Auteur/autrice : c6admin

  • Les « 256 de Souge » : un film documentaire pour que la mémoire ne s’éteigne pas « L’oubli est le premier pas vers la répétition »

    Les « 256 de Souge » : un film documentaire pour que la mémoire ne s’éteigne pas « L’oubli est le premier pas vers la répétition »

    Souge, un lieu conçu pour la répression

    Durant la Seconde Guerre mondiale, 256 résistants et patriotes ont été fusillés par l’occupant nazi au camp militaire de Souge, situé dans une zone forestière alors isolée, aux portes de Bordeaux.

    « Souge était un lieu spécifiquement aménagé pour les fusillades collectives », explique Jean Lavie. Des archives attestent que les Allemands y avaient identifié plusieurs parcelles dédiées exclusivement à cet usage.

    Par son ampleur, Souge constitue le deuxième plus important lieu de fusillades collectives en France, après le Mont-Valérien. Les victimes provenaient d’un vaste territoire allant de Poitiers à Bayonne, transférées depuis différentes prisons, notamment le camp de Mérignac-Beaudesert et le Fort du Hâ à Bordeaux.

    La politique des otages et la mécanique de la terreur

    Ces exécutions s’inscrivaient dans la politique de répression mise en place dès 1941 par l’occupant nazi, connue sous le nom de politique des otages.

    Pour chaque soldat allemand tué par la Résistance, 50 à 100 otages étaient exécutés. Une logique de terreur théorisée par le « code des otages », élaboré avec la complicité du régime de Vichy.

    Les arrestations reposaient sur des listes établies en amont, parfois bien avant même l’occupation, visant notamment les communistes, les gaullistes et plus largement les opposants politiques. À cela s’ajoutaient les dénonciations, les infiltrations de groupes résistants et les aveux arrachés sous la torture.

    Résister, une réalité plurielle

    Pour Jean Lavie, la question de savoir si « les Français ont été résistants » ne peut se résumer à une réponse binaire.

    Au-delà des actes armés, une large partie de la population a contribué à la Résistance par des gestes discrets mais déterminants : héberger, nourrir, transmettre des informations, fournir des faux papiers ou des tickets de rationnement.

    L’essor du Service du travail obligatoire (STO) à partir de 1943 a également marqué un tournant, poussant de nombreux jeunes à rejoindre la Résistance, malgré la répression.

    Un film pour transmettre et alerter

    À l’origine du documentaire, une volonté forte : fixer la mémoire pour les générations futures.

    « N’oubliez jamais », rappelle le sous-titre du film, car « l’oubli est le premier pas vers la répétition ».

    Les 256 de Souge croise :

    • des analyses d’historiens,
    • des témoignages de descendants de fusillés,
    • des interventions d’enseignants, d’élèves,
    • des représentants de l’armée et de l’Office national des anciens combattants,
    • ainsi qu’un éclairage sur le camp de Mérignac-Beaudesert.

    Un travail collectif qui met en lumière la diversité des profils résistants et l’importance du travail de mémoire, sans instrumentalisation politique.

    Une mémoire toujours vivante

    Chaque année, près de 1 000 élèves visitent le mémorial de Souge. À la fin du parcours, Jean Lavie pose systématiquement la question aux élèves : « Pourquoi êtes-vous là ? ». Il souligne qu’il y a toujours un élève qui finit par répondre : « Pour éviter que cela recommence »

    Pour Jean Lavie, c’est la preuve que l’écho de ces voix ne faiblit pas.

    « Tant qu’il y aura des questions, tant qu’il y aura des familles, des jeunes, des citoyens pour s’interroger sur le passé, notre mission restera nécessaire. »

  • Cérémonie des vœux à Mérignac : Thierry Trijoulet met en garde contre « une forme de sinistrose paralysante »

    Cérémonie des vœux à Mérignac : Thierry Trijoulet met en garde contre « une forme de sinistrose paralysante »

    Un premier discours de maire sous le signe de l’émotion

    Élu maire par le conseil municipal le 2 juin 2025, Thierry Trijoulet vivait là sa première cérémonie des vœux dans cette fonction. Un moment particulier, chargé d’émotion. « Prendre la suite d’Alain Anziani sur ce mandat est un honneur », a-t-il déclaré, saluant la mémoire de celui qui fut « un maire engagé pour sa ville, attentif, posé, profondément humain ».

    Il a rendu hommage à « l’ami, le collègue, le compagnon de route », soulignant « son courage, sa ténacité et sa manière si digne de lutter, la tête haute, jusqu’au bout, pour sa ville et ses habitants ». Une pensée partagée, selon lui, par l’ensemble des personnes présentes.

    Des vœux placés sous le signe de l’audace et de l’engagement

    Conformément au cadre légal lié à la période préélectorale des municipales, le maire a rappelé qu’il ne lui était « ni possible de dresser un bilan, ni d’annoncer des projets ». Pour autant, il a souhaité parler de Mérignac, de ses habitants et de ceux qui la font vivre au quotidien.

    Thierry Trijoulet a adressé des vœux « de bonheur, d’épanouissement, mais aussi d’audace, d’élan et d’engagement ». Dans un contexte international et national instable, il a mis en garde contre « une forme de sinistrose paralysante », affirmant que « le local reste un point d’ancrage essentiel pour avancer ».

    Vigilance républicaine et reconnaissance envers les forces de sécurité

    Le maire a appelé à la vigilance face aux tensions du monde, condamnant fermement « toutes les formes de discriminations racistes, antisémites, terroristes ou guerrières ». Il a tenu à saluer l’engagement des forces armées, de la gendarmerie, de la justice, des pompiers et de la sécurité civile, « piliers de la stabilité de notre République, ici comme ailleurs ».

    Mérignac, une ville riche de ses équilibres

    Invitant à porter « un regard lucide, sans angélisme ni pessimisme excessif », Thierry Trijoulet a dressé le portrait d’une ville aux multiples atouts. Il a mis en avant la richesse naturelle de Mérignac, avec ses parcs emblématiques Bourran, le Burck, le parc du Château ou le Vivier  véritables « espaces de respiration en cœur de ville ».

    La vitalité culturelle a également été soulignée, du Pin Galant aux expositions de la Vieille Église, tout comme le dynamisme sportif, incarné par un centre aquatique unique dans la région, des équipements modernisés et une vie associative sportive particulièrement active.

    Un tissu associatif et économique moteur

    Avec plus de 600 associations, Mérignac peut compter sur « des milliers de bénévoles qui créent du lien, donnent du sens et contribuent à l’épanouissement de toutes les générations ». Une richesse humaine que le maire a longuement saluée.

    Sur le plan économique, Thierry Trijoulet a rappelé la place majeure de Mérignac dans la métropole bordelaise : premier pôle industriel, deuxième bassin d’emploi du département, avec plus de 65 000 emplois pour 40 000 actifs, un cas presque unique. Des grands groupes industriels aux PME, en passant par l’aéroport et la technopole Bordeaux Technowest, « le dynamisme économique est bien réel », avec un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale.

    Une ville attractive, apaisée et solidaire

    Mérignac continue d’attirer habitants et entreprises, comptant aujourd’hui plus de 78 000 habitants. Un tiers de son territoire reste composé d’espaces naturels, agricoles ou forestiers, et la ville bénéficie de 13 km de tramway, soit près de 17 % du réseau métropolitain.

    « Mérignac est une ville équipée, apaisée et équilibrée », a résumé le maire, insistant sur cet équilibre comme « l’ADN même de la commune » : équilibre entre nature et urbanité, innovation et héritage, attractivité métropolitaine et esprit de proximité.

    Dire merci aux forces vives du territoire

    Le fil conducteur du discours aura été la reconnaissance. Reconnaissance envers les habitants engagés dans les quartiers, les commerçants, les artisans, les entreprises, les associations, les agents municipaux et l’ensemble des élus, « au-delà des étiquettes partisanes ».

    La cérémonie des Talents Mérignacais, organisée en décembre, a été citée comme un symbole de cette richesse humaine, mettant à l’honneur des commerçants, sportifs, innovateurs et citoyens proposés par les Mérignacais eux-mêmes.

    Une confiance affirmée dans l’avenir

    En conclusion, Thierry Trijoulet a exprimé sa conviction profonde : « Mérignac restera une ville où il fait bon vivre, travailler et grandir ». Une ville « forte, généreuse et bienveillante », dont la réussite collective repose avant tout sur l’engagement quotidien de ses habitants.

  • À Mérignac, Recto Verso 139 façonne depuis 20 ans les espaces de travail de demain

    À Mérignac, Recto Verso 139 façonne depuis 20 ans les espaces de travail de demain

    Une vocation née très tôt

    Créée en 2006, Recto Verso 139 s’apprête à entrer dans sa vingtième année d’existence, un cap symbolique que l’entreprise fêtera en octobre 2026. Pour Marie Laurence Pouey, ce parcours entrepreneurial s’inscrit dans une continuité presque évidente. « Je suis tombée dedans quand j’étais petite », confie-t-elle.

    Mobilier, art contemporain, design : dès l’enfance, elle est sensibilisée à ces univers grâce à sa mère, qui l’emmène visiter galeries et musées. Après des études à Bordeaux, à l’université puis en école de commerce, elle débute sa carrière comme salariée chez Bordeaux Bureau Équipement, où elle découvre le monde de l’aménagement des espaces de travail. « Tant qu’à vendre quelque chose, je préfère me faire plaisir », résume-t-elle.

    Quand le design rencontre l’entreprise

    Contrairement aux idées reçues, le mobilier professionnel n’est pas incompatible avec la création contemporaine. « Avant d’être fabriqués par des industriels, ce sont des designers reconnus, comme Philippe Starck, qui imaginent ces pièces », rappelle Marie Laurence Pouey.

    Pour autant, intégrer le design dans l’entreprise ne va pas de soi. « On est avant tout dans le conseil », explique-t-elle. Chaque projet démarre par un audit précis et un cahier des charges construit avec le client. « On travaille sur les besoins, l’ergonomie, le confort, le bien-être, mais aussi sur l’image de l’entreprise, en fonction de son activité. »

    Entre audace et maîtrise du risque

    En 2006, encouragée par des proches et des architectes avec lesquels elle collabore déjà, Marie Laurence Pouey décide de créer Recto Verso 139. Un choix audacieux, mais réfléchi. « On prend toujours des risques, mais tout est assez bien calibré. On ne part pas à l’aventure », assure-t-elle.

    Dès le départ, elle s’entoure : fournisseurs, industriels, architectes et premiers clients constituent un socle solide. Installée avenue de l’Yser, dans un espace de 40 m² qui donnera son nom à l’entreprise, elle démarre avec une collaboratrice à ses côtés, tandis qu’elle se consacre au développement commercial et aux projets.

    Une signature fondée sur l’écoute et le design

    Recto Verso 139 se distingue moins par un style figé que par une méthode de travail. « Il y a une façon de travailler et un attachement fort au design et aux belles pièces », explique la dirigeante. L’écoute et l’observation sont au cœur de chaque mission, qu’il s’agisse d’un décideur, d’un service achats ou d’une direction générale.

    Lorsque certaines demandes semblent inadaptées, le dialogue prime. « On amène les choses délicatement. On n’est pas à la maison, on n’aménage pas un bureau comme un intérieur privé. »

    S’adapter aux nouvelles façons de travailler

    Depuis vingt ans, Marie Laurence Pouey observe une profonde mutation du monde du travail. « On est passé du bureau très cloisonné à de grands espaces partagés », explique-t-elle. Open spaces, flex-office, coworking, télétravail : ces évolutions ont transformé la manière d’aménager les lieux.

    La sortie de la crise sanitaire a renforcé cette tendance. « Il a fallu recréer des espaces plus confidentiels, plus fermés, mais aussi plus conviviaux », note-t-elle. Cabines acoustiques, espaces informels, zones de détente ou de réunion : l’objectif est aujourd’hui de favoriser les échanges et de redonner envie de revenir au bureau.

    Bien-être, ergonomie et normes

    Si l’esthétique est essentielle, elle ne suffit pas. « Faire beau, c’est bien, mais faire efficace, c’est indispensable », insiste Marie Laurence Pouey. Normes de sécurité, de circulation, d’accessibilité, ergonomie des postes de travail, qualité des assises, travail assis-debout : chaque projet intègre l’ensemble de ces contraintes.

    « Un mauvais poste de travail agit sur le physique, mais aussi sur le moral », rappelle-t-elle. Le bien-être au travail n’est donc pas un simple argument marketing, mais un levier de performance et de cohésion.

    Des réalisations emblématiques

    Au fil des années, Recto Verso 139 a signé de nombreuses réalisations de référence : l’aménagement de la médiathèque de Mérignac, de l’hémicycle du Conseil régional d’Aquitaine, ou plus récemment du nouveau siège de Ceva Santé Animal, un bâtiment de près de 12 000 m² entièrement aménagé par l’entreprise.

    Un chantier d’envergure, mené sur une année de préparation et deux mois de livraison, qui illustre la capacité de l’entreprise à gérer des projets complexes, dans des contextes de forte concurrence.

    Une entreprise tournée vers l’avenir et la RSE

    Aujourd’hui, Recto Verso 139 compte sept collaborateurs, au sein d’une équipe jeune et majoritairement féminine, constituée avant tout « en fonction des compétences et des profils ». L’entreprise réalise un chiffre d’affaires d’environ 3 millions d’euros et poursuit son développement sans renier ses valeurs.

    Très attentive aux enjeux de responsabilité sociétale, Marie Laurence Pouey s’engage également dans le réemploi du mobilier. « Quand une entreprise n’en veut plus, on évite de jeter. Ces meubles peuvent avoir une seconde vie. » Recto Verso 139 travaille ainsi avec des acteurs locaux du recyclage et de l’économie circulaire.

    Redonner envie de revenir au bureau

    Alors que le télétravail tend à se réduire, de plus en plus d’entreprises font appel à Recto Verso 139 pour recréer du lien et de la convivialité. « On nous dit souvent : heureusement qu’on a fait ça, ça a changé l’ambiance », conclut Marie Laurence Pouey.

    Une preuve, selon elle, que des espaces bien pensés peuvent jouer un rôle clé dans la dynamique collective et le plaisir de travailler ensemble.

  • À Mérignac, une politique culturelle ambitieuse, de la petite enfance aux grands équipements

    À Mérignac, une politique culturelle ambitieuse, de la petite enfance aux grands équipements

    La culture dès les premiers mois de vie

    À Mérignac, l’éducation artistique et culturelle commence très tôt. « On commence à trois mois », rappelle Vanessa Fergeau-Renaux. Chaque année, le festival Promenons-nous, organisé en février et mars, propose une trentaine de spectacles, ateliers et rencontres dédiés aux tout-petits et à leurs parents. L’objectif est clair : éveiller la curiosité et créer un premier lien avec les artistes.

    Pour les enfants plus âgés, la Ville s’appuie sur un Parcours d’éducation artistique et culturelle qui concerne aujourd’hui 6 300 élèves, de la maternelle au primaire. Ce parcours repose sur trois piliers : la rencontre avec une œuvre ou un événement, la rencontre avec l’artiste et la pratique artistique. « Le but, ce n’est pas seulement d’aimer ou de ne pas aimer, mais de pouvoir se demander pourquoi », souligne l’élue.

    Construire l’esprit critique et désacraliser la culture

    Cette exigence pédagogique se construit en étroite collaboration avec les enseignants et l’Éducation nationale. « Sans eux, rien ne serait possible », insiste Vanessa Fergeau-Renaux, qui salue leur engagement. La culture, rappelle-t-elle, est parfois « mal comprise ou malmenée », d’où l’importance de la médiation, notamment autour de sujets sensibles comme le dessin de presse ou la laïcité.

    Des rencontres avec des artistes comme Plantu, Urbs ou Camille permettent de désacraliser la culture et de donner accès directement à la parole des créateurs. « Ce n’est pas nous qui traduisons l’intention de l’artiste, c’est l’artiste lui-même », précise-t-elle.

    Des équipements culturels au cœur de la vie locale

    Mérignac s’appuie sur un réseau d’équipements particulièrement dense. Le conservatoire, avec plus de 1 000 élèves, 35 disciplines et 50 enseignants, joue un rôle central. Ouvert dès l’âge de 4 ans, il accueille également des enfants en situation de handicap. Le dispositif Orchestre à l’école, mis en place dès la 5e, illustre cette ambition : pendant trois ans, des élèves découvrent la musique de manière collective, avec des répercussions positives jusque sur les résultats scolaires.

    Autre pilier : la médiathèque, qui accueille 115 000 visiteurs par an. Lieu de vie à part entière, elle se décline aussi hors les murs grâce à La Bulle, médiathèque itinérante installée dans les quartiers et l’espace public. Livres, jeux, graines à échanger, conférences, spectacles : « Il faut passer une journée à la médiathèque pour se rendre compte à quel point c’est devenu un centre de vie », observe l’adjointe à la culture.

    2026, une année culturelle forte

    Parmi les temps forts à venir, la réouverture du Krakatoa constitue un moment clé. Entièrement rénové, l’équipement disposera désormais de trois salles, offrant davantage de souplesse pour les concerts et la médiation. Une exposition photographique d’Olivier Crouzel, consacrée à la métamorphose du lieu, sera présentée à la Vieille Église.

    Le Pin Galant, désormais géré par un nouveau délégataire, poursuit quant à lui sa mission d’ouverture au plus grand nombre. « La programmation reste éclectique et exigeante », assure Vanessa Fergeau-Renaux, rappelant que le programmateur n’a pas changé et que la Ville conserve un droit de regard.

    La saison 2026 s’annonce dense : expositions, danse, spectacles sonores, projets autour de la mémoire locale, événements dédiés aux adolescents ou encore lancement de l’Été mérignacais dans les parcs, avec concerts, cirque et performances en plein air.

    Une culture comme outil d’émancipation

    Au-delà des chiffres et des événements, la philosophie reste constante : faire de la culture un outil d’émancipation individuelle et collective. « La culture aide à lever des freins, à s’exprimer, à se construire », résume Vanessa Fergeau-Renaux.

  • SMRC : la formation au cœur du projet des « Poudriers »

    SMRC : la formation au cœur du projet des « Poudriers »

    Un week-end à deux vitesses

    Sur le plan des résultats, le constat est contrasté. La victoire des seniors face à Saint-Malo est perçue comme un signal positif. « C’est un week-end presque parfait pour nous, avec une victoire bonifiée et des concurrents directs qui se neutralisent », souligne Romain Bottgen.

    Les Espoirs ont eux aussi pris des points importants. « C’est une victoire qui fait du bien, surtout contre une équipe avec laquelle on est à la lutte », précise Romain Bottgen.

    Chez les juniors, le déplacement à Brive/Malemort s’est en revanche soldé par une lourde défaite (26–0). « On n’a jamais réussi à vraiment rentrer dans le match », reconnaît Romain Bottgen. « Les conditions étaient compliquées et l’écart se creuse surtout en deuxième mi-temps. » La suite de la saison se jouera en play-down, avec un objectif clairement assumé : « Assurer le maintien est désormais la priorité. »

    Du côté des cadets, la défaite 10–5 à Salles n’a pas remis en cause l’essentiel. « La qualification était déjà acquise, on a volontairement fait tourner », explique Maxime Le Joly. « Ce type de match permet aussi de voir des joueurs dans d’autres contextes. »

    La deuxième place finale de la poule, derrière le Stade Bordelais et devant Limoges, est analysée comme un indicateur encourageant. « Finir deuxièmes dans ce championnat, c’est un repère intéressant pour le groupe », souligne Maxime Le Joly, tout en rappelant « le niveau très élevé des équipes en face ».

    Former les arrières, sans les isoler du collectif

    Le travail spécifique mené auprès des lignes arrières est au cœur des missions des deux techniciens. « On insiste sur la vitesse, la qualité de passe, la lecture du jeu », détaille Romain Bottgen, « mais tout doit ensuite être remis dans un cadre collectif. »

    Même approche chez les cadets. « Le spécifique est indispensable, mais il n’a de sens que s’il s’intègre au projet de jeu global », insiste Maxime Le Joly. « L’objectif reste de créer du lien entre les lignes. »

    Effectifs larges : richesse et exigence

    Avec près de 60 joueurs par catégorie, le SMRC dispose d’une base importante en formation. « C’est une vraie chance pour le club », observe Romain Bottgen, « mais ça implique aussi de la concurrence. Le jour du match, il y a 23 places, pas 40. »

    Cette réalité nécessite un cadre clair. « Il y a forcément des frustrations », reconnaît Maxime Le Joly. « Notre rôle, c’est d’expliquer les choix et de rappeler que la progression passe aussi par l’acceptation de cette concurrence. »

    Les jeunes, colonne vertébrale du projet club

    Au-delà des résultats immédiats, les deux entraîneurs ont insisté sur le rôle structurant des jeunes joueurs dans l’avenir du SMRC. « Le projet du club repose sur la formation », affirme Maxime Le Joly. « L’idée est que des joueurs formés ici puissent, à terme, alimenter les Espoirs puis l’équipe première. »

    Une continuité également défendue par Romain Bottgen : « Quand un jeune arrive chez les seniors et qu’il connaît déjà le fonctionnement, le vocabulaire et l’identité de jeu, l’adaptation est beaucoup plus simple. » Cette cohérence entre catégories est présentée comme un axe fort du projet sportif.

    Le double projet comme principe non négociable

    Enfin, la place des études reste centrale dans le discours. « Chez les juniors, le scolaire passe avant tout », rappelle Romain Bottgen. « Le bac reste une priorité. »

    Un message partagé par Maxime Le Joly : « Former un joueur, ce n’est pas seulement former un rugbyman. C’est aussi accompagner un jeune dans sa construction personnelle. »

    À travers cet échange, le SMRC affirme une ligne claire : miser sur la jeunesse, structurer la formation et inscrire la performance dans le temps long, avec les jeunes joueurs comme socle du projet global du club.

  • À Mérignac, le club d’entreprises mise sur l’entraide et l’ancrage territorial

    À Mérignac, le club d’entreprises mise sur l’entraide et l’ancrage territorial

    Engagée de longue date dans la vie associative, Sylvine Teston n’a pas attendu longtemps avant de s’impliquer. Arrivée à Mérignac en 2015, au moment de la création de sa société de coaching et de consulting, elle rejoint rapidement le club d’entreprises local. « Je ne connaissais pas grand monde. Il fallait que je me crée un réseau », explique-t-elle. Un engagement qui s’inscrit dans une continuité personnelle : « J’ai toujours été dans l’associatif. L’engagement sur le territoire est important pour moi. »

    Rompre l’isolement du dirigeant

    Le Club d’entreprises de Mérignac rassemble aujourd’hui près de 190 adhérents, issus d’horizons très variés : indépendants, dirigeants de TPE, PME, ETI et représentants de grands groupes. Un point commun les unit : la volonté de ne pas rester seuls.

    « Être chef d’entreprise, c’est aussi connaître des hauts et des bas. Et quand on est dans le bas, il ne faut surtout pas s’isoler », insiste la présidente. Selon elle, le club joue un rôle essentiel d’entraide et de soutien, notamment pour les dirigeants indépendants ou les entrepreneurs seuls à la tête de leur structure. « Le club sert aussi à ça : trouver des solutions, échanger des retours d’expérience, se soutenir. »

    Contrairement aux idées reçues, les entrepreneurs ne seraient pas uniquement focalisés sur leurs propres intérêts. « Ceux qui pensent que les chefs d’entreprise ne pensent qu’à eux ont tort. On vit dans un microcosme : si on veut trouver des clients et des partenaires, il faut s’ouvrir. »

    Un club associatif, indépendant et ancré localement

    Créé en 1996 par un groupe d’entrepreneurs, le Club d’entreprises de Mérignac revendique un ADN fondé sur la convivialité et la confiance. « Au départ, c’était un club de copains. Aujourd’hui, ce sont des gens qui ont envie de travailler ensemble, en confiance », résume Sylvine Teston.

    Fonctionnant à plus de 90 % grâce aux cotisations de ses membres, le club reste indépendant de la Ville, tout en travaillant en partenariat avec elle. Pour sa présidente, adhérer, c’est aussi un acte citoyen : « Je trouve dommage de revendiquer des politiques RSE ou territoriales sans faire partie du microcosme associatif local. »

    L’ancrage territorial est d’ailleurs au cœur du projet. « Des fois, on va très loin chercher du business alors qu’à la porte de chez soi, on a tout ce qu’il faut », souligne-t-elle. Elle cite l’exemple d’une entreprise de recyclage de plastique mise en relation avec un hôtel voisin : « Ils étaient à moins d’un kilomètre et ne se connaissaient pas. »

    Des entrepreneurs face à un contexte économique contrasté

    Si le club continue d’accueillir de nouveaux membres, la situation économique reste fragile. Certaines entreprises ne renouvellent pas leur adhésion, contraintes de faire des choix budgétaires. « Un sou devient un sou pour une entreprise », constate Sylvine Teston. À l’inverse, d’autres font le pari d’investir dans le réseau : « Quand ça va mal, il ne faut pas se recroqueviller, mais investir pour développer son réseau. »

    La présidente observe également une dynamique continue de création d’entreprises, malgré les incertitudes. Elle l’explique notamment par « un mal-être dans certaines entreprises », mais aussi par la situation des seniors, souvent exclus du marché du travail. « On a une fuite des compétences alors qu’on pourrait faire du mentorat, comme dans d’autres pays européens. »

    Passer le cap des trois ans

    Parmi les sujets récurrents abordés au sein du club figure celui de la pérennité des entreprises. « La difficulté, ce n’est pas seulement de créer une boîte, c’est de la faire durer », rappelle Sylvine Teston. Elle évoque le cap symbolique des trois ans, souvent décisif pour la reconnaissance et l’accès aux appels d’offres. « À trois ans, on commence à être connu, puis reconnu. »

    Un cap que la présidente elle-même reconnaît n’avoir pas franchi seule : « Sans le club et sans ce soutien, il y a des moments où j’aurais pu dire : j’arrête. »

    Deux temps forts en 2026

    L’année s’annonce particulièrement dense pour le Club d’entreprises de Mérignac. Le 4 juin se tiendra la 7ᵉ édition du Festival du film d’entreprise, un événement autofinancé qui met à l’honneur les entreprises locales à travers des films de moins d’une minute, projetés au cinéma de Mérignac. « C’est un peu notre mini Cannes », sourit la présidente.

    Autre rendez-vous majeur : les 30 ans du club, célébrés le 8 octobre. La thématique annoncée donne déjà le ton : « Nous serons entre terre et ciel. »

    Dans une commune qui compte plus de 3 000 entreprises, bien au-delà du seul secteur aéronautique, le Club d’entreprises de Mérignac entend continuer à jouer un rôle fédérateur. « Faire partie d’un groupe de sociétés qui avancent ensemble, ça change tout quand on est entrepreneur », conclut Sylvine Teston.

  • Martignas-sur-Jalle : la cérémonie des vœux du maire fait polémique

    Martignas-sur-Jalle : la cérémonie des vœux du maire fait polémique

    Une cérémonie qualifiée de « spectacle » par l’opposition

    Dans son communiqué, l’opposition évoque une cérémonie des vœux placée « sous le signe du spectacle », estimant que la scénarisation, cette année inspirée de l’univers de la plateforme Netflix, aurait servi à « masquer la réalité ». Si elle salue le talent des acteurs locaux et la fluidité du « show », elle regrette l’absence de fond et rappelle que « la gestion d’une commune exige aussi du sérieux ».

    L’opposition estime que la rétrospective de l’année écoulée s’est transformée en un « inventaire de festivités », citant notamment le Plaine Brunch Festival, la fête de la musique, les feux d’artifice, les spectacles associatifs ou encore le cinéma en plein air. Selon elle, cette « omniprésence du divertissement », dont elle ne remet pas en cause la qualité, « ne peut tenir lieu de politique publique ».

    Elle regrette également l’absence de références à des sujets structurants tels que le service public, les transports, le logement ou encore les politiques en faveur des femmes.

    Des réalisations contestées dans leur mise en avant

    L’opposition critique par ailleurs la valorisation de certaines actions municipales lors de la cérémonie. Elle cite notamment la présentation de nouvelles peintures sur les façades des écoles Flora Tristan et Aimé Césaire, qu’elle juge déconnectée des réalités du quotidien, évoquant des élèves qui « se plaignent du froid ». Elle rappelle également que la rénovation de l’école Jean Castagnet, annoncée depuis plusieurs années, « se fait toujours attendre ».

    Concernant le « Café des Écureuils », inauguré « en grande pompe » selon ses termes, l’opposition estime que le lieu reste « tenu à bout de bras par le personnel du CCAS » et peine à trouver son public.

    Le maire défend un exercice « factuel et transparent »

    Dans sa réponse, Jérôme Pescina rappelle que la cérémonie des vœux est organisée chaque année de manière scénarisée afin d’évoquer « de façon factuelle et transparente les événements marquants de l’année écoulée ». Il souligne que des vidéos sont réalisées chaque année pour mettre en lumière celles et ceux qui « font vivre Martignas-sur-Jalle ».

    Selon le maire, cette édition n’avait pas d’autre objectif que de valoriser les acteurs locaux : habitants, associations, jeunes, acteurs économiques et militaires. Il conteste la qualification de « spectacle », qu’il considère comme révélatrice soit d’une « méconnaissance volontaire », soit d’un « profond mépris pour l’engagement quotidien » de ces acteurs. Il rappelle que « rassembler, fédérer et donner de la visibilité au travail collectif » fait partie des missions d’un maire.

    La réserve électorale au cœur de la défense du maire

    Face aux critiques sur le « manque de fond », Jérôme Pescina invoque l’application stricte des règles de la réserve électorale. Il affirme qu’aucun projet futur, aucun programme ni aucun débat politique n’ont été abordés précisément pour respecter la loi. Selon lui, la retenue imposée par le contexte pré-électoral explique le contenu de la cérémonie, et il juge paradoxal que cette retenue soit aujourd’hui utilisée comme argument critique.

    Des accusations juridiques jugées « graves et infondées »

    L’opposition estime que le maire aurait franchi un seuil en évoquant sa candidature aux prochaines élections municipales lors d’une cérémonie officielle financée par des fonds publics, parlant d’une possible rupture d’égalité entre les candidats et d’un manquement au Code électoral.

    Le maire réfute fermement ces accusations, qu’il qualifie de « graves et infondées ». Il indique ne pas avoir annoncé sa candidature lors de la cérémonie, mais avoir simplement rappelé qu’il se représentait, une information qui, selon lui, avait déjà été rendue publique en début de semaine par voie de presse, ainsi que par un courrier distribué dans toutes les boîtes aux lettres de la commune le 5 janvier 2026. Il rappelle par ailleurs que le Code électoral n’interdit pas à un maire de continuer à exercer pleinement ses fonctions jusqu’au choix « souverain des électeurs ».

    La présence de l’opposition lors de la cérémonie évoquée par le maire

    Dans son communiqué, Jérôme Pescina souligne également ce qu’il présente comme une incohérence. Il indique que des élus de l’opposition, « bien représentés et même placés », étaient présents tout au long de la cérémonie, jusqu’à la participation au buffet. Il affirme que leur tête de liste, Éric Gentieu, a pu profiter de l’occasion pour échanger avec les Martignassais présents et leur rappeler sa candidature.

    Un climat de campagne déjà installé

    Dans son communiqué, Jérôme Pescina affirme vouloir poursuivre son action municipale « avec sérieux, respect de la loi et sens de l’intérêt général », estimant que Martignas-sur-Jalle « mérite mieux que des procès d’intention ». Il appelle à dépasser ce qu’il décrit comme des « polémiques artificielles ».

    De son côté, l’opposition conclut en appelant au respect de la loi et de l’éthique républicaine, estimant que « quand on commence une cérémonie en arborant un costume de militaire pour louer le courage, la rigueur et l’amour du pays, la moindre des cohérences est de respecter la loi et l’éthique républicaine ».

    À ce stade, aucun recours ou signalement officiel n’a été communiqué concernant la légalité de la cérémonie. Cet échange illustre toutefois un climat politique déjà tendu à Martignas-sur-Jalle, à l’approche des prochaines élections municipales.

  • Perrine Austry , romancière de défis, publie son 4eme roman, Captifs.

    Perrine Austry , romancière de défis, publie son 4eme roman, Captifs.

    De la philo à l’écriture

    « J’ai été en fauteuil roulant pendant quatre ans », explique-t-elle, évoquant une période où elle ne pouvait plus exercer son métier de prof.

    C’est à l’hôpital, dans un quotidien contraint, que l’écriture s’est imposée : « J’ai pu être sur mon ordi à écrire un texte qui faisait 300 pages », avant ce déclic : « Peut-être que j’ai écrit un livre ». Elle vit aujourd’hui de sa plume et publie son 4ème roman.

    Le corps, fil conducteur de ses romans

    Le rapport au corps a une place centrale dans les romans de Perrine Austry. « Son corps, c’est son propre ennemi », dit-elle, décrivant un combat intime : « Il faut refaire ami avec quelque chose qui est désolidarisé de nous-même ».

    Elle cite notamment « Le quartier des Femmes savantes », qui se déroule à Bordeaux, comme un roman où elle voulait placer « au cœur de l’intrigue une kiné », et rappelle que son éditeur a identifié chez elle une veine particulière : « Ma maison d’édition m’a dit : toi tu fais des romans psychologiques »

    Un goût assumé pour les challenges

    Perrine Austry aime se fixer des défis, y compris dans sa manière d’écrire : « Je suis une compétitrice à fond », « moi je fais jamais dans la facilité, il faut toujours que je me fasse des trucs où je sais que ça sera compliqué », et elle résume son fonctionnement par des « cahiers des charges » qu’elle s’impose.

    « Une vie en apnée » : le froid comme expérience d’écriture

    À propos de « Une vie en apnée » (2025), Perrine Austry insiste sur le réalisme sensoriel qu’elle recherche : « Il faut savoir ce que ça fait sur le corps ».

    Elle raconte s’être documentée et exposée au froid pour écrire juste : « Je suis allée pendant un an… avec des médecins pour savoir ce que c’était que l’hypothermie », convaincue qu’un romancier doit décrire au plus près : « Il faut quand même que je décrive complètement ce qui s’est passé ».

    « Captifs » : un huis clos rural, un engrenage, et l’effet papillon

    Avec « Captifs », l’autrice annonce une rupture de ton et de style. Elle préfère laisser la découverte au lecteur : « Je vous invite à lire les quatre et vous verrez que “Captifs”… ça coupe avec tout le reste ».

    Le point de départ tient en peu de mots, mais impose une contrainte forte : « Une intrigue sur 48 h », pensée comme un challenge après le précédent roman qui s’étirait sur plusieurs années. L’histoire suit Laurent, père célibataire, qui s’isole avec sa fille « dans le coin le plus reculé… entre le Lot-et-Garonne et le Gers », et s’y construit « un petit écrin de paradis de solitude ».Le cœur du roman repose sur l’engrenage : « Je voulais qu’un geste ou un mot puisse avoir des conséquences sur à très long terme », jusqu’à une bascule annoncée comme dramatique : « Ça va avoir des conséquences dramatiques » (sans spoiler davantage).

    Perrine Austry revendique l’ambition de surprendre : « Si vous aimez les thrillers, si vous aimez avoir peur… je vous propose quelque chose de nouveau ».

    Rencontre à Mérignac : sortie nationale et dédicace

    La romancière donne rendez-vous au public jeudi 15 janvier 2026 à 19 h à la librairie Aux Pavés dans la Marge à Mérignac, pour « fêter la sortie nationale avec du champagne ».

    Les 4 romans de Perrine Austry:

    Rouge Fusion ( éditions Jets d’encre)

    Le quartier des femme savantes (Terres de l’ouest)

    Une vie en apnée ( Kubik éditions)

    Captifs ( Kubik éditions)

  • Saint-Médard-en-Jalles: En danger, Coloc’ Hippocampe a besoin d’aide!

    Saint-Médard-en-Jalles: En danger, Coloc’ Hippocampe a besoin d’aide!

    Pour en savoir plus sur la Coloc-Hippocampe, C6 radio a reçu Cécile Code, la co-fondatrice et Fanny Bassin, l’infirmière-coordinatrice. A la découverte d’une initiative originale aussi bien en direction des aidants souvent isolés que des aidés qui sortent un peu de leur quotidien. On estime qu’il y a entre 8 et 11 millions d’aidants en France !

    Pour aider la Coloc’ Hippocampe, un appel aux dons sur Helloasso:

    https://www.helloasso.com/associations/la-coloc-hippocampe

  • Martignas-sur-Jalle : une saison culturelle « populaire et éclectique »

    Martignas-sur-Jalle : une saison culturelle « populaire et éclectique »

    Une programmation construite longtemps à l’avance, guidée par un projet

    Une saison ne se bâtit pas au coup de cœur : « C’est un an, un an et demi à l’avance. Mais c’est pour ça que le projet culturel est essentiel, parce qu’on ne programme pas parce qu’on aime. » Le travail commence par la vision portée par la Ville, puis une phase de rencontres : « La saison culturelle, ça se prépare déjà bien en amont (…) beaucoup de rencontres, de va et vient avec les compagnies, les usagers, puisque notre saison culturelle, elle se veut avant tout populaire et éclectique pour parler à tous sur le territoire. »

    Cette logique s’étend au public scolaire : « On travaille beaucoup en collaboration avec l’ensemble des écoles du territoire (…) un travail de concertation de longue haleine et puis de soutien aussi à la création locale. »

    « Populaire au sens noble » : varier les formes, créer du lien

    La ligne est assumée : « Je dirais que c’est une programmation populaire au sens noble du terme (…) on souhaite que les habitants, que les usagers puissent se retrouver dans notre programmation. Donc, de ce fait, elle est assez variée. »

    Et au-delà de l’affiche, la programmation se joue aussi dans les actions autour des œuvres : « C’est une action quotidienne. Et puis ça va même plus loin, c’est du sens. Quel sens on met à tout ça ? C’est pas juste programmer un spectacle pour programmer. »

    Avec une priorité : « On travaille effectivement beaucoup sur la médiation (…) mettre en lien les publics avec les œuvres, (…) et (…) développer ces axes-là (…) de soutien à la création aussi locale. »

    Budget, contraintes et soutien aux artistes locaux

    Dans un contexte d’inquiétudes pour le secteur, Martignas maintient son cap : « Je dirais que je travaille à budget constant parce qu’il y a une réelle volonté politique (…) de maintenir l’offre culturelle, une offre culturelle de qualité. »

    Sur le terrain, la fragilité de certaines compagnies est réelle : « Il y a effectivement des compagnies locales qui sont malheureusement obligées de mettre la clé sous la porte, ou alors de diversifier leur activité (…) pour ces questions de restrictions budgétaires. »

    La stratégie locale passe aussi par des choix de programmation : « Nous, on travaille beaucoup avec des compagnies locales, ce qui permet de réduire quand même des coûts. »

    Et par l’appui d’acteurs régionaux : « J’ai envie de saluer le travail des agences régionales comme l’OARA comme l’IDAC, qui nous permettent d’avoir des subventions et qui sont là derrière nous. »

    Mutualiser pour gagner en visibilité

    Martignas s’inscrit dans une dynamique collective : « On travaille beaucoup avec la ville de Saint-Jean d’Illac dans le cadre de plusieurs festivals (…) et d’autres communes, Cestas, Canéjan. »

    Objectif : « Ça permet d’avoir une plus grande visibilité (…) Ça permet aussi de mutualiser. »

    La culture comme respiration

    Mounira Bénouard-Autier le résume ainsi : « Il faut prendre soin de sa santé culturelle et ça passe par aller voir les spectacles. »

    Et elle défend une culture accessible : « Je dis pas d’aller voir toujours des pièces élitistes, mais c’est pour ça qu’on défend une culture populaire (…) ça fait du bien d’aller au théâtre, ça nous fait penser à autre chose dans ce monde compliqué en ce moment. »

    À retenir : les temps forts à venir (dès janvier)

    • Projection-débat autour des 256 partisans fusillés au camp de Souge : « On va commencer en réalité par une projection débat (…) le mardi 20 janvier. »
    • Concert d’Yves Carbonne (sextet) dans le cadre du festival de jazz porté par Saint-Jean d’Illac et Jazz Illac : « C’est un virtuose du jazz qui a fait le monde entier », et « cerise sur le gâteau (…) Yves Carbonne (…) il est martignassais. » (samedi 24 janvier)
    • Musique classique à la Saint-Blaise, dans l’église Saint-Blaise : « Traditionnellement (…) nous accueillons (…) le concert de musique classique. » ( le 7 février)
    • Humour / stand-up : Jérémy Charbonnel ( le 27 mars)
    • Théâtre : Cyrano de Bergerac ( le 28 février)
    • Jeune public / scolaire : « Cyrano sentait bon la lessive » ( le 30 avril)
    • Show multidisciplinaire :« un show multidisciplinaire avec danseuses (…) assez caliente » (mentionné le mardi 2 mai)

    Focus : Plaine Brunch Festival, « 100% fait maison »

    Événement musical de rentrée, le festival est revendiqué comme un projet collectif : « C’est notre festival 100% fait maison », construit avec le tissu local : « on travaille avec nos associations locales (…) on construit le festival avec les habitants. »

    Et il grandit sans viser la démesure : « C’est un festival qui grandit (…) cette année, on a atteint les 3500 personnes (…) c’est un festival à taille humaine. »