Catégorie : Politique

  • Vœux 2026 : le maire de Saint-Jean-d’Illac appelle à l’unité et à la confiance

    Vœux 2026 : le maire de Saint-Jean-d’Illac appelle à l’unité et à la confiance

    Dès l’ouverture de son discours, le maire a rappelé que les vœux municipaux ne sont pas un simple rituel, mais « un moment vrai », privilégié pour se retrouver entre habitants, voisins et amis, avant de souhaiter à tous une année placée sous le signe de la santé, de la sérénité et des projets qui aboutissent.

    Un mandat marqué par les crises, mais aussi par la solidarité

    Le maire a souligné le caractère particulier de ce mandat, entamé dans un contexte de confinement et de crise sanitaire, puis marqué par l’accueil de réfugiés ukrainiens, les tensions économiques, l’inflation, la stagnation économique, un désengagement de l’État et une instabilité géopolitique mondiale. Un contexte difficile qu’il a comparé à « un tableau noir de Goya ».

    Pour autant, il a insisté sur la nécessité de rester optimistes, solidaires et unis, en invitant à porter un regard différent sur la réalité locale : celui d’une commune vivante, engagée et dynamique, à l’image des œuvres colorées de Keith Haring.

    Le quotidien d’un maire et l’engagement collectif

    Illustrant la proximité de l’action municipale, le maire a évoqué plusieurs situations concrètes vécues ces dernières années : gestion d’inondations, interventions nocturnes, incidents du quotidien, mais aussi le travail constant mené avec les élus, les services de l’État, les forces de sécurité et les responsables militaires.

    Il a tenu à remercier chaleureusement l’ensemble des acteurs qui font vivre Saint-Jean-d’Illac :

    • le monde associatif, pilier du lien social,
    • les sapeurs-pompiers, les gendarmes, les soignants et accompagnants,
    • les agents municipaux, souvent dans l’ombre mais toujours mobilisés,
    • ainsi que les élus du conseil municipal pour leur engagement tout au long du mandat.

    Une année 2025 riche en projets et en convivialité

    Revenant sur l’année écoulée, le maire a rappelé les nombreux moments de convivialité qui ont rythmé la vie illacaise : fêtes associatives, carnaval rassemblant plus d’un millier de participants, bal du 14 juillet, actions de jumelage, événements sportifs comme le trail en forêt, ou encore le trophée des sportifs méritants.

    La protection de l’environnement a également occupé une place centrale, avec l’ouverture du futur espace naturel sensible du Laugey de Mongrand, le développement des voies vertes, le renforcement des actions de prévention contre les incendies et les inondations, et le travail mené avec la DFCI et la réserve communale.

    Citoyenneté, solidarité et sécurité au cœur de l’action municipale

    Le maire a rappelé l’importance de l’engagement citoyen, illustré par la journée citoyenne organisée par la SMLH, la plantation de l’arbre des valeurs de la République, ou encore les cérémonies patriotiques impliquant les enfants et les jeunes sapeurs-pompiers.

    La solidarité envers les aînés, les personnes isolées ou en difficulté demeure une priorité, tout comme la sécurité, à travers l’aménagement de plateaux surélevés, l’amélioration de la visibilité des passages piétons, la sécurisation des pistes cyclables et les actions de prévention.

    Un projet structurant pour le centre-ville

    Pour conclure, le maire a mis en lumière le futur centre associatif et culturel Joséphine Baker, situé à proximité de la mairie et appelé à renforcer la dynamique du centre-ville, en complément de la salle de spectacle et de la bibliothèque inaugurées ces dernières années. Un projet collectif, fruit du travail des agents municipaux et de nombreux partenaires institutionnels.

    Une conclusion tournée vers l’avenir

    Le maire a finalement clos son discours par ces mots :

    « Je voulais juste vous dire que nous continuons à avancer ensemble avec confiance, avec bienveillance, avec l’envie de faire vivre notre commune. Je vous souhaite à tous une année pleine de sourires, pleine de rencontres et pleine de projets partagés. Vive Saint-Jean-d’Illac. »

  • Martignas-sur-Jalle : la cérémonie des vœux du maire fait polémique

    Martignas-sur-Jalle : la cérémonie des vœux du maire fait polémique

    Une cérémonie qualifiée de « spectacle » par l’opposition

    Dans son communiqué, l’opposition évoque une cérémonie des vœux placée « sous le signe du spectacle », estimant que la scénarisation, cette année inspirée de l’univers de la plateforme Netflix, aurait servi à « masquer la réalité ». Si elle salue le talent des acteurs locaux et la fluidité du « show », elle regrette l’absence de fond et rappelle que « la gestion d’une commune exige aussi du sérieux ».

    L’opposition estime que la rétrospective de l’année écoulée s’est transformée en un « inventaire de festivités », citant notamment le Plaine Brunch Festival, la fête de la musique, les feux d’artifice, les spectacles associatifs ou encore le cinéma en plein air. Selon elle, cette « omniprésence du divertissement », dont elle ne remet pas en cause la qualité, « ne peut tenir lieu de politique publique ».

    Elle regrette également l’absence de références à des sujets structurants tels que le service public, les transports, le logement ou encore les politiques en faveur des femmes.

    Des réalisations contestées dans leur mise en avant

    L’opposition critique par ailleurs la valorisation de certaines actions municipales lors de la cérémonie. Elle cite notamment la présentation de nouvelles peintures sur les façades des écoles Flora Tristan et Aimé Césaire, qu’elle juge déconnectée des réalités du quotidien, évoquant des élèves qui « se plaignent du froid ». Elle rappelle également que la rénovation de l’école Jean Castagnet, annoncée depuis plusieurs années, « se fait toujours attendre ».

    Concernant le « Café des Écureuils », inauguré « en grande pompe » selon ses termes, l’opposition estime que le lieu reste « tenu à bout de bras par le personnel du CCAS » et peine à trouver son public.

    Le maire défend un exercice « factuel et transparent »

    Dans sa réponse, Jérôme Pescina rappelle que la cérémonie des vœux est organisée chaque année de manière scénarisée afin d’évoquer « de façon factuelle et transparente les événements marquants de l’année écoulée ». Il souligne que des vidéos sont réalisées chaque année pour mettre en lumière celles et ceux qui « font vivre Martignas-sur-Jalle ».

    Selon le maire, cette édition n’avait pas d’autre objectif que de valoriser les acteurs locaux : habitants, associations, jeunes, acteurs économiques et militaires. Il conteste la qualification de « spectacle », qu’il considère comme révélatrice soit d’une « méconnaissance volontaire », soit d’un « profond mépris pour l’engagement quotidien » de ces acteurs. Il rappelle que « rassembler, fédérer et donner de la visibilité au travail collectif » fait partie des missions d’un maire.

    La réserve électorale au cœur de la défense du maire

    Face aux critiques sur le « manque de fond », Jérôme Pescina invoque l’application stricte des règles de la réserve électorale. Il affirme qu’aucun projet futur, aucun programme ni aucun débat politique n’ont été abordés précisément pour respecter la loi. Selon lui, la retenue imposée par le contexte pré-électoral explique le contenu de la cérémonie, et il juge paradoxal que cette retenue soit aujourd’hui utilisée comme argument critique.

    Des accusations juridiques jugées « graves et infondées »

    L’opposition estime que le maire aurait franchi un seuil en évoquant sa candidature aux prochaines élections municipales lors d’une cérémonie officielle financée par des fonds publics, parlant d’une possible rupture d’égalité entre les candidats et d’un manquement au Code électoral.

    Le maire réfute fermement ces accusations, qu’il qualifie de « graves et infondées ». Il indique ne pas avoir annoncé sa candidature lors de la cérémonie, mais avoir simplement rappelé qu’il se représentait, une information qui, selon lui, avait déjà été rendue publique en début de semaine par voie de presse, ainsi que par un courrier distribué dans toutes les boîtes aux lettres de la commune le 5 janvier 2026. Il rappelle par ailleurs que le Code électoral n’interdit pas à un maire de continuer à exercer pleinement ses fonctions jusqu’au choix « souverain des électeurs ».

    La présence de l’opposition lors de la cérémonie évoquée par le maire

    Dans son communiqué, Jérôme Pescina souligne également ce qu’il présente comme une incohérence. Il indique que des élus de l’opposition, « bien représentés et même placés », étaient présents tout au long de la cérémonie, jusqu’à la participation au buffet. Il affirme que leur tête de liste, Éric Gentieu, a pu profiter de l’occasion pour échanger avec les Martignassais présents et leur rappeler sa candidature.

    Un climat de campagne déjà installé

    Dans son communiqué, Jérôme Pescina affirme vouloir poursuivre son action municipale « avec sérieux, respect de la loi et sens de l’intérêt général », estimant que Martignas-sur-Jalle « mérite mieux que des procès d’intention ». Il appelle à dépasser ce qu’il décrit comme des « polémiques artificielles ».

    De son côté, l’opposition conclut en appelant au respect de la loi et de l’éthique républicaine, estimant que « quand on commence une cérémonie en arborant un costume de militaire pour louer le courage, la rigueur et l’amour du pays, la moindre des cohérences est de respecter la loi et l’éthique républicaine ».

    À ce stade, aucun recours ou signalement officiel n’a été communiqué concernant la légalité de la cérémonie. Cet échange illustre toutefois un climat politique déjà tendu à Martignas-sur-Jalle, à l’approche des prochaines élections municipales.

  • Marie Récalde : « Il faut arrêter la politique de l’autruche en terme de défense! »

    Marie Récalde : « Il faut arrêter la politique de l’autruche en terme de défense! »

    Un quotidien « partagé entre Paris et les communes »

    Interrogée sur le « job de député », Marie Récalde décrit un rythme coupé en deux : d’un côté l’Assemblée nationale, de l’autre la circonscription et ses « sept communes ». Elle insiste sur l’intensification du travail à Paris : « nous siégeons beaucoup », avec des journées qui « commencent très tôt » et « finissent très tard », parfois « jusqu’à minuit », y compris le week-end lors des séquences budgétaires.

    « Venez voir » : répondre aux critiques sur les élus

    Sur l’image négative des députés (« ils ne font rien », « ils sont là pour s’engraisser »), la députée répond par l’ouverture : elle dit recevoir des habitants de la circonscription et les invite à constater par eux-mêmes la charge de travail parlementaire et le traitement des dossiers (associations, particuliers, entreprises). Elle reconnaît que ces jugements « énervent », comme toute critique portée sur un métier, mais y voit aussi une obligation de pédagogie : mieux « faire connaître, faire comprendre et montrer tout ce qu’on fait ».

    Indemnités, indépendance et « probité indispensable »

    Marie Récalde rappelle que les rémunérations des parlementaires sont publiques et assume le principe d’une rémunération à la « juste valeur » : selon elle, c’est une condition pour des élus « indépendants » et moins exposés aux pressions. Elle associe immédiatement cette idée à un impératif : une « probité absolument indispensable ».

    Elle revient également sur le travail mené, dans le passé, autour de la déontologie et de la transparence de la vie publique, en évoquant des avancées institutionnelles sur ces sujets et l’importance de règles claires.Pour retisser le lien et lutter contre l’idée de responsables « hors sol », la députée met en avant une initiative lancée depuis novembre : une permanence parlementaire mobile. Objectif affiché : s’adresser à ceux qui ne franchissent pas la porte d’une permanence classique, par intimidation, autocensure ou sentiment que « ce n’est pas pour eux ». Elle revendique cette démarche comme une fonction centrale de l’élu : « être élu du peuple, c’est le représenter et aller vers lui ».

    Sur le non-cumul, Marie Récalde rappelle avoir voté la loi. Elle admet que le « député-maire » créait un lien particulier, mais estime qu’il est possible de maintenir l’ancrage territorial autrement — au prix d’un effort plus constant et de « nouvelles formes » de présence sur le terrain.

    2025, une année « intense » à l’Assemblée

    2025 a été une période « intense », marquée notamment par les débats budgétaires, mais aussi par des textes « très importants ». Elle cite le dossier de la fin de vie, en espérant une conclusion rapide du processus législatif, ainsi qu’un texte lié à la violence routière.

    Elle insiste sur un décalage entre l’image souvent renvoyée par les extraits médiatiques et la réalité du travail : l’Assemblée est « le lieu du débat », « la maison du peuple », et le « bazar » perçu lors des questions au gouvernement ne résume pas, selon elle, la somme de travail en commission, les amendements, et les échanges de fond. Elle affirme même que les débats budgétaires de fin d’année ont donné lieu à des séquences « de très grande qualité ».

    .Défense : la guerre revient, le monde bouge, et il faut se préparer

    Secrétaire de la Commission Défense à l’Assemblée,Marie Récalde décrit un basculement stratégique : « on voit qu’on est dans un monde instable », où des « États-puissances reprennent force », où « les alliances d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui, ni sans doute celles de demain », avec une interrogation explicite sur la solidité des alliances.

    Elle insiste surtout sur le retour d’un impensé européen : « la guerre conventionnelle est revenue sur le sol européen alors qu’on ne l’attendait pas ».

    À côté du conflit conventionnel, elle met en avant la « guerre hybride », c’est-à-dire l’affrontement par d’autres moyens, dont la guerre informationnelle et les ingérences étrangères. Elle dit avoir rendu un rapport sur la « fonction stratégique influence » et sur la guerre informationnelle, et affirme une inquiétude particulière à l’approche des prochaines élections (municipales, puis présidentielles et législatives). Pour elle, la manipulation informationnelle et la guerre cyber sont désormais des réalités « tous les jours ». Son message central est un appel à la préparation collective : la société française doit devenir « plus résiliente qu’elle ne l’a jamais été », car « on ne peut pas faire la politique de l’autruche ». Elle juge que la France et l’Europe ont trop longtemps vécu sur les « dividendes de la paix », en pensant que la guerre ne reviendrait pas en Europe.

    Cancers pédiatriques : « on ne peut pas laisser mourir des enfants »

    Autre priorité mise en avant : la lutte contre les cancers pédiatriques. Marie Récalde affirme qu’en France « 400 enfants » meurent encore chaque année d’un cancer et pointe un problème central : l’absence de traitements spécifiquement développés pour l’enfant dans de nombreux cas, avec des prises en charge reposant sur des traitements conçus pour les adultes, laissant parfois des séquelles lourdes à vie.

    Elle cite l’association locale « Eva pour la vie » comme un déclencheur et un appui de son engagement. Elle insiste sur un obstacle majeur : la recherche et surtout le passage à l’échelle (essais, industrialisation, mise sur le marché) prennent « 10 à 15 ans » et nécessitent des financements importants, alors que les cohortes sont faibles et n’attirent pas suffisamment l’investissement privé.

    Sa réponse politique : instaurer une contribution des laboratoires pharmaceutiques pour financer la recherche sur les cancers pédiatriques et certaines maladies rares de l’enfant. Elle évoque une fourchette discutée (0,1 %, 0,15 % ou 0,3 %) et défend l’idée que les grands acteurs du secteur peuvent contribuer à cet effort. Conclusion martelée : « en 2026 », il n’est plus acceptable, selon elle, de « laisser mourir des enfants d’un cancer parce qu’on n’a pas fait de recherche ».

  • Mérignac: « Les avions les moins bruyants atterriront à l’aéroport »

    Mérignac: « Les avions les moins bruyants atterriront à l’aéroport »

    Pour commencer, un symbole qui fait réagir : la disparition de l’appellation « Aéroport de Bordeaux–Mérignac, désormais remplacée par Bordeaux Aéroport. Beaucoup d’habitants y voient une forme d’effacement. Thierry Trijoulet relativise : « Mérignac ne disparaît pas. C’est un très très très vieux débat. »

    Il rappelle surtout le rôle fondateur de la commune : « L’aéronautique a commencé ici en 1910 », un héritage qui, selon lui, reste pleinement identifié malgré le changement de nom, décidé pour renforcer le rayonnement international.

    Le maire a ensuite détaillé le projet de testeur de moteurs de fusée, qui suscite interrogations et inquiétudes. Il s’agit d’une start-up issue de l’incubateur Cockpit, à Mérignac, qui s’apprête à franchir une nouvelle étape industrielle. Le projet se déploie en deux volets : une implantation principale au Haillan, où une enquête publique va être lancée, et un site de tests situé directement sur l’emprise aéroportuaire, dans des hangars existants. Autrement dit, les essais ne seront pas réalisés en plein air, mais dans des installations confinées, sécurisées et adaptées.

    Thierry Trijoulet précise : « Un test de fusée, ça peut faire beaucoup de bruit. Mais toutes les conditions seront posées pour éviter les nuisances. » Il assure que les collectivités ne valideront le projet que si toutes les garanties techniques, sonores et environnementales sont réunies. Il dénonce également une « utilisation démagogique » du sujet par certains, alors que les nuisances réelles sont, selon lui, bien moins problématiques que celles générées par l’aéroport lui-même.

    Sur les nuisances aériennes, et notamment la sécante, il rappelle que « c’est l’État qui a la main ». Le préfet a transmis sa feuille de route et des efforts supplémentaires sont attendus des compagnies aériennes pour privilégier les avions les moins bruyants.

    La question de l’emploi occupe une place majeure. La filière aéronautique et spatiale fait face à 2500 postes vacants, un chiffre qui inquiète l’élu. Il mise sur le projet Tarmaq pour susciter des vocations locales : « Ce ne sont pas forcément des métiers qui nécessitent un bac +4 ou +5. Beaucoup de métiers techniques sont accessibles avec la bonne formation », insiste-t-il.

    Sur sa succession à Alain Anziani, Thierry Trijoulet assume un passage de témoin naturel : « J’ai travaillé auprès d’Alain Anziani pendant deux mandats. Je ne suis pas surpris par les dossiers. » Il concède néanmoins « un costume particulier » à porter après deux figures politiques emblématiques.

    En matière de circulation, le maire reconnaît un défi quotidien. L’attractivité de Mérignac génère d’importants flux, avec des bouchons aux heures de pointe. Thierry Trijoulet dit travailler « quasi quotidiennement » avec Bordeaux Métropole sur les aménagements, le covoiturage ou l’usage du tramway, mais rappelle la réalité des chantiers :

    « Modifier une voirie, ça ne se fait pas en 48 heures. Il y a des procédures, et il faut les accepter. »

    En matière d’urbanisme, Thierry Trijoulet défend la transformation de Marne Soleil en quartier mixte, mêlant logements, services et transports. Une mutation d’envergure qui, selon lui, préserve les zones pavillonnaires et attire même l’attention de plusieurs médias nationaux venus observer cette démarche « vertueuse ». Le secteur, longtemps considéré comme une simple zone commerciale, est présenté comme l’un des premiers projets européens à opérer une telle reconversion.

    Côté culture, les travaux du Krakatoa avancent pour une réouverture en 2026. Le Pin Galant, en revanche, suscite plus de questions depuis la nouvelle délégation de service public confiée à un opérateur privé. Thierry Trijoulet clarifie : « La collectivité fixe les règles. »

    Il insiste sur le fait que la mairie garde la main, que les tarifs et la politique culturelle restent encadrés, et que ce nouveau fonctionnement doit rapprocher la salle de son territoire, en renforçant le travail avec les centres sociaux, les centres d’animation et les associations locales.

    Le sport reste une fierté locale : le Sam Football poursuit sa belle aventure en Coupe de France, le rugby se porte bien, et la jeune gymnaste Maïana Prat, championne du monde junior, incarne l’excellence individuelle.

    « Le sport est ancré à Mérignac depuis les années 70 », rappelle Thierry Trijoulet.

    Enfin, sur la situation nationale, il confie son inquiétude face au ralentissement économique et aux contraintes imposées aux collectivités. Les chefs d’entreprise du territoire sont préoccupés. « Demain, il serait préférable que la France ait un budget », estime le maire.

  • Saint-Médard-en-Jalles : Stéphane Delpeyrat-Vincent alerte sur les emplois, les blocages administratifs et une France “hors-sol”

    Saint-Médard-en-Jalles : Stéphane Delpeyrat-Vincent alerte sur les emplois, les blocages administratifs et une France “hors-sol”

    Lors de la matinale de C6radio, le maire de Saint-Médard-en-Jalles est revenu sur du sommet aéronautique et spatial qui s’est tenu à Mérignac, la tension sur l’emploi est apparue clairement. « Il y a 2500 emplois vacants dans l’ensemble de la filière », rappelle Stéphane Delpeyrat-Vincent. Pour lui, l’attractivité des métiers souffre d’un préjugé persistant :

    « Il y a parfois l’idée, notamment chez les jeunes, que ce sont des métiers forcément de très très très haut niveau et que c’est inaccessible pour eux. »

    Une perception fausse, insiste-t-il, puisque des entreprises comme Sabena peuvent former des mécaniciens ou des électriciens venus d’autres secteurs.

    Cette inquiétude des industriels s’ajoute à un contexte international instable. Le maire souligne que « l’Europe a pris conscience avec retard qu’elle n’était plus forcément protégée par les États-Unis », ce qui impose selon lui une souveraineté renforcée et « la reconstitution d’une filière totalement autonome ».

    Mais sur le terrain, la croissance de l’emploi se heurte à un système administratif qu’il juge incapable de suivre. L’ouverture de la déviation du Taillan Médoc a provoqué un « plus 38 % sur la route de Lacanau », saturant encore davantage Saint-Médard-en-Jalles et les communes voisines. Stéphane Delpeyrat-Vincent dénonce des années de blocages :

    « On nous a demandé sans cesse de refaire des études, des enquêtes, des compléments. On a perdu un temps pas possible. »

    Pour lui, l’enjeu dépasse la circulation : ces lenteurs affaiblissent l’attractivité du territoire.

    « On ne peut plus vivre dans un pays où l’on attend sans cesse la tutelle de l’État pour faire une piste cyclable. »

    Il rappelle que d’autres pays construisent infrastructures et développement économique simultanément, là où la France exige validations successives et procédures interminables. Exemple marquant : à Blanquefort, il a fallu plus de onze ans pour réaliser 200 mètres de piste cyclable.

    Sur l’environnement, il note que Saint-Médard-en-Jalles a été labellisée “Capitale française de la biodiversité”, preuve de la compétence locale. « J’ai des ingénieurs, des écologues, des gens extrêmement compétents. Je n’ai pas besoin d’un comité à Paris pour me dire si tel point est possible », soutient-il, plaidant pour une autonomie décisionnelle bien plus grande au niveau local.

    La crise du logement, qu’il décrit comme « sociale, économique et écologique », renforce selon lui l’urgence d’agir autrement. Avec seulement 10 000 logements neufs livrés au dernier trimestre, il accuse l’État d’absence de planification et de normes contreproductives qui « raréfient encore les possibilités foncières ».

    Enfin, sa critique du pouvoir central est particulièrement tranchante. Pour le maire de Saint-Médard-en-Jalles, « une administration parisienne a quasiment fusionné avec le monde économique du CAC 40 », ce qui provoque une politique économique déconnectée des PME, des TPE et des territoires. Il estime que ce modèle hypercentralisé nourrit un profond ressentiment et contribue à la montée du vote extrême.

    S’il se dit « inquiet comme tout le monde », il rappelle que le territoire regorge « de compétences, de volonté et d’énergie ». Et il conclut en réaffirmant que le véritable changement passe par un transfert massif du pouvoir vers les territoires :

    « Ce qui étouffe aujourd’hui, c’est un système hyper centralisé. Les solutions, nous les avons ici. Il faut nous laisser prendre en main ces sujets. »

  • Martignas : Le maire dénonce les lourdeurs administratives

    Martignas : Le maire dénonce les lourdeurs administratives

    À 28 ans lors de son élection, Jérôme Pescina rappelle que son engagement n’est pas issu du militantisme politique. Il s’est construit autour du territoire où il a grandi, de l’environnement et du cadre de vie. Après une participation en 2014, une défaite puis un mandat d’opposition, il accède à la mairie en 2020. Sa jeunesse, affirme-t-il, n’a pas été un obstacle : « Plutôt de la bienveillance. »

    La circulation demeure l’un des sujets les plus sensibles dans la commune. Pour Jérôme Pescina, les collectivités savent faire mais se retrouvent paralysées par les procédures imposées par l’État.

    Il résume ainsi la situation :

    « Faire une route, on sait faire. Ce sont les temps administratifs et toutes les études nécessaires qui bloquent nos actions. »

    Le cas le plus emblématique reste le doublement de l’avenue Marcel-Dassault, avec voie bus, covoiturage et piste cyclable. Dossier ouvert en 2014, toujours aucun travaux. Le maire regrette aussi que les études environnementales se focalisent sur les impacts négatifs, sans intégrer les bénéfices : baisse de pollution, mobilités douces, qualité de l’air.

    Martignas atteint 16 % de logements sociaux. Jérôme Pescina rappelle le mécanisme défavorable des communes périurbaines : chaque logement social construit peut être compensé par une division parcellaire qui augmente le nombre total de résidences principales. Pour contrer cette tendance, la municipalité impose désormais 30 % de logements sociaux dans chaque nouvelle résidence.

    La future zone d’activité Bassin Avenue, longtemps ralentie par des avis administratifs contradictoires, est désormais validée. Elle accueillera artisans et petites industries dans un cadre pensé pour les mobilités actives.

    Martignas accueille également Dassault Aviation, où sont fabriquées toutes les ailes du Rafale. Les perspectives liées aux nouvelles commandes impliqueront un besoin accru de sous-traitance, que la commune anticipe en développant ses capacités d’accueil.

    Face au poids des normes, Jérôme Pescina plaide pour une décentralisation effective, une confiance accrue dans les élus locaux et une simplification réelle des procédures.

    La commune accueille le 13ᵉ régiment de Dragons parachutistes. Jérôme Pescina insiste sur la nécessité d’une armée modernisée et se dit favorable au service militaire volontaire pour renforcer la cohésion nationale.

    À l’échelle métropolitaine, il supervise le Parc des Jalles, 6 000 hectares mêlant milieux naturels, agriculture et zones humides. L’action porte sur la protection, la régulation et la découverte de ce territoire essentiel.

  • La déviation de Saint-Jean-d’Illac d’ici 5 ou 10 ans ?

    La déviation de Saint-Jean-d’Illac d’ici 5 ou 10 ans ?

    « C’est possible », estime le maire de Saint-Jean-d’Illac. Édouard Quintano était ce vendredi l’invité de la matinale de C6 Radio.

    Le maire rappelle que la circulation est aujourd’hui l’un des principaux sujets du quotidien. Chaque matin, les axes vers la métropole se saturent. Il explique ce phénomène par un double flux pendulaire : de nombreux Illacais partent travailler sur la métropole, tandis que beaucoup de salariés venant de l’extérieur se rendent à Saint-Jean-d’Illac pour y travailler. Ce va-et-vient permanent encombre les routes dans les deux sens.

    Deux projets routiers structurants, mais trois kilomètres manquants

    Édouard Quintano affirme que la déviation est prête dans son principe. « C’est calé, elle est dans les cartons », dit-il. Le premier volet concerne le doublement de la D106, avec une voie dédiée au covoiturage, une voie réservée aux transports en commun, une piste pour les mobilités douces et un élargissement général de la chaussée.

    Le second volet est le contournement Est, destiné à éviter la traversée du centre-bourg. Il doit relier l’avenue de Pierroton à la D106 puis offrir un accès direct à l’A63. Les terrains nécessaires ont déjà été acquis par le Département.

    Le blocage est aujourd’hui financier : trois kilomètres restent à aménager, chacun relevant d’une entité différente — la commune, le Département et la Métropole. « Tout est prêt, sauf l’argent », résume le maire. Il estime néanmoins qu’une ouverture entre cinq et dix ans reste envisageable.

    Circulation, logement, économie : des enjeux étroitement liés

    Pour Édouard Quintano, les problématiques de mobilité, de logement et de développement économique sont totalement interdépendantes. Près de 80 % des habitants travaillent sur la métropole, et nombre d’employés d’entreprises illacaises vivent hors de la commune, faute de logements accessibles. Ce déséquilibre entretient les flux quotidiens et pèse lourdement sur la circulation.

    Un logement devenu difficile d’accès

    Le maire insiste : « Quand on a peu de moyens, habiter Saint-Jean-d’Illac devient très compliqué. »

    Les prix dépassent souvent les 400 000 euros et l’offre reste insuffisante. Édouard Quintano confie recevoir des appels d’habitants en détresse :

    « Encore hier, quelqu’un m’a appelé en me disant : “Je perds mon logement en décembre, que pouvez-vous faire, Monsieur le maire ?” »

    La commune, qui ne dispose pas de parc municipal, doit alors solliciter les bailleurs et les promoteurs pour tenter de trouver une solution, sans garantie de résultat.

    Pour réduire cette tension, une vaste opération prévoit 550 logements en centre-ville, complétés par une vingtaine de maisons dans un îlot périphérique.

    Agriculture, sylviculture et immensité du territoire

    Avec 12 000 hectares, dont plus de 80 % d’espaces agricoles et sylvicoles, Saint-Jean-d’Illac est la commune la plus étendue de la 6ᵉ circonscription. L’agriculture y est fortement implantée, avec des productions locales de carottes, pommes de terre ou maïs. La sylviculture, centrée sur le pin, constitue également une part essentielle de l’économie locale. « C’est un élément moteur de l’économie illacaise », rappelle le maire.

    Un risque incendie permanent

    Cette vaste pinède représente aussi une source de vigilance constante. « À partir du mois de mai, on est à l’affût », souligne Édouard Quintano. La commune mobilise des réservistes, qui patrouillent quotidiennement les zones sensibles en lien étroit avec les pompiers afin de prévenir tout départ de feu.

    Saint-Jean-d’Illac a déjà été touchée par plusieurs incendies, dont un foyer de 26 hectares cette année à la frontière avec Lanton.

  • Le Taillan-Médoc : le maire veut lancer les travaux de la D1215 à 2×2 voies avant 2030

    Le Taillan-Médoc : le maire veut lancer les travaux de la D1215 à 2×2 voies avant 2030

    Invité de C6 Radio, le maire du Taillan-Médoc, Éric Cabrillat, fixe un cap : il veut que les travaux de mise en 2×2 voies de la D1215 entre la rocade (sortie 8) et la déviation du Taillan soient engagés avant 2030.

    Selon lui, le dossier est désormais mûr : « Tout à fait. Il n’y a plus qu’à appuyer sur le bouton et trouver les financements. Techniquement, c’est possible. »

    Il rappelle aussi que cet axe « devait, au départ, être aménagé en deux fois deux voies », et que la situation actuelle en 2×1 voie correspond à un aménagement resté inachevé.

    La déviation du Taillan, mise en service le 26 novembre 2022, a déjà sorti les milliers de camions et une grande partie des voitures du centre-bourg, sécurisant les abords des écoles et des commerces. Mais le trafic se concentre désormais sur la portion de D1215 encore en 2×1 voie entre la rocade et la déviation du Taillan, devenue un goulot d’étranglement pour tout le Médoc.

    Mobilités douces et tram : compléter le désengorgement routier

    La commune développe en parallèle les mobilités douces, avec plus de 6 km de pistes cyclables créées en six ans, dont un axe structurant entre le centre-ville et Cantinolle, terminus du tram.

    Interrogé sur la réduction de l’usage de la voiture, Éric Cabrillat résume : « Oui, bien sûr, dans la mesure du possible. » Une manière de rappeler les contraintes d’une commune de dernière couronne, où les distances domicile-travail restent importantes.

    Sécurité : éclairage public, accès anxiogènes et cambriolages

    « Quand une jeune fille rentre tard du tram et doit parcourir à pied un trajet dans des rues presque plongées dans le noir entre l’arrêt et chez elle, c’est anxiogène. »

    En matière d’éclairage public la nuit, la mairie va revoir sa copie. La commune a été la première de l’agglomération à éteindre pour des raisons budgétaires, avant de basculer tout le parc en LED, notamment après la tempête de grêle. Cette modernisation permet aujourd’hui de rallumer avec un mode modulé : lumière réduite entre 1 h et 6 h, niveau “pleine lune plus”, pour limiter le sentiment d’insécurité sans faire exploser la facture.

    Les cambriolages, en hausse, font aussi réagir la municipalité. « Alors on ne va pas appeler ça des problèmes. C’est un constat. » rappelle le maire, pour qui la sécurité « ne repose pas que sur la mairie ».

    Une aide communale a été mise en place pour l’installation d’alarmes et de vidéoprotection chez les particuliers : « Vraiment grand succès puisqu’on est à peu près à 130 ou 140 habitations qui ont été équipées et on a encore des demandes qui arrivent. »

    Il souligne enfin que, contrairement aux idées reçues, « 90 % du temps,les cambriolages, c’est en journée quand les gens ne sont pas là. »

    Grêle de 2022 et finances : un contexte sous tension

    L’épisode de grêle de juin 2022 reste un choc pour la commune. « C’était catastrophique, c’était un spectacle de désolation. » se souvient Éric Cabrillat.

    Si les dégâts matériels sont aujourd’hui quasiment tous réglés, la peur reste présente : « Oui, oui, on lève toujours la tête » dès que le ciel se couvre.

    Sur le plan financier, le maire décrit une situation tendue avec l’État, entre baisse des dotations et incertitudes sur les futures subventions. Il appelle les communes à « être inventif, malin et bon gestionnaire » pour maintenir le niveau de service public, quitte à revoir certains projets ou subventions à la baisse.

    Prochaines élections municipales : décision attendue

    Interrogé sur les élections municipales de 2026, Éric Cabrillat explique qu’il n’a pas encore arrêté sa décision quant à une nouvelle candidature.

    Il indique qu’il doit encore en discuter avec ses proches et qu’il annoncera sa décision d’ici la fin du mois.

  • Haillan: « Il suffit qu’un automobiliste sur dix change de mode de transport pour réduire de moitié la congestion. »

    Haillan: « Il suffit qu’un automobiliste sur dix change de mode de transport pour réduire de moitié la congestion. »

    Municipales, circulation, logement : au Haillan, Andréa Kiss trace ses lignes de fracture

    Invitée de C6 Radio, la maire du Haillan, Andréa Kiss, a livré une analyse dense des enjeux locaux : mobilités saturées, pression immobilière, finances contraintes, évolution des comportements citoyens et vitalité économique. Mais derrière ces dossiers, un autre sujet occupe une place centrale : la campagne municipale et la confrontation avec deux adversaires qu’elle juge déconnectés du terrain.

    Circulation : un réseau construit pour Bordeaux, insuffisant pour la périphérie

    Andréa Kiss décrit un territoire pénalisé par des infrastructures historiquement pensées pour rejoindre Bordeaux plutôt que pour relier les communes périphériques entre elles. La Liane 39 a amélioré la situation, mais reste trop peu fréquente en heure de pointe.

    Elle insiste sur l’importance du changement de pratiques : « Il suffit qu’un automobiliste sur dix change de mode de transport pour réduire de moitié la congestion. »

    Elle note aussi une dégradation de la cohabitation entre usagers : “On a un peu perdu le respect mutuel.”

    Logement : un marché inaccessible et un foncier contraint

    La maire rappelle qu’il est devenu très difficile de trouver un logement en dessous de 400 000 € au Haillan. Près d’un tiers du territoire est inconstructible, du fait du couloir de bruit de l’aéroport.

    Elle souligne également un phénomène qui pèse sur le marché : les séparations et les gardes alternées, qui conduisent à devoir fournir deux logements pour une même famille.

    Économie : un écosystème dynamique et innovant

    La levée de fonds de 21 millions d’euros réalisée par la start-up HyPrSpace illustre, selon Andréa Kiss, la vitalité économique du territoire.

    En tant que présidente de Bordeaux Technowest, elle rappelle le rôle déterminant de l’incubateur pour permettre aux jeunes entreprises de se développer puis de s’implanter durablement sur la commune.

    Budget : une équation de plus en plus difficile

    Le Haillan ne touche plus aucune dotation de fonctionnement depuis trois ans.

    Depuis 2014, la perte cumulée atteint 10 millions d’euros.

    Les réformes fiscales réduisent aussi les recettes liées aux entreprises. Conséquence : des besoins en hausse, des ressources en baisse.

    Changements de mentalités : un individualisme croissant

    Pour Andréa Kiss, les tensions observées sur la route ou dans l’espace public reflètent un phénomène profond : « L’individualisme galopant. Mon trottoir, ma voiture, mon mode de déplacement. »

    Elle affirme que l’action municipale doit contribuer à “reconstruire du collectif”, malgré la difficulté de la tâche.

    La maire insiste sur l’importance du rôle des élus locaux :

    « Si nous, politiques, renonçons à porter des valeurs et des projets, qui va le faire ? »

    Elle rappelle que les administrés se tournent d’abord vers la mairie en cas de difficulté, bénéficiant d’un accueil “inconditionnel”.

    Élections municipales : Andréa Kiss assume sa candidature et cible des adversaires “parachutés”

    Elle confirme sa candidature pour un nouveau mandat, souhaitant achever les projets en cours et refusant de “quitter le navire dans la difficulté”.

    Deux adversaires sont en lice :

    • l’ancien député Éric Poulliat ;

    Xavier Camps.

    Andréa Kiss relève un paradoxe : leurs critiques décrivent une commune en déclin, mais deux candidats extérieurs souhaitent s’y présenter.

    Elle pointe leur manque d’ancrage : des “parachutés”, mus selon elle par des “ambitions personnelles”.

    Elle oppose à ces candidatures extérieures son bilan, une équipe enracinée et des décisions qu’elle qualifie de “courageuses”.

    Éclairage public : innovation et maîtrise des coûts

    La commune déploie un système d’éclairage nocturne à la demande via smartphone, permettant d’activer progressivement l’éclairage sur son trajet.

    Un compromis permettant de renforcer le sentiment de sécurité tout en limitant les dépenses — 15 000 € pour une heure d’éclairage — et les impacts environnementaux.

  • Mérignac: un avant goût de campagne electorale au conseil municipal

    Mérignac: un avant goût de campagne electorale au conseil municipal

    Mérignac : un conseil municipal sous tension autour du budget 2026

    Le conseil municipal de Mérignac a été marqué par des échanges vifs autour des orientations budgétaires 2026, dans un contexte national instable et à quelques mois des élections.

    La majorité a insisté sur la capacité de la ville à maintenir un niveau d’investissement élevé malgré les incertitudes liées à l’État. Thierry Trijoulet a rappelé que Mérignac reste « bien gérée », citant les observations de la Chambre régionale des comptes, et confirme un programme d’investissement de 35 millions d’euros en 2026, pour un total proche de 180 millions sur le mandat. Le budget sera voté en décembre.

    L’opposition, portée par Thierry Millet, a dénoncé une rupture d’égalité dans l’usage des outils de communication municipaux. Selon lui, l’obligation de sobriété depuis le 1ᵉʳ septembre n’est pas respectée : éditos multipliés, forte présence du maire dans le bulletin communal, opérations jugées promotionnelles dans certains quartiers, absence d’accès équitable aux supports électroniques. Il estime que ces pratiques s’apparentent à une pré-campagne.

    La majorité rejette ces accusations, évoquant des actions de communication menées depuis plusieurs années et conformes aux règles en période pré-électorale, qualifiant les critiques de « démagogiques ».

    Au-delà du débat technique sur les finances, cette séance a surtout révélé une montée palpable des tensions politiques. À l’approche du vote du budget en décembre et avec l’échéance électorale en ligne de mire, elle laisse présager d’autres passes d’armes dans les prochains mois.