Catégorie : Actualités

  • Mérignac : feu vert pour un nouveau projet immobilier et commercial sur l’ancien site Alinéa

    Mérignac : feu vert pour un nouveau projet immobilier et commercial sur l’ancien site Alinéa

    À Mérignac, le projet de reconversion de l’ancien magasin Alinéa franchit une étape décisive. La Commission Départementale d’Aménagement Commercial (CDAC) a donné son accord à l’unanimité, le 25 février, au programme porté par le groupe Ceetrus sur ce site situé à l’angle des avenues Kennedy et Matosinhos.

    Une transformation complète d’un site commercial historique

    L’ancien magasin Alinéa, exploité entre 2000 et 2018, va laisser place à un ensemble immobilier mixte mêlant logements, bureaux, commerces et espaces paysagers. Le projet s’étend sur une parcelle d’environ 18 000 m² et prévoit la construction de 9 985 m² de surface de plancher.

    L’objectif est de transformer une zone commerciale monofonctionnelle en un quartier plus diversifié, intégrant plusieurs usages et mieux connecté à son environnement urbain.

    Le futur programme comprendra notamment :

    • des logements
    • des bureaux
    • des commerces
    • un stationnement en silo
    • des espaces paysagers réaménagés

    Cette approche s’inscrit dans la tendance actuelle de reconversion des grandes zones commerciales en espaces mixtes associant habitat, activités économiques et services.

    Sept nouveaux commerces et une soixantaine d’emplois

    Le volet commercial du projet, examiné par la CDAC, prévoit la création de sept cellules commerciales dédiées à des activités non alimentaires, pour une surface totale de 2 221 m².

    Selon les prévisions, ces nouvelles implantations pourraient permettre la création d’environ 63 emplois.

    L’objectif est de renforcer l’offre commerciale du secteur tout en limitant l’impact concurrentiel sur les commerces déjà présents dans la zone.

    Un projet qui mise sur la végétalisation

    Le programme met également l’accent sur l’amélioration du cadre urbain et environnemental. Parmi les mesures prévues :

    • 409 arbres plantés
    • 560 arbustes
    • suppression de 5 000 m² de voirie et de stationnements

    Ces aménagements doivent permettre de réduire l’artificialisation des sols et d’augmenter la présence d’espaces verts, dans un secteur historiquement très minéral et dédié à l’automobile.

    Une nouvelle étape pour le secteur Kennedy

    Avec cette validation par la CDAC, le projet entre dans une phase opérationnelle importante. Cette transformation marque une nouvelle étape dans l’évolution des zones commerciales de l’ouest bordelais, avec des projets plus mixtes et plus durables.

    À terme, l’ancien site Alinéa pourrait ainsi devenir un nouveau pôle urbain mêlant habitat, activités économiques et commerces, participant à la mutation progressive du paysage commercial et urbain de Mérignac.

  • Tramway à l’arrêt à Bordeaux après une fuite de gaz au dépôt de la Bastide

    Tramway à l’arrêt à Bordeaux après une fuite de gaz au dépôt de la Bastide

    Le réseau de tramway bordelais est actuellement interrompu à la suite d’une fuite de gaz détectée au dépôt de la Bastide.

    Par mesure de sécurité, les pompiers ont demandé l’évacuation complète du site. Cette situation empêche pour le moment la supervision et l’exploitation normale des lignes de tram.

    En conséquence, les six lignes du réseau sont temporairement à l’arrêt. Les équipes des sapeurs-pompiers ainsi que le service Gaz de Bordeaux Métropole sont mobilisés afin de sécuriser la zone et intervenir sur la fuite.

    Le trafic reprendra progressivement une fois l’intervention terminée et les conditions de sécurité rétablies.

  • Élections municipales : comment faire une procuration

    Élections municipales : comment faire une procuration

    Donner procuration permet de voter même si vous êtes absent le jour du scrutin. Vous désignez une personne de confiance pour voter à votre place dans votre bureau de vote.

    1. Choisir un mandataire

    La personne qui vote pour vous s’appelle le mandataire.

    Conditions :

    • Il doit être inscrit sur une liste électorale en France.
    • Il peut être inscrit dans une autre commune que la vôtre.
    • Il doit se présenter dans votre bureau de vote le jour du scrutin pour voter à votre place.

    2. Faire la demande de procuration

    La procuration peut se faire de deux façons.

    En ligne :

    1. Rendez-vous sur le site
      Service-Public.fr
    2. Remplissez le formulaire de demande de procuration.
    3. Déplacez-vous ensuite au commissariat, à la gendarmerie ou au tribunal pour faire vérifier votre identité.

    Sur place directement :

    Vous pouvez aussi vous rendre directement :

    • au commissariat de police,
    • à la gendarmerie,
    • ou au tribunal judiciaire.

    Il suffit de présenter une pièce d’identité et de remplir le formulaire.

    3. Informations à fournir

    Pour établir la procuration, vous devez indiquer :

    • votre identité et votre commune d’inscription électorale
    • l’identité de votre mandataire (nom, prénoms, date de naissance)
    • la durée de la procuration : un tour ou les deux tours des municipales.

    4. Quand faire sa procuration ?

    Il est conseillé de la faire le plus tôt possible.
    Même si la demande peut être déposée jusqu’à peu de temps avant le vote, un délai est nécessaire pour que la mairie reçoive la procuration.

    5. Le jour du vote

    Le mandataire se présente dans votre bureau de vote, avec sa pièce d’identité.
    Il vote à votre place et en son nom propre.

  • Inondations : au cœur de la mécanique assurantielle avec Patrick Le Chatelier, directeur régional de AXA France

    Inondations : au cœur de la mécanique assurantielle avec Patrick Le Chatelier, directeur régional de AXA France

    Une organisation de crise fondée sur la proximité.

    Lorsque survient un épisode d’inondations, la première réponse se joue sur le terrain. Dans la région, le réseau de l’assureur s’appuie sur plusieurs dizaines d’agents généraux et des centaines de collaborateurs mobilisés pour absorber l’afflux de déclarations.

    Cette organisation de proximité permet d’assurer un contact direct avec les sinistrés, élément déterminant dans les premières heures. Car au-delà de la gestion administrative, la dimension humaine reste centrale : perte de repères, inquiétude financière, fatigue psychologique. L’accompagnement passe aussi par une cellule d’écoute ouverte largement, signe d’un métier qui dépasse désormais la seule logique contractuelle.

    Le parcours du sinistré : entre urgence et méthode.

    Un délai de déclaration adapté aux situations exceptionnelles

    Après un événement majeur, les assurés disposent d’un délai étendu (généralement 30 jours) pour déclarer leurs dommages. Cette souplesse vise à laisser le temps de sécuriser le logement et de faire face aux priorités immédiates.

    Documenter pour accélérer l’indemnisation

    La constitution du dossier reste une étape clé : factures, photos, inventaires. Plus les éléments sont précis, plus le traitement est rapide. Pour les dommages les moins élevés, l’agent peut régler directement la situation. Lorsque les montants augmentent, l’expertise indépendante garantit une évaluation objective et homogène.

    Les réalités techniques souvent méconnues.

    Nettoyer avant de réparer

    La première phase consiste presque toujours en un nettoyage complet réalisé par des entreprises spécialisées. Dans certains cas, une avance financière peut être versée afin de lancer rapidement les opérations.

    Le séchage, variable déterminante

    C’est l’un des facteurs qui expliquent la durée des dossiers : un bâtiment doit sécher avant toute remise en état structurelle. Selon la nature des matériaux et l’ampleur de l’infiltration, cette étape peut s’étendre sur plusieurs semaines. Ce temps incompressible conditionne la suite des travaux.

    Relogement et continuité de vie.

    Lorsque l’habitation devient inhabitable, des solutions d’hébergement temporaire sont mises en place. Une prise en charge exceptionnelle peut intervenir dans l’immédiat, avant d’être relayée par les garanties prévues au contrat si la situation se prolonge.

    Ce dispositif vise à maintenir une continuité de vie minimale pour les familles, tout en laissant le temps nécessaire à l’évaluation complète des dommages.

    L’indemnisation : entre cadre contractuel et perception.

    Le niveau de remboursement dépend directement des garanties souscrites. Certaines formules couvrent la valeur à neuf des biens, d’autres appliquent un coefficient de vétusté. Cette réalité rappelle que la protection réelle se joue en amont, lors du choix du contrat.

    Dans les cas d’inondations, les contestations restent relativement limitées : les dégâts sont généralement visibles et mesurables. Les écarts d’appréciation surviennent surtout lorsque les justificatifs sont incomplets ou absents.

    Un modèle économique confronté au changement climatique.

    Depuis plusieurs décennies, la facture des catastrophes naturelles en France a fortement augmenté, atteignant aujourd’hui plusieurs milliards d’euros par an. Cette progression, directement liée à l’intensification des aléas climatiques, oblige les assureurs à adapter leurs équilibres financiers.

    Le principe de mutualisation demeure le socle du système : il permet de répartir le risque à grande échelle afin de maintenir l’assurabilité des territoires exposés. Mais cette solidarité suppose une évolution progressive des tarifs et des stratégies de gestion.

    La prévention, nouvelle frontière du secteur.

    Anticiper plutôt que réparer

    L’envoi d’alertes météorologiques ciblées aux assurés s’inscrit dans une stratégie de réduction du risque. L’objectif est clair : limiter l’ampleur des dommages en amont, sans conditionner l’indemnisation.

    Travailler avec les territoires

    Les assureurs participent de plus en plus à l’élaboration de dispositifs locaux de gestion de crise, notamment les plans communaux de sauvegarde. Cette coopération renforce la résilience des communes face aux événements extrêmes.

    Le rôle structurant du régime des catastrophes naturelles.

    Le système français repose sur un mécanisme partagé entre assureurs et puissance publique, permettant d’absorber des sinistres d’ampleur exceptionnelle. Ce modèle, souvent cité comme référence, garantit la continuité de l’indemnisation tout en répartissant le poids financier.

    Il souligne aussi l’ampleur de l’exposition : une part importante du territoire reste vulnérable aux inondations, rendant indispensable une approche collective mêlant prévention, aménagement et couverture assurantielle.

    Une adaptation progressive plutôt qu’une rupture.

    L’évolution du secteur s’oriente vers un renforcement de la prévention, une meilleure connaissance des risques et une coopération accrue avec les acteurs publics. L’enjeu est de préserver un modèle accessible tout en tenant compte d’une sinistralité en hausse.

    Au-delà des épisodes récents, cette dynamique révèle la transformation profonde de l’assurance : d’un rôle d’indemnisation a posteriori vers une fonction plus globale de gestion et d’anticipation du risque, au service des assurés comme des territoires.

    Il existe des pages « Démarches en cas de » sur la tempête et l’inondation sur axa.fr qui reprennent les conseils de prévention et en cas de sinistre : 

    Ainsi que le site Accueil – Climat & moi réalisé par AXA Prévention.

  • Travaux sur le pont d’Aquitaine : fermetures nocturnes de la rocade A630 pour maintenance

    Travaux sur le pont d’Aquitaine : fermetures nocturnes de la rocade A630 pour maintenance

    Deux nuits de fermeture complète de la circulation.

    Les interventions nécessiteront la fermeture totale, dans les deux sens de circulation, d’une portion de la rocade A630 comprise entre :

    • l’échangeur 2 à Lormont (Croix-Rouge),
    • et l’échangeur 4 à Bordeaux (Labarde).

    Le calendrier prévisionnel prévoit :

    • du mercredi 25 février à 21 h au jeudi 26 février à 6 h,
    • du jeudi 26 février à 21 h au vendredi 27 février à 6 h.

    Durant ces créneaux nocturnes, les pistes cyclables du pont seront également fermées à la circulation.

    Des itinéraires de déviation mis en place.

    Afin de limiter les perturbations, des déviations seront organisées :

    • par la rocade intérieure et extérieure,
    • via le pont François‑Mitterrand,
    • ainsi que par le réseau routier local.

    Les autorités appellent les automobilistes à anticiper leurs déplacements et à respecter strictement la signalisation temporaire, notamment pour garantir la sécurité des équipes intervenant sur le chantier.

    S’informer en temps réel.

    Pour préparer leurs trajets et suivre l’évolution des conditions de circulation, les usagers sont invités à consulter les services d’information routière tels que Bison Futé, le site DIRA ainsi que le compte X (ex-Twitter) dédié au trafic local.

  • Bonjour tout le monde !

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  • La nature comme alliée du vivant : Morgane Peyrot décrypte la gemmothérapie et le retour aux savoirs naturels.

    La nature comme alliée du vivant : Morgane Peyrot décrypte la gemmothérapie et le retour aux savoirs naturels.

    Une approche thérapeutique fondée sur le potentiel du vivant.

    Au cœur de l’entretien, la gemmothérapie (parfois encore méconnue du grand public) apparaît comme une branche spécifique de la phytothérapie. Elle repose sur l’utilisation des bourgeons et jeunes tissus embryonnaires des plantes, considérés comme des concentrés de potentiel biologique.

    Selon Morgane Peyrot, ces tissus en croissance contiennent des cellules capables de se différencier en l’ensemble des parties de la plante (feuilles, fleurs, fruits) ce qui leur confère un intérêt particulier dans une logique d’accompagnement de l’organisme.

    Concrètement, les bourgeons fraîchement cueillis sont mis en macération dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine afin d’en extraire les principes actifs. Le macérat obtenu est ensuite utilisé sous forme de gouttes, généralement dans le cadre de cures, notamment pour soutenir l’équilibre du terrain physiologique ou accompagner des troubles chroniques.

    L’herboriste insiste toutefois sur un point essentiel : la gemmothérapie s’inscrit dans le champ des médecines complémentaires, et non comme une alternative à la médecine conventionnelle. Elle rappelle que le diagnostic et le traitement des pathologies relèvent exclusivement du corps médical, tandis que les pratiques naturelles peuvent intervenir en soutien, notamment pour améliorer la qualité de vie.

    Une philosophie du soin basée sur la complémentarité.

    Au fil de l’échange, Morgane Peyrot défend une approche nuancée et responsable des pratiques naturelles. Elle souligne que les plantes ne prétendent pas guérir toutes les maladies, mais qu’elles peuvent accompagner les patients, par exemple pour atténuer certains effets secondaires de traitements lourds.

    Cette vision, de plus en plus partagée selon elle, se traduit par un intérêt croissant de certains professionnels de santé pour la phytothérapie et ses dérivés. L’objectif : favoriser une prise en charge globale, où chaque discipline intervient dans son champ de compétence.

    Dans un contexte marqué par la prolifération d’informations parfois approximatives sur les réseaux sociaux, elle insiste également sur l’importance de la formation, de la rigueur scientifique et de l’éthique professionnelle.

    Un parcours personnel façonné par la passion du vivant.

    L’engagement de Morgane Peyrot dans le domaine des plantes et de la nature s’enracine dans une fascination ancienne pour le monde du vivant. Enfant déjà, elle observe insectes et écosystèmes, avant de se former en autodidacte puis de publier plusieurs guides naturalistes.

    Son cheminement est aussi marqué par une épreuve personnelle : un trouble du comportement alimentaire qui a menacé sa santé. Elle explique que le retour à la nature, à l’observation et à l’écriture a constitué un point d’ancrage déterminant dans sa reconstruction.

    Cette expérience nourrit aujourd’hui sa démarche, centrée sur la simplicité, l’essentiel et la reconnexion au vivant.

    « Monde de Sens » : transmettre pour mieux protéger.

    En 2019, Morgane Peyrot crée Monde de Sens, une structure dédiée à la sensibilisation à la nature. À travers des balades naturalistes, ateliers ou formations, elle propose au public de redécouvrir les ressources végétales et la biodiversité locale.

    L’objectif est double :

    • transmettre des connaissances pratiques (plantes comestibles, médicinales, reconnaissance botanique),
    • et susciter une prise de conscience écologique.

    « On ne protège que ce que l’on connaît », résume-t-elle, soulignant l’importance de la pédagogie pour encourager la préservation des écosystèmes.

    Ces activités incluent également des ateliers de cuisine sauvage, où les participants apprennent à transformer leurs cueillettes en préparations culinaires, révélant la richesse gustative du monde végétal.

    Retrouver un lien au vivant dans un monde en mutation.

    Au-delà de la dimension thérapeutique, l’intervention de Morgane Peyrot porte un message plus large : celui d’un besoin de rééquilibrage entre l’être humain et son environnement.

    Dans une société qu’elle juge souvent déconnectée de la nature, elle plaide pour un retour à des savoirs simples : reconnaître une plante, comprendre un écosystème, savoir se nourrir autrement, perçus comme des leviers d’autonomie et de résilience.

    Cette démarche s’accompagne d’une réflexion plus globale sur le bien-être, intégrant pratiques corporelles, conscience de soi et rapport au temps, dans une logique de reconnexion progressive à l’essentiel.

    Une rencontre entre science, transmission et expérience.

    À travers son intervention, Morgane Peyrot esquisse le portrait d’une pratique à la croisée de la tradition et de la pédagogie contemporaine. Entre vulgarisation scientifique, expérience de terrain et engagement personnel, elle s’inscrit dans un mouvement plus large de redécouverte des savoirs naturalistes.

    Son intervention rappelle que la gemmothérapie, au-delà de son intérêt thérapeutique potentiel, s’inscrit dans une vision globale du soin et du rapport au vivant : une approche où la connaissance, la prudence et la complémentarité restent les maîtres mots.

  • Inondations en Gironde : lancement d’une procédure accélérée de reconnaissance de catastrophe naturelle

    Inondations en Gironde : lancement d’une procédure accélérée de reconnaissance de catastrophe naturelle

    Une réponse gouvernementale à des crues d’ampleur exceptionnelle.

    Dans un communiqué publié le 20 février, la préfecture annonce la mise en œuvre d’une procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle en Gironde. Cette décision intervient après plusieurs jours d’inondations majeures liées aux débordements de cours d’eau, qui ont fortement affecté habitants, entreprises et collectivités locales.

    Ce dispositif vise à réduire les délais administratifs afin de permettre une prise en charge plus rapide des dommages par les assureurs au titre de la garantie « Cat. Nat. ». Pour de nombreux sinistrés, cette étape est déterminante pour engager les travaux de remise en état et retrouver une activité normale.

    Deux voies possibles pour les communes.

    Compte tenu de l’ampleur des dégâts, les collectivités disposent d’une procédure simplifiée et encadrée dans le temps. Elles peuvent :

    • déposer directement leur demande en ligne via l’application iCatNat avant dimanche soir ;
    • ou solliciter l’appui des services préfectoraux, qui se chargeront de transmettre le dossier dans les mêmes délais.

    La procédure accélérée concerne exclusivement les dommages liés :

    • aux inondations par débordement de cours d’eau,
    • au ruissellement,
    • ainsi qu’aux coulées de boue associées.

    Les autres phénomènes, comme les remontées de nappes ou les mouvements de terrain, feront l’objet d’un examen ultérieur selon la procédure classique. La préfecture rappelle également que les dégâts causés par le vent relèvent des garanties d’assurance « tempête », distinctes du régime des catastrophes naturelles.

    Un examen prioritaire au niveau national.

    Les premiers dossiers transmis seront étudiés dès la semaine prochaine par une commission interministérielle. Celle-ci s’appuiera sur des expertises techniques pour rendre un avis sur chaque commune.

    À l’issue de cette phase, un arrêté interministériel sera publié au Journal officiel. Ce document officialisera la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle et déclenchera formellement les démarches d’indemnisation auprès des compagnies d’assurance.

    L’État mobilisé pour accompagner les territoires sinistrés.

    La préfecture souligne la mobilisation continue des services de l’État pour soutenir les collectivités touchées et sécuriser l’accès aux dispositifs d’indemnisation. Les communes peuvent obtenir un accompagnement dédié via une adresse électronique et une ligne téléphonique spécialement mises en place, y compris durant le week-end.

    Le préfet Étienne Guyot, également préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, assure de son « plein soutien » les territoires sinistrés, insistant sur la priorité donnée à un traitement rapide des dossiers.

    Une étape clé vers la reconstruction.

    L’ouverture de cette procédure marque une phase essentielle dans la gestion post-crue. Au-delà de l’urgence, elle conditionne la capacité des communes et des habitants à engager la reconstruction et à absorber les conséquences économiques et sociales de l’épisode.

    Alors que les opérations de retour à la normale se poursuivent sur le terrain, la rapidité de reconnaissance administrative apparaît désormais comme un levier central pour accompagner la sortie de crise en Gironde.

  • Aurélien Alberge, l’architecte de l’émotion scénique, présente un spectacle total à Martignas-sur-Jalle

    Aurélien Alberge, l’architecte de l’émotion scénique, présente un spectacle total à Martignas-sur-Jalle

    Un parcours façonné par la vocation précoce.

    Chez Aurélien Alberge, la danse n’est pas un choix tardif mais une évidence. Il découvre la scène à seulement cinq ans, lors d’un spectacle auquel participe sa sœur, future danseuse professionnelle. « En sortant, j’ai dit à mes parents que je voulais faire ça toute ma vie », confie-t-il. Quelques mois plus tard, il commence les cours, enchaîne les concours dès l’âge de sept ans et se fait rapidement remarquer.

    À huit ans, il réussit l’audition de l’Opéra de Paris, où il effectue l’intégralité de sa formation. Une expérience exigeante, marquée par la discipline et la rigueur, mais qu’il considère aujourd’hui comme fondatrice : « C’était difficile, mais ça m’a ouvert énormément de portes. » La passion de la scène et l’admiration pour les danseurs étoiles l’aident à surmonter la pression physique et mentale.

    Des grandes compagnies à la consécration internationale.

    À la sortie de l’école, le danseur choisit d’élargir son horizon artistique vers le néo-classique et le contemporain. Après un passage en Espagne, il intègre le Ballet Biarritz, où il reste trois ans, avant de rejoindre les Ballets de Monte-Carlo.

    Ces cinq années à Monaco constituent, selon lui, « la plus belle expérience ». Sous la direction du chorégraphe Jean-Christophe Maillot, il devient soliste, participe à de nombreuses créations et part en tournée à travers le monde. Cette période renforce sa maturité artistique et sa capacité d’interprétation.

    Le virage du cabaret : retrouver le plaisir de la scène.

    Après les grandes compagnies, Aurélien Alberge fait un choix surprenant : rejoindre le Lido de Paris. Loin d’y voir une régression, il y trouve un nouveau souffle. Le rythme y est intense (jusqu’à douze spectacles par semaine) mais la répétition du même show lui permet de retrouver un plaisir immédiat et plus instinctif.

    Cette immersion dans l’univers du cabaret nourrit aussi un projet plus personnel : créer un lieu artistique à son image. Dès 2015, alors qu’il est encore à Monaco, il signe sa première création de cabaret en tant que directeur artistique. L’idée d’une structure indépendante commence alors à s’imposer.

    L’aventure entrepreneuriale de « L’Exception ».

    En 2020, il concrétise ce rêve en ouvrant son cabaret à Saint-Médard-en-Jalles. Pensé comme un lieu hybride, l’établissement mêle spectacles, piano-bar, comédie-club et soirées festives. L’objectif : dépoussiérer l’image du cabaret et attirer un public de particuliers, souvent éloigné de ce type de spectacle.

    Aurélien Alberge y revendique une esthétique mêlant technique classique, modernité visuelle et influences contemporaines, avec des costumes qu’il dessine lui-même. L’expérience rencontre le succès, jusqu’à l’arrêt contraint de l’activité en raison du non-renouvellement du bail. « C’était mon bébé », confie-t-il, évoquant une période « très dure » mais aussi formatrice.

    « Minuit ou l’innocence du jour » : un spectacle sensoriel.

    Aujourd’hui, l’artiste se consacre pleinement à la création avec sa structure Exception Productions. Sa nouvelle œuvre, présentée le 7 mars à Martignas-sur-Jalle, explore l’univers du sommeil et de l’inconscient.

    Composé d’une quinzaine de tableaux interprétés par cinq artistes : danseurs, chanteur et circassiens,  le spectacle aborde insomnie, rêves, cauchemars ou encore fantasmes nocturnes. Sur scène, danse contemporaine et classique se mêlent aux codes du cabaret, entre plumes, univers visuel travaillé et musiques actuelles.

    Aurélien Alberge revendique une approche accessible : « Je veux que chacun y trouve son compte, même sans connaître les codes de la danse. » Une feuille présentant les grands thèmes est parfois proposée, mais le chorégraphe préfère laisser place à l’interprétation personnelle du public.

    Une signature artistique : l’émotion et le partage.

    Au cœur de son travail, une conviction : l’émotion naît du partage. L’artiste cherche à valoriser la personnalité de chaque interprète plutôt que l’uniformité, héritée selon lui de la rigueur des grandes compagnies. « Le plus important, c’est ce que quelqu’un dégage et partage », explique-t-il.

    Cette philosophie se prolonge après la représentation : à Martignas, le spectacle se conclura par un DJ set et un moment de rencontre avec les artistes, fidèle à l’esprit festif du cabaret.

    Un créateur en mouvement permanent.

    À 36 ans, Aurélien Alberge ne cache pas réfléchir à l’ouverture d’un nouveau lieu, peut-être en centre-ville bordelais, même si le projet reste pour l’instant à l’état d’idée. Une constante demeure : la volonté de créer des expériences artistiques totales, où danse, musique et scénographie dialoguent.

    Avec Minuit ou l’innocence du jour, il poursuit ainsi un parcours singulier, entre exigence technique et liberté créative, fidèle à son ambition : faire du spectacle vivant un espace d’émotions partagées, où chaque spectateur peut, le temps d’une soirée, devenir acteur de son propre imaginaire.

  • Crues en Gironde : décrue lente mais vigilance maintenue face aux conditions défavorables

    Crues en Gironde : décrue lente mais vigilance maintenue face aux conditions défavorables

    La Gironde reste sous haute surveillance ce mardi 17 février 2026, alors que les crues amorcent une décrue lente sur l’ensemble des tronçons du département. Dans un point de situation publié ce matin à 10h30, la préfecture rappelle que plusieurs facteurs défavorables pourraient compliquer l’évolution hydrologique dans les prochaines heures, notamment des vents forts prévus cette nuit jusqu’à 110 km/h sur le littoral, le retour de pluies dès jeudi et des coefficients de marée élevés susceptibles de ralentir l’écoulement des eaux.

    Vigilances et niveaux d’eau.

    Les vigilances restent différenciées selon les bassins :

    • Estuaire de la Gironde : vigilance jaune depuis 10h, avec des débordements possibles aux prochaines pleines mers, notamment sur Pauillac.
    • Garonne girondine : vigilance rouge. Les secteurs de La Réole et de Cadillac-sur-Garonne connaissent des débordements importants. La décrue amorcée depuis hier se poursuit lentement, mais un rebond des niveaux n’est pas exclu.
    • Isle aval et Dronne aval : vigilance orange. Les niveaux planchers ont été atteints, et après une légère décrue, ils restent stables.
    • Confluence Garonne-Dordogne : vigilance orange, avec des débordements toujours significatifs sur le secteur du Libournais.
    • Dordogne aval : vigilance jaune, avec une décrue amorcée mais une remontée des eaux encore observée.

    Réseaux et services impactés.

    Les infrastructures restent partiellement perturbées :

    • Téléphonie mobile : 24 000 personnes toujours sans réseau
    • Téléphonie fixe : 10 000 personnes impactées
    • Électricité : 9 500 foyers restent privés de courant, toutes les communes étant désormais alimentées à plus de 50 %
    • Eau potable : des problèmes persistent sur l’arrondissement de Langon, notamment dans les communes desservies par le syndicat SOGEDO (Sainte-Croix-du-Mont, Gabarnac, Loupiac, Monprimblanc, Saint-Maixant, Semens, Verdelais) ainsi que à Langon, Saint-Macaire et Caudrot. Une distribution de bouteilles d’eau est organisée par l’exploitant en coordination avec les mairies.

    Circulation et mise à l’abri

    La circulation reste fortement perturbée :

    • 96 routes départementales sont fermées et 38 soumises à restrictions, principalement à cause d’inondations ou de chutes d’arbres
    • Le pont de Langon (D1113) reste interdit à la circulation
    • Une déviation via la rocade bordelaise au niveau de l’échangeur 24 est mise en place pour les véhicules légers et poids lourds en direction du Réolais

    Aucune nouvelle mise à l’abri n’a été signalée cette nuit. Les habitants souhaitant bénéficier d’un hébergement temporaire sont invités à se signaler auprès de leur mairie ou à contacter les services de secours au 18.

    Appel à la prudence

    Le préfet de la Gironde, Étienne Guyot, insiste sur la prudence maximale et rappelle les consignes essentielles :

    • Installer impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des habitations
    • Ne pas s’engager sur des routes inondées ou barrées
    • Ne pas s’approcher des fils électriques tombés au sol
    • Se tenir informé via les canaux officiels (www.gironde.gouv.fr) et les médias
    • Suivre strictement les consignes des autorités

    Mobilisation des services de l’État

    La gestion de la situation mobilise pleinement les forces de sécurité et de secours : gendarmes, sapeurs-pompiers et militaires, ainsi que les collectivités territoriales et les opérateurs publics et privés. La préfecture rappelle que la sécurité des habitants demeure la priorité absolue.