la formation.

    Les JSA, l’expérience et la maîtrise

    Côté bordelais, l’approche se veut pragmatique. Habitués aux joutes relevées, les JSA avancent avec ambition mais sans excès de confiance. Leur parcours en Coupe a déjà démontré leur capacité à gérer la pression, notamment lors de victoires arrachées dans les derniers instants.

    Si la compétition est un objectif, la priorité reste la régularité en championnat. Une vision lucide qui n’enlève rien à l’envie de s’imposer ce soir.

    Le public et l’ambiance, clés de la soirée

    Dans un COSEC Maysonnave qui s’annonce animé, le soutien des supporters pourrait jouer un rôle déterminant. Entre le « mini-cop » local et les étudiants venus encourager les JSA, l’ambiance promet d’être chaleureuse, fidèle à l’esprit convivial revendiqué par les deux clubs.

    Les présidents ont d’ailleurs insisté sur l’importance du respect et de l’esprit sportif, rappelant que la grande majorité des acteurs de ces rencontres :bénévoles, officiels, organisateurs œuvrent dans l’ombre.

    Plus qu’un match, un symbole pour le basket girondin

    Au-delà du résultat, ce huitième de finale incarne la vitalité du basket sur le territoire :

    • des clubs structurés,
    • une formation reconnue,
    • un engagement bénévole fort,
    • et un public fidèle.

    Avec l’animation assurée par C6 Radio pour accompagner la soirée, tout est réuni pour faire de cette rencontre un moment de sport et de partage.

    À 20h, le ballon s’élèvera dans les airs.

    Et avec lui, l’espoir de voir un club girondin poursuivre l’aventure nationale.