Auteur/autrice : c6admin

  • Mérignac: Le SAM célèbre ses champions et ses bénévoles lors de ses voeux

    Mérignac: Le SAM célèbre ses champions et ses bénévoles lors de ses voeux

    Arnaud Dublé, champion du monde et figure du cyclisme de vitesse

    Premier sportif appelé sur scène, Arnaud Dublé a reçu les félicitations du club pour un palmarès exceptionnel. En 2025, il est devenu champion du monde en cyclisme sur piste, sur 750 mètres départ arrêté, aussi bien en vitesse individuelle qu’en vitesse par équipe.

    Décrit avec humour comme un « collectionneur de médailles », l’athlète a présenté ses objectifs pour la saison à venir. À 46 ans, il continue de se confronter à l’élite professionnelle, notamment lors des récents championnats de France à Bourges, assumant la difficulté de courir face à des compétiteurs bien plus jeunes pour continuer à progresser en catégorie master.

    Arnaud Dublé a également annoncé son intégration dans une équipe élite, qui lui permettra de multiplier les compétitions à l’international, avec des déplacements prévus à Roubaix, Lyon, Hyères, l’Espagne, avant un objectif majeur : les championnats du monde à Londres en octobre.

    Béatrice Aoustin, une athlète au sommet du sport adapté et paralympique

    La cérémonie s’est ensuite tournée vers Béatrice Aoustin, mise à l’honneur pour ses résultats internationaux en athlétisme. En 2025, elle est devenue championne du monde de lancer de marteau et médaillée de bronze au lancer du poids.

    Son entraîneur a détaillé un programme sportif dense, réparti entre trois fédérations : la Fédération française d’athlétisme, le sport adapté et le paralympique. Béatrice participera notamment aux championnats d’Europe paralympiques en Espagne dès le mois de février, avant d’autres échéances internationales durant la saison estivale.

    Un hommage particulier a été rendu à la municipalité, saluée pour la qualité des équipements et notamment pour les investissements réalisés autour de la cage de lancer, indispensables à la progression des athlètes.

    Gabriel Richard, l’avenir de la boxe française

    Absent pour raisons professionnelles et sportives, Gabriel Richard, licencié en boxe française, a néanmoins été honoré lors de la soirée. Une représentante de sa section est venue recevoir le trophée en son nom, accompagné d’un message vidéo de l’athlète.

    Âgé de 20 ans, Gabriel Richard est membre de l’équipe de France depuis deux ans et pensionnaire du Pôle France de Toulouse. Son palmarès est déjà impressionnant : champion d’Europe junior 2024 et vice-champion du monde junior 2025, un titre acquis malgré une fracture de l’avant-bras survenue en demi-finale.

    Dans son message, il a tenu à remercier son entraîneur de longue date, sa famille, ses partenaires d’entraînement et l’ensemble des personnes qui l’accompagnent dans son double projet sportif et professionnel.

    Maïana Prat, la gymnastique mérignacaise à l’échelle mondiale

    Autre sportive mise à l’honneur, Maïana Prat, absente elle aussi pour des raisons scolaires et sportives, poursuit une ascension remarquable en gymnastique artistique.

    En 2025, elle a confirmé au plus haut niveau avec un nouveau titre mondial par équipe et une médaille de bronze individuelle.

    Le Président de la section Gymnastique a précisé qu’elle venait d’intégrer le collectif France Elite, participant récemment à un stage de préparation en Martinique, dans la perspective des Jeux Olympiques et des prochaines grandes échéances internationales, dont les championnats d’Europe et du monde. Avec son club, elle disputera également la demi-finale du Top 12, le championnat élite français, avec l’ambition de rejoindre la finale dès sa première saison à ce niveau.

    La section football saluée pour son parcours en Coupe de France

    La section football du SAM a également été honorée pour ses deux parcours consécutifs en 32e de finale de la Coupe de France, lors des saisons 2024-2025 et 2025-2026.

    Le coach Clément Tapy est revenu sur cette aventure vécue comme une « parenthèse exceptionnelle », soulignant l’importance du soutien du club, de la municipalité et des services techniques pour permettre l’accueil de rencontres à ce niveau sur le stade Robert Brettes.

    Si la Coupe de France a marqué les esprits, le staff rappelle que les objectifs principaux restent le championnat et la formation, avec l’ambition affirmée de voir le club franchir un cap et accéder au niveau national chez les seniors.

    Le prix Jacques Lemaire pour une vie de bénévolat : Danièle Bernède honorée

    Moment particulièrement émouvant de la soirée, la remise du prix Jacques Lemaire, créé en 2023 pour récompenser l’engagement bénévole, a été attribuée cette année à Danièle Bernède.

    Licenciée au club depuis 1963, elle incarne à elle seule plusieurs décennies d’histoire du SAM et de l’athlétisme mérignacais. Athlète aux 97 titres locaux, régionaux, nationaux et internationaux, elle a également consacré sa vie au bénévolat : encadrement, formation, organisation de compétitions, création d’événements majeurs comme le Cross du Burck, gestion du matériel et animation de l’école d’athlétisme.

    Dans un discours empreint d’émotion, Danièle Bernède s’est dite surprise et profondément reconnaissante, rendant hommage à la Ville de Mérignac et aux élus qui ont accompagné le développement du sport local au fil des décennies. Se définissant comme « une mémoire du SAM », elle a rappelé combien l’évolution des infrastructures et le soutien municipal avaient rendu possible son parcours sportif et humain.

    Une soirée à l’image du SAM

    Entre performances internationales, projets de formation, reconnaissance du bénévolat et attachement au territoire, cette mise à l’honneur a illustré l’identité du SAM : un club ancré localement, mais résolument tourné vers l’excellence, où la performance sportive va de pair avec l’engagement collectif et la transmission.

  • Vœux du SAM : Benjamin Aimard défend l’esprit associatif et trace les perspectives pour 2026

    Vœux du SAM : Benjamin Aimard défend l’esprit associatif et trace les perspectives pour 2026

    Un choix de lieu symbolique.

    Si la cérémonie ne s’est pas tenue dans un cadre plus institutionnel, le choix de la Maison des associations n’a rien d’anodin. Benjamin Aimard y voit avant tout un retour « à la maison », dans un lieu dédié à la vie associative mérignacaise.

    « Ici, on est chez nous! », a-t-il insisté, rappelant que les associations locales œuvrent quotidiennement pour l’ensemble des Mérignacaises et des Mérignacais.

    Pour le président du SAM, ce cadre illustre parfaitement la raison d’être du tissu associatif : s’associer autour d’un objectif commun, rendre service, créer du lien, loin de toute logique de pouvoir ou de mise en avant personnelle.

    Le sport comme fil conducteur

    Au cœur du projet du SAM, un principe reste intangible : le sport pour tous. Sport pour la santé, sport pour l’inclusion, sport comme vecteur de lien social. Une diversité de pratiques que Benjamin Aimard compare aux « couleurs de l’arc-en-ciel », et qu’il appelle à préserver coûte que coûte.

    Dans un contexte parfois marqué par des critiques ou des divergences internes, le président a tenu à rappeler que l’action du SAM ne repose pas sur des projets de gouvernance abstraits, mais sur des initiatives concrètes, proches des habitants et des pratiquants.

    « Les gens viennent pour faire du sport, pour s’entretenir, pour rencontrer d’autres personnes. Chacun a ses raisons, et elles sont toutes légitimes », a-t-il souligné.

    Rester unis malgré les divergences

    Sans éluder les tensions ou les oppositions, Benjamin Aimard a appelé l’ensemble des acteurs du SAM à garder le cap sur l’essentiel : les licenciés, les bénévoles et les valeurs associatives. Il a également tenu à rappeler son engagement personnel, affirmant continuer à fréquenter régulièrement les sections et à pratiquer le sport, « avec le temps qu’il reste ».

    Un message clair adressé à la gouvernance et aux responsables de sections : préserver l’esprit collectif et l’ADN associatif doit rester une priorité absolue.

    Une longue série de remerciements

    Le président du SAM a ensuite tenu à remercier l’ensemble des acteurs qui font vivre l’association au quotidien. À commencer par Thierry Trijoulet, Maire de Mérignac, ainsi que le service des sports, salué pour son accompagnement constant.

    Il a également adressé un message particulier à Cécile Saint-Marc (Adjointe déléguée aux sports), évoquant possiblement ses derniers vœux dans ce cadre, tout en soulignant qu’elle resterait toujours la bienvenue au sein du SAM.

    Les membres du comité directeur, les élus du bureau, les bénévoles, les partenaires et les médias ont aussi été cités,

    Un SAM qui rayonne bien au-delà de Mérignac

    Sur le plan sportif, Benjamin Aimard n’a pas caché sa satisfaction. L’année 2025 est qualifiée « d’exceptionnelle », avec des résultats qui seront détaillés ultérieurement, et un rayonnement qui dépasse largement le cadre local.

    « Le SAM rayonne au niveau local, national et même international », a-t-il affirmé, évoquant des rencontres parfois inattendues, à Paris ou ailleurs en France, où le simple fait de mentionner le SAM suffit à établir un lien avec le monde sportif.

    Les salariés, « ceux qui œuvrent dans l’ombre »

    Moment fort du discours : l’hommage appuyé rendu aux salariés du SAM, permanents et personnels de terrain. Souvent confondus avec des bénévoles tant leur implication est grande, ils sont décrits comme discrets, investis et essentiels au fonctionnement quotidien de l’association.

    Benjamin Aimard a tenu à saluer aussi bien les équipes support que les salariés techniques et opérationnels, soulignant leur professionnalisme et leur contribution directe au rayonnement du SAM.

    2025, une année charnière avant les défis de 2026

    Accompagnée par la Ville de Mérignac, l’année 2025 a également été marquée par une phase d’observation et de structuration. Le président a annoncé la finalisation du recrutement d’un directeur, un projet initié par Dominique Orignac.

    L’arrivée officielle de ce dernier est prévue pour le 2 février, avec pour mission d’accompagner la restructuration du SAM et de relever les défis à venir.

    Des défis clairement identifiés : budgétaires, organisationnels et structurels.

    Mais Benjamin Aimard se veut confiant et combatif. Reposé et déterminé, il assure être prêt à affronter 2026 « avec beaucoup d’énergie », n’hésitant pas à emprunter une métaphore sportive : « quand il faut y aller, il faut y aller ».

    Des vœux placés sous le signe de l’humain

    En conclusion, le président du SAM a formulé des vœux simples et sincères : la santé, du temps passé en famille, du plaisir dans l’engagement associatif et la réussite des projets à venir.

    Un mot d’ordre pour finir : rester soi-même, rester fidèle aux valeurs du club, et surtout « rester SAMistes ».

  • Yves Carbonne, bassiste hors normes entre virtuosité, invention et liberté musicale

    Yves Carbonne, bassiste hors normes entre virtuosité, invention et liberté musicale

    Une reconnaissance internationale construite sur l’audace

    Bassiste reconnu sur la scène internationale, Yves Carbonne s’est fait connaître autant par ses albums que par les instruments atypiques qu’il développe depuis des années en collaboration avec des luthiers. Une démarche qui l’a mené à jouer sur les plus grandes scènes et à faire, récemment, la couverture du Bass Review Magazine, référence mondiale pour les bassistes.

    Une reconnaissance qu’il accueille avec lucidité : « Ça aide, ça fait de la promo », souligne-t-il simplement, fidèle à une approche pragmatique du métier.

    Du piano à la basse : une histoire de fréquences et de sensation

    La musique entre très tôt dans sa vie. Yves Carbonne commence le piano à l’âge de 7 ans, avant de basculer vers la basse à 13 ans. Un choix qui peut surprendre, tant les deux instruments semblent opposés dans leur rôle.

    Pourtant, le musicien l’explique clairement : il a toujours été attiré par les fréquences graves et par le rapport physique à l’instrument. « Au piano, c’est un marteau qui frappe la corde. J’avais envie de toucher la corde directement », confie-t-il. Une recherche de contact, de matière, presque charnelle, qui marque toute sa trajectoire artistique.

    D’abord autodidacte à la basse, il progresse rapidement avec les cours de Jack Tocah et intègre le Big Band de jazz du Conservatoire dès 1982. Il entame sa carrière professionnelle à 17 ans.

    Le jazz comme évidence artistique

    Né en 1967, Yves Carbonne grandit dans un contexte musical dominé par le rock, la new wave et les musiques populaires des années 80. Pourtant, c’est vers le jazz qu’il se tourne très tôt.

    La découverte de John Coltrane à 15 ans agit comme un déclic. Ce qui l’attire, c’est la complexité, l’exigence, l’improvisation. « J’aime les choses complexes », assume-t-il, tout en précisant que sophistication ne signifie pas inaccessibilité : le but reste de rendre la musique accessible, sans renoncer à sa richesse.

    Son univers musical se nourrit ainsi de jazz, de groove, de funk, de soul, de rock, mais aussi de musique classique, contemporaine et baroque. Une musique hybride, profondément ancrée dans l’écoute et l’expérience.

    L’instrument comme outil, jamais comme finalité

    Si Yves Carbonne est aujourd’hui mondialement identifié à sa basse à douze cordes, il tient à rappeler que l’instrument n’est jamais une fin en soi. « Un instrument est un outil », martèle-t-il.

    Son objectif initial n’était pas de provoquer, mais de répondre à un besoin musical précis : explorer à la fois les graves les plus profonds et les aigus les plus élevés, jusqu’à couvrir la plage sonore d’un piano.

    Le choix du fretless, inspiré de la contrebasse ou du violoncelle, permet une expressivité accrue : chaque nuance dépend de la position du doigt, de la pression, du vibrato. Une exigence technique extrême, qui impose une discipline physique et mentale rigoureuse.

    « Je suis plus en forme aujourd’hui qu’à 30 ans », confie-t-il, évoquant un quotidien fait de sport, d’entraînement, de rigueur alimentaire et de travail constant. Une contrainte devenue moteur d’équilibre et d’évolution personnelle.

    Créer, chercher, se tromper

    Toujours en quête, Yves Carbonne n’hésite pas à expérimenter dans tous les sens : basses à douze cordes, à quatre cordes accordées une octave plus bas, mais aussi instruments à deux cordes, voire des réflexions ironiques sur une basse… sans cordes.

    Derrière l’humour, une vraie philosophie : augmenter ou réduire volontairement les contraintes pour stimuler la créativité. « Quand on limite les possibilités, on est obligé de s’adapter », explique-t-il.

    Il insiste également sur un point fondamental : beaucoup d’artistes ont abandonné ce type d’instrument par manque de projet musical clair. Sans intention artistique forte, l’innovation instrumentale perd son sens.

    Une musique profondément ancrée dans l’improvisation

    L’improvisation est au cœur de son processus créatif. Son dernier album, est largement issu d’improvisations réalisées pendant la période du confinement, partagées à l’époque sur les réseaux sociaux.

    Avec le recul, Yves Carbonne a sélectionné certaines idées, les a transcrites, structurées, puis utilisées comme base pour de nouvelles improvisations. Un aller-retour constant entre spontanéité et écriture, entre émotion brute et construction musicale.

    Le concert en sextet, entre groove et liberté

    À Martignas, le public pourra découvrir cette musique en formation sextet, entouré de musiciens qu’il qualifie sans détour de « crème de la crème ».

    Un équilibre subtil entre le rôle fondamental du bassiste et celui du soliste, dans un esprit de dialogue et de partage musical.

    Être artiste aujourd’hui : une position exigeante

    Au fil de l’entretien, Yves Carbonne livre aussi une réflexion lucide sur la place de l’artiste dans la société actuelle. La crise du disque, le streaming, la précarisation de la culture, l’uniformisation des productions et la difficulté à vivre de créations exigeantes sont autant de réalités qu’il assume sans détour.

    Pour lui, l’art doit questionner, là où une certaine culture tend parfois à endormir. Une posture qui peut déranger, mais qu’il revendique pleinement.

    Conscient des contraintes économiques, il distingue clairement ses deux carrières : celle du musicien professionnel, qui répond à des commandes, et celle de l’artiste, où il laisse libre cours à l’expérimentation et à l’émotion.

    Un artiste en mouvement permanent

    Installé aujourd’hui près de Mérignac après avoir vécu aux États-Unis, Yves Carbonne continue de composer et de développer de nouveaux projets, notamment à Paris, qu’il préfère pour l’instant garder confidentiels.

    Une chose est sûre : l’artiste ne compte pas s’arrêter. « J’ai de quoi m’occuper jusqu’à ma mort », glisse-t-il avec un sourire, évoquant les possibilités infinies offertes par ses instruments et par la musique.

    Un concert à ne pas manquer pour découvrir un musicien libre, exigeant et profondément humain, dont la basse, loin d’un simple rôle d’accompagnement, devient un véritable orchestre à elle seule.

  • TARMAQ 1 ouvrira fin 2026 à Mérignac.

    TARMAQ 1 ouvrira fin 2026 à Mérignac.

    C’est en 2020 qu’est lancé le projet de TARMAQ. A l’origine, un constat partagé par les collectivités et les acteurs de la filière : la méconnaissance du grand public d’un secteur pourtant central pour la métropole bordelaise et la Nouvelle-Aquitaine.

    La région accueille des acteurs majeurs de l’aéronautique, du spatial et de la défense tels que Dassault Aviation, ArianeGroup, Thales, Sabena Technics ou encore la Base aérienne 106. Cette filière représente environ 17 000 emplois directs sur le territoire métropolitain, et constitue l’un des piliers industriels régionaux.

    Pourtant, comme le souligne Jérôme Darsouze, cette réalité reste largement ignorée : « On vit sur un territoire extrêmement aéronautique, mais on ne connaît ni son histoire, ni ses métiers, ni ses perspectives. »

    Une problématique forte autour des métiers et de l’emploi

    Un enjeu majeur: le recrutement. À l’échelle nationale, la filière aéronautique, spatiale et défense propose chaque année près de 25 000 CDI, sans parvenir à pourvoir l’ensemble des postes.

    Selon Jérôme Darsouze, cette difficulté ne tient pas uniquement à un manque de compétences, mais aussi à une image réductrice des métiers. « Quand on demande aux gens quels sont les métiers de l’aéronautique, on cite souvent pilote, hôtesse ou ingénieur. En réalité, ce sont près de 150 métiers différents qui permettent à un avion de voler. »

    De nombreux postes sont accessibles dès le niveau bac ou bac +1, notamment dans la maintenance, la production, la logistique ou le contrôle qualité. La filière offre également une forte capacité d’évolution professionnelle, permettant de changer de métier ou de spécialité au cours d’une carrière.

    Désacraliser un secteur perçu comme élitiste

    TARMAQ se donne pour mission de désacraliser l’aéronautique, souvent perçue comme un univers réservé à une élite scientifique ou technique.

    « Beaucoup de jeunes pensent qu’il faut être ingénieur ou avoir fait de longues études pour travailler dans ce secteur, ce qui est faux », insiste le directeur général.

    L’ambition est donc double : faire rêver, tout en rendant accessible un secteur stratégique, en montrant concrètement les parcours possibles, les formations existantes et la diversité des métiers.

    Raconter une histoire régionale méconnue

    Au-delà des enjeux contemporains, TARMAQ souhaite également remettre en lumière une histoire aéronautique régionale riche, parfois éclipsée par d’autres territoires.

    La Nouvelle-Aquitaine a pourtant joué un rôle majeur dans le développement de l’aviation : la première école de pilotage au monde à Pau, les hydravions transatlantiques reliant Biscarrosse à New York, ou encore l’assemblage de centaines d’avions de combat à Bordeaux durant la Première Guerre mondiale.

    « Cette histoire existe, elle est passionnante, mais elle est peu racontée », souligne Jérôme Darsouze, qui voit dans TARMAQ un outil pour transmettre cette mémoire aux nouvelles générations.

    Toulouse, un modèle inspirant mais une approche différente

    Toulouse est aujourd’hui une référence européenne en matière de valorisation de l’aéronautique et du spatial, avec des équipements emblématiques comme Aéroscopia ou la Cité de l’Espace.

    Pour autant, TARMAQ ne cherche ni à copier ni à concurrencer ces modèles. « Toulouse est très forte sur la valorisation industrielle et patrimoniale, notamment autour d’Airbus et du spatial. Notre approche est complémentaire », explique Jérôme Darsouze.

    Là où Toulouse met en avant des objets iconiques et des sites spectaculaires, TARMAQ entend se concentrer sur la médiation, la compréhension des métiers, les parcours professionnels et les enjeux de transition, notamment environnementaux.

    Le projet vise également à rappeler que la filière ne se limite pas à Toulouse : « Il y a une vraie légitimité aéronautique en Nouvelle-Aquitaine, avec des savoir-faire reconnus et des milliers d’emplois. »

    Un équipement de médiation, pas un musée

    TARMAQ ne sera pas un musée au sens classique du terme. Il se définit comme un équipement de médiation scientifique et culturelle, proposant une approche interactive et pédagogique.

    Le public pourra y découvrir des expositions immersives, des ateliers, des parcours ludiques, ainsi que des dispositifs permettant de comprendre concrètement comment fonctionne la filière aéronautique, spatiale et défense.

    Avant même l’ouverture de son site définitif, TARMAQ est déjà actif hors les murs, avec des interventions dans les établissements scolaires, des expositions itinérantes et des actions menées en partenariat avec France Travail, notamment pour sensibiliser aux métiers en tension.

    Une première préfiguration à Mérignac

    Face aux difficultés de concrétiser le projet de base,essentiellement pour raisons budgétaires, une première étape concrète est attendue d’ici la fin de l’année, avec l’ouverture d’une préfiguration de 700 m² dans le bâtiment Cockpit, situé sur l’aérodrome de Mérignac.

    Ce site, gratuit et ouvert au public, proposera une exposition permanente axée sur la décarbonation de la filière aéronautique, à travers des expériences immersives et pédagogiques.

    « C’est une version pilote, un prototype, qui permettra de tester les contenus et de montrer ce que pourrait être TARMAQ à plus grande échelle », précise Jérôme Darsouze.

    À terme, le projet initial prévoit un équipement pouvant atteindre jusqu’à 10 000 m², capable d’accueillir un large public et des événements d’envergure.

    Un outil stratégique pour le territoire

    Au-delà de la médiation culturelle, TARMAQ ambitionne de devenir un levier d’attractivité territoriale, à la croisée des enjeux économiques, touristiques et éducatifs.

    En valorisant les entreprises locales, les formations, les innovations et les parcours professionnels, le projet entend renforcer le lien entre les habitants et une filière qui façonne l’identité et l’avenir du territoire.

    « L’aéronautique et le spatial continuent de faire rêver. TARMAQ doit permettre de transformer ce rêve en compréhension, en vocations et en opportunités concrètes », conclut Jérôme Darsouze.

    Un projet structurant, pensé pour reconnecter durablement la Nouvelle-Aquitaine à une filière d’excellence, essentielle à son développement présent et futur et qui peine à recruter.

  • Festival de l’Apprendre : « Apprendre, c’est aussi prendre soin de soi », souligne l’orthopédagogue Magali Solviche

    Festival de l’Apprendre : « Apprendre, c’est aussi prendre soin de soi », souligne l’orthopédagogue Magali Solviche

    Découvert en 2023 par un collectif d’acteurs de l’éducation et de la jeunesse, le festival s’est implanté pour la première fois sur le territoire bordelais avec l’ambition de valoriser l’apprentissage sous toutes ses formes, bien au-delà du cadre scolaire. « Apprendre tout au long de la vie, ce n’est pas seulement l’école ou les enfants, c’est aussi prendre soin de soi, des autres et de la planète », rappelle Magali Solviche.

    Conférences, ateliers et rencontres pour tous les publics

    Jusqu’au 29 janvier, de nombreux événements sont proposés en présentiel et en distanciel à Bordeaux, Mérignac, Eysines et plus largement sur le territoire de la métropole. Conférences, ateliers, visites de laboratoires, podcasts ou encore actions de sensibilisation s’adressent aussi bien aux professionnels qu’aux familles et aux jeunes.

    Magali Solviche interviendra notamment le vendredi 23 janvier 2026 lors d’un atelier intitulé « Dans ma tête et dans mon cœur : parler du bien-être, ça s’apprend », destiné aux enfants de 8 à 10 ans. Un temps d’échange centré sur l’expression des émotions, la reconnaissance du mal-être et le droit de demander de l’aide.

    Orthopédagogie : accompagner les difficultés d’apprentissage et le mal-être

    Orthopédagogue de formation, Magali Solviche accompagne des apprenants de tous âges confrontés à des difficultés scolaires, des troubles de l’apprentissage (dyslexie, troubles de l’attention, troubles du spectre de l’autisme), mais aussi des jeunes en perte de confiance ou en situation de refus scolaire anxieux.

    « Il y a une vraie différence entre ne pas aimer l’école et se rendre malade pour ne pas y aller », explique-t-elle. Les signes sont multiples : maux de ventre, maux de tête récurrents, crises d’angoisse au moment de franchir le portail de l’école. Des situations qui ne relèvent ni du caprice ni d’un manque de motivation, mais d’un réel mal-être.

    Depuis la crise sanitaire, ces situations sont de plus en plus fréquentes, y compris chez de très jeunes enfants. Isolement, pression scolaire, harcèlement, anxiété de performance ou climat géopolitique anxiogène contribuent à fragiliser les élèves, parfois même ceux qui obtiennent de très bons résultats scolaires.

    Parents, école et société face à l’anxiété des jeunes

    Si l’Éducation nationale prend de mieux en mieux en compte ces problématiques, les enseignants restent confrontés à un manque de moyens et à des effectifs importants. Le repérage des signaux d’alerte se fait donc souvent d’abord en famille, où les parents peuvent se sentir démunis.

    « On n’a pas de mode d’emploi pour être parent », souligne Magali Solviche, rappelant l’importance de reconnaître l’existence de l’anxiété scolaire et d’accepter que les accompagnements prennent du temps. Elle insiste également sur la nécessité de déconstruire les idées reçues autour de la santé mentale, encore trop souvent associée à la folie, alors qu’elle concerne aussi le burn-out, la dépression ou l’anxiété.

    Numérique, IA et apprentissage : accompagner plutôt qu’interdire

    Le Festival de l’Apprendre aborde également les enjeux du numérique, des écrans, de l’intelligence artificielle et des jeux vidéo, avec plusieurs conférences et interventions sur le territoire. Pour l’orthopédagogue, l’enjeu n’est pas de refuser ces outils, mais d’apprendre à les utiliser avec esprit critique.

    « Avoir accès à l’information ne veut pas dire la comprendre ni savoir l’utiliser », rappelle-t-elle. Si les enfants maîtrisent souvent mieux les outils numériques que les adultes, ces derniers conservent un rôle essentiel : celui de questionner, d’accompagner et d’aider à vérifier les sources et le sens des informations.

    Concernant l’usage du téléphone à l’école, Magali Solviche plaide pour une approche nuancée : pas d’écrans pendant les temps d’apprentissage, mais davantage de souplesse sur les temps extrascolaires, notamment au lycée.

    Une génération agile et adaptable

    Interrogée sur l’avenir des jeunes générations, l’orthopédagogue se montre résolument optimiste. « Ils n’ont pas les mêmes codes que nous, mais ils sont plus agiles, plus adaptables », affirme-t-elle, rappelant que chaque génération traverse son propre choc culturel.

    Si le contexte mondial actuel peut rendre plus difficile la projection dans l’avenir, elle estime que les jeunes sauront trouver leurs propres chemins, à condition d’être accompagnés avec bienveillance.

    Le Festival de l’Apprendre (soutenu par la municipalité de Mérignac), de par la diversité de ses actions et de ses publics, entend justement contribuer à cette réflexion collective sur l’apprentissage, le bien-être et la place de chacun dans une société en pleine transformation.

  • Mérignac : La maison de négoce Twins s’installe dans un entrepôt XXL et reste optimiste

    Mérignac : La maison de négoce Twins s’installe dans un entrepôt XXL et reste optimiste

    Le négociant en vins Twins est engagé dans un déménagement logistique d’ampleur vers un nouveau site à Mérignac, à proximité immédiate de la rocade et de l’aéroport. L’entreprise quitte son implantation de Bruges pour un bâtiment conçu comme un outil de travail central : “on est en plein déménagement… l’équivalent de 130 camions”, un transfert qui s’étale sur plusieurs semaines et mobilise une organisation millimétrée.

    Un entrepôt de 6 000 m² pour doubler la capacité et gagner en autonomie

    Le cœur du projet, c’est un espace de 6 000 m² dédié au stockage, dimensionné pour accompagner la croissance. Anthony Moses explique pouvoir “doubler” ses capacités, avec un entrepôt aujourd’hui configuré autour de 2,8 millions de bouteilles et un potentiel d’extension “jusqu’à 4 millions” via l’ajout de rangées de racks. L’enjeu est assumé comme stratégique : “la priorité, c’était d’être indépendant… une indépendance pour stocker nos vins”, après des années de stockage externalisé.

    Un bâtiment ICPE “ultramoderne”, pensé pour stabiliser la conservation du vin

    Avec son isolation renforcée, les écarts de température seront limitées dans le hangar, de quoi optimiser les conditions de conservation. Autre avantage: cette conception “permet d’utiliser moins de climatisation”, en réduisant les besoins énergétiques liés au maintien d’une température stable dans les zones de stockage. Le site intègre aussi une dimension énergétique, avec une toiture équipée de panneaux solaires pour tendre vers une structure “complètement indépendante énergétiquement”, cohérente avec la logique globale du projet (maîtrise des coûts, stabilité, et continuité d’exploitation).

    Sécurité : béton, vidéosurveillance et rondes de nuit

    Stocker massivement implique aussi de sécuriser des stocks à forte valeur. Anthony Moses décrit un dispositif “au cœur de la stratégie” : murs en béton épais, caméras “partout”, vigiles la nuit et une société de gardiennage connectée aux forces de l’ordre. Il faut dire que certaines bouteilles peuvent atteindre “1 000 à 1 500 euros”, ce qui justifie un niveau de protection comparable à celui d’un site sensible.

    Grands crus, mais aussi “petits châteaux” : une logique commerciale et “sociétale”

    “Le cœur de métier… c’est la vente de grands crus”, explique Anthony Moses, mais l’entreprise fait aussi du négoce sur des vins accessibles, “deux, trois, quatre, cinq euros”, avec l’idée que “l’un n’empêche pas l’autre”; Pour Twins, il existe une dimension “sociétale” (ne pas laisser une partie de la filière sur le bord de la route), mais aussi économique : en période de consommation contrainte, le marché ne se limite pas aux crus classés.

    Une filière en difficulté : Ukraine, taux, Chine et consommation en baisse

    « Les 18 à 24 mois ont été vraiment très compliqués” explique Anthony Moses, entre la géopolitique (Ukraine), les taxes sur certains marchés, la hausse des taux, et une Chine qui a tardé à redémarrer après les confinements alors qu’elle a pu représenter “30 à 40% des débouchés” à certains moments. Sans oublier une baisse ou stagnation de la consommation et le fait que des jeunes se tournent vers des produits “plus simples” et “plus funky” que le vin.

    Les États-Unis : un tiers du chiffre d’affaires, entre reprise et incertitude fiscale

    Le marché américain apparaît comme un baromètre quotidien pour Twins. L’entreprise y est “très exposée”, avec “plus d’un tiers” de son chiffre d’affaires Après une année difficile, Anthony Moses décrit un début de reprise : le marché “était en train de repartir”, notamment parce que les clients apprenaient à composer avec le contexte, tandis que des stocks “non taxés” présents sur place avaient été progressivement consommés. Mais cette reprise est fragilisée par une “menace” de taxe additionnelle, “pas encore complètement confirmée”, qualifiée de “coup dur”. Twins relativise en rappelant l’épisode Airbus/Boeing et des taxes déjà montées à “25%”, en misant sur la capacité de la place bordelaise et de l’entreprise à rester “agile”, à “trouver des solutions” et à “s’en sortir une fois de plus”.

    Surproduction : l’arrachage comme étape “triste” mais nécessaire

    Anthony Moses replace la crise dans un cadre mondial : la surproduction ne touche pas que Bordeaux, mais aussi le Chili, l’Argentine ou les États-Unis, dans un contexte de consommation qui baisse ou stagne. Selon lui, l’arrachage est “évidemment très triste”, mais il devient “indispensable” pour soutenir les prix, soutenir la demande, et permettre aux viticulteurs qui restent de “vivre dignement de leur travail”.

    Le “drame” des prix trop bas : vers “boire moins, mais mieux”

    Anthony Moses pointe aussi le problème des bouteilles affichées à 1,50–1,80 € en grande surface : “ça ne devrait pas exister”, car on est “à peine au coût de revient”. Il estime que le redressement passe par des prix plus justes : si les vins se vendent “à des prix corrects”, la qualité suit, et “le gros gagnant” peut être le consommateur, appelé à “boire moins, mais mieux” et à “se faire plaisir” avec de meilleurs produits.

    Avenir : un investissement maintenu, et un optimisme assumé

    Malgré les turbulences, Twins tient le cap. L’entreprise a “souffert comme tout le monde”, mais se présente comme une structure familiale de long terme, “capable d’encaisser ces cycles”, grâce à une gestion prudente et des réserves constituées. Ce nouvel entrepôt est “un aboutissement” et corrige “une anomalie” pour une société de cette taille, qui n’avait pas son propre chai. Le projet devient un levier de motivation : “on n’allait pas revenir en arrière”, et cette étape “donne encore plus de motivation pour continuer à bien travailler”.

    Sur les perspectives de marché, Anthony Moses se dit “confiant pour deux raisons”. D’abord la qualité : “les vins de Bordeaux n’ont jamais été aussi bons”, avec une “maîtrise technique exceptionnelle”, et des vins aux profils rendus plus accessibles (plus mûrs, plus ronds, plus faciles à boire jeunes) notamment grâce au réchauffement climatique. Ensuite, Bordeaux a été “la première région” à corriger ses prix avec une baisse d’environ “40% sur les 18 derniers mois”, ce qui renforce le rapport qualité-prix.

    Twins estime que ce retour sur des “zones de prix hyper accessibles” peut aider Bordeaux à mieux parler aux marchés au pouvoir d’achat plus contraint, comme “la France” et “l’Europe”, et à “regagner les cœurs” d’une partie des consommateurs. Bordeaux “a connu beaucoup de cycles”, mais reste “résiliente” et “va s’adapter”, avec l’espoir d’un effort collectif entre producteurs, négociants et clients, conclut Anthony Moses.

  • Saint-Médard Basket : un club formateur et ambitieux avant un 16e de finale de Coupe de France

    Saint-Médard Basket : un club formateur et ambitieux avant un 16e de finale de Coupe de France

    Avec environ 450 licenciés, dont près de 300 jeunes, le Saint-Médard Basket s’impose comme une référence en Gironde. Une réussite qui s’accompagne toutefois de choix assumés. « Nous limitons volontairement le nombre de licenciés pour garantir un encadrement de qualité », explique Laurent Chiboust. Après les Jeux olympiques de 2024, le club a même dû refuser près de 300 demandes supplémentaires, conséquence d’un effet JO mais aussi des bons résultats sportifs récents.

    Un encadrement structuré et une priorité donnée à la formation

    Le club s’appuie sur quatre salariés, tous dédiés à la formation des jeunes. « Ici, ce n’est pas une garderie. On vient pour jouer au basket et progresser », insiste le président. Si la mairie soutient activement le club en mettant à disposition des créneaux, les infrastructures restent néanmoins limitées face à la forte demande.

    Sportivement, les ambitions sont claires mais mesurées. Chez les masculins, l’objectif est de retrouver la Nationale 2 et surtout de s’y maintenir durablement. Actuellement leaders ex æquo de leur poule de Nationale 3, les joueurs visent une montée progressive, avec un projet étalé sur trois ans. « Monter, oui, mais pour y rester. Le yo-yo use tout le monde », rappelle Laurent Chiboust.

    Un modèle associatif fondé sur le bénévolat et les partenariats

    Au-delà du terrain, le Saint-Médard Basket repose sur un fort engagement bénévole. Animations locales, présence sur les événements de la ville, investissement dans un food-truck pour soutenir financièrement le club : les initiatives sont nombreuses pour consolider le budget et renforcer l’ancrage territorial.

    Cette dynamique se traduit également par une reconnaissance institutionnelle. Le club cumule plusieurs labels de la Fédération française de basketball, notamment pour son engagement citoyen, sociétal et environnemental. Respect, fair-play, écologie et comportement responsable font partie intégrante du projet éducatif. « Un jeune doit sortir grandi de son passage au club », souligne le président.

    Basket Culture : quand le sport rencontre l’art

    Parmi les projets innovants figure Basket Culture, une initiative interne visant à profiter des soirs de match pour mettre en lumière d’autres associations culturelles. Expositions de peintures, photographies, lectures ou performances de danse viennent ainsi enrichir l’expérience des spectateurs. « Un club associatif est fait pour créer du lien », rappelle Laurent Chiboust.

    Une équipe première ambitieuse mais lucide

    Côté terrain, la défaite récente à Panazol a rappelé l’exigence du championnat. Pour Antoine Chevalier, nouvelle recrue cette saison, cette gifle peut être salutaire. « Cela permet de se ressaisir », confie-t-il. Même analyse pour Yohann Léglise, assistant coach et salarié du club, qui souligne l’importance du mental à l’approche des échéances décisives.

    Le rendez-vous du 24 janvier, en Coupe de France, représente un double enjeu : sportif et comptable, puisqu’une victoire rapporterait également un point bonus en championnat. Face à Brest, équipe de niveau inférieur mais redoutable, la vigilance est de mise. « En coupe, tout peut arriver. Il ne faut surtout pas prendre ce match à la légère », préviennent les joueurs.

    Des valeurs partagées sur et en dehors du parquet

    Si le Saint-Médard Basket affiche des ambitions sportives, il revendique avant tout un esprit familial et des valeurs fortes. Antoine Chevalier, ancien joueur professionnel, souligne l’importance de cet environnement. « Je voulais rejoindre un club avec une vraie identité et une bonne réputation. Ici, l’accueil est chaleureux et la pression est maîtrisée. »

    À la veille d’un match à enjeu et d’une fin de saison disputée, le Saint-Médard Basket confirme son modèle : former, structurer et progresser sans précipitation, en conjuguant performance sportive et engagement citoyen.

  • Au cœur de l’école de rugby du SMRC, là où naissent les valeurs et l’esprit club

    Au cœur de l’école de rugby du SMRC, là où naissent les valeurs et l’esprit club

    Une école de rugby ouverte dès 3 ans

    Contrairement aux idées reçues, l’école de rugby du SMRC accueille les enfants dès l’âge de 3 ans, au sein de la catégorie des baby rugby. Une pratique entièrement adaptée, sans contact, axée sur le jeu, la motricité et la découverte de la balle ovale. « On parle de rugby, mais surtout d’activités autour du ballon, avec des parcours, des jeux, des balles de différentes tailles », explique Nicolas Andréani.

    Les enfants évoluent ensuite par catégories d’âge, des moins de 8 ans aux moins de 14 ans, avec une progression pédagogique pensée pour garantir sécurité, plaisir et apprentissage. Les premiers contacts n’apparaissent que progressivement, toujours préparés par des exercices adaptés.

    Une référence en Gironde, notamment pour le rugby féminin

    Avec plus de 300 licenciés, l’école de rugby du SMRC figure parmi les plus importantes de Gironde. Elle se distingue aussi par un chiffre marquant : elle est la première école de rugby du département en nombre de licenciées féminines.

    Un résultat qui n’est pas le fruit du hasard. « C’est un travail de fond mené depuis plusieurs années, notamment dans les écoles primaires, pour montrer aux filles que le rugby est aussi fait pour elles », souligne Laëtitia Laffay. Vestiaires dédiés, éducateurs formés aux spécificités du rugby féminin, sensibilisation sur le terrain : tout a été repensé pour garantir une égalité réelle de pratique. Résultat, l’école est passée de quelques licenciées à plus de 35 jeunes filles, ouvrant la voie à un pôle féminin structuré.

    Bien plus qu’un sport, une école de vie

    Au SMRC, l’école de rugby s’inscrit dans un projet socio-éducatif global, où le sportif, le pédagogique et l’humain sont indissociables. « Les valeurs du rugby sont avant tout des valeurs de la vie », rappelle Nicolas Andréani. Respect, solidarité, engagement, transmission : ces principes se vivent au quotidien, sur le terrain comme en dehors.

    Ramasser le matériel, respecter les vestiaires, aider lors des plateaux ou des temps conviviaux font partie intégrante de l’apprentissage. Parents, joueurs et éducateurs signent chaque saison une charte d’engagement, garantissant un cadre sain et bienveillant autour des enfants.

    Un esprit club fort, de l’école de rugby aux seniors

    L’un des marqueurs forts du SMRC réside dans son esprit club intergénérationnel. Les jeunes de l’école de rugby côtoient régulièrement les joueurs seniors, qui viennent entraîner, transmettre et partager leur expérience. Les dimanches de match deviennent alors de véritables moments fédérateurs : haies d’honneur, tours de terrain, aide à la buvette ou au repas, tout le monde participe.

    « Quand les petits voient leur éducateur jouer avec l’équipe première, ils ont des étoiles dans les yeux », confie Laëtitia Laffay. Une dynamique essentielle pour créer un sentiment d’appartenance durable.

    Le bénévolat, moteur du projet

    Derrière cette réussite se cache une armée de bénévoles, éducateurs, parents, membres du bureau, sans qui rien ne serait possible. Plus d’une cinquantaine d’éducateurs donnent de leur temps chaque semaine, souvent après leur journée de travail. Certains suivent même leurs enfants de catégorie en catégorie, passant diplômes et formations pour continuer à transmettre.

    À cela s’ajoutent de nombreuses initiatives solidaires, comme les bourses aux vêtements, dont les bénéfices servent à soutenir des écoles de rugby en France et à l’étranger, en Ukraine, en Côte d’Ivoire ou encore au Togo. Une autre manière de faire vivre la valeur de transmission chère au club.

    Former sans obsession du résultat

    À l’école de rugby du SMRC, la performance ne se mesure pas uniquement au score. « Ce qui compte, c’est l’engagement, le plaisir et la progression », insiste Nicolas Andréani. Les éducateurs travaillent sur des objectifs de moyens plutôt que de résultats, convaincus que les performances sportives viendront naturellement avec le temps.

    Cette philosophie n’empêche pas le club d’afficher une identité de jeu affirmée, tournée vers le mouvement, le jeu debout et l’initiative, en cohérence avec l’ADN de l’équipe première.

    Des sourires comme plus belle victoire

    En fin d’émission, les deux invités ont partagé ce qui les motive au quotidien. Pour Laëtitia Laffay, ce sont « les sourires, les rêves et l’insouciance des tout-petits qui marquent leur premier essai ». Pour Nicolas Andréani, ancien enfant du club devenu éducateur, c’est le plaisir de redonner ce qu’il a lui-même reçu, et de transmettre à son tour.

    À Saint-Médard-en-Jalles, l’école de rugby du SMRC n’est pas seulement un lieu d’apprentissage sportif. Elle est un espace de construction humaine, où se forgent des souvenirs, des valeurs et, parfois, des vocations.

  • Claude Somariba (Collectif Métissé) : « Je rêve de rencontrer JJ Goldman! »

    Claude Somariba (Collectif Métissé) : « Je rêve de rencontrer JJ Goldman! »

    Leader du Collectif Métissé, Claude Somariba incarne un parcours singulier dans la musique française, bâti sur l’instinct, le travail et une règle simple qu’il n’a jamais abandonnée : ne jamais rien lâcher.

    Ses débuts de DJ

    Avant les tubes et les scènes géantes, Claude Somariba s’est forgé une solide réputation derrière les platines. « Dans ma première vie, c’était DJ ». Une première vie intense, passée dans toutes les plus grandes boîtes de nuit de l’agglomération bordelaise. « J’ai fait le Rétro, le Lollapalooza, le Soft, le César… tous les gros établissements de Bordeaux ».

    Parmi ces lieux, un nom revient comme un repère central : le Macumba à Mérignac. Une salle mythique, formatrice, où il apprend une règle fondatrice : « Je faisais toujours passer les goûts des gens avant mes goûts personnels ». Une méthode qui deviendra la colonne vertébrale de tout le reste.

    La naissance et les succès de Collectif Métissé

    En parallèle de sa carrière de DJ, Claude Somariba est aussi compositeur, producteur et chanteur, avec deux concerts au Pin Galant, à Mérignac en 93 et 94. Mais c’est le Collectif Métissé qui le lance réellement, naissance du Collectif qui tient presque du hasard. Une chanson envoyée, un appel quinze minutes plus tard, et cette phrase qui change tout : « Tu te rends pas compte, t’as un tube ! ». Puis le nom, instinctif, évident.

    Quand vient le moment de choisir, il tranche sans hésiter. « J’ai fait le choix du cœur… la passion était plus importante pour le Collectif Métissé ». Il laisse donc tomber les platines. Les chapitres s’enchaînent, mais l’ADN reste identique : « Je ferme les chapitres, j’en ouvre un autre, mais c’est le même livre ».

    Les succès s’enchaînent et certains moments marquent définitivement une carrière. Parmi eux, un 31 décembre hors norme sur les Champs-Élysées. « On a chanté sur les Champs-Élysées… devant nous il y avait un million de personnes ». Un instant rare, presque irréel.

    Autre souvenir marquant : un concert à Montréal, lors des Francofolies. « On se dit: on va jouer sur la huitième scène ». À l’arrivée, la surprise est totale. « On arrive et on m’emmène à une place… comme les Quinconces ». Puis la confirmation : « Vous faites l’ouverture du journal télévisé à 20h ». Claude Somariba l’avoue : « On savait même pas qu’au Canada, on était connus ».

    Des titres comme Laisse-toi aller bébé, Laisse tomber tes problèmes ou Les yeux d’Émilie deviennent des hymnes populaires. Derrière cette image festive, la persévérance est omniprésente. « Il vaut mieux avoir moins de talent et beaucoup de volonté que beaucoup de talent et pas de volonté ». « J’ai vu plein de gens qui avaient du talent, mais pas de volonté ». Sa conclusion est nette : « À un moment, la volonté est beaucoup plus importante ».

    Les yeux d’Émilie: l’hymne des supporters de sport

    Parmi les titres qui ont marqué un tournant, Les yeux d’Émilie occupe une place à part. Né d’un simple constat: les Bandas reprenaient souvent ce titre de Joe Dassin. Claude Somariba a eu le nez et a insisté pour reprendre ce morceau qui est devenu l’hymne des supporters de rugby pendant la Coupe du Monde. « Moi j’ai des tubes, donc je sais qu’il y a une érosion ». Mais pas pour celui-là. « Depuis la Coupe du monde, il n’y a pas d’érosion ». Le morceau s’impose dans les stades, tous sports confondus. « On était aux championnats de France de cyclo-cross, et c’était la folie ». Un chant repris spontanément, devenu rituel collectif.

    « On n’est pas fatigué »:c’est Somariba!

    Certaines phrases ont quitté le cadre du groupe pour entrer dans le langage commun. Claude Somariba cite On n’est pas fatigué. « Maître Gims, quand il a fait sa tournée, il le fait en animation dans son concert ». Il lance : « Vous êtes fatigués ? » et la salle répond : « On n’est pas fatigué ». Son constat est limpide : « Mais ça, c’est Somariba».

    Les reprises, sans droits d’auteur par choix

    Sur les reprises, Claude Somariba est clair : il ne touche aucun droit d’auteur. Lorsqu’il contacte Michael Jones pour Je te donne, la réponse est immédiate. « Tu fais rien du tout, c’est bon, si je gagne, c’est le droit d’auteur ». Une règle acceptée sans discussion. La logique n’est pas financière, mais artistique et respectueuse des œuvres originales.

    Le rêve Goldman, intact

    Malgré les disques d’or, les grandes scènes et les reconnaissances implicites, un rêve reste intact. « La seule chose que je regrette, c’est Jean-Jacques Goldman, je ne l’ai jamais rencontré ». Une admiration ancienne. « J’ai vu toutes ses époques de concert… j’ai vu sa première tournée ».

    Il sait pourtant que JJ Goldman connaît son travail. « Jean-Jacques a beaucoup aimé… il sait très bien qui vous êtes ». « Ça m’a fait kiffer ». Mais il le reconnaît simplement : « J’ai pas osé lui dire ». Son souhait reste modeste : « Rencontrer, échanger un quart d’heure… ou peut-être plus ».

    Une carrière faite de rêves réalisés… et d’autres à venir

    Claude Somariba le reconnaît sans détour : « J’ai réalisé plein de rêves grâce à la musique ». Rencontres, scènes mythiques, reconnaissance populaire, voyages. Et pourtant, l’élan ne faiblit pas. « Je sais déjà ce que je fais pour 2026, 2027, 2029 ». Et pour l’année intermédiaire : « Pour 2028, j’ai plusieurs idées… ça va venir ».

    Le rythme reste assumé. « Une année, un album ». Avec un cap symbolique : le 20eme anniversaire!

    Albums après albums, Claude Somariba poursuit la même trajectoire : créer, tester sur scène, écouter le public, ajuster. Avec une ligne claire qui résume toute sa carrière : tant qu’il y aura des idées, de l’envie et des gens pour chanter ensemble, il continuera. Et sans jamais rien lâcher.

  • Vœux 2026 : le maire de Saint-Jean-d’Illac appelle à l’unité et à la confiance

    Vœux 2026 : le maire de Saint-Jean-d’Illac appelle à l’unité et à la confiance

    Dès l’ouverture de son discours, le maire a rappelé que les vœux municipaux ne sont pas un simple rituel, mais « un moment vrai », privilégié pour se retrouver entre habitants, voisins et amis, avant de souhaiter à tous une année placée sous le signe de la santé, de la sérénité et des projets qui aboutissent.

    Un mandat marqué par les crises, mais aussi par la solidarité

    Le maire a souligné le caractère particulier de ce mandat, entamé dans un contexte de confinement et de crise sanitaire, puis marqué par l’accueil de réfugiés ukrainiens, les tensions économiques, l’inflation, la stagnation économique, un désengagement de l’État et une instabilité géopolitique mondiale. Un contexte difficile qu’il a comparé à « un tableau noir de Goya ».

    Pour autant, il a insisté sur la nécessité de rester optimistes, solidaires et unis, en invitant à porter un regard différent sur la réalité locale : celui d’une commune vivante, engagée et dynamique, à l’image des œuvres colorées de Keith Haring.

    Le quotidien d’un maire et l’engagement collectif

    Illustrant la proximité de l’action municipale, le maire a évoqué plusieurs situations concrètes vécues ces dernières années : gestion d’inondations, interventions nocturnes, incidents du quotidien, mais aussi le travail constant mené avec les élus, les services de l’État, les forces de sécurité et les responsables militaires.

    Il a tenu à remercier chaleureusement l’ensemble des acteurs qui font vivre Saint-Jean-d’Illac :

    • le monde associatif, pilier du lien social,
    • les sapeurs-pompiers, les gendarmes, les soignants et accompagnants,
    • les agents municipaux, souvent dans l’ombre mais toujours mobilisés,
    • ainsi que les élus du conseil municipal pour leur engagement tout au long du mandat.

    Une année 2025 riche en projets et en convivialité

    Revenant sur l’année écoulée, le maire a rappelé les nombreux moments de convivialité qui ont rythmé la vie illacaise : fêtes associatives, carnaval rassemblant plus d’un millier de participants, bal du 14 juillet, actions de jumelage, événements sportifs comme le trail en forêt, ou encore le trophée des sportifs méritants.

    La protection de l’environnement a également occupé une place centrale, avec l’ouverture du futur espace naturel sensible du Laugey de Mongrand, le développement des voies vertes, le renforcement des actions de prévention contre les incendies et les inondations, et le travail mené avec la DFCI et la réserve communale.

    Citoyenneté, solidarité et sécurité au cœur de l’action municipale

    Le maire a rappelé l’importance de l’engagement citoyen, illustré par la journée citoyenne organisée par la SMLH, la plantation de l’arbre des valeurs de la République, ou encore les cérémonies patriotiques impliquant les enfants et les jeunes sapeurs-pompiers.

    La solidarité envers les aînés, les personnes isolées ou en difficulté demeure une priorité, tout comme la sécurité, à travers l’aménagement de plateaux surélevés, l’amélioration de la visibilité des passages piétons, la sécurisation des pistes cyclables et les actions de prévention.

    Un projet structurant pour le centre-ville

    Pour conclure, le maire a mis en lumière le futur centre associatif et culturel Joséphine Baker, situé à proximité de la mairie et appelé à renforcer la dynamique du centre-ville, en complément de la salle de spectacle et de la bibliothèque inaugurées ces dernières années. Un projet collectif, fruit du travail des agents municipaux et de nombreux partenaires institutionnels.

    Une conclusion tournée vers l’avenir

    Le maire a finalement clos son discours par ces mots :

    « Je voulais juste vous dire que nous continuons à avancer ensemble avec confiance, avec bienveillance, avec l’envie de faire vivre notre commune. Je vous souhaite à tous une année pleine de sourires, pleine de rencontres et pleine de projets partagés. Vive Saint-Jean-d’Illac. »