Auteur/autrice : c6admin

  • La présidente de “Venezuela à Bordeaux” entre soulagement et peur après la capture de Nicolás Maduro

    La présidente de “Venezuela à Bordeaux” entre soulagement et peur après la capture de Nicolás Maduro

    Une Bordelaise d’adoption, la voix d’une diaspora inquiète

    Installée en France depuis trente ans, mariée à un Français et devenue citoyenne française, Leida Gamot, présidente de l’association Venezuela à Bordeaux suit heure par heure la situation, inquiète pour ses proches restés au pays., tout comme plus de 8 millions de Vénézueliens qui ont quitté leur terre natale.

    C’est tôt, ce samedi matin, que les rumeurs d’un éventuelle intervention américaine ont commencé à filtrer. « On n’y croyait pas, au début » dit-elle, « on craignait des manipulations par l’intelligence artificielle ». Puis, à force de recouper les informations, l’arrestation de Nicolas Maduro et de sa femme s’est confirmée. « Ça a été un mélange de sentiments » explique-t-elle. Soulagement d’abord — elle dit que beaucoup de Vénézuéliens ont accueilli la nouvelle avec satisfaction — mais aussi inquiétude immédiate : pour la famille, pour “le peuple”, et pour le pays. Mais, selon elle, « on ne peut pas considérer Donald Trump comme un sauveur car on ne connaît pas vraiment les intentions”. En revanche, elle assume :“on n’a pas d’autre choix que remercier Donald Trump d’avoir capturé Nicolás Maduro” qu’elle le qualifie de “criminel” et décrit le pouvoir en place comme un “régime totalitaire”, évoquant un“crime organisé” gouvernant le pays. tout en précisant que la suite — “prendre toute la charge du pays” — doit revenir aux Vénézuéliens et à une reconstruction politique.

    Mais, tout n’est pas terminé avec l’arrestation du président. “La fin de Nicolás Maduro n’est pas la fin du système”, insiste-t-elle, en citant des figures et appareils de pouvoir encore en place. Pour la présidente de l’association, l’arrestation de Maduro ne règle pas l’essentiel : les structures de pouvoir et plusieurs responsables resteraient capables de maintenir la pression. Elle cite notamment Delcy Rodríguez, présentée dans la séquence comme dirigeante intérimaire, et insiste sur la nécessité d’une rupture plus large pour “récupérer la démocratie et la liberté”.

    Contrôles de téléphones, peur de parler : le spectre de la répression

    Leida Gamot affirme que, sur place, des contrôles seraient menés — y compris sur les téléphones — et que des messages ou “mèmes” favorables à l’opération pourraient exposer leurs auteurs à des poursuites. Elle dit craindre que la “chape de plomb” demeure, même après le départ de Maduro.

    Une transition pacifique… ou la peur d’un basculement

    Interrogée sur le risque de violences, elle dit “espérer” éviter la guerre civile, tout en redoutant un scénario de confrontation si une transition électorale “tranquille” n’aboutit pas. Elle évoque des groupes armés pro-régime et décrit un climat de peur : rues vides, population qui n’ose plus sortir.

    “Des gens sont dans la rue” au Venezuela : soutien réel, mais aussi manifestations contraintes

    Dans l’entretien, Leida Gamot confirme que “des gens sont actuellement dans la rue au Venezuela” après la capture de Maduro, notamment pour le soutenir. Mais,selon elle, une partie de ces mobilisations seraient, ce sont des fonctionnaires “obligés d’aller dans la rue”.

    Mais “si vous demandez l’avis des Vénézuéliens, 90% sont d’accord avec la capture”. Concernant les manifestations anti-Trump en France, Leida Gamot interpelle : « Faites vos valises et aller vivre au Venezuela avec 4 dollars par mois » évoquant l’absence de sécurité, de santé et de droits fondamentaux. Quant à une intervention américaine pour les ressources pétrolières du pays, la présidente de l’association Vénézuela à Bordeaux est trés claire :“On parle du pétrole… mais où est le peuple ?”.Pour elle, la priorité n’est pas la ressource, mais la survie quotidienne, les droits et la liberté. Elle insiste aussi sur l’effondrement de la production pétrolière et la misère vécue “pendant 25 ans”.

    Trés sollicitée par les médias français ces derniers jours, Leida Gamot veut maintenant prendre du recul.“Je suis exposée” ,dit-elle, « Je crains pour ma famille et mes amis au Vénézuéla . Je fais certainement ma dernière interview avec vous » conclut-elle.

  • SMRC : Bertrand Cazamayou pose un cap, « stabiliser le club et continuer de grandir »

    SMRC : Bertrand Cazamayou pose un cap, « stabiliser le club et continuer de grandir »

    À Saint-Médard, Bertrand Cazamayou, nouveau manager sportif du SMRC, assume une approche de construction : « positionner le club, stabiliser le club et continuer de grandir », sans brûler les étapes. Une ligne directrice qui s’appuie autant sur la structuration que sur la dynamique sportive actuelle, avec un SMRC en tête de sa poule de Fédérale 1.

    L’UBB, « une vraie locomotive »… mais un appui à renforcer

    Pour le manager sportif, la présence de l’Union Bordeaux-Bègles « à quelques kilomètres » est un atout stratégique : « c’est une vraie locomotive ».

    Son constat est toutefois sans détour : cet appui n’est « pas encore assez fort » dans la région, et doit devenir « encore plus prégnant ». Le cap est formulé clairement : « se rapprocher de ce club-là, se mettre dans son sillage ».

    L’enjeu, selon lui, est double. D’abord, d’image et de dynamique : le rugby bordelais a une fenêtre pour « faire grandir, faire évoluer le rugby » dans un territoire décrit comme « une terre de football ».

    Ensuite, de structuration : profiter de l’élan de l’élite pour tirer vers le haut l’écosystème amateur et semi-amateur, sans se définir en réaction. « On s’habille et on se déshabille pas par rapport aux autres. Je crois que l’élan est donné et il faut pouvoir s’y greffer. »

    Des “passerelles” concrètes, d’abord « entre les hommes »

    Bertrand Cazamayou insiste sur une méthode : construire des liens de travail. « Il y a des passerelles entre les hommes. On travaille, on se connaît, on échange », dit-il, en évoquant des contacts déjà existants (notamment via Frédéric Garcia, directeur sportif du centre de formation de l’UBB, connu à Tarbes). Objectif : « co-construire des chemins » où les acteurs peuvent circuler « que ce soit à Saint-Médard ou à l’UBB ».

    Derrière cette formule, l’enjeu est clair : structurer un parcours, des collaborations, des échanges, et une logique de filière—plutôt qu’un simple affichage. « Il faut encore plus se renforcer, encore plus travailler cette matière-là. »

    Un technicien “sud-ouest” attiré par un projet au long cours

    Originaire de Tarbes, passé par Angoulême, Niort et Cognac, Bertrand Cazamayou dit avoir rejoint Saint-Médard au moment où il cherchait « un nouveau projet », après une saison à Cognac « plutôt bien » sportivement mais dans un contexte financier compliqué. Le contact avec le club et les échanges autour de la vision ont fait le reste : « il y avait une vraie volonté de vouloir collaborer ensemble » et une convergence sur « l’idée du rugby » à mettre en place.

    « Un vrai château » : la structure avant la vitrine

    Son premier constat est celui d’un club « très structuré », construit sur « une école de rugby, un pôle jeune, une équipe espoirs ». Il insiste sur la base, souvent invisible : « la visibilité de l’iceberg, c’est souvent l’équipe première », mais « tout ce qu’il y a à la base est essentiel ». D’où son refus de se laisser dicter une urgence de résultat : « la temporalité n’est pas une pression » ; « c’est important d’abord de maîtriser la structure, ensuite l’aspect sportif viendra après ».

    Une patte de jeu : s’appuyer sur le pack, oser plus derrière

    Sur le terrain, le manager revendique une adaptation au contexte : conserver les forces identifiées – « un jeu d’avants très performant », « un gros paquet » – tout en cherchant une animation plus ambitieuse derrière, avec « un peu plus d’opportunités » et « porter un peu plus de ballons ».

    Jeunesse, contraintes fédérales et pression du classement

    Bertrand Cazamayou rappelle la réalité du niveau : des joueurs qui travaillent la journée et s’entraînent le soir, ce qui impose de « bien organiser la semaine » et « la charge d’entraînement » pour ne pas finir « rincés ». Il décrit aussi un effectif à regonfler et rajeunir, après une « fin de cycle » sur certains postes, avec une donnée structurante : « plus de 60 % de l’effectif » a moins de 23 ans et navigue entre espoirs et équipe première.

    Sportivement, le SMRC est en tête avec 45 points, mais Floirac et Arcachon suivent à 44, et surtout « nous ont battu à la maison ». La deuxième partie s’annonce exigeante : déplacements chez les équipes du haut de tableau, et un mot d’ordre qui revient : « on n’aura pas droit à l’erreur ».

    Objectif affiché : « faire mieux que l’an dernier »

    Le cap, lui, reste mesuré : « se qualifier », puis « faire mieux que l’an dernier » (quatrième place), avec l’idée de monter progressivement dans le classement avant d’aborder « un autre contexte », celui des phases finales.

  • Marie Récalde : « Il faut arrêter la politique de l’autruche en terme de défense! »

    Marie Récalde : « Il faut arrêter la politique de l’autruche en terme de défense! »

    Un quotidien « partagé entre Paris et les communes »

    Interrogée sur le « job de député », Marie Récalde décrit un rythme coupé en deux : d’un côté l’Assemblée nationale, de l’autre la circonscription et ses « sept communes ». Elle insiste sur l’intensification du travail à Paris : « nous siégeons beaucoup », avec des journées qui « commencent très tôt » et « finissent très tard », parfois « jusqu’à minuit », y compris le week-end lors des séquences budgétaires.

    « Venez voir » : répondre aux critiques sur les élus

    Sur l’image négative des députés (« ils ne font rien », « ils sont là pour s’engraisser »), la députée répond par l’ouverture : elle dit recevoir des habitants de la circonscription et les invite à constater par eux-mêmes la charge de travail parlementaire et le traitement des dossiers (associations, particuliers, entreprises). Elle reconnaît que ces jugements « énervent », comme toute critique portée sur un métier, mais y voit aussi une obligation de pédagogie : mieux « faire connaître, faire comprendre et montrer tout ce qu’on fait ».

    Indemnités, indépendance et « probité indispensable »

    Marie Récalde rappelle que les rémunérations des parlementaires sont publiques et assume le principe d’une rémunération à la « juste valeur » : selon elle, c’est une condition pour des élus « indépendants » et moins exposés aux pressions. Elle associe immédiatement cette idée à un impératif : une « probité absolument indispensable ».

    Elle revient également sur le travail mené, dans le passé, autour de la déontologie et de la transparence de la vie publique, en évoquant des avancées institutionnelles sur ces sujets et l’importance de règles claires.Pour retisser le lien et lutter contre l’idée de responsables « hors sol », la députée met en avant une initiative lancée depuis novembre : une permanence parlementaire mobile. Objectif affiché : s’adresser à ceux qui ne franchissent pas la porte d’une permanence classique, par intimidation, autocensure ou sentiment que « ce n’est pas pour eux ». Elle revendique cette démarche comme une fonction centrale de l’élu : « être élu du peuple, c’est le représenter et aller vers lui ».

    Sur le non-cumul, Marie Récalde rappelle avoir voté la loi. Elle admet que le « député-maire » créait un lien particulier, mais estime qu’il est possible de maintenir l’ancrage territorial autrement — au prix d’un effort plus constant et de « nouvelles formes » de présence sur le terrain.

    2025, une année « intense » à l’Assemblée

    2025 a été une période « intense », marquée notamment par les débats budgétaires, mais aussi par des textes « très importants ». Elle cite le dossier de la fin de vie, en espérant une conclusion rapide du processus législatif, ainsi qu’un texte lié à la violence routière.

    Elle insiste sur un décalage entre l’image souvent renvoyée par les extraits médiatiques et la réalité du travail : l’Assemblée est « le lieu du débat », « la maison du peuple », et le « bazar » perçu lors des questions au gouvernement ne résume pas, selon elle, la somme de travail en commission, les amendements, et les échanges de fond. Elle affirme même que les débats budgétaires de fin d’année ont donné lieu à des séquences « de très grande qualité ».

    .Défense : la guerre revient, le monde bouge, et il faut se préparer

    Secrétaire de la Commission Défense à l’Assemblée,Marie Récalde décrit un basculement stratégique : « on voit qu’on est dans un monde instable », où des « États-puissances reprennent force », où « les alliances d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui, ni sans doute celles de demain », avec une interrogation explicite sur la solidité des alliances.

    Elle insiste surtout sur le retour d’un impensé européen : « la guerre conventionnelle est revenue sur le sol européen alors qu’on ne l’attendait pas ».

    À côté du conflit conventionnel, elle met en avant la « guerre hybride », c’est-à-dire l’affrontement par d’autres moyens, dont la guerre informationnelle et les ingérences étrangères. Elle dit avoir rendu un rapport sur la « fonction stratégique influence » et sur la guerre informationnelle, et affirme une inquiétude particulière à l’approche des prochaines élections (municipales, puis présidentielles et législatives). Pour elle, la manipulation informationnelle et la guerre cyber sont désormais des réalités « tous les jours ». Son message central est un appel à la préparation collective : la société française doit devenir « plus résiliente qu’elle ne l’a jamais été », car « on ne peut pas faire la politique de l’autruche ». Elle juge que la France et l’Europe ont trop longtemps vécu sur les « dividendes de la paix », en pensant que la guerre ne reviendrait pas en Europe.

    Cancers pédiatriques : « on ne peut pas laisser mourir des enfants »

    Autre priorité mise en avant : la lutte contre les cancers pédiatriques. Marie Récalde affirme qu’en France « 400 enfants » meurent encore chaque année d’un cancer et pointe un problème central : l’absence de traitements spécifiquement développés pour l’enfant dans de nombreux cas, avec des prises en charge reposant sur des traitements conçus pour les adultes, laissant parfois des séquelles lourdes à vie.

    Elle cite l’association locale « Eva pour la vie » comme un déclencheur et un appui de son engagement. Elle insiste sur un obstacle majeur : la recherche et surtout le passage à l’échelle (essais, industrialisation, mise sur le marché) prennent « 10 à 15 ans » et nécessitent des financements importants, alors que les cohortes sont faibles et n’attirent pas suffisamment l’investissement privé.

    Sa réponse politique : instaurer une contribution des laboratoires pharmaceutiques pour financer la recherche sur les cancers pédiatriques et certaines maladies rares de l’enfant. Elle évoque une fourchette discutée (0,1 %, 0,15 % ou 0,3 %) et défend l’idée que les grands acteurs du secteur peuvent contribuer à cet effort. Conclusion martelée : « en 2026 », il n’est plus acceptable, selon elle, de « laisser mourir des enfants d’un cancer parce qu’on n’a pas fait de recherche ».

  • Martignas/Jalle : le Conseil municipal des jeunes veut “aider les grands”

    Martignas/Jalle : le Conseil municipal des jeunes veut “aider les grands”

    “Proposer des idées pour la ville”

    Pour Hugo, le CMJ est d’abord un outil pratique : “Le conseil municipal des jeunes, c’est… aider la ville à proposer des idées pour la ville et aider les adultes aussi… à proposer soit des idées, soit des actions à faire tout au long des deux années du mandat.”

    Et derrière, une formule qui résume l’état d’esprit : “On est là pour aider les grands.”

    Des campagnes… et des propositions très variées

    Avant d’être élus, les jeunes ont dû convaincre. Anna raconte une idée qui lui tenait à cœur : “J’avais jamais vu vraiment une mascotte pour Martignas alors j’avais bien voulu en voir une qui représenterait Martignas.” Dans ses propositions, elle évoque aussi “organiser des jeux de découverte de la ville” et “mettre en place une correspondance avec les personnes âgées pour les fêtes.” Laura, elle, déroule une liste d’actions très terrain : “J’ai proposé de construire un parc pour chiens”, “faire une journée ramassage des déchets”, “restaurer le kiosque de Moulin Bidon”, et “faire des activités intergénérationnelles.” Sur la question des aînés, elle met des mots simples sur une intention forte : “Ce que j’aimerais en fait, c’est surtout qu’ils se sentent pas tout seul… Qu’ils sachent qu’il y a les enfants, ils pensent à eux.”

    Solidarité : “peut-être un peu… avec le harcèlement”

    Le mot revient souvent. Interrogée sur la solidarité, une des jeunes répond : “Bah peut-être un peu oui, avec le harcèlement… surtout.”

    Pour Marine, l’année a été marquée par un niveau de propositions “énormément” riche : “En général, on leur a proposé de mettre trois propositions, une a mis cinq, six, sept idées.”. Parmi les idées qui ont fait réagir, une proposition a particulièrement marqué les adultes : “proposer une soirée pyjama à l’EHPAD.” Marine confirme l’enthousiasme suscité : “Tous les adultes… nous ont dit : ‘Mais quelle idée ! Mais c’est extraordinaire comme idée !’”

    Des projets qui aboutissent : l’exemple de la “LudoBoum”

    Le CMJ n’est pas une simple “boîte à idées”. Marine insiste : “Si ça peut être des idées qui sont intéressantes et facilement mises en place, on essaie de les mettre en place.”

    Preuve avec la “LudoBoum”, née d’un projet d’enfant : “La LudoBoum, c’est une idée qui vient entièrement d’eux.”

    Hugo explique le concept : “On voulait faire une soirée avec… des jeux de société et vers la fin, une soirée DJ et soirée dansante.”

    Et il détaille même l’apport des partenaires : “Il y avait la bibliothèque aussi qui nous a aidés à mettre en place d’autres jeux.”

    Côté bilan, Hugo revendique du concret : “On a beaucoup donné d’idées, la plupart qui ont abouti à… des actions ou à des soirées LudoBoum par exemple.”

    “On avait accueilli plus de 300 personnes.” Et il explique comment l’équipe a corrigé les points faibles d’une édition à l’autre : “À la deuxième on a mis plus de salé… on a écarté la soirée boum dans une autre salle.”

    Environnement : “voir les déchets par terre… ça m’énerve”

    Au-delà de l’intergénérationnel, l’écologie fait aussi partie des irritants du quotidien. Une élue résume : “Ce qui m’énerve, c’est… voir les gens… il y a plein de poubelles autour d’eux… et quand même… leurs mégots ou bien leurs déchets par terre.”

    Une école de démocratie (et de confiance)

    La fierté d’être élue est palpable, même chez les plus réservées. Anna l’avoue : “Oui, tout le monde a voté pour moi alors que je… suis un petit peu timide… Que malgré tout, j’ai de bonnes idées.” Marine observe les effets sur deux ans : “Au début du mandat ils étaient un peu timide… ils n’osaient pas prendre la parole. Et en fait, au bout de deux ans… ils sont plus à l’aise.”

    Elle décrit aussi un apprentissage très concret : “prendre la parole en public”, “aller vers les autres”.

    Et maintenant : cohésion début janvier, puis premières décisions

    Le nouveau mandat démarre vite. Marine annonce : “Au début janvier déjà, on a une journée de cohésion… On va faire une assemblée et on fait effectivement un premier conseil.”

    Le CMJ compte “21 élus”, avec “toutes les écoles représentées… les deux écoles élémentaires, et le collège.”

    Hugo, lui, conclut sur une prise de conscience : “Bien d’avoir été dans le conseil municipal des jeunes, j’ai pris conscience de tout ça… et c’est vrai que la politique, ça m’intéresse un peu.”

  • Immobilier: 2026, une bonne année pour acheter ou vendre

    Immobilier: 2026, une bonne année pour acheter ou vendre

    Les volumes de transactions sont revenus à la hausse en 2025 (+18% en Gironde) portés par « la volonté d’achat qui est revenue liée aux taux bancaires qui ont baissé », aujourd’hui « entre trois, 3,2% 3,3%, 3,4 % en fonction des dossiers », ce qui « a permis de solvabiliser une bonne partie des acquéreurs », explique Benoît Rempenault.

    Contrairement à l’idée reçue d’un réflexe d’épargne et d’attentisme, il affirme : « Ce n’est pas vrai. Non, au contraire, il y a une vraie volonté de revenir à la propriété ». Sur la 6e circonscription, il décrit un territoire « dynamique », et une demande stable : « une vraie volonté d’acheter sa résidence principale, qui plus est une maison pour la famille ».

    Sur les prix, le diagnostic est posé : « Les prix stagnent », avec une « stagnation des prix sur l’année 2025 qui sont similaires à ceux de fin 2024 ». Pour lui, c’est une bonne nouvelle côté acheteurs : « ils ont gagné en solvabilité avec la baisse des taux d’intérêt et des prix qui n’ont pas connu de flambée cette année ».

    Dans son secteur, il cite des repères chiffrés : « Nos données internes » placent « le prix moyen à un peu plus de 350 000 € », quand « on était à 430 000 € de prix moyen en 2021 ». Il parle d’« une belle baisse (…) de l’ordre de 20 % » et d’un marché qui « revient (…) au prix du marché », « à un équilibre », rappelant que 2021 « est une anomalie » portée notamment par des taux « inférieurs à 1 % ».

    Côté recherches, il constate un profil très familial : « la maison trois chambres avec un jardin » reste la cible principale, avec « l’autre typologie classique » : « la quatre chambres ».

    Mais cette demande se heurte à une contrainte de fond : « il y a une pénurie de logements », qu’il relie au « manque de construction sur les dernières années » et à « l’explosion des familles monoparentales », avec une conséquence directe : « on se retrouve face à une pénurie de logements ».

    Pour ceux qui vendent, Benoît Rempenault insiste sur la question du positionnement : un bien qui reste longtemps, dit-il, cache souvent le même problème — « le lézard il a un nom, c’est le prix ». Il évoque « le temps de faire (…) le deuil » et rappelle qu’à l’inverse, les biens « au prix du marché (…) partent et (…) passent pas la semaine ».

    Sur le financement, il estime que l’accompagnement est devenu quasi incontournable : « aujourd’hui, pour être accompagné dans un projet d’acquisition, il faut avoir un bon courtier », et même, sans détour : « il faut passer par un courtier. C’est indispensable », notamment parce que « les banques ont des politiques (…) qui changent constamment ». T

    Pour 2026, Benoît Rempenault anticipe une dynamique qui peut rester favorable tant que la combinaison prix/taux reste alignée. Il lance : « en 2026, il faut acheter, il faut vendre », et juge que c’est « un très bon moment pour acheter en 2026. Les taux sont bons. La convergence entre le prix actuel et les taux font que c’est un très bon moment pour acheter ».

    Il introduit cependant une incertitude : « on n’est plus dans un contexte franco français. On est lié à l’international ». En rappelant que la hausse de 2023 était « mondial[e] », il prévient : « bien malin qui peut dire ce qui va se passer sur les mois à venir au niveau international ». Dans cette lecture, le risque principal est explicite : « si les taux venaient à remonter, le prix continuerait à baisser ». Il faut donc « emprunter tant que les taux sont corrects à 3 % », qu’il qualifie de « très bons taux » quand on élargit la perspective historique.

    Il évoque aussi l’effet “attentisme” lié au contexte politique : « les années d’élection ont toujours été compliquées », avec « un attentisme » pour savoir « quelle loi fiscale allait passer », alimentant l’idée d’un marché parfois « atone » par séquences. Pour autant, il maintient sa conclusion sur 2026 : « oui, un très bon moment ».

    Dans le neuf, en revanche, le problème est majeur, avec « un nombre de constructions (…) ridiculement bas » et des « permis de construire qui ne sortent pas », ce qui donne « une vision déjà sur les trois ou quatre prochaines années, avec une pénurie qui va s’accentuer ». Il en déduit un déplacement de la demande : les ménages qui visaient « acheter un terrain, faire construire » se font plus rares et « se reportent dans l’ancien », ce qui entretient l’activité sur le parc existant.

  • Le SAM ne doit pas commettre les mêmes erreurs que l’an dernier en Championnat!

    Le SAM ne doit pas commettre les mêmes erreurs que l’an dernier en Championnat!

    Axel Vindex a tenté de remettre les choses à l’endroit. « On essaye de relativiser, même si on repense un peu aux actions, toutes les actions de but qu’on a eues. Mais sinon, on essaie d’aller de l’avant », souffle Axel Vindex.

    Sur le terrain, le scénario a longtemps basculé d’un côté puis de l’autre. L’arrière reconnaît une entame délicate face à une équipe d’Istres « qui se trouvait très bien entre les lignes » : « On a eu beaucoup de mal à régler le tir et donc ils ont eu pas mal d’occasions en début de match… Franchement, ça jouait très très bien. » Avant que le SAM ne reprenne la main, porté par sa capacité à s’ajuster collectivement. « Se dire les choses sur le terrain, c’est plus facile… on est plutôt un groupe intelligent, si je peux me permettre. Et donc forcément, lorsqu’on dit quelque chose une fois, généralement c’est compris », insiste Axel Vindex.

    L’élimination s’est jouée à la loterie des tirs au but, avec ce sentiment d’être « très très proches d’aller en 16e ». Dans la séance, un déclic a pourtant traversé le groupe lorsque le gardien Adrien Delrieu a sorti une tentative istréenne : « On se dit que ça a tournée… on sait que Adri, il en sort toujours un ou deux », raconte Axel Vindex. Mais après le premier tir manqué en début de séance, la pression était immense : « C’est dur parce qu’on a l’épée de Damoclès sur la tête. » Et malgré l’espoir né de l’arrêt, Istres est resté « assez lucide » et a mieux fini.

    Au-delà du résultat, Axel Vindex insiste sur l’état d’esprit du vestiaire, notamment après le penalty raté côté SAM. « On ne peut pas le blâmer à lui tout seul… on a eu d’autres occasions pour marquer. Si on va dans ce sens, tout le monde a eu quasiment son action pour nous faire gagner », martèle Axel Vindex. Et de résumer l’émotion de l’après-match : « Toute l’adrénaline qui retombe après élimination… forcément, c’était dur, c’était très très dur. »

    L’autre image forte de cette soirée reste l’enceinte de Robert-Brettes avec 3152 spectateurs. Axel Vindex décrit une affluence construite sur une mobilisation progressive. « Ils ont mis en place un kop, il y a eu beaucoup de communication sur les réseaux… et même nous de notre côté, on disait à tous nos proches de venir… Petit à petit, ça s’est fait », raconte Axel Vindex, évoquant aussi l’implication des jeunes du club qui « préparaient les pancartes » et « les chants ».

    Axel Vindex, qui entame sa sixième saison au SAM, a aussi raconté son parcours : débuts à Saint-Médard, puis plusieurs années chez les Girondins de Bordeaux, « de U9 jusqu’à U16 », avant de ne pas être conservé en 2020. « Honnêtement, ça a été un choc… ça a été dur à accepter », confie-t-il, se souvenant d’une période où son « premier objectif, c’était d’être professionnel ». Et Axel Vindex résume le réflexe qui suit ce type de coup dur : « On veut leur montrer qu’ils ont tort. »

    Désormais, la page Coupe de France doit se tourner vite, avec un piège bien identifié : l’après-fêtes. Axel Vindex se souvient très précisément du précédent. « L’an dernier, au même stade, juste avant les vacances de Noël, on se fait éliminer… et le retour à la compétition en championnat, il a été plus compliqué… on s’est incliné… 6-1…face à Cestas et au final , ça nous coûte la montée », insiste Axel Vindex, rappelant aussi la fin de saison à égalité de points et la montée perdue « au goal average direct ». Message limpide avant le prochain rendez-vous : « Va falloir s’en souvenir et il va falloir tirer les leçons », d’autant que le prochain match de championnat est annoncé comme un choc « face à Bayonne », concurrent direct « et qui sont premier ».

    Malgré la déception, Axel Vindex veut retenir une certitude : la force mentale du groupe. « Pour nous, rien n’est impossible… à aucun moment on s’est dit : ils sont au-dessus, on a aucune chance », convaincu que l’équipe maîtrise son destin : « Si tout le monde est à son niveau, si tout le monde se donne à fond, c’est nous qui décidons de l’issue du match. »

    Enfin, Axel Vindex a salué l’amélioration de la pelouse de Robert-Brettes, très scrutée ces dernières semaines. « Quand on fait le comparatif entre les deux matchs Pau et Istres, il y avait une belle différence… la mairie a fait un énorme taf . On ne va pas dire que c’était un billard exceptionnel, mais il était plus que praticable… c’était convenable pour jouer. »

    Et l’aventure Coupe de France n’est pas totalement terminée pour le club. Les jeunes du SAM jouent eux aussi un 32ème de finale de coupe Gambardella, le 10 Janvier.

  • Mapping à Mérignac: « Notre métier, c’est d’émerveiller! « 

    Mapping à Mérignac: « Notre métier, c’est d’émerveiller! « 

    Depuis plus de vingt-cinq ans, Christian Gimat conçoit et produit des spectacles visuels monumentaux. « Il y a la création, on va dire pure, et l’entrepreneuriat, c’est pour faire de la production de spectacle », rappelle-t-il. Pour Mérignac, cette double compétence a été particulièrement sollicitée.

    Habituellement, un mapping vidéo est conçu pour un format relativement court. « En règle générale, un mapping fait entre huit et dix minutes », explique le directeur artistique. À Mérignac, le public pourra découvrir un spectacle bien plus long. « Là, il va y avoir deux créations de vingt minutes », souligne Christian Gimat, « c’est quand même assez exceptionnel ». Au total, ce sont près de quarante minutes de projection qui seront proposées, un format rare pour ce type de création en extérieur.

    Cette durée exceptionnelle est directement liée au caractère anniversaire de l’événement. Pour célébrer les dix ans du mapping à Mérignac, Adlib Créations a imaginé un véritable « best of » enrichi de nouvelles séquences. « On va faire une sélection d’animations que nous avons créées depuis 2016, en y ajoutant quelques nouveautés », précise Christian Gimat. Un choix artistique qui a nécessité un important travail de remaniement et d’adaptation des animations existantes.

    Le spectacle se décline en deux propositions distinctes. Sur la façade de l’église, le public découvrira une rétrospective à dominante contemporaine, mêlant créations personnelles, effets 3D et transformations visuelles de l’architecture. « Sur l’église, on appelle ça rétrospective », explique Christian Gimat, évoquant « quelque chose d’assez technique, technologique même ». Sur la médiathèque, place à un scénario narratif destiné avant tout aux enfants, avec le Père Noël et ses lutins, personnages récurrents du Noël mérignacais.

    Concevoir un spectacle d’une telle durée implique un temps de préparation conséquent. « Ça peut varier entre deux mois et dix jours », indique le directeur artistique pour un mapping, selon la complexité des projets. À Mérignac, l’allongement du format a renforcé les exigences artistiques et techniques, de l’écriture scénaristique aux réglages sur site. « C’est très précis, au centimètre près », rappelle Christian Gimat, soulignant l’importance de chaque détail pour maintenir la qualité visuelle sur une durée inhabituelle.

    Gratuit et en plein air, ce spectacle long format s’adresse à l’ensemble de la métropole. Par sa durée exceptionnelle, il marque une étape particulière dans l’histoire des illuminations de Mérignac et illustre le savoir-faire d’Adlib Créations, pour qui, comme le résume Christian Gimat, « notre métier, c’est d’émerveiller ».

  • Jean-Bernard Toulouse (Président du SAM Football) : « Je fais confiance à nos garçons. J’y crois! »

    Jean-Bernard Toulouse (Président du SAM Football) : « Je fais confiance à nos garçons. J’y crois! »

    La Gironde sera particulièrement bien représentée lors des 32ᵉ de finale de la Coupe de France avec trois clubs encore en lice : le SAM Football, les Girondins de Bordeaux et le FC Bassin d’Arcachon. Une situation rare que salue Alexandre Gougnard, président du district de la Gironde et membre du Comex de la Fédération française de football.

    « Ça démontre la vitalité du football girondin, le sérieux de nos clubs et le travail de fond qui est réalisé sur le territoire. »

    À Mérignac, ce 32ᵉ de finale face à Istres constitue un moment fort, sans pour autant générer de pression excessive du côté de la direction du club. Jean-Bernard Toulouse, président du SAM Football, se veut clair : « Je n’ai pas de pression particulière. Le plus compliqué, c’est surtout toute l’organisation autour du match. »

    Sur le plan sportif, le dirigeant aborde l’échéance avec sérénité. « Les joueurs sont concentrés, détendus, sans pression. Ils savent qu’il faut simplement jouer notre football. »

    La perspective d’un 16ᵉ de finale n’est pas taboue pour autant. « Être en 32ᵉ, c’est déjà entrer dans l’histoire du club. Mais il y a un seizième derrière, et moi j’y crois. » Et si la qualification venait à se produire, l’émotion serait au rendez-vous. « Je ne sais même pas si je rentrerai chez moi », confie-t-il, rappelant les larmes laissées après la qualification face à Pau. « C’est tout le travail des éducateurs, des bénévoles, du bureau. Des années d’investissement qui ressortent d’un coup. »

    Ce parcours met aussi en lumière l’identité du SAM, largement fondée sur la formation. « Cette équipe est composée en grande partie d’enfants du club, avec six à sept joueurs passés par les U17 Nationaux. C’est la meilleure illustration de ce que peut produire la formation », souligne Alexandre Gougnard.

    Football amateur : dérives financières et pression des parents

    L’entretien a permis d’élargir le débat à la situation du football amateur. Alexandre Gougnard tire la sonnette d’alarme sur l’argent qui circule à des niveaux de plus en plus bas. « Quand j’entends parler aujourd’hui de sommes dès les divisions départementales, ça me fait très peur. »

    Ancien président de club pendant vingt ans, il reconnaît une responsabilité collective : « On a tous contribué à creuser un trou qui, si on ne réagit pas, finira par nous enterrer. »

    Le président du district pointe également la pression exercée très tôt autour des jeunes joueurs. « Il y a aujourd’hui des parents qui veulent faire des Mbappé dans la cuisine toute la semaine. » Un constat sans détour. « On fait croire à beaucoup de joueurs qu’ils pourront vivre du football, mais on ne vit pas du football à notre niveau. Le football amateur doit rester un plaisir, un jeu, une école de la vie. »

    Un rappel essentiel accompagne ce constat : « Mbappé n’existerait pas sans le football amateur, sans les clubs, sans les éducateurs, sans le travail mené dès les U6. »

    Jean-Bernard Toulouse partage cette vision et l’applique au SAM. « Nous sommes opposés aux fixes pour les joueurs. Tant que je serai là, il n’y en aura pas. » Les joueurs perçoivent uniquement des primes de résultat. « Tant qu’on ne sera pas en National, on ne paiera pas les joueurs. »

    Présidents de clubs : « la position la plus dure du football »

    Alexandre Gougnard insiste sur la difficulté de la fonction de dirigeant. « La vérité du football, elle est au niveau du club. » Après avoir connu tous les échelons, son constat est sans appel : « Président de club aujourd’hui, c’est la position la plus dure du football. »

    Il souligne l’engagement quotidien des dirigeants bénévoles. « Rien ne leur appartient, mais ils donnent tous les jours, avec leur bureau, leurs bénévoles, sur le terrain comme en dehors. » Et d’ajouter : « Si je pouvais finir ma carrière dans un club, je le ferais. C’est là qu’il y a le plus d’adrénaline. »

    Girondins de Bordeaux : une locomotive toujours nécessaire

    La chute des Girondins de Bordeaux a également été évoquée. « Quand un club phare disparaît de l’élite, il y a forcément moins de liens avec les clubs amateurs. Sans locomotive, le football est en difficulté », observe Alexandre Gougnard.

    Il reconnaît qu’un éloignement s’était installé, avant de souligner un rapprochement récent. « Depuis leur chute, nous avons réussi à recréer des liens avec le football amateur girondin. »

    Des actions concrètes ont été relancées, notamment des visites d’écoles de football avec des joueurs professionnels. « Bordeaux reste Bordeaux. Le nom scintille encore dans les yeux des gamins », rappelle-t-il, alors que le club attire près de 12 000 spectateurs en moyenne en National 2. « Un grand club ne meurt jamais. »

    Collectivités en retrait, partenaires devenus indispensables

    Autre réalité mise en avant : le désengagement progressif des collectivités locales. « Les collectivités territoriales ont de plus en plus de difficultés financières et se désengagent », constate Alexandre Gougnard. Une évolution qui renforce le rôle des partenaires privés.

    « Sans les entreprises qui s’impliquent dans le football local, beaucoup de clubs auraient déjà mis la clé sous la porte. »

    Jean-Bernard Toulouse insiste sur la nature de ces relations. « Les partenaires ne sont pas là seulement pour apporter de l’argent. C’est une aventure humaine. » Un discours qui fait écho à l’engagement des bénévoles, pilier discret mais essentiel du football amateur.

    Coupe de France : un levier majeur pour la FFF et de nouvelles aides à venir

    Enfin, Alexandre Gougnard rappelle l’importance stratégique de la Coupe de France pour la Fédération française de football. « C’est l’épreuve majeure de la Fédération, celle qui parle le plus aux Français. »

    La compétition représente également un enjeu économique à travers les droits de retransmission télévisée, actuellement en négociation.

    À partir de la saison prochaine, la FFF prévoit de renforcer les aides aux clubs amateurs performants. « Tous les clubs amateurs qui battront une équipe avec au moins deux divisions d’écart bénéficieront de dotations importantes, notamment en matériel. » Ces aides seront cumulables et inscrites dans une enveloppe globale dédiée au football amateur.

    Une fin ouverte, sans certitudes mais avec conviction

    Interrogé sur un éventuel scénario du match face à Istres, Jean-Bernard Toulouse se garde bien de toute projection excessive. « On va attendre la 90ᵉ minute pour marquer », glisse-t-il avec un sourire, avant de préciser : « Plus sérieusement, on va jouer notre football, et puis il arrivera ce qui arrivera. »

    Le président du SAM n’exclut aucun scénario. « Si on doit aller aux tirs au but, je prends aussi. Un match de football n’est jamais gagné d’avance. Je fais confiance à nos garçons. »

  • Manager du SAM Football:  » Nous sommes le Petit Poucet ! »

    Manager du SAM Football:  » Nous sommes le Petit Poucet ! »

    À quelques jours du 32ᵉ de finale de Coupe de France, le SAM Football s’apprête à vivre un nouveau moment fort de son histoire. Ce samedi, les Mérignacais recevront Istres, pensionnaire de National 2, avec l’ambition de prolonger leur parcours après l’exploit réalisé face à Pau. Un rendez-vous majeur que le club aborde avec lucidité mais aussi avec l’envie de « faire quelque chose de grand », comme l’explique Jonathan Morlighem, manager du SAM Football, invité ce matin sur C6 Radio .

    Face à Istres, le SAM sait qu’il part en position d’outsider. « On est une équipe de R1 face à une équipe de N2 », rappelle Jonathan Morlighem. L’adversaire est clairement identifié comme favori. « C’est une équipe plutôt bien classée dans un championnat très relevé. La logique veut qu’Istres l’emporte », reconnaît-il, tout en soulignant la solidité de cette formation istréenne, « joueuse, avec de bonnes individualités, notamment devant, et beaucoup de vitesse ». Une équipe habituée à un niveau supérieur et qui ne « lâche rien ».

    Côté mérignacais, le message est limpide : ne surtout pas s’enflammer après la qualification face à Pau. « Le piège, ce serait de se dire qu’après avoir battu une Ligue 2, une N2 sera plus facile. Au contraire », insiste le manager. Le SAM assume son statut d’outsider et entend jouer sa carte « avec ambition, détermination et envie ».

    La victoire face à Pau reste néanmoins un match référence. « J’ai trouvé énormément de calme, de maturité et de sérénité », souligne Jonathan Morlighem, évoquant une équipe et un staff capables de gérer l’événement avec une grande maîtrise. Des ingrédients qu’il faudra remettre pour espérer rivaliser face à Istres, même si « ce ne sera pas forcément le même match ».

    Ce parcours met aussi en lumière l’ADN du SAM Football : un club profondément tourné vers la formation. L’équipe première s’appuie sur de nombreux joueurs formés au club, certains présents depuis les catégories les plus jeunes, d’autres revenus après un passage ailleurs. « Notre force, c’est qu’on forme des joueurs qui sont encore aujourd’hui en équipe première et qui sont imprégnés de la philosophie du club », explique le manager. Cette continuité nourrit l’attachement au maillot et rejaillit sur les performances actuelles.

    L’importance accordée à la formation se ressent également dans la relation avec les jeunes licenciés. Lors du match face à Pau, ils étaient nombreux en tribunes, pleinement investis dans le parcours de leurs aînés. « Voir les jeunes s’identifier à l’équipe première, c’est fantastique », confie Jonathan Morlighem, rappelant que la Coupe de France permet de fédérer tout un club, des éducateurs aux bénévoles.

    Au-delà de la Coupe de France, le championnat reste un axe central du projet sportif. Le SAM affiche une ambition claire de montée en division supérieure. « Quand on change de division, on change de braquet : organisation, exigences, structure », explique le manager. Si le club n’est pas encore totalement prêt, « la saison sert justement à se préparer », avec la conviction de disposer « du groupe, du staff et du vivier de joueurs » pour franchir un cap.

    Cette ambition implique toutefois des besoins supplémentaires. « Le nerf de la guerre, c’est le financier », rappelle Jonathan Morlighem, évoquant la recherche de partenaires pour accompagner une éventuelle montée. Les infrastructures font aussi partie des enjeux, avec notamment le besoin « d’une tribune couverte » pour améliorer l’accueil du public et des partenaires.

    Pour conclure, le manager mesure pleinement la portée historique de ce 32ᵉ de finale. « Je ne suis pas sûr qu’un club de R1 soit déjà allé en 16ᵉ de finale de Coupe de France », confie-t-il. En cas de qualification face à Istres, le SAM Football deviendrait l’un des premiers club de Régional 1 à atteindre ce stade de la compétition. Un objectif exceptionnel, symbole d’un projet sportif construit sur la durée, où performance, formation et identité de club avancent de concert.

  • Pullman d’Aquitaine :  » On va vivre ce match comme un enfant du club! »

    Pullman d’Aquitaine :  » On va vivre ce match comme un enfant du club! »

    « Je pense que ça fait plus de 40 ans qu’on est partenaire du club. Mon grand-père a sponsorisé et transporté les équipes du SAM, mon père a joué avec le président actuel, et aujourd’hui on continue naturellement. » Plus qu’un simple partenariat économique, il s’agit selon lui « d’un partenariat de cœur ».

    Cet attachement s’explique aussi par son propre parcours. Formé aux Girondins de Bordeaux, Adrien Dellas a évolué au niveau professionnel avant que sa carrière ne soit freinée par de graves blessures au genou. Passé par Châteauroux, alors en Ligue 2, il a connu le monde du football pro, une expérience qui nourrit aujourd’hui son regard sur le parcours des joueurs mérignacais. « Ce que vivent les joueurs aujourd’hui, c’est l’exploit d’une vie. Tous ne vivent pas du football, ils ont un métier à côté, et pourtant ils arrivent à faire vibrer toute une ville. »

    Sur l’équipe actuelle du SAM, le constat est sans détour : « Honnêtement, je n’ai jamais vu une équipe du SAM aussi forte sur les dix dernières années. Il y a de la qualité à chaque poste, pour du niveau R1, c’est du solide. » Concernant la victoire face à Pau, il nuance les analyses extérieures : « Tout le monde dit qu’ils se sont fait dominer, mais pour moi c’était du 50-50. Pau n’était pas venu en touriste. » À l’approche du match face à Istres, il appelle les joueurs à savourer l’instant : « Le message, c’est de kiffer au maximum, mais pas de jouer en spectateurs. Il faut prendre du plaisir tout en restant sérieux. » Conscient du niveau de l’adversaire, il rappelle qu’Istres reste « une institution du football français », avec des joueurs qui s’entraînent à plein temps, mais estime que le SAM est prêt pour relever ce nouveau défi.

    Adrien Dellas est aussi revenu sur l’évolution des Pullman d’Aquitaine, entreprise familiale fondée dans les années 1960 et implantée à Mérignac depuis 1970. La société compte aujourd’hui « une quarantaine de véhicules et autant de salariés », avec deux activités principales : le transport scolaire et périscolaire sur la ville de Mérignac, et le tourisme réceptif. « On transporte tous types de clients, des enfants aux seniors, essentiellement en local et dans la région », précise-t-il.

    L’entreprise poursuit désormais sa diversification avec le développement d’une activité d’agence de voyages, complémentaire au transport. « On fait tout : le transport, l’hébergement, les visites. Et surtout, on fait du sur-mesure, c’est ce qui fait la différence aujourd’hui », explique Adrien Dellas. Cette stratégie se concrétisera par l’ouverture, en janvier, d’une nouvelle agence de voyages à Mérignac Capeyron, destinée aussi bien aux voyages individuels qu’aux groupes. « Avoir une agence physique avec un interlocuteur en face, c’est plus rassurant », souligne-t-il, notamment pour une clientèle senior ou pour des projets de voyages lointains.

    Samedi, Adrien Dellas sera bien présent au stade Robert-Brettes pour vivre ce 32ᵉ de finale de Coupe de France face à Istres. Il y assistera à la fois comme partenaire du club, mais surtout comme un enfant du SAM. « Je vais le vivre comme contre Pau, avec beaucoup de stress et beaucoup d’émotion.  » confie-t-il. Aux côtés de son père, également très impliqué dans la vie du club, il profitera aussi de l’événement pour inviter des clients et partenaires. « Aujourd’hui, on vibre comme un enfant du club et comme un partenaire qui a envie que son équipe réussisse », résume Adrien Dellas, partagé entre passion, fierté et l’espoir de voir le SAM continuer à écrire l’une des plus belles pages de son histoire.