Catégorie : Actualités

  • Laurent Perron « Ce qu’on qualifie aujourd’hui d’exceptionnel sera la norme en 2100. »

    Laurent Perron « Ce qu’on qualifie aujourd’hui d’exceptionnel sera la norme en 2100. »

    Une pluviométrie record et des phénomènes météo hors norme

    Le sud-ouest de la France traverse une période météorologique particulièrement exceptionnelle. Invité sur C6 Radio, Laurent Perron, directeur interrégional de Météo France, a dressé un état des lieux précis de la situation. Selon lui, janvier a été “remarquable” avec des précipitations 1,5 fois supérieures à la normale, tandis que février dépasse déjà trois à quatre fois les valeurs habituelles. Certaines pluies ont même battu des records historiques datant de 1877 à 1920, soulignant l’ampleur de l’épisode.

    Installé à Mérignac, sur le domaine de l’aéroport, Laurent Perron supervise l’inter-région couvrant la Nouvelle-Aquitaine et l’ex-région Midi-Pyrénées. Il rappelle que l’aviation, historiquement premier utilisateur des données météorologiques, bénéficie directement de ces prévisions pour la sécurité et l’optimisation des vols.

    La science derrière la prévision

    Pour expliquer la complexité des prévisions, le directeur souligne que l’atmosphère est un système dynamique, composé de gaz et d’eau sous différentes formes. “Ce n’est pas aussi simple que de prévoir le déplacement d’une boule de billard”, précise-t-il. Les équations de la mécanique des fluides, formulées par Claude-Louis Navier en 1785, restent fondamentales pour la modélisation, même si leur résolution exacte est impossible. Grâce aux supercalculateurs Belenos et Taranis, Météo France peut approcher des résultats fiables, avec 21 milliards d’opérations par seconde, et prévoit un renforcement de ces capacités d’ici 2027 pour multiplier par six la puissance de calcul, ce qui pourrait générer 1,4 milliard d’euros d’économies grâce à la prévention des dégâts.

    Les prévisions sont désormais possibles jusqu’à 15 jours, mais leur fiabilité varie selon l’échéance : “À 24 heures, on peut anticiper la neige ou les orages ; à 15 jours, on a une bonne idée des températures,” explique Laurent Perron. Les radars Doppler permettent également des prévisions ultra-courtes, comme pour les matches de Roland-Garros, où l’on peut anticiper une averse à quelques minutes près.

    Une vigilance renforcée face aux phénomènes extrêmes.

    Météo France est régulièrement critiquée pour ses prévisions, mais Laurent Perron insiste sur le rôle vital des alertes météorologiques : “On ne peut pas crier au loup tout le temps, sinon nos vigilances perdraient en crédibilité. Chaque vigilance, jaune ou orange, a sa raison d’être.” Depuis la création des systèmes d’alerte, la palette s’est étendue des tempêtes et orages aux canicules et grands froids, reflétant une fréquence croissante de phénomènes remarquables.

    Réchauffement climatique et adaptation.

    Interrogé sur le lien entre les événements récents et le réchauffement climatique, Laurent Perron se montre prudent : “On ne peut pas tout attribuer au climat, mais ce qui est clair, c’est qu’il y a un réchauffement accéléré qui n’est pas naturel.” Les gaz à effet de serre produits depuis l’ère industrielle expliquent l’accélération actuelle, tandis que les épisodes de pluie ou d’inondations sont cohérents avec les projections pour les décennies à venir : hivers plus humides, étés plus secs et canicules plus fréquentes.

    Face à ces défis, il existe déjà des efforts d’adaptation : urbanisme vert, dé-bétonnage, lutte contre les îlots de chaleur, gestion des risques littoraux et des niveaux de mer en hausse. Selon Laurent Perron, les températures moyennes estivales pourraient passer de 20 à 24 °C d’ici 2100, avec des pics pouvant atteindre 48 à 50 °C à Bordeaux. “On peut s’y adapter, mais il faut renouveler nos infrastructures dès maintenant.”

    Météo, prévention et économie.

    Au-delà de la science, Laurent Perron rappelle l’impact économique et social des prévisions : agriculture, aviation, transport routier ou sécurité civile dépendent quotidiennement de ces informations. Chaque euro investi dans la météorologie génère 5 à 10 fois sa valeur en dommages évités, grâce à la prévention. L’amélioration continue des supercalculateurs et des modèles permet une meilleure anticipation des tempêtes, cyclones et événements extrêmes, essentielle dans un contexte climatique de plus en plus instable.

    Pour Laurent Perron, la météorologie est bien plus qu’un indicateur du temps à venir : elle est un outil stratégique de prévention et d’adaptation aux changements climatiques. Alors que le sud-ouest enregistre des records pluviométriques et que le climat global continue de se réchauffer, Météo France joue un rôle crucial pour sécuriser la population, protéger l’économie et préparer l’avenir.

  • Transporter Ma Voiture : la start-up bordelaise qui veut simplifier la logistique automobile à l’échelle européenne

    Transporter Ma Voiture : la start-up bordelaise qui veut simplifier la logistique automobile à l’échelle européenne

    Une plateforme numérique pour un besoin universel

    Créée en 2025, Transporter Ma Voiture (souvent abrégée TMV) se positionne comme une plateforme digitale de mise en relation dédiée au déplacement de véhicules partout en Europe.

    Le principe : permettre à un utilisateur d’organiser un transport automobile depuis son smartphone, avec un suivi, un devis transparent et une gestion centralisée.

    L’idée est née d’un constat simple : jusqu’ici, déplacer un véhicule impliquait de contacter plusieurs transporteurs, sans visibilité claire sur les coûts ou les délais. TMV ambitionne de rendre ce processus aussi fluide qu’une réservation en ligne.

    Une aventure entrepreneuriale née de l’expérience terrain

    Avant de lancer leur structure, les fondateurs travaillaient déjà ensemble dans le secteur du transport.

    Cette expérience commune leur a permis d’identifier les failles du marché et d’imaginer une solution plus efficace.

    Autour de Nicolas Derouet, l’équipe réunit notamment :

    • Romain, en charge du développement technique de l’application
    • Yoann, responsable commercial et communication
    • Romain, un alternant marketing dédié à la stratégie digitale

    Malgré un écart d’âge et d’expérience, tous partagent un objectif commun : faire émerger une solution capable de s’imposer sur un marché européen.

    Le parcours du combattant du financement

    Comme pour de nombreuses start-up, la transformation de l’idée en projet concret a nécessité plusieurs étapes structurantes :

    • élaboration d’un business plan
    • construction d’un prévisionnel financier
    • recherche de partenaires bancaires

    Le projet, très digital et sans actifs physiques, a d’abord suscité des réticences.

    Après plusieurs refus, un accompagnement par un réseau d’experts et un prêt d’honneur ont permis de déclencher le financement bancaire et de lancer le développement de la plateforme.

    Les débuts : prospection intensive et premiers clients

    Installée dans un bureau de 27 m² à Blanquefort en mars 2025, l’équipe a démarré avec une réalité classique des jeunes entreprises :

    téléphone silencieux, prospection massive et incertitudes.

    Plus de 500 emails ont été envoyés la première semaine pour un seul retour.

    Le premier client : une société spécialisée dans les quads électriques a marqué le véritable point de départ, avant un effet boule de neige porté par le réseau professionnel et le bouche-à-oreille.

    Aujourd’hui, TMV réalise entre 150 et 300 transports par mois, un volume qui confirme un démarrage solide.

    Une approche technologique du transport

    Contrairement aux transporteurs traditionnels, TMV ne possède pas de flotte.

    La société fonctionne comme une plateforme technologique qui référence et contrôle des partenaires transporteurs.

    Chaque prestataire est validé via un système de scoring et la centralisation des documents réglementaires (assurances, licences, obligations sociales).

    Un outil d’intelligence artificielle permet également de vérifier l’état des véhicules avant et après transport en cas de litige.

    Entre liberté et pression : la réalité de l’entrepreneuriat

    Durant l’entretien, Nicolas Derouet a insisté sur la dimension humaine de l’aventure.

    Passer du salariat à l’entrepreneuriat a impliqué une perte de stabilité financière et une prise de risque importante.

    Il évoque sans détour les débuts sans rémunération et la nécessité d’accepter l’incertitude, tout en soulignant que la motivation principale reste la liberté de construire son projet.

    Une ambition clairement européenne

    Pour 2026, la priorité affichée est l’expansion géographique.

    La plateforme reçoit déjà des demandes depuis plusieurs pays :Espagne, Italie, Allemagne ou Royaume-Uni et vise un déploiement progressif à l’international, avec des perspectives jusqu’au Moyen-Orient.

    L’objectif à trois ans est assumé : devenir une référence européenne du transport de véhicules, aussi naturelle pour les utilisateurs que les grandes plateformes de petites annonces pour l’achat automobile.

    Une stratégie de croissance maîtrisée

    Fait notable dans l’écosystème start-up, TMV ne prévoit pas de levée de fonds à court terme.

    Les fondateurs souhaitent conserver le contrôle de leur développement et privilégier une croissance organique, en s’appuyant sur la montée en puissance du service.

    Une vision long terme portée par la passion

    Au-delà de la technologie, le projet s’inscrit dans une logique durable.

    La société ne vise pas une revente rapide mais la construction d’un acteur pérenne, né de la passion commune pour l’automobile et la logistique.

    Une jeune entreprise déjà bien lancée

    En quelques mois d’activité, Transporter Ma Voiture illustre les dynamiques actuelles de l’économie numérique :

    • digitalisation d’un secteur traditionnel
    • modèle plateforme
    • croissance progressive fondée sur l’usage

    L’histoire reste à écrire, mais la trajectoire est claire : transformer un service complexe en solution simple et accessible.

    Comme l’a résumé Nicolas Derouet au micro de C6 Radio, l’entrepreneuriat est avant tout « une exécution faite de décisions imparfaites, d’ajustements permanents et de détermination ».

    Une définition qui reflète parfaitement l’état d’esprit d’une start-up encore jeune, mais déjà tournée vers l’Europe.

  • Crues en Gironde : débordements en cours sur la Garonne, routes et ponts fermés

    Crues en Gironde : débordements en cours sur la Garonne, routes et ponts fermés

    Vigilance rouge maintenue sur la Garonne à La Réole.

    Le secteur de la Garonne girondine, notamment autour de La Réole, reste placé en vigilance rouge crues.

    Des débordements significatifs sont déjà observés et les niveaux doivent encore progresser dans la journée. Le pic de crue est désormais attendu entre 4h et 7h dans la nuit de samedi à dimanche.

    Plusieurs autres cours d’eau restent sous surveillance en vigilance orange :

    • La Dordogne aval, dont le pic était attendu ce matin vers 9h30
    • L’Isle aval, avec un pic prévu à 17h
    • La Dronne aval, où le maximum est attendu vers 23h

    Réseaux : encore des milliers de foyers impactés.

    Même si l’épisode météorologique s’est éloigné, ses conséquences restent importantes.

    • 78 000 personnes sont encore privées de téléphonie mobile
    • 62 000 personnes n’ont plus de téléphonie fixe
    • 36 000 foyers sont toujours sans électricité, contre 55 000 vendredi soir

    La mobilisation d’Enedis, avec 250 renforts, doit permettre de rétablir la quasi-totalité du réseau moyenne tension dans la journée. Une quinzaine de communes restent toutefois encore privées d’électricité.

    Circulation très perturbée : ponts fermés et routes coupées.

    La montée des eaux entraîne de nouvelles perturbations sur le réseau routier.

    • 67 routes départementales sont fermées
    • 13 routes sont sous restrictions
    • Plusieurs ouvrages sont fermés, notamment les ponts de Langoiran, Cadillac-sur-Garonne, Langon et La Réole

    La traversée de la Garonne est désormais impossible entre Agen et Bordeaux, tandis que sur l’Autoroute A62 la sortie La Réole est interdite aux poids lourds.

    Évacuations et plans communaux activés.

    Face à la montée des eaux, de nombreux habitants ont quitté leur domicile de manière préventive.

    L’ensemble des maires du département ont activé leur plan communal de sauvegarde afin d’accompagner les personnes souhaitant être mises à l’abri, avec l’appui des secours et des forces de l’ordre.

    Renfort des forces armées autour de La Réole.

    La situation restant critique sur le secteur prioritaire de La Réole, le préfet de la Gironde, Étienne Guyot, a décidé de réquisitionner les forces armées pour 48 heures afin de renforcer la surveillance et la protection des populations, en appui de la Gendarmerie nationale.

    Les consignes de prudence toujours en vigueur.

    Les autorités rappellent les règles essentielles :

    • Ne pas circuler sur les routes inondées
    • Ne pas s’approcher des lignes électriques tombées
    • Installer les groupes électrogènes à l’extérieur
    • Se tenir informé via les canaux officiels et les médias

    Une situation suivie en continu.

    La cellule opérationnelle en préfecture suit l’évolution heure par heure.

    Malgré une légère amélioration météo, la phase hydrologique reste critique et les prochaines heures seront déterminantes pour l’évolution des crues en Gironde.

  • Crues en Gironde : plus de 77 000 foyers sans électricité, la vigilance rouge maintenue sur la Garonne

    Crues en Gironde : plus de 77 000 foyers sans électricité, la vigilance rouge maintenue sur la Garonne

    Des conséquences encore très lourdes après la tempête

    Malgré une amélioration progressive des conditions météo, les impacts restent importants sur le territoire girondin.

    Selon la préfecture basée à Bordeaux :

    • Plus de 100 000 personnes sont privées de réseau téléphonique
    • 77 000 foyers restent sans électricité
    • Environ 60 routes départementales sont toujours fermées ou sous restrictions

    Les sols détrempés compliquent les opérations et favorisent de nouvelles chutes d’arbres, ralentissant notamment le rétablissement des réseaux.

    Vigilance rouge sur la Garonne : pic attendu dimanche

    La situation hydrologique demeure très préoccupante.

    La Garonne girondine, notamment autour de La Réole, reste placée en vigilance rouge crues, avec un pic attendu dans la nuit de samedi à dimanche.

    Plusieurs secteurs sont également en vigilance orange :

    • La Dordogne aval, autour de Libourne et Pessac-sur-Dordogne, où le pic est attendu samedi matin (vers 7h00)
    • Le secteur Dronne aval / Isle aval, vers Sablons, avec un pic prévu samedi matin vers 10h00 et des habitations déjà touchées

    Des points critiques sous surveillance

    Deux situations concentrent particulièrement l’attention des autorités.

    D’abord, la brèche de la digue de Jusix, dans le département voisin du Lot-et-Garonne, qui aura des répercussions en Gironde. Les communes de Hure et Bourdelles sont directement concernées, avec une information de la population en cours, y compris par porte-à-porte.

    Ensuite, aux abords de La Réole, des submersions de digues sont attendues. Plusieurs communes ont été mises en alerte : Mongauzy, Bassanne, Puybarban, Floudès et Castets-et-Castillon.

    Des évacuations préventives de personnes vulnérables ont été engagées.

    Près de 1 000 interventions de secours

    Depuis le début de l’épisode, près de 1 000 opérations ont été réalisées par les services de secours.

    Le SDIS de la Gironde a mobilisé jusqu’à 600 sapeurs-pompiers, tandis que la Gendarmerie nationale reste fortement engagée et renforcée sur le terrain.

    À ce stade, la préfecture indique qu’aucun décès ni blessé n’est à déplorer.

    Les priorités de l’État

    Face à cette crise, l’action des pouvoirs publics s’articule autour de trois axes :

    1. Protéger les populations exposées et anticiper les zones à risque
    2. Rétablir en priorité les réseaux électriques et téléphoniques
    3. Identifier et accompagner les personnes vulnérables

    Le préfet de la Gironde, Étienne Guyot, appelle à la plus grande prudence et rappelle les consignes essentielles :

    • Ne pas circuler sur des routes inondées
    • Ne pas toucher aux fils électriques au sol
    • Installer les groupes électrogènes à l’extérieur des habitations
    • Suivre l’évolution de la situation via les canaux officiels

    Une situation suivie heure par heure

    Les autorités assurent que le suivi de la situation se fait en continu, avec pour priorité absolue la sécurité des habitants.

    Les prochaines 48 heures, marquées par l’arrivée des pics de crue sur plusieurs cours d’eau, seront déterminantes pour l’évolution de cet épisode exceptionnel en Gironde.

  • Tempête Nils en Gironde : 110 000 foyers toujours privés d’électricité, vigilance rouge maintenue pour la Garonne

    Tempête Nils en Gironde : 110 000 foyers toujours privés d’électricité, vigilance rouge maintenue pour la Garonne

    Des centaines d’interventions, un réseau encore fragilisé

    Le bilan opérationnel témoigne de l’ampleur de l’épisode météorologique.

    Le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) a réalisé 640 interventions, mobilisant plus de 180 sapeurs-pompiers. Les opérations ont principalement concerné des chutes d’arbres, des câbles électriques au sol, des objets déplacés par le vent ou encore des fuites d’eau. Aucune intervention d’ampleur majeure n’est toutefois signalée.

    La gendarmerie nationale a mené 260 interventions, essentiellement liées à des arbres tombés sur la voie publique.

    Côté énergie, 110 000 foyers restent privés d’électricité malgré la mobilisation continue des opérateurs. Les réseaux de téléphonie mobile sont également affectés, avec 135 900 clients impactés par des pannes.

    Le réseau routier demeure perturbé : 40 routes départementales sont toujours fermées à la circulation, le temps des opérations de sécurisation et de remise en état menées par le Conseil départemental.

    Crues : vigilance rouge sur la Garonne

    Si le vent faiblit, la menace hydrologique s’intensifie.

    La Garonne girondine, notamment dans le secteur de La Réole, reste placée en vigilance rouge. Des débordements localisés ont déjà été constatés dans les zones les plus exposées. Huit personnes ont été évacuées à titre préventif. Des renforts logistiques ont été déployés par les sapeurs-pompiers et la gendarmerie pour soutenir les communes concernées.

    Le secteur de Libourne fait également l’objet d’une attention particulière. Dix-neuf communes pourraient connaître des débordements importants dès cette nuit, parmi lesquelles Castillon-la-Bataille, Sainte-Terre, Saint-Émilion ou encore Libourne. Le sous-préfet de Libourne, Mathieu Doligez, a réuni ce jeudi à 14h l’ensemble des maires concernés afin d’anticiper l’évolution de la situation et adapter les dispositifs de secours.

    Appel à la prudence

    Les autorités appellent la population à la plus grande vigilance : limiter les déplacements, éviter les zones inondées, ne pas s’engager sur une route submergée et se tenir informé via les sites de Météo France et Vigicrues.

    Trois autres vigilances jaunes restent actives : vents, pluies inondations, orages et vagues-submersions.

    La cellule opérationnelle installée en préfecture reste pleinement mobilisée aux côtés des services de l’État, des collectivités et des opérateurs.

    Le préfet de la Gironde, Étienne Guyot, salue « l’engagement exemplaire » de l’ensemble des services mobilisés depuis le début de l’épisode et rappelle que « le danger n’est pas écarté ».

  • Tempête Nils : 128 000 foyers privés d’électricité en Gironde, vigilance rouge pour les crues

    Tempête Nils : 128 000 foyers privés d’électricité en Gironde, vigilance rouge pour les crues

    À 8h00 ce matin, la préfecture fait état de plus de 300 interventions des services de secours, principalement liées à des chutes d’arbres et de câbles électriques.

    Malgré la violence des vents, aucun blessé n’est à déplorer, souligne la préfecture. En revanche, la situation reste délicate pour de nombreux habitants : environ 128 000 foyers sont actuellement privés d’électricité. Les équipes d’ENEDIS sont mobilisées depuis la nuit pour rétablir l’alimentation « dans les meilleurs délais ».

    Routes coupées et vigilance maintenue

    Des coupures sont également signalées sur plusieurs axes secondaires du réseau routier départemental. Les services du département sont à pied d’œuvre pour dégager les voies et sécuriser les zones à risque.

    Si l’intensité des vents est désormais en baisse, Météo-France a rétrogradé l’alerte au niveau jaune depuis 6 heures ce matin, le département reste placé en vigilance rouge pour le risque de crues. Les pics sont attendus demain à la mi-journée.

    À La Réole, huit habitants ont été relogés à titre préventif dans l’internat d’un lycée hier soir, face à la montée des eaux. Les autorités assurent suivre la situation de près.

    Une surveillance renforcée

    La cellule opérationnelle activée en préfecture demeure mobilisée en lien avec l’ensemble des services de l’État et les collectivités locales. Une surveillance renforcée du territoire est maintenue, notamment dans les secteurs exposés aux inondations.

    Le préfet de la Gironde, Étienne Guyot, a salué « l’engagement des sapeurs-pompiers, des forces de sécurité, des équipes techniques d’ENEDIS, des services du département et des services de l’État » mobilisés depuis la nuit pour assurer la sécurité des habitants et permettre un retour progressif à la normale.

    De nouveaux points de situation seront communiqués au cours de la journée.

  • Vigilance rouge crues en Gironde : le département sous haute surveillance, vents violents attendus avec la tempête Nils

    Vigilance rouge crues en Gironde : le département sous haute surveillance, vents violents attendus avec la tempête Nils

    Des pluies abondantes sur des sols détrempés

    Selon le bulletin national de vigilance publié ce mercredi 11 février à 16h11 par Météo-France, les perturbations très pluvieuses se succèdent sur une grande partie du pays.

    La situation est particulièrement préoccupante en Gironde, où les cumuls de précipitations importants ont déjà fortement sollicité les cours d’eau. Les nappes et les sols sont saturés, ce qui augmente considérablement le risque de débordements rapides et d’inondations.

    Le passage en vigilance rouge crues signifie un risque majeur, avec des phénomènes susceptibles d’avoir un impact significatif sur la sécurité des personnes et des biens.

    Tempête Nils : des rafales jusqu’à 140 km/h près de l’Atlantique

    La dépression tempétueuse baptisée “Nils” abordera la façade atlantique mercredi soir avant de traverser le pays jeudi.

    Pour le Sud-Ouest et la façade atlantique :

    • Rafales de 120 à 140 km/h près de l’océan
    • 100 à 110 km/h dans l’intérieur des terres, avec des pointes localement plus fortes sous les grains orageux
    • Sols détrempés aggravant le risque de chutes d’arbres et de coupures électriques

    En Gironde, la combinaison des vents violents et des sols gorgés d’eau constitue un facteur de danger supplémentaire, notamment pour la végétation, les réseaux électriques et les infrastructures.

    La tempête devrait évacuer le Sud-Ouest en fin de matinée jeudi.

    Une situation à risque dans le département

    La Gironde cumule actuellement plusieurs facteurs de vulnérabilité :

    • Cours d’eau sous forte tension
    • Sols saturés limitant l’absorption des nouvelles pluies
    • Rafales violentes prévues dans les prochaines heures
    • Risques accrus de chutes d’arbres et d’obstacles sur les routes

    Les autorités appellent à la plus grande prudence :

    • Évitez tout déplacement non indispensable
    • Ne vous engagez en aucun cas sur une route inondée
    • Eloignez vous des cours d’eau
    • Rangez ou fixez les objets sensibles au vent
    • Tenez-vous informés de l’évolution de la situation

    Restez informés

    La situation évolue rapidement et pourra faire l’objet de nouvelles mises à jour dans les prochaines heures. Il est recommandé de consulter régulièrement les bulletins de vigilance et de suivre les consignes des autorités locales.

    La rédaction continuera de vous informer en temps réel sur l’évolution de la situation en Gironde.

  • Vacances d’été 2026 : depuis Bordeaux Aéroport, TUI France élargit son offre avec 11 destinations, dont trois nouveautés

    Vacances d’été 2026 : depuis Bordeaux Aéroport, TUI France élargit son offre avec 11 destinations, dont trois nouveautés

    L’Espagne, la Grèce, l’Italie, la Tunisie, la Croatie et même la Corse figurent au programme. Dans le détail, les voyageurs peuvent s’envoler vers Malaga, Tenerife, Athènes, Héraklion, Corfou, Olbia, Palerme, Djerba, Dubrovnik ou Ajaccio. Une offre qui traduit la forte attractivité du bassin bordelais et de la plateforme de Mérignac, au cœur de la 6ᵉ circonscription de la Gironde.

    À Mérignac, l’aéroport reste un moteur touristique et économique du territoire

    Implanté sur la commune de Mérignac, Bordeaux Aéroport constitue l’un des principaux équipements structurants de la 6ᵉ circonscription. Chaque saison estivale, il facilite les départs de milliers de familles girondines sans passer par Paris, tout en générant une activité significative pour l’économie locale, du transport aux services.

    L’élargissement de l’offre de TUI France s’inscrit dans cette dynamique, en renforçant l’attractivité de la plateforme mérignacaise et en répondant à une demande croissante de voyages directs vers les destinations méditerranéennes et européennes.

    Le « tout inclus » séduit toujours les Néo-Aquitains

    Selon TUI France, la formule « tout inclus » reste plébiscitée par les voyageurs de Nouvelle Aquitaine. Elle combine vol, transferts, hébergement, pension complète et animations sur place, permettant ainsi de mieux maîtriser son budget.

    Trois clubs de vacances se distinguent particulièrement cet été au départ de Bordeaux :

    • Club Marmara Réthymnon Maravel (Crète), à partir de 1 225 € par personne
    • Club Marmara Sicilia (Sicile), à partir de 1 200 € par personne
    • Club Lookéa Sporting Sardinia (Sardaigne), à partir de 1 090 € par personne

    Parmi les destinations mises en avant figurent également Malaga, Athènes ou Palma de Majorque, avec des séjours organisés autour de clubs emblématiques du groupe.

    Road trips et grands circuits au départ de Bordeaux

    Au-delà des séjours balnéaires, TUI France, via sa marque Nouvelles Frontières, observe aussi un intérêt marqué pour les circuits et voyages itinérants. Depuis Bordeaux, avec des correspondances via Paris, plusieurs formules rencontrent un succès notable, notamment un road trip en Irlande, un circuit dans l’Ouest américain ou encore un voyage culturel en Grèce.

    Ces offres s’adressent à un public en quête d’expériences plus immersives, allant du city trip européen aux destinations long-courriers.

    Des réservations de plus en plus anticipées

    Autre enseignement : les habitudes de réservation évoluent. 59 % des habitants de Nouvelle Aquitaine anticipent désormais leurs vacances, parfois jusqu’à un an à l’avance. À l’inverse, 42 % réservent encore dans des délais plus courts, dont 14 % à moins d’un mois du départ.

    Les voyageurs partent majoritairement en famille (57 %) ou en couple (40 %). Les départs en solo restent minoritaires (3 %), mais bénéficient eux aussi des formules clubs, qui proposent un encadrement et des activités quotidiennes favorisant les rencontres.

    Enfin, malgré la montée en puissance du numérique, 38 % des ventes s’effectuent encore en agences physiques, au sein des « TUI Stores », dont 24 sont implantées en Nouvelle Aquitaine.

    D’après les données communiquées par TUI France.

  • À Saint-Médard-en-Jalles, Élodie Malavialle fait dialoguer le public avec la nature grâce à sa structure: Les Murmures Sauvages

    À Saint-Médard-en-Jalles, Élodie Malavialle fait dialoguer le public avec la nature grâce à sa structure: Les Murmures Sauvages

    Depuis Saint-Médard-en-Jalles, Élodie Malavialle développe une approche sensible et pédagogique de la nature. À la tête de la micro-entreprise Les Murmures Sauvages, créée il y a environ trois ans, elle propose une large palette d’ateliers dédiés à la découverte du monde végétal : plantes sauvages comestibles, usages traditionnels des plantes à travers les âges, croyances populaires, mais aussi temps de connexion à la nature pour enfants, adultes et tout-petits.

    Son activité s’adresse à tous les publics, avec des formats variés : ateliers sensoriels parent-enfant, animations à la demande des collectivités, ou encore interventions centrées sur la sensibilisation à l’environnement.

    Quinze ans d’expérience au service de la transmission

    Animatrice nature depuis une quinzaine d’années, Élodie Malavialle a souhaité faire évoluer son parcours professionnel en y ajoutant une dimension formatrice. « L’idée était de pouvoir proposer des ateliers correspondant davantage à ma vision de la sensibilisation, tout en développant des actions de formation », explique-t-elle.

    Aujourd’hui, elle cumule plusieurs casquettes. En parallèle de ses activités de terrain, elle enseigne dans un campus privé bordelais auprès d’étudiants en Bachelor et Master spécialisés en écologie et éducation à l’environnement. Elle intervient également auprès des professionnels de la petite enfance, notamment sur les enjeux de l’éveil à la nature chez les plus jeunes.

    Une démarche globale qui vise à agir à tous les niveaux, de l’enfant à l’adulte, en passant par les éducateurs.

    « Être médiatrice entre la nature et le public »

    Le nom Les Murmures Sauvages reflète pleinement sa philosophie. Passionnée par les usages des plantes, Élodie Malavialle considère le végétal comme porteur de savoirs souvent méconnus. À travers ses sorties et ateliers, elle se définit comme une « porte-parole » du monde végétal.

    Pour elle, la nature n’est jamais silencieuse : elle s’exprime à qui prend le temps d’observer, d’écouter et de comprendre. Son rôle consiste alors à faire le lien entre cet univers vivant et le public, dans une approche à la fois poétique et pédagogique.

    Si elle peut proposer ponctuellement de l’observation d’oiseaux lors de balades, elle précise ne pas réaliser d’inventaires naturalistes formels : son travail s’inscrit avant tout dans la sensibilisation et la découverte.

    Une éducation à la nature jugée « fondamentale »

    Face aux bouleversements environnementaux actuels, Élodie Malavialle insiste sur l’importance de reconnecter les jeunes générations au vivant. Selon elle, un contact régulier avec la nature dès le plus jeune âge est essentiel au développement global de l’enfant.

    Sans catastrophisme, elle observe néanmoins les transformations déjà à l’œuvre. Si la planète saura, à terme, se régénérer, elle estime que la véritable inquiétude concerne l’humanité et sa capacité à adapter ses comportements.

    Une journée nature dédiée aux oiseaux le 18 février

    Parmi les prochains rendez-vous proposés, une journée nature est programmée le 18 février, de 9h30 à 16h30, dans le bois du Déhès au Haillan. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du club nature Les Graines Buissonnières, fondé avec Antonella Caparello, animatrice de la structure Une Parenthèse Enchantée.

    Destinée aux enfants de 6 à 12 ans, cette journée thématique sera consacrée aux oiseaux : observation, écoute des chants, création d’affûts, fabrication de mangeoires en vannerie sauvage à partir de végétaux trouvés sur place, ainsi que différents jeux de reconnaissance des espèces locales.

    Habituellement basé à Saint-Médard-en-Jalles avec un rendez-vous mensuel le samedi matin, le club propose également, pendant les vacances scolaires, des stages ou journées à thème. Les enfants fidèles reviennent régulièrement, « ils n’en ont en général jamais assez », sourit l’animatrice, tout en espérant accueillir de nouveaux participants grâce au bouche-à-oreille.

    Le tarif de la journée est fixé à 50 euros pour un enfant, et 90 euros pour une fratrie.

    Informations pratiques

    Les inscriptions peuvent se faire par mail à lesgrainesbuissonnieres33@gmail.com ou via Instagram, sur le compte Les Murmures Sauvages, où Élodie Malavialle partage régulièrement ses actualités.

    Entre transmission, immersion et pédagogie active, Les Murmures Sauvages s’imposent ainsi comme un acteur local engagé de l’éducation à l’environnement, offrant aux habitants du territoire des espaces privilégiés pour renouer avec le vivant.

  • Alerte météorologique : vigilance ORANGE crues pour la confluence Garonne et Dordogne et l’estuaire de la Gironde

    Alerte météorologique : vigilance ORANGE crues pour la confluence Garonne et Dordogne et l’estuaire de la Gironde

    Un épisode de fortes marées est en cours, avec des coefficients en progression (97 lundi après-midi et un maximun de 99 mardi et mercredi). Associé à une surcote, et à la propagation des débits sur la Garonne et la Dordogne, des débordements modérés à importants sont attendus dans les secteurs de Bordeaux et Libourne et dans les secteurs du Verdon et de Pauillac lors des pleines mers de mardi et mercredi matin.

    Les débordements les plus importants sont attendus lors de la pleine mer de mardi matin. Le préfet de la Gironde appelle chacune et chacun à la plus grande vigilance. Il rappelle par ailleurs que le département de la Gironde reste placé en vigilance jaune crues pour les tronçons Garonne girondine et Dronne aval et en vigilance JAUNE pour les risques d’orage, de vent et de vagues submersion.

    CONSEILS DE COMPORTEMENT

    Tenez-vous informé de la situation et suivez l’évolution de la crue sur www.vigicrues.gouv.fr :

    – Soyez vigilants si vous vous situez à proximité d’un cours d’eau ou d’une zone habituellement inondable

    – Conformez-vous à la signalisation routière et ne vous engagez pas sur une route immergée, même partiellement

    Évitez de pratiquer des activités nautiques