Auteur/autrice : c6admin

  • Historique : Maïana Prat, championne du monde junior avec l’équipe de France

    Historique : Maïana Prat, championne du monde junior avec l’équipe de France

    Elles étaient attendues. Elles ont répondu présent. À Manille, Maïana Prat, 15 ans, gymnaste du SA Mérignac, Elena Colas et Lola Chassat ont offert à la France son tout premier titre mondial junior par équipes en gymnastique artistique. Avec 108,432 points, les Bleues devancent le Japon (107,930) et les États-Unis (106,230), inscrivant une page inédite dans l’histoire de la discipline.

    Alignée dans la première subdivision, l’équipe de France impose d’emblée son rythme et ne sera jamais rejointe. Ce sacre vient couronner deux années de montée en puissance pour cette génération, déjà sacrée championne d’Europe en 2024 à Rimini.

    Maïana Prat, 15 ans, pilier discret mais décisif

    Au cœur de cette performance collective historique, Maïana Prat s’impose par sa solidité et sa régularité sur l’ensemble des agrès.

    Poutre : 12,900 points, entrée en matière propre qui place les Françaises sur de bons rails.

    Sol : 13,300 points, mouvement maîtrisé qui lui ouvre l’accès à la finale individuelle.

    Saut : 12,916 points, une progression notable dans la difficulté comme dans la stabilité.

    Barres : 12,233 points, une contribution essentielle pour sécuriser le total de l’équipe.

    Avec 51,633 points au concours général, elle se classe 9ᵉ et décroche sa qualification pour la finale. À seulement 15 ans, la Mérignacaise confirme sa montée en puissance et s’installe durablement parmi les meilleures mondiales de sa catégorie.

    Elena Colas et Lola Chassat complètent un trio en or

    Elena Colas domine la compétition française avec 55,766 points, s’offrant des qualifications sur toutes les finales. Lola Chassat brille notamment aux barres asymétriques avec un 13,266 synonyme de finale.

    Finales samedi sur Eurovision Sport

    Le titre mondial ouvre une nouvelle page pour cette génération ambitieuse. Pour Maïana Prat, ce sacre symbolise un tournant : à 15 ans, la gymnaste de Mérignac devient championne du monde junior et s’affirme comme l’un des visages majeurs du futur de la gymnastique française.

  • La déviation de Saint-Jean-d’Illac d’ici 5 ou 10 ans ?

    La déviation de Saint-Jean-d’Illac d’ici 5 ou 10 ans ?

    « C’est possible », estime le maire de Saint-Jean-d’Illac. Édouard Quintano était ce vendredi l’invité de la matinale de C6 Radio.

    Le maire rappelle que la circulation est aujourd’hui l’un des principaux sujets du quotidien. Chaque matin, les axes vers la métropole se saturent. Il explique ce phénomène par un double flux pendulaire : de nombreux Illacais partent travailler sur la métropole, tandis que beaucoup de salariés venant de l’extérieur se rendent à Saint-Jean-d’Illac pour y travailler. Ce va-et-vient permanent encombre les routes dans les deux sens.

    Deux projets routiers structurants, mais trois kilomètres manquants

    Édouard Quintano affirme que la déviation est prête dans son principe. « C’est calé, elle est dans les cartons », dit-il. Le premier volet concerne le doublement de la D106, avec une voie dédiée au covoiturage, une voie réservée aux transports en commun, une piste pour les mobilités douces et un élargissement général de la chaussée.

    Le second volet est le contournement Est, destiné à éviter la traversée du centre-bourg. Il doit relier l’avenue de Pierroton à la D106 puis offrir un accès direct à l’A63. Les terrains nécessaires ont déjà été acquis par le Département.

    Le blocage est aujourd’hui financier : trois kilomètres restent à aménager, chacun relevant d’une entité différente — la commune, le Département et la Métropole. « Tout est prêt, sauf l’argent », résume le maire. Il estime néanmoins qu’une ouverture entre cinq et dix ans reste envisageable.

    Circulation, logement, économie : des enjeux étroitement liés

    Pour Édouard Quintano, les problématiques de mobilité, de logement et de développement économique sont totalement interdépendantes. Près de 80 % des habitants travaillent sur la métropole, et nombre d’employés d’entreprises illacaises vivent hors de la commune, faute de logements accessibles. Ce déséquilibre entretient les flux quotidiens et pèse lourdement sur la circulation.

    Un logement devenu difficile d’accès

    Le maire insiste : « Quand on a peu de moyens, habiter Saint-Jean-d’Illac devient très compliqué. »

    Les prix dépassent souvent les 400 000 euros et l’offre reste insuffisante. Édouard Quintano confie recevoir des appels d’habitants en détresse :

    « Encore hier, quelqu’un m’a appelé en me disant : “Je perds mon logement en décembre, que pouvez-vous faire, Monsieur le maire ?” »

    La commune, qui ne dispose pas de parc municipal, doit alors solliciter les bailleurs et les promoteurs pour tenter de trouver une solution, sans garantie de résultat.

    Pour réduire cette tension, une vaste opération prévoit 550 logements en centre-ville, complétés par une vingtaine de maisons dans un îlot périphérique.

    Agriculture, sylviculture et immensité du territoire

    Avec 12 000 hectares, dont plus de 80 % d’espaces agricoles et sylvicoles, Saint-Jean-d’Illac est la commune la plus étendue de la 6ᵉ circonscription. L’agriculture y est fortement implantée, avec des productions locales de carottes, pommes de terre ou maïs. La sylviculture, centrée sur le pin, constitue également une part essentielle de l’économie locale. « C’est un élément moteur de l’économie illacaise », rappelle le maire.

    Un risque incendie permanent

    Cette vaste pinède représente aussi une source de vigilance constante. « À partir du mois de mai, on est à l’affût », souligne Édouard Quintano. La commune mobilise des réservistes, qui patrouillent quotidiennement les zones sensibles en lien étroit avec les pompiers afin de prévenir tout départ de feu.

    Saint-Jean-d’Illac a déjà été touchée par plusieurs incendies, dont un foyer de 26 hectares cette année à la frontière avec Lanton.

  • Le Taillan-Médoc : le maire veut lancer les travaux de la D1215 à 2×2 voies avant 2030

    Le Taillan-Médoc : le maire veut lancer les travaux de la D1215 à 2×2 voies avant 2030

    Invité de C6 Radio, le maire du Taillan-Médoc, Éric Cabrillat, fixe un cap : il veut que les travaux de mise en 2×2 voies de la D1215 entre la rocade (sortie 8) et la déviation du Taillan soient engagés avant 2030.

    Selon lui, le dossier est désormais mûr : « Tout à fait. Il n’y a plus qu’à appuyer sur le bouton et trouver les financements. Techniquement, c’est possible. »

    Il rappelle aussi que cet axe « devait, au départ, être aménagé en deux fois deux voies », et que la situation actuelle en 2×1 voie correspond à un aménagement resté inachevé.

    La déviation du Taillan, mise en service le 26 novembre 2022, a déjà sorti les milliers de camions et une grande partie des voitures du centre-bourg, sécurisant les abords des écoles et des commerces. Mais le trafic se concentre désormais sur la portion de D1215 encore en 2×1 voie entre la rocade et la déviation du Taillan, devenue un goulot d’étranglement pour tout le Médoc.

    Mobilités douces et tram : compléter le désengorgement routier

    La commune développe en parallèle les mobilités douces, avec plus de 6 km de pistes cyclables créées en six ans, dont un axe structurant entre le centre-ville et Cantinolle, terminus du tram.

    Interrogé sur la réduction de l’usage de la voiture, Éric Cabrillat résume : « Oui, bien sûr, dans la mesure du possible. » Une manière de rappeler les contraintes d’une commune de dernière couronne, où les distances domicile-travail restent importantes.

    Sécurité : éclairage public, accès anxiogènes et cambriolages

    « Quand une jeune fille rentre tard du tram et doit parcourir à pied un trajet dans des rues presque plongées dans le noir entre l’arrêt et chez elle, c’est anxiogène. »

    En matière d’éclairage public la nuit, la mairie va revoir sa copie. La commune a été la première de l’agglomération à éteindre pour des raisons budgétaires, avant de basculer tout le parc en LED, notamment après la tempête de grêle. Cette modernisation permet aujourd’hui de rallumer avec un mode modulé : lumière réduite entre 1 h et 6 h, niveau “pleine lune plus”, pour limiter le sentiment d’insécurité sans faire exploser la facture.

    Les cambriolages, en hausse, font aussi réagir la municipalité. « Alors on ne va pas appeler ça des problèmes. C’est un constat. » rappelle le maire, pour qui la sécurité « ne repose pas que sur la mairie ».

    Une aide communale a été mise en place pour l’installation d’alarmes et de vidéoprotection chez les particuliers : « Vraiment grand succès puisqu’on est à peu près à 130 ou 140 habitations qui ont été équipées et on a encore des demandes qui arrivent. »

    Il souligne enfin que, contrairement aux idées reçues, « 90 % du temps,les cambriolages, c’est en journée quand les gens ne sont pas là. »

    Grêle de 2022 et finances : un contexte sous tension

    L’épisode de grêle de juin 2022 reste un choc pour la commune. « C’était catastrophique, c’était un spectacle de désolation. » se souvient Éric Cabrillat.

    Si les dégâts matériels sont aujourd’hui quasiment tous réglés, la peur reste présente : « Oui, oui, on lève toujours la tête » dès que le ciel se couvre.

    Sur le plan financier, le maire décrit une situation tendue avec l’État, entre baisse des dotations et incertitudes sur les futures subventions. Il appelle les communes à « être inventif, malin et bon gestionnaire » pour maintenir le niveau de service public, quitte à revoir certains projets ou subventions à la baisse.

    Prochaines élections municipales : décision attendue

    Interrogé sur les élections municipales de 2026, Éric Cabrillat explique qu’il n’a pas encore arrêté sa décision quant à une nouvelle candidature.

    Il indique qu’il doit encore en discuter avec ses proches et qu’il annoncera sa décision d’ici la fin du mois.

  • Haillan: « Il suffit qu’un automobiliste sur dix change de mode de transport pour réduire de moitié la congestion. »

    Haillan: « Il suffit qu’un automobiliste sur dix change de mode de transport pour réduire de moitié la congestion. »

    Municipales, circulation, logement : au Haillan, Andréa Kiss trace ses lignes de fracture

    Invitée de C6 Radio, la maire du Haillan, Andréa Kiss, a livré une analyse dense des enjeux locaux : mobilités saturées, pression immobilière, finances contraintes, évolution des comportements citoyens et vitalité économique. Mais derrière ces dossiers, un autre sujet occupe une place centrale : la campagne municipale et la confrontation avec deux adversaires qu’elle juge déconnectés du terrain.

    Circulation : un réseau construit pour Bordeaux, insuffisant pour la périphérie

    Andréa Kiss décrit un territoire pénalisé par des infrastructures historiquement pensées pour rejoindre Bordeaux plutôt que pour relier les communes périphériques entre elles. La Liane 39 a amélioré la situation, mais reste trop peu fréquente en heure de pointe.

    Elle insiste sur l’importance du changement de pratiques : « Il suffit qu’un automobiliste sur dix change de mode de transport pour réduire de moitié la congestion. »

    Elle note aussi une dégradation de la cohabitation entre usagers : “On a un peu perdu le respect mutuel.”

    Logement : un marché inaccessible et un foncier contraint

    La maire rappelle qu’il est devenu très difficile de trouver un logement en dessous de 400 000 € au Haillan. Près d’un tiers du territoire est inconstructible, du fait du couloir de bruit de l’aéroport.

    Elle souligne également un phénomène qui pèse sur le marché : les séparations et les gardes alternées, qui conduisent à devoir fournir deux logements pour une même famille.

    Économie : un écosystème dynamique et innovant

    La levée de fonds de 21 millions d’euros réalisée par la start-up HyPrSpace illustre, selon Andréa Kiss, la vitalité économique du territoire.

    En tant que présidente de Bordeaux Technowest, elle rappelle le rôle déterminant de l’incubateur pour permettre aux jeunes entreprises de se développer puis de s’implanter durablement sur la commune.

    Budget : une équation de plus en plus difficile

    Le Haillan ne touche plus aucune dotation de fonctionnement depuis trois ans.

    Depuis 2014, la perte cumulée atteint 10 millions d’euros.

    Les réformes fiscales réduisent aussi les recettes liées aux entreprises. Conséquence : des besoins en hausse, des ressources en baisse.

    Changements de mentalités : un individualisme croissant

    Pour Andréa Kiss, les tensions observées sur la route ou dans l’espace public reflètent un phénomène profond : « L’individualisme galopant. Mon trottoir, ma voiture, mon mode de déplacement. »

    Elle affirme que l’action municipale doit contribuer à “reconstruire du collectif”, malgré la difficulté de la tâche.

    La maire insiste sur l’importance du rôle des élus locaux :

    « Si nous, politiques, renonçons à porter des valeurs et des projets, qui va le faire ? »

    Elle rappelle que les administrés se tournent d’abord vers la mairie en cas de difficulté, bénéficiant d’un accueil “inconditionnel”.

    Élections municipales : Andréa Kiss assume sa candidature et cible des adversaires “parachutés”

    Elle confirme sa candidature pour un nouveau mandat, souhaitant achever les projets en cours et refusant de “quitter le navire dans la difficulté”.

    Deux adversaires sont en lice :

    • l’ancien député Éric Poulliat ;

    Xavier Camps.

    Andréa Kiss relève un paradoxe : leurs critiques décrivent une commune en déclin, mais deux candidats extérieurs souhaitent s’y présenter.

    Elle pointe leur manque d’ancrage : des “parachutés”, mus selon elle par des “ambitions personnelles”.

    Elle oppose à ces candidatures extérieures son bilan, une équipe enracinée et des décisions qu’elle qualifie de “courageuses”.

    Éclairage public : innovation et maîtrise des coûts

    La commune déploie un système d’éclairage nocturne à la demande via smartphone, permettant d’activer progressivement l’éclairage sur son trajet.

    Un compromis permettant de renforcer le sentiment de sécurité tout en limitant les dépenses — 15 000 € pour une heure d’éclairage — et les impacts environnementaux.

  • Mérignac: un avant goût de campagne electorale au conseil municipal

    Mérignac: un avant goût de campagne electorale au conseil municipal

    Mérignac : un conseil municipal sous tension autour du budget 2026

    Le conseil municipal de Mérignac a été marqué par des échanges vifs autour des orientations budgétaires 2026, dans un contexte national instable et à quelques mois des élections.

    La majorité a insisté sur la capacité de la ville à maintenir un niveau d’investissement élevé malgré les incertitudes liées à l’État. Thierry Trijoulet a rappelé que Mérignac reste « bien gérée », citant les observations de la Chambre régionale des comptes, et confirme un programme d’investissement de 35 millions d’euros en 2026, pour un total proche de 180 millions sur le mandat. Le budget sera voté en décembre.

    L’opposition, portée par Thierry Millet, a dénoncé une rupture d’égalité dans l’usage des outils de communication municipaux. Selon lui, l’obligation de sobriété depuis le 1ᵉʳ septembre n’est pas respectée : éditos multipliés, forte présence du maire dans le bulletin communal, opérations jugées promotionnelles dans certains quartiers, absence d’accès équitable aux supports électroniques. Il estime que ces pratiques s’apparentent à une pré-campagne.

    La majorité rejette ces accusations, évoquant des actions de communication menées depuis plusieurs années et conformes aux règles en période pré-électorale, qualifiant les critiques de « démagogiques ».

    Au-delà du débat technique sur les finances, cette séance a surtout révélé une montée palpable des tensions politiques. À l’approche du vote du budget en décembre et avec l’échéance électorale en ligne de mire, elle laisse présager d’autres passes d’armes dans les prochains mois.

  • Les problèmes de circulation :  » On a raté quelque chose, collectivement! »‘ déclare le maire de Saint-Aubin sur C6

    Les problèmes de circulation :  » On a raté quelque chose, collectivement! »‘ déclare le maire de Saint-Aubin sur C6

    Communes sous pression : Christophe Duprat dénonce un désengagement massif de l’État et un retard collectif sur la circulation

    Invité sur C6 Radio, Christophe Duprat, maire de Saint-Aubin-de-Médoc, a livré un constat direct sur deux sujets majeurs : la gestion des mobilités et la situation financière des communes. Sur la circulation, il reconnaît que les élus du territoire n’ont pas su anticiper l’essor de la zone aéroportuaire ni l’augmentation des flux routiers : « On a raté quelque chose, collectivement. » Il rappelle que certaines décisions auraient dû être prises bien plus tôt et cite le refus récent de la mise en 2×2 voies entre l’aéroport et les Cinq Chemins, un blocage qui entraînera « au moins deux ans de retard » pour un secteur déjà saturé.

    Christophe Duprat s’est montré tout aussi ferme au sujet des relations entre les communes et l’État. Il dénonce un modèle où les municipalités doivent gérer toujours plus de missions avec toujours moins de moyens :

    « On nous ponctionne de plus en plus. »

    « On nous confie de plus en plus de compétences et il faut faire avec l’argent que l’on n’a pas. »

    « On prête à crédit de l’argent à l’État. »

    « Si ça continue comme ça, on devra s’attaquer un jour au service public lui-même. »

    Le maire rappelle que la dotation globale de fonctionnement de Saint-Aubin-de-Médoc est passée de 800 000 € en 2014 à 100 000 € aujourd’hui, alors que le prochain budget prévoit encore 5 milliards d’euros de baisse pour les collectivités. Une situation qui pourrait contraindre les communes à réduire certains services non essentiels, comme le ramassage des déchets verts ou le balayage des rues, malgré la volonté de préserver les secteurs prioritaires.

    Pour Christophe Duprat, la combinaison d’infrastructures saturées et de finances locales sous tension illustre les limites du système actuel. Il appelle à une prise de conscience collective et à une refonte des mécanismes de décision pour éviter que les communes ne soient, selon ses mots, « mises dans l’impossibilité d’assurer pleinement leurs missions ».

  • Miss Bordeaux, Solène Videau, lance C6 Radio.  » Je suis une fille comme les autres »

    Miss Bordeaux, Solène Videau, lance C6 Radio.  » Je suis une fille comme les autres »

    « Je veux qu’on continue de m’appeler Solène » : Miss Bordeaux ouvre l’antenne de C6 Radio et se confie

    Étudiante en dernière année de mode et Mérignacaise originaire du quartier de Pichey, Solène Videau, 21 ans – bientôt 22 –, a été la première invitée de l’histoire de C6 Radio pour son lancement. Élue Miss Bordeaux en octobre puis première dauphine de Miss Aquitaine début octobre, elle décrit une année rythmée, entre engagements locaux, préparation aux concours et volonté constante de rester elle-même.

    Inscrite par sa mère il y a deux ans, elle retente l’aventure cette année et remporte le titre bordelais. Depuis l’enfance, elle regardait les concours à la télévision ; aujourd’hui, elle en découvre la réalité : représenter Bordeaux, rencontrer ses habitants, incarner une image, ne pas se limiter au « strass et paillettes ».

    Solène insiste sur cette idée : elle veut être appelée par son prénom, rester identifiée comme Solène et non comme une étiquette. Entre études, travail et obligations liées à son titre, elle évoque des phases de fatigue, mais aussi un soutien déterminant, notamment de sa mère et de son comité.

    Elle aborde frontalement deux sujets souvent évoqués : la “grosse tête” et l’image parfois jugée ringarde des concours. Sur le premier point, elle est catégorique : « Je garde les pieds sur terre. » Elle rappelle qu’il existe une vie après l’écharpe et que rien n’est acquis. Sur le second, elle estime que Miss France n’a rien de démodé : l’organisation évolue, les critères se modernisent — tatouages autorisés, candidates mariées acceptées — et l’élection met désormais en avant des profils plus divers. Elle cite Angélique Philopon, Miss France 2024, comme symbole d’un concours aligné avec son époque.

    Très sportive — fitness, musculation, marche inclinée —, elle décrit une préparation intense pour Miss Aquitaine, incluant coaching physique, éloquence et chorégraphies. Elle souligne le rôle de son comité bordelais et des équipes régionales qui encadrent les candidates.

    Son année de Miss est aussi orientée vers le terrain : artisans, chocolatiers, chapelier bordelais. Un projet lui tient particulièrement à cœur : avant Noël, elle souhaite se rendre au CHU Pellegrin pour offrir des jouets neufs aux enfants hospitalisés, en partenariat avec JouéClub.

    Pour l’avenir, elle se voit dans la mode, idéalement comme costumière dans un grand théâtre. Le mannequinat pourrait suivre, selon les opportunités. Quant à retenter Miss Aquitaine, elle n’exclut rien.

    En titre jusqu’en octobre 2026, première voix invitée lors du lancement de C6 Radio, Solène Videau poursuit sa mission : représenter Bordeaux sans céder ni à la grosse tête, ni aux clichés — et surtout en restant Solène.

  • Mérignac: Le chant pour oublier les différences. Lancement d’une chorale inclusive.

    Mérignac: Le chant pour oublier les différences. Lancement d’une chorale inclusive.

    Une chorale inclusive pour chanter au-delà des différences

    Sous l’impulsion du chef de chœur Emmanuel Lahoz (Les Polyphonies d’Eysines), un projet inédit voit le jour : “Le Chœur des Talents”, une chorale inclusive ouverte à tous — personnes en situation de handicap ou non — qui fera ses premiers pas à l’occasion de la Semaine européenne du handicap dans le monde du travail, du 17 au 19 novembre à Mérignac, Pessac et Bordeaux.

    « L’idée, c’est de créer une chorale en entreprise, ouverte à tous les salariés, handicapés ou non, et de construire ensemble quelque chose de collectif et de beau », explique Emmanuel Lahoz. Pour lui, chanter, c’est avant tout un acte social : « On n’a pas besoin d’être un grand chanteur pour faire partie d’un ensemble harmonieux. Ce qui compte, c’est ce que chacun peut apporter avec sa voix, son corps, son énergie. »

    Les répétitions mêleront chant, rythme, percussions corporelles et adaptation des morceaux de variété française, afin que chacun trouve sa place, quelle que soit sa capacité. « L’idée, c’est que tout le monde se rencontre, peu importe les différences », souligne le chef de chœur.

    Cette philosophie de partage, Céline-Claire Choplet la vit déjà pleinement. Employée au CROUS de Bordeaux, elle a rejoint la chorale à la suite d’une rencontre fortuite : « J’ai simplement voulu mettre en lien des personnes, et je me suis retrouvée intégrée dans cette belle aventure. » Diagnostiquée fibromyalgique, elle témoigne de ce que le chant lui a apporté : « Grâce à la chorale, j’ai pu retravailler ma mémoire, ma concentration, ma sociabilité. Quand on chante, on oublie les douleurs, on oublie tout. »

    Pour elle, la chorale est bien plus qu’un loisir : une renaissance. « J’ai tendance à dire que je suis une passoire, parce que j’oublie tout… mais une passoire souriante et chantante ! », dit-elle avec humour.

    L’inclusion, dans cette expérience collective, devient une réalité vécue : « J’ai chanté avec des non-voyants, des personnes en fauteuil, d’autres malentendantes. À chaque fois, je vois des gens rayonner, reprendre confiance. »

    Trois ateliers de création sont prévus dans le cadre du lancement du Chœur des Talents, dont un atelier à Mérignac le 18 novembre. La soirée de clôture aura lieu le 19 novembre à la chapelle du CROUS de Bordeaux, lieu emblématique à l’acoustique exceptionnelle.

    Les séances sont gratuites et ouvertes à tous. Renseignements et inscriptions sur le site [Chœur des Talents].

  • Martignas: Cyril Hervé, Étoile du Sport 2025. La course d’orientation en haut du podium.

    Martignas-sur-Jalle : Cyril Hervé, Étoile du sport 2025. La course d’orientation récompensée.

    La troisième édition des Étoiles du sport martignassais a consacré Cyril Hervé, président du club de course d’orientation.

    « C’est une immense surprise et une grande fierté », confie Cyril Hervé. Chez les Hervé, la course d’orientation est une affaire de famille depuis trois générations. Ses parents, eux-mêmes récompensés comme bénévoles lors de la cérémonie, ont transmis leur passion à leurs enfants. Aujourd’hui, ceux-ci poursuivent à leur tour cette tradition, symbole d’un engagement qui se perpétue.

    Le club de Martignas-sur-Jalle incarne cet esprit collectif : 80 licenciés, tous bénévoles, investis dans la formation, l’encadrement et l’organisation d’événements majeurs. « Chez nous, le bénévolat commence à 13 ans », rappelle le président, fier d’un modèle où les plus jeunes accompagnent déjà les débutants sur le terrain.

    Cette structure horizontale et formatrice a permis au club de se distinguer au niveau national : Martignas a organisé les Championnats de France de course d’orientation, réunissant plus de 2 600 participants venus de tout le pays.

    Cyril Hervé défend une discipline exigeante, à la croisée du physique et du mental : « La course d’orientation, c’est avant tout de la course, mais aussi de la réflexion, de la lecture de carte, du repérage. C’est un sport complet, qui allie performance et lucidité. »

    Pour la municipalité, cette reconnaissance illustre parfaitement la philosophie sportive de la ville. « Les Étoiles du sport valorisent l’engagement, la persévérance et la dimension humaine du sport », souligne le maire. Martignas-sur-Jalle, labellisée Commune Sport Pour Tous par la Région Nouvelle-Aquitaine, place la pratique sportive au cœur de sa politique éducative et sociale : inclusion, solidarité et coopération intercommunale avec Saint-Jean-d’Illac structurent cette dynamique.

    Cyril Hervé, lui, a encore un rêve : voir un jour la course d’orientation devenir discipline olympique.

  • Le Haillan : trois “drôles de dames” en route pour les championnats d’Europe de tennis !

    Le Haillan : trois “drôles de dames” en route pour les championnats d’Europe de tennis !

    Du 25 octobre à Antalya, en Turquie, elles représenteront la France aux championnats d’Europe de tennis, catégorie +55 ans.

    Un défi qu’elles ont dû en partie autofinancer, mais l’enthousiasme l’emporte largement.

    « C’était l’occasion ou jamais de participer à une compétition internationale, alors on s’est dit : banco ! », confie l’une d’elles.

    Les trois amies, complices sur et en dehors du court, misent sur leur cohésion et leur expérience. Entre rires et taquineries, chacune reconnaît les forces (et les petits travers) des autres : « Le meilleur revers ? C’est moi ! Le service ? C’est Sylvie ! »

    Avec ou sans porte-bonheur, elles partent avec un objectif clair :

    « On ramène la coupe à la maison ! »

    🎾 Le tennis féminin du Haillan n’a pas fini de faire parler de lui… et c’est sur C6Radio !