Catégorie : Actualités

  • Festival de l’Apprendre : « Apprendre, c’est aussi prendre soin de soi », souligne l’orthopédagogue Magali Solviche

    Festival de l’Apprendre : « Apprendre, c’est aussi prendre soin de soi », souligne l’orthopédagogue Magali Solviche

    Découvert en 2023 par un collectif d’acteurs de l’éducation et de la jeunesse, le festival s’est implanté pour la première fois sur le territoire bordelais avec l’ambition de valoriser l’apprentissage sous toutes ses formes, bien au-delà du cadre scolaire. « Apprendre tout au long de la vie, ce n’est pas seulement l’école ou les enfants, c’est aussi prendre soin de soi, des autres et de la planète », rappelle Magali Solviche.

    Conférences, ateliers et rencontres pour tous les publics

    Jusqu’au 29 janvier, de nombreux événements sont proposés en présentiel et en distanciel à Bordeaux, Mérignac, Eysines et plus largement sur le territoire de la métropole. Conférences, ateliers, visites de laboratoires, podcasts ou encore actions de sensibilisation s’adressent aussi bien aux professionnels qu’aux familles et aux jeunes.

    Magali Solviche interviendra notamment le vendredi 23 janvier 2026 lors d’un atelier intitulé « Dans ma tête et dans mon cœur : parler du bien-être, ça s’apprend », destiné aux enfants de 8 à 10 ans. Un temps d’échange centré sur l’expression des émotions, la reconnaissance du mal-être et le droit de demander de l’aide.

    Orthopédagogie : accompagner les difficultés d’apprentissage et le mal-être

    Orthopédagogue de formation, Magali Solviche accompagne des apprenants de tous âges confrontés à des difficultés scolaires, des troubles de l’apprentissage (dyslexie, troubles de l’attention, troubles du spectre de l’autisme), mais aussi des jeunes en perte de confiance ou en situation de refus scolaire anxieux.

    « Il y a une vraie différence entre ne pas aimer l’école et se rendre malade pour ne pas y aller », explique-t-elle. Les signes sont multiples : maux de ventre, maux de tête récurrents, crises d’angoisse au moment de franchir le portail de l’école. Des situations qui ne relèvent ni du caprice ni d’un manque de motivation, mais d’un réel mal-être.

    Depuis la crise sanitaire, ces situations sont de plus en plus fréquentes, y compris chez de très jeunes enfants. Isolement, pression scolaire, harcèlement, anxiété de performance ou climat géopolitique anxiogène contribuent à fragiliser les élèves, parfois même ceux qui obtiennent de très bons résultats scolaires.

    Parents, école et société face à l’anxiété des jeunes

    Si l’Éducation nationale prend de mieux en mieux en compte ces problématiques, les enseignants restent confrontés à un manque de moyens et à des effectifs importants. Le repérage des signaux d’alerte se fait donc souvent d’abord en famille, où les parents peuvent se sentir démunis.

    « On n’a pas de mode d’emploi pour être parent », souligne Magali Solviche, rappelant l’importance de reconnaître l’existence de l’anxiété scolaire et d’accepter que les accompagnements prennent du temps. Elle insiste également sur la nécessité de déconstruire les idées reçues autour de la santé mentale, encore trop souvent associée à la folie, alors qu’elle concerne aussi le burn-out, la dépression ou l’anxiété.

    Numérique, IA et apprentissage : accompagner plutôt qu’interdire

    Le Festival de l’Apprendre aborde également les enjeux du numérique, des écrans, de l’intelligence artificielle et des jeux vidéo, avec plusieurs conférences et interventions sur le territoire. Pour l’orthopédagogue, l’enjeu n’est pas de refuser ces outils, mais d’apprendre à les utiliser avec esprit critique.

    « Avoir accès à l’information ne veut pas dire la comprendre ni savoir l’utiliser », rappelle-t-elle. Si les enfants maîtrisent souvent mieux les outils numériques que les adultes, ces derniers conservent un rôle essentiel : celui de questionner, d’accompagner et d’aider à vérifier les sources et le sens des informations.

    Concernant l’usage du téléphone à l’école, Magali Solviche plaide pour une approche nuancée : pas d’écrans pendant les temps d’apprentissage, mais davantage de souplesse sur les temps extrascolaires, notamment au lycée.

    Une génération agile et adaptable

    Interrogée sur l’avenir des jeunes générations, l’orthopédagogue se montre résolument optimiste. « Ils n’ont pas les mêmes codes que nous, mais ils sont plus agiles, plus adaptables », affirme-t-elle, rappelant que chaque génération traverse son propre choc culturel.

    Si le contexte mondial actuel peut rendre plus difficile la projection dans l’avenir, elle estime que les jeunes sauront trouver leurs propres chemins, à condition d’être accompagnés avec bienveillance.

    Le Festival de l’Apprendre (soutenu par la municipalité de Mérignac), de par la diversité de ses actions et de ses publics, entend justement contribuer à cette réflexion collective sur l’apprentissage, le bien-être et la place de chacun dans une société en pleine transformation.

  • Claude Somariba (Collectif Métissé) : « Je rêve de rencontrer JJ Goldman! »

    Claude Somariba (Collectif Métissé) : « Je rêve de rencontrer JJ Goldman! »

    Leader du Collectif Métissé, Claude Somariba incarne un parcours singulier dans la musique française, bâti sur l’instinct, le travail et une règle simple qu’il n’a jamais abandonnée : ne jamais rien lâcher.

    Ses débuts de DJ

    Avant les tubes et les scènes géantes, Claude Somariba s’est forgé une solide réputation derrière les platines. « Dans ma première vie, c’était DJ ». Une première vie intense, passée dans toutes les plus grandes boîtes de nuit de l’agglomération bordelaise. « J’ai fait le Rétro, le Lollapalooza, le Soft, le César… tous les gros établissements de Bordeaux ».

    Parmi ces lieux, un nom revient comme un repère central : le Macumba à Mérignac. Une salle mythique, formatrice, où il apprend une règle fondatrice : « Je faisais toujours passer les goûts des gens avant mes goûts personnels ». Une méthode qui deviendra la colonne vertébrale de tout le reste.

    La naissance et les succès de Collectif Métissé

    En parallèle de sa carrière de DJ, Claude Somariba est aussi compositeur, producteur et chanteur, avec deux concerts au Pin Galant, à Mérignac en 93 et 94. Mais c’est le Collectif Métissé qui le lance réellement, naissance du Collectif qui tient presque du hasard. Une chanson envoyée, un appel quinze minutes plus tard, et cette phrase qui change tout : « Tu te rends pas compte, t’as un tube ! ». Puis le nom, instinctif, évident.

    Quand vient le moment de choisir, il tranche sans hésiter. « J’ai fait le choix du cœur… la passion était plus importante pour le Collectif Métissé ». Il laisse donc tomber les platines. Les chapitres s’enchaînent, mais l’ADN reste identique : « Je ferme les chapitres, j’en ouvre un autre, mais c’est le même livre ».

    Les succès s’enchaînent et certains moments marquent définitivement une carrière. Parmi eux, un 31 décembre hors norme sur les Champs-Élysées. « On a chanté sur les Champs-Élysées… devant nous il y avait un million de personnes ». Un instant rare, presque irréel.

    Autre souvenir marquant : un concert à Montréal, lors des Francofolies. « On se dit: on va jouer sur la huitième scène ». À l’arrivée, la surprise est totale. « On arrive et on m’emmène à une place… comme les Quinconces ». Puis la confirmation : « Vous faites l’ouverture du journal télévisé à 20h ». Claude Somariba l’avoue : « On savait même pas qu’au Canada, on était connus ».

    Des titres comme Laisse-toi aller bébé, Laisse tomber tes problèmes ou Les yeux d’Émilie deviennent des hymnes populaires. Derrière cette image festive, la persévérance est omniprésente. « Il vaut mieux avoir moins de talent et beaucoup de volonté que beaucoup de talent et pas de volonté ». « J’ai vu plein de gens qui avaient du talent, mais pas de volonté ». Sa conclusion est nette : « À un moment, la volonté est beaucoup plus importante ».

    Les yeux d’Émilie: l’hymne des supporters de sport

    Parmi les titres qui ont marqué un tournant, Les yeux d’Émilie occupe une place à part. Né d’un simple constat: les Bandas reprenaient souvent ce titre de Joe Dassin. Claude Somariba a eu le nez et a insisté pour reprendre ce morceau qui est devenu l’hymne des supporters de rugby pendant la Coupe du Monde. « Moi j’ai des tubes, donc je sais qu’il y a une érosion ». Mais pas pour celui-là. « Depuis la Coupe du monde, il n’y a pas d’érosion ». Le morceau s’impose dans les stades, tous sports confondus. « On était aux championnats de France de cyclo-cross, et c’était la folie ». Un chant repris spontanément, devenu rituel collectif.

    « On n’est pas fatigué »:c’est Somariba!

    Certaines phrases ont quitté le cadre du groupe pour entrer dans le langage commun. Claude Somariba cite On n’est pas fatigué. « Maître Gims, quand il a fait sa tournée, il le fait en animation dans son concert ». Il lance : « Vous êtes fatigués ? » et la salle répond : « On n’est pas fatigué ». Son constat est limpide : « Mais ça, c’est Somariba».

    Les reprises, sans droits d’auteur par choix

    Sur les reprises, Claude Somariba est clair : il ne touche aucun droit d’auteur. Lorsqu’il contacte Michael Jones pour Je te donne, la réponse est immédiate. « Tu fais rien du tout, c’est bon, si je gagne, c’est le droit d’auteur ». Une règle acceptée sans discussion. La logique n’est pas financière, mais artistique et respectueuse des œuvres originales.

    Le rêve Goldman, intact

    Malgré les disques d’or, les grandes scènes et les reconnaissances implicites, un rêve reste intact. « La seule chose que je regrette, c’est Jean-Jacques Goldman, je ne l’ai jamais rencontré ». Une admiration ancienne. « J’ai vu toutes ses époques de concert… j’ai vu sa première tournée ».

    Il sait pourtant que JJ Goldman connaît son travail. « Jean-Jacques a beaucoup aimé… il sait très bien qui vous êtes ». « Ça m’a fait kiffer ». Mais il le reconnaît simplement : « J’ai pas osé lui dire ». Son souhait reste modeste : « Rencontrer, échanger un quart d’heure… ou peut-être plus ».

    Une carrière faite de rêves réalisés… et d’autres à venir

    Claude Somariba le reconnaît sans détour : « J’ai réalisé plein de rêves grâce à la musique ». Rencontres, scènes mythiques, reconnaissance populaire, voyages. Et pourtant, l’élan ne faiblit pas. « Je sais déjà ce que je fais pour 2026, 2027, 2029 ». Et pour l’année intermédiaire : « Pour 2028, j’ai plusieurs idées… ça va venir ».

    Le rythme reste assumé. « Une année, un album ». Avec un cap symbolique : le 20eme anniversaire!

    Albums après albums, Claude Somariba poursuit la même trajectoire : créer, tester sur scène, écouter le public, ajuster. Avec une ligne claire qui résume toute sa carrière : tant qu’il y aura des idées, de l’envie et des gens pour chanter ensemble, il continuera. Et sans jamais rien lâcher.

  • Cérémonie des vœux à Mérignac : Thierry Trijoulet met en garde contre « une forme de sinistrose paralysante »

    Cérémonie des vœux à Mérignac : Thierry Trijoulet met en garde contre « une forme de sinistrose paralysante »

    Un premier discours de maire sous le signe de l’émotion

    Élu maire par le conseil municipal le 2 juin 2025, Thierry Trijoulet vivait là sa première cérémonie des vœux dans cette fonction. Un moment particulier, chargé d’émotion. « Prendre la suite d’Alain Anziani sur ce mandat est un honneur », a-t-il déclaré, saluant la mémoire de celui qui fut « un maire engagé pour sa ville, attentif, posé, profondément humain ».

    Il a rendu hommage à « l’ami, le collègue, le compagnon de route », soulignant « son courage, sa ténacité et sa manière si digne de lutter, la tête haute, jusqu’au bout, pour sa ville et ses habitants ». Une pensée partagée, selon lui, par l’ensemble des personnes présentes.

    Des vœux placés sous le signe de l’audace et de l’engagement

    Conformément au cadre légal lié à la période préélectorale des municipales, le maire a rappelé qu’il ne lui était « ni possible de dresser un bilan, ni d’annoncer des projets ». Pour autant, il a souhaité parler de Mérignac, de ses habitants et de ceux qui la font vivre au quotidien.

    Thierry Trijoulet a adressé des vœux « de bonheur, d’épanouissement, mais aussi d’audace, d’élan et d’engagement ». Dans un contexte international et national instable, il a mis en garde contre « une forme de sinistrose paralysante », affirmant que « le local reste un point d’ancrage essentiel pour avancer ».

    Vigilance républicaine et reconnaissance envers les forces de sécurité

    Le maire a appelé à la vigilance face aux tensions du monde, condamnant fermement « toutes les formes de discriminations racistes, antisémites, terroristes ou guerrières ». Il a tenu à saluer l’engagement des forces armées, de la gendarmerie, de la justice, des pompiers et de la sécurité civile, « piliers de la stabilité de notre République, ici comme ailleurs ».

    Mérignac, une ville riche de ses équilibres

    Invitant à porter « un regard lucide, sans angélisme ni pessimisme excessif », Thierry Trijoulet a dressé le portrait d’une ville aux multiples atouts. Il a mis en avant la richesse naturelle de Mérignac, avec ses parcs emblématiques Bourran, le Burck, le parc du Château ou le Vivier  véritables « espaces de respiration en cœur de ville ».

    La vitalité culturelle a également été soulignée, du Pin Galant aux expositions de la Vieille Église, tout comme le dynamisme sportif, incarné par un centre aquatique unique dans la région, des équipements modernisés et une vie associative sportive particulièrement active.

    Un tissu associatif et économique moteur

    Avec plus de 600 associations, Mérignac peut compter sur « des milliers de bénévoles qui créent du lien, donnent du sens et contribuent à l’épanouissement de toutes les générations ». Une richesse humaine que le maire a longuement saluée.

    Sur le plan économique, Thierry Trijoulet a rappelé la place majeure de Mérignac dans la métropole bordelaise : premier pôle industriel, deuxième bassin d’emploi du département, avec plus de 65 000 emplois pour 40 000 actifs, un cas presque unique. Des grands groupes industriels aux PME, en passant par l’aéroport et la technopole Bordeaux Technowest, « le dynamisme économique est bien réel », avec un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale.

    Une ville attractive, apaisée et solidaire

    Mérignac continue d’attirer habitants et entreprises, comptant aujourd’hui plus de 78 000 habitants. Un tiers de son territoire reste composé d’espaces naturels, agricoles ou forestiers, et la ville bénéficie de 13 km de tramway, soit près de 17 % du réseau métropolitain.

    « Mérignac est une ville équipée, apaisée et équilibrée », a résumé le maire, insistant sur cet équilibre comme « l’ADN même de la commune » : équilibre entre nature et urbanité, innovation et héritage, attractivité métropolitaine et esprit de proximité.

    Dire merci aux forces vives du territoire

    Le fil conducteur du discours aura été la reconnaissance. Reconnaissance envers les habitants engagés dans les quartiers, les commerçants, les artisans, les entreprises, les associations, les agents municipaux et l’ensemble des élus, « au-delà des étiquettes partisanes ».

    La cérémonie des Talents Mérignacais, organisée en décembre, a été citée comme un symbole de cette richesse humaine, mettant à l’honneur des commerçants, sportifs, innovateurs et citoyens proposés par les Mérignacais eux-mêmes.

    Une confiance affirmée dans l’avenir

    En conclusion, Thierry Trijoulet a exprimé sa conviction profonde : « Mérignac restera une ville où il fait bon vivre, travailler et grandir ». Une ville « forte, généreuse et bienveillante », dont la réussite collective repose avant tout sur l’engagement quotidien de ses habitants.

  • La présidente de “Venezuela à Bordeaux” entre soulagement et peur après la capture de Nicolás Maduro

    La présidente de “Venezuela à Bordeaux” entre soulagement et peur après la capture de Nicolás Maduro

    Une Bordelaise d’adoption, la voix d’une diaspora inquiète

    Installée en France depuis trente ans, mariée à un Français et devenue citoyenne française, Leida Gamot, présidente de l’association Venezuela à Bordeaux suit heure par heure la situation, inquiète pour ses proches restés au pays., tout comme plus de 8 millions de Vénézueliens qui ont quitté leur terre natale.

    C’est tôt, ce samedi matin, que les rumeurs d’un éventuelle intervention américaine ont commencé à filtrer. « On n’y croyait pas, au début » dit-elle, « on craignait des manipulations par l’intelligence artificielle ». Puis, à force de recouper les informations, l’arrestation de Nicolas Maduro et de sa femme s’est confirmée. « Ça a été un mélange de sentiments » explique-t-elle. Soulagement d’abord — elle dit que beaucoup de Vénézuéliens ont accueilli la nouvelle avec satisfaction — mais aussi inquiétude immédiate : pour la famille, pour “le peuple”, et pour le pays. Mais, selon elle, « on ne peut pas considérer Donald Trump comme un sauveur car on ne connaît pas vraiment les intentions”. En revanche, elle assume :“on n’a pas d’autre choix que remercier Donald Trump d’avoir capturé Nicolás Maduro” qu’elle le qualifie de “criminel” et décrit le pouvoir en place comme un “régime totalitaire”, évoquant un“crime organisé” gouvernant le pays. tout en précisant que la suite — “prendre toute la charge du pays” — doit revenir aux Vénézuéliens et à une reconstruction politique.

    Mais, tout n’est pas terminé avec l’arrestation du président. “La fin de Nicolás Maduro n’est pas la fin du système”, insiste-t-elle, en citant des figures et appareils de pouvoir encore en place. Pour la présidente de l’association, l’arrestation de Maduro ne règle pas l’essentiel : les structures de pouvoir et plusieurs responsables resteraient capables de maintenir la pression. Elle cite notamment Delcy Rodríguez, présentée dans la séquence comme dirigeante intérimaire, et insiste sur la nécessité d’une rupture plus large pour “récupérer la démocratie et la liberté”.

    Contrôles de téléphones, peur de parler : le spectre de la répression

    Leida Gamot affirme que, sur place, des contrôles seraient menés — y compris sur les téléphones — et que des messages ou “mèmes” favorables à l’opération pourraient exposer leurs auteurs à des poursuites. Elle dit craindre que la “chape de plomb” demeure, même après le départ de Maduro.

    Une transition pacifique… ou la peur d’un basculement

    Interrogée sur le risque de violences, elle dit “espérer” éviter la guerre civile, tout en redoutant un scénario de confrontation si une transition électorale “tranquille” n’aboutit pas. Elle évoque des groupes armés pro-régime et décrit un climat de peur : rues vides, population qui n’ose plus sortir.

    “Des gens sont dans la rue” au Venezuela : soutien réel, mais aussi manifestations contraintes

    Dans l’entretien, Leida Gamot confirme que “des gens sont actuellement dans la rue au Venezuela” après la capture de Maduro, notamment pour le soutenir. Mais,selon elle, une partie de ces mobilisations seraient, ce sont des fonctionnaires “obligés d’aller dans la rue”.

    Mais “si vous demandez l’avis des Vénézuéliens, 90% sont d’accord avec la capture”. Concernant les manifestations anti-Trump en France, Leida Gamot interpelle : « Faites vos valises et aller vivre au Venezuela avec 4 dollars par mois » évoquant l’absence de sécurité, de santé et de droits fondamentaux. Quant à une intervention américaine pour les ressources pétrolières du pays, la présidente de l’association Vénézuela à Bordeaux est trés claire :“On parle du pétrole… mais où est le peuple ?”.Pour elle, la priorité n’est pas la ressource, mais la survie quotidienne, les droits et la liberté. Elle insiste aussi sur l’effondrement de la production pétrolière et la misère vécue “pendant 25 ans”.

    Trés sollicitée par les médias français ces derniers jours, Leida Gamot veut maintenant prendre du recul.“Je suis exposée” ,dit-elle, « Je crains pour ma famille et mes amis au Vénézuéla . Je fais certainement ma dernière interview avec vous » conclut-elle.

  • Budget participatif de Mérignac : 350 000 Euros pour les 16 lauréats 2025. Des projets riches et variés à découvrir.

    Budget participatif de Mérignac : 350 000 Euros pour les 16 lauréats 2025. Des projets riches et variés à découvrir.

    Au terme de cette phase de votes, voici les projets lauréats de 2025 : 

    1. Un parc de quartier pour tous à Arlac – Jérémie Chassain et Guillaume Rebejac: 50 000 euros
    2. Renforcer la sécurité des piétons en ville avec des plots solaires – Patrick Gronier et Marie-France Aniotsbehere: 30 000 euros
    3. Rafraîchissement de la cour d’école Rosa Bonheur – Association des parents d’élèves indépendante de Chemin-Long: 15 000 euros
    4. Le Jardin qui murmure, jardin sensoriel et poétique pour écouter la voix de la nature et des quartiers – Olivier Caley: 20 000 euros
    5. Collectif bricolage et aide à domicile – Sylvain Puissacq: 5 000 euros
    6. Fresque murale avec l’artiste A-MO – Guillaume Bastard de Crisnay: 10 000 euros
    7. Ombrager et rafraîchir des aires de jeux – Joris Sansen: 10 000 euros
    8. Partageons ensemble autour du jeu à Jean Jaurès – Romain Barret et l’équipe pédagogique des établissements de Jean Jaurès: 30 000 euros
    9. Station de gonflage pour vélos – Najat Nounou: 10 000 euros
    10. Des tables de ping-pong en ville – Kémil Allart et Stéphanie Viéville: 15 000 euros
    11. Fabrication de cabanes à hérisson – Pierre Trollé: 5 000 euros
    12. Plantation d’arbres Castelnau-Chut – Jean-Marc Delfosse: 50 000 euros
    13. Aménageons le parvis de la Maison des Habitants de la Glacière – Amicale Laïque de la Glacière: 25 000 euros
    14. Brumisation de l’espace public – Patrick Gronier et Aude Daniaud: 15 000 euros
    15. Installer des bancs dans les rues- quartierr Capeuron – Jacques Ferveur: 10 000 euros
    16. Jardin de Paradis du Burck – Marie-Neiges Lafon et l’association Tournesol: 30 000 euros

    Retrouvez le détail de chaque projet à la page qui lui est dédiée sur le site internet du Budget Participatif

  • Tram et bus : » On peut encore optimiser l’existant! »

    Tram et bus : » On peut encore optimiser l’existant! »

    La mise en service des nouvelles lignes de tramway E et F marque un tournant majeur pour les transports bordelais. Invité de C6 Radio, Aurélien Braud, directeur commercial, marketing et intermodalité de Keolis, explique que « ça s’est bien passé, c’est le fruit de longues années d’études et de préparation », soulignant notamment l’importance de la ligne F, désormais directe entre la gare de Bègles et l’aéroport, pensée pour limiter les correspondances, car « faire une correspondance, c’est un frein ». Cette refonte vise aussi à rendre le réseau plus lisible en supprimant des branches devenues confuses : « c’est plus simple de leur donner un nom spécifique, ça crée moins de confusion ».

    Elle s’accompagne d’un renforcement des fréquences puisque « l’on passe à deux minutes trente au lieu de trois minutes vingt » sur les tronçons les plus chargés. Le développement des bus express constitue l’autre pilier de cette mutation. La ligne G, entre Saint-Aubin, Saint-Médard-en-Jalles, Le Haillan, Mérignac Soleil, Mérignac Centre, les boulevards et la gare Saint-Jean, dépasse déjà « 32 000 voyageurs par jour ». Ce succès repose sur de longs sites propres permettant d’être « plus rapide en bus qu’en voiture », avec des stations aménagées « pour ne pas donner l’impression d’être déclassé quand on prend le bus ». La ligne H, lancée sur les boulevards rive gauche et rive droite, adopte les mêmes standards de vitesse et de confort, avec un objectif clair : renforcer l’attractivité du transport collectif dans les zones les plus congestionnées. La fréquentation globale augmente fortement, avec « 7 % de hausse en 2024 », ce qui nécessite une adaptation constante du réseau, comme le retour de la Liane 1 à la gare et sa prolongation sur la rive droite « depuis samedi ». Interrogé sur les marges d’amélioration, Aurélien Braud estime que la priorité n’est pas forcément la création de nouvelles lignes mais l’optimisation de l’existant, d’abord en améliorant la vitesse commerciale : multiplication des sites propres, meilleure gestion des priorités aux feux, réduction des conflits tram/voiture. « Ce n’est pas forcément des nouvelles lignes, mais l’amélioration par la vitesse commerciale », dit-il.

    Il insiste également sur la densification de l’offre, en augmentant les fréquences sur les lignes pénétrantes et les axes les plus sollicités, car « augmenter la fréquence, c’est aussi une amélioration ». Il cite aussi l’importance d’améliorer la qualité des stations et des services : « aménager des stations, mettre des services dans les stations », ce qui renforce la visibilité et la notoriété des lignes, comme on le constate déjà sur la G. L’amplitude horaire constitue un autre levier, permettant de mieux répondre aux besoins des travailleurs à horaires décalés et des usagers du soir. Le réseau doit également s’adapter en permanence aux évolutions du territoire, à partir de l’observation des usages : « le territoire bouge, il faut faire l’équilibre entre les branches, les meilleurs côtés où il faut aller ». La fiabilité reste une priorité, notamment sur la ligne B souffrant de l’alimentation par le sol : « les boîtiers peuvent être défaillants, on travaille avec Alstom pour les remplacer ».

    La plupart des perturbations proviennent toutefois d’événements extérieurs comme « des manifestations, des événements sur la voie publique ou de l’accidentologie ». Sur la sécurité, Aurélien Braud reconnaît « une légère augmentation des faits d’incivilité », souvent liés à « la musique forte, le téléphone ou les pieds sur le siège », sans qu’il s’agisse de faits graves. Pour y répondre, Keolis s’appuie sur une équipe renforcée : « on a une équipe de sécurité, de lutte contre la fraude d’environ 100 personnes », avec un volume de contrôles important et « 84 000 PV dressés depuis début 2025 ». Le taux de fraude reste stable à « 11 % », représentant « 6 millions d’euros de pertes de recettes ». Keolis doit aussi soutenir ses ambitions en recrutant en continu : « on en recrute toujours en permanence », notamment dans la conduite et la maintenance.

    Enfin, le réseau évoluera forcément dans un contexte de forte croissance démographique, puisque « la métropole croit encore, environ 0,5 % par an », ce qui impose une adaptation continue du système de transport, que ce soit par la montée en puissance du tramway, le développement des bus express, l’amélioration des stations, la densification des fréquences ou l’élargissement de l’amplitude horaire.